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Aspects thérapeutiques et évolutifs de l’hépatite B chronique (à propos de 40 cas)
L’hépatite virale B est une infection fréquente qui constitue un problème majeur de santé publique, par son risque d’évoluer vers la cirrhose du foie et la greffe d’un carcinome hépatocellulaire.
Nous avons mené une étude rétrospective d’une série de 40 malades, traités pour hépatite chronique B dans les services de médecine A et B de l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V, durant la période allant de janvier 2000 à décembre 2011.
40 patients d’âge moyen de 44 ans et sex- ratio de 9 ont été inclus dans l’étude. L’hépatite B à virus mutant était plus fréquente (60%). 60% des patients avaient une hépatite chronique B modérée à sévère et 15% étaient au stade de cirrhose. Le traitement de première ligne était l’IFN pégylé dans 87.5% des cas. Le traitement de deuxième ligne a reposé sur les analogues nucléosi(ti)diques : Lamivudine, Lamivudine+Adéfovir, et Entécavir dans respectivement 52, 35 et 13%. 42% des patients avaient répondu au traitement de première ligne par IFN pégylé avec une efficacité comparable aussi bien pour le virus sauvage et mutant. L’échappement thérapeutique à la Lamivudine en première ligne était survenu dans 19% des cas. Une résistance à la Lamivudine, l’Adéfovir et l’Entécavir était survenue dans respectivement 67, 25, et 8% des cas.
Le traitement de l’hépatite chronique B reste un véritable défi. Le traitement de première ligne repose essentiellement sur l’IFN pégylé qui pose des problèmes de tolérance. Les analogues nucléos(t)idiques sont bien tolérés mais posent le problème d’émergence de mutants résistants.
Les combinaisons d’analogues nucléos(t)idiques pourraient permettre de prévenir l’apparition de résistances
Apport de la microdiscectomie par le système METRx dans le traitement de la hernie discale lombaire (Résultats préliminaires du service de neurochirurgie de l’hôpital militaire MOHAMMED V- RABAT)
La musculature paraspinale joue un rôle important dans la statique rachidienne. Sa désinsertion est responsable de séquelles fonctionnelles postopératoires. Sa préservation par l’utilisation d’un écarteur tubulaire est importante.
27 patients d'un âge moyen de 43 ans ont été opérés d'une hernie discale lombaire en utilisant le système METRx. Le principe de la technique est l’insertion d’un écarteur tubulaire après dilatation progressive des fibres musculaires lombaires. L'intervention est menée ensuite sous microscope opératoire. Les patients ont été suivis et évalués par l’échelle visuelle analogique de la douleur (EVA) à j0, j3 et un mois après la chirurgie. Ont été évalué aussi les lombalgies post-opératoires, le délai du 1er lever, durée d’hospitalisation et la date de reprise du travail.
La discectomie avec foraminotomie a été réalisée sans difficultés dans tous les cas. Une brèche durale a été constatée en per-opératoire dans deux cas. Aucun sepsis postopératoire n’a été noté. Tous les patients ont été levés 6 heures après l’acte chirurgical. En postopératoire, la douleur radiculaire était améliorée; les patients notèrent très peu ou pas de douleurs lombaires. A distance, les résultats étaient bons à excellent dans 93 % des cas, et moyens dans 7 % des cas. Le délai de la reprise du travail ne dépassait guère trois semaines.
La chirurgie mini-invasive de la HDL entraîne un pourcentage de satisfaction élevé. Cette technique entraîne moins de douleurs postopératoires, et permet une reprise rapide des activités. En raccourcissant les séjours hospitaliers et la consommation médicamenteuse postopératoire, elle permet de réaliser des économies considérables
La technique de Snodgrass dans la prise en charge de l’hypospadias: a propos de 45 cas.
L’hypospadias est l’abouchement ectopique du méat urétral au niveau de la face ventrale de la verge. La diversité des techniques proposées pour traiter l’hypospadias a causé un grand débat entre les urologues sur l’efficacité de ces techniques. Notre étude vise à évaluer la technique de Snodgrass dans notre expérience à l’hôpital d’enfants de rabat et de la comparer aux nouvelles tendances à opérer les hypospadias.
Notre étude porte sur 45 cas traités pour hypospadias entre 2005 et 2012, (37 cas d’hypospadias distal et 8 cas d’hypospadias proximal), l’âge moyen est de 3 ans. 33% des patients ont une ectopie testiculaire, 11% ont des anomalies de différenciation sexuelle, et 9% ont une uropathie.
13% des malades ont présenté des fistules urétrales : 13% chez les cas de Novo et 12,5% chez les cas de reprise. 15,5% ont présenté une sténose du méat, 18% ont eu un lâchage des sutures, et 1 seul patient a présenté un rétrécissement urétral (2%).
Dans notre série, le taux des complications est relativement plus important par rapport aux autres séries dans la littérature qui ont montré des résultats plus efficaces pour la technique de Snodgrass.
Les études de la littérature qui ont comparé la technique de Snodgrass avec les techniques utilisées dans l’hypospadias distal ont déclaré que la technique de Snodgrass permet d’atteindre de meilleurs résultats esthétiques, ce qui explique la tendance élevée des urologues à utiliser cette technique dans les 6 dernières années.
En revanche, le taux global des complications dans l’hypospadias proximal est plus élevé avec la technique de Snodgrass.
Les résultats disparates notés dans la littérature à propos des différentes techniques chirurgicales fait que le choix de la technique two stage versus one stage demeure difficile à préciser compte tenu des avantages et inconvénients de l’une et l’autre technique
Apport de la tomodensitométrie dans les occlusions intestinales aigues ( a propos de60cas)
Le but de cette étude est de préciser l’intérêt de la tomodensitométrie dans l’investigation de l’occlusion intestinale aigue aux différentes étapes du diagnostic.
Ce travail est une étude rétrospective sur une période de 2ans, qui a porté sur une série de 60 cas comprenant 27 femmes et 33 hommes avec un sexe ratio de 1,2.
L’âge des patients est compris entre 24 et 84 ans.
58% des patients n’avaient aucun antécédent pathologique.
Les indications du scanner abdominal sont dominées par les douleurs abdominales, arrêts des matières et des gaz, distension abdominale et les vomissements.
L’étude des scanners a permis selon la recherche des différents signes radiologiques de poser:
Le diagnostic positif en précisant le type de distension intestinale.
de différentier une occlusion mécanique d’une occlusion fonctionnelle par la recherche de la zone de disparité de calibre qui était positive dans 84% des cas dans notre série
la recherche du signe « the small bowel fecés sign » était positive dans 34% des cas.
Le diagnostic topographique : cette étude a révélé 57% des cas de distension de type grélique et 43% des cas de type colique.
Le diagnostic étiologique : cette étude a révélée que les occlusions grêliques sont causées par des brides (28%), tumeurs digestives (15%), maladie inflammatoire (12%), appendicite (12%), hernie(9%), invagination intestinale aigue(6%), myome(3%), carcinose péritonéale(3%) et sans obstacle(12%).
les étiologies des occlusions côliques sont dominées par les tumeurs digestives(61%), volvulus du sigmoide(27%), hernie(4%), colectasie primitive aigue(4%) et maladie inflammatoire(4%).
Le diagnostic de gravité, en déterminant les différents signes de souffrance pariétale, la strangulation des vaisseaux mésentériques ainsi que les signes associés telle l’infiltration mésentérique, ascite ou le pneumopéritoin
Leucémie aigue et trisomie 21 (A propos de 9 cas).
La leucémie aigue chez le trisomique 21 représente une entité à part entière en ce qui concerne ses aspects cliniques, biologique et thérapeutiques.
Notre travail est une étude rétrospective des dossiers médicaux, étalée sur une période de 7 ans , entre janvier 2004 et décembre 2011 , concernant 9 cas de trisomie 21 et leucémie aigue, diagnostiqués , traités et suivis au service d’Hématologie et Oncologie pédiatrique de l’hôpital d’enfant de Rabat . Il s’agit de 5 cas de LAL et 4 cas de LAM dont 2 cas précédés pas une leucémie transitoire.
Les éléments cliniques et biologiques ont été étudiés séparément chez ces deux groupes, et ils ne diffèrent pas de la littérature.
Le traitement adopté a été en accord avec les protocoles des LAL et LAM du service (respectivement le MARALL 2006 et le AML-MAROC 2003) avec réduction protocolaire des doses d’un tiers.
Les résultats thérapeutiques sont : 5 rémissions complètes pour les LAL dont 2 ayant déjà fini leur traitement ; et deux rémissions complètes parmi les 4 LAM avec un décès et 1 perdu de vue.
La survie est de 100% pour les LAL avec un recul minimum de 3ans, et 50% pour les LAM avec un recul minimum d’un an
A la lumière de ces données et des données de la littérature, une mise au point sur cette association de leucémie aigue et trisomie 21 a été réalisée avec comparaison de ses différents aspects
Tumeurs bénignes de la cavité buccale : étude rétrospective de 209 cas.
Les tumeurs bénignes de la cavité buccale représentent toutes les néoformations histologiquement bénignes ou de bénignité relative se développant à partir des éléments constitutifs de la muqueuse buccale. Ces lésions sont réparties cliniquement selon leur aspect macroscopique, mais leur diagnostic reste histologique et leur classification dépend de la nature des tissus qui les composent. Leurs étiologies sont diverses et dominées par la mauvaise hygiène buccodentaire, la consommation de tabac et par certaines infections virales.
Leur fréquence est élevée mais reste difficile à apprécier prés d’un tiers de la population serait concerné. En dehors d’études ciblant des populations bien spécifiques, peu de publications se sont penchées sur une étude épidémiologique dans la population générale.
Ce travail a pour but d’évaluer la fréquence, la nature et les facteurs prédisposant des tumeurs bénignes de la cavité buccale dans une population aléatoire.
Dans notre étude les tumeurs d’origine conjonctives sont les plus fréquentes suivie des lésions d’origine salivaire et inflammatoire puis celles à composante épithéliale ensuite l’origine vasculaire et enfin les lésions blanches et les autres tumeurs sont plus rares.
La bonne hygiène buccodentaire, l’arrêt du tabac, la diminution de la consommation d’alcool, et le dépistage précoce de toute lésion buccodentaire peut prévenir ou diminuer l’incidence de survenu des tumeurs bénignes de la cavité buccale
Les tumeurs à cellules géantes de l’os : Etude retrespective a propos de 15 cas.
Il s’agit d’une étude rétrospective de 15 cas des tumeurs à cellules géantes de l’os au sein de service de traumatologie orthopédie de CHU Ibn Sina de rabat sur une période de 5ans.
L'âge des patients varie entre 17 et 55 ans, avec une légère prédominance féminine.
La tumeur est localisée au niveau du genou dans 66,66%.
Elle se manifeste par une douleur associée ou non à une tuméfaction de la région atteinte voir une fracture pathologique.
Radiologiquement, selon la classification de CAMPANACCI : 2 patients sont de stade I, 4 patients sont de stade II, 9 patients sont de stade III. Alors que la TDM et l’IRM ont été réalisées dans 5 cas seulement, elles étaient en faveur d’un processus tumoral agressif.
La tumeur a été confirmée histologiquement dans tous les cas.
14 patients ont été traités chirurgicalement et le 15 éme est sorti contre avis médical.
Nous avons réalisé chez 9 patients un curetage comblement, et dans 5 cas nous avons réalisé une résection tumorale avec reconstruction osseuse. L'amputation en deuxième intention dans un seul cas suite à un sepsis sur matériel d'ostéosynthèse après une résection-arthrodèse du genou.
Les données de la littérature confirment les résultats retrouvés dans notre série.
4 malades sont récidivés parmi 9 malades, qui ont traité par curetage comblement, soit 44,44%, sur un délai varié entre 6 mois et 2ans.
La TCG reste une tumeur rare, qui touche surtout la femme jeune avec une localisation préférentielle au niveau du genou, son diagnostic repose sur la triple confrontatio
La technique de Koyanagi dans la prise en charge de l’hypospadias postérieur : actualités thérapeutiques et discussion des résultats de la littérature
L’hypospadias est l’abouchement ectopique du méat urétral au niveau de la face ventrale de la verge. La diversité des techniques proposées pour traiter l’hypospadias postérieur a causé un grand débat entre les urologues sur l’efficacité de ces techniques. Notre étude vise à évaluer la technique de Koyanagi dans notre expérience à l’hôpital d’enfants de Rabat et de la comparer aux nouvelles tendances à opérer les hypospadias postérieurs en deux temps.
Notre étude porte sur 9 cas traités pour hypospadias postérieur entre 2008 et 2012, (77% pénien postérieur, 11% péno-scrotal, 11% périnéal), l’âge moyen est de 4 ans. Tous les patients ont des coudes de la verge, 55% ont une petite verge, et 55% ont des anomalies de différenciation sexuelle. Les patients sont traités avec la technique de Koyanagi, 66% sont des cas de Novo et 33% des cas de redo.
33% des malades ont présenté des fistules urétrales : 33% chez les cas de Novo et 33% chez les cas de reprise. 11% ont présenté une sténose du méat, 22% ont eu un lâchage partiel des sutures, et 11% un lâchage complet.
Dans notre série, le taux de complications reste relativement proche de ce qui est obtenu dans les autres séries de la littérature. Ces derniers ont montré que ces complications restent considérables et sont plus faibles dans les techniques de Bracka, de Duckett et d’Onlay. Ceci a fait, qu’après l’intérêt croissant suscité par la technique de Koyanagi, et les one stage repairs en général, les urologues optent dernièrement de plus en plus pour le two stages repair.
Les résultats disparates notés dans la littérature à propos des différentes techniques chirurgicales fait que le choix de la technique two stages versus one stage demeure difficile à préciser compte tenu des avantages et inconvénients de l’une et l’autre technique
Variabilité génétique du virus de l’hépatite virale C.
Le virus de l'hépatite C (VHC) est un virus hépatotrope à ARN monocaténaire linéaire. Il est responsable d'hépatites aiguës et peut induire dans 65 à 80 % des cas une infection virale persistante susceptible d'induire une hépatite chronique pouvant aboutir à une cirrhose et éventuellement à un carcinome hépatocellulaire. La grande variabilité génétique de ce virus explique en partie cette persistance virale.
Le diagnostic virologique est basé sur la recherche des anticorps anti-VHC associée à la détection de l'ARN viral dont la présence signe la multiplication du virus.
Il n'existe pas à l'heure actuelle de vaccin. Seul le contrôle des dons du sang a permis de limiter la transmission par transfusion sanguine. Ainsi, actuellement l'usage de drogue par voie intraveineuse ou nasale représente la première cause de transmission du virus.
L'apparition d'un traitement antiviral (interféron + ribavirine) efficace permet d'envisager une guérison ou une diminution des risques d'évoluer vers la cirrhose
Physiopathologie et pronostic des thromboses portales après splénectomie chez l’enfant.
Il s’agit d’une étude analytique rétrospective de 32 cas de splénectomie chez l’enfant, au service de chirurgie A de l’hôpital d’enfants de Rabat, sur une période de 11 ans, de 2001 et 2012.
Notre travail a comme but, d’éclaircir les mécanismes physiopathologiques : les facteurs et marqueurs de risque, ainsi que ceux pronostiques, de la thrombose de la veine porte après splénectomie chez l’enfant.
Dans notre série, les facteurs de risques sont: l’âge aux alentours de 9 ans, le sexe masculin, le contexte de maladie hématologique surtout thalassémie et drépanocytose, surtout de durée supérieure à 2 ans, le traumatisme per opératoire de la veine splénique, l’hyperplaquetose post splénectomie et signes abdominaux dans un contexte fébrile.
La corticothérapie ainsi que la complication par un abcès splénique semblent être des facteurs de mauvais pronostic, tandis que la double thérapie par l’anticoagulant (héparine) et l’antiagrégant(Aspirine), change le pronostic vers la guérison totale sans récidive.
La prévention n’est pas toujours efficace.
Nos résultats sont en harmonie avec ceux de la littérature, celle-ci rajoute comme facteurs de risque le diamètre préopératoire de la veine splénique ainsi que le taux bas des inhibiteurs de la coagulation