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Situation actuelle des cancers du rectum compliqués
Par sa fréquence et sa gravité, le cancer du rectum constitue un problème majeur de santé publique d’où la nécessité d’une prise en charge pluridisciplinaire afin d’en améliorer le pronostic. Cependant, la majorité des patients sont admis à un stade évolué aux urgences.
Dans ce contexte, nous avons rapporté une étude rétrospective concernant 33 cas de cancer du rectum compliqué opérés au service de chirurgie I du CHUIS de Rabat de Janvier 2007 à Décembre 2010.
• L’âge moyen de nos patients était de 54,8 ans compris entre 17 et 84 ans, répartis en 18 femmes et 15 hommes avec un sexe ratio H/F de 0,83 ;
• Sur le plan clinique, la symptomatologie était dominée par l’occlusion (63%), qui représentait le principal motif de consultation, suivie des rectorragies (37%) ;
• Sur le plan paraclinique, l’abdomen sans préparation et le scanner ont occupé une place importante dans le diagnostic pré-opératoire du cancer du rectum dans les conditions des urgences. Ainsi, le scanner était réalisé chez 72% de nos malades.
• Sur le plan thérapeutique, la colostomie est la stratégie thérapeutique que nous avons le plus réalisé dans les tumeurs en occlusion (80% des cas d’occlusion), et l’amputation abdomino-pelvienne a été réalisée dans 50% des cas d’hémorragies.
Au terme de cette étude et à la lumière des données de la littérature, il en ressort que la prise en charge diagnostique et thérapeutique du cancer du rectum compliqué, du fait du stade avancé de la maladie et de la complication, impose une attitude thérapeutique adaptée au contexte d’urgence et à l’état général des patients, afin de mieux codifier notre prise en charge ultérieure
Ptosis congénital, aspects cliniques et thérapeutiques : àpropos de 44 cas
Le ptôsis congénital est défini par la chute de la paupière supérieure par impotence du muscle releveur présente dès la naissance.
Le but de ce travail est de mettre le point sur les aspects cliniques du ptosis congénital, de dégager l’expérience du service d’ophtalmologie A concernant sa prise en charge ainsi que décrire les résultats obtenus et les éventuelles complications.
Matériel et méthodes : Il s'agit d'une étude rétrospective, colligée au service d'Ophtalmologie A de l'Hôpital des spécialités de Rabat, portant sur 44 cas de ptosis congénital pris en charge entre Janvier 2005 et Décembre 2011. Nos patients ont bénéficié d’examen clinique méthodique qui permet de quantifier la force du releveur, de classer le ptosis selon les différentes formes cliniques, et de bien poser les indications du traitement qui est essentiellement chirurgical.
Résultats : L'âge moyen de nos patients était de 11 ans, le sexe ratio étant 1,75 de avec prédominance masculine (63.5%). La gêne esthétique était le motif de consultation le plus fréquent (66%).Il s’agit d’atteinte unilatérale dans 68.2%. Dans notre série il y a 33 cas de ptosis congénital isolé (75%), 10 cas de blépharophimosis (22,7%) et un seul cas de Syndrome de Marcus Gunn (2,3%). Trois techniques chirurgicales ont été utilisés avec prédominance de la résection du releveur de la paupière supérieure (84,1%), puis la résection conjonctivo-mullerienne (11,4%) et en fin la suspension frontale (4,5%). Nos résultats fonctionnels et esthétiques étaient majoritairement bons et satisfaisants dans 80% de ca
L’hépatoblastome chez l'enfant: à propos de 16 cas.
L'hépatoblastome est la tumeur maligne primitive du foie la plus fréquente de l’enfant. Le dosage de l'alpha-1-fœtoprotéine (AFP) facilite son diagnostic et sa surveillance. Sa guérison nécessite une exérèse radicale. Son pronostic a été amélioré par les progrès de la chirurgie hépatique et la chimiothérapie.
Il s’agit d’étude rétrospective concernant 16 cas d’HB colligés au service de chirurgie viscérale de l’hôpital d’enfants de Rabat entre 1991et 2006 , d’âge moyen est de 22 mois. Tous les patients ont bénéficié du couple échographie/TDM pour le diagnostic. Le taux d’alfa fœto-protéine était élevé chez les 16 cas. La biopsie hépatique a été réalisée dans 2 cas, les métastases pulmonaires au diagnostic ont été retrouvées dans 2 cas. 13 cas ont bénéficié d’une chimiothérapie préopératoire et 3 cas ont été opérés d’emblée.
Une hépatectomie droite a été réalisé dans 5 cas et gauche dans 4 cas, une segmentectomie réglée dans 3 cas. Un patient est décédé en per-opératoire. Au recul variant de 6 mois à 7 ans, l’évolution a été marquée par une rémission complète dans 4 cas, récidive locale réopérée dans 2 cas et métastases pulmonaires dans 3 cas. 6 cas ont été perdus de vu.
L’hépatoblastome est la tumeur hépatique maligne la plus fréquente de l’enfant, L’exérèse chirurgicale complète de la tumeur au moment du diagnostic suivie d'une chimiothérapie adjuvante, est associée à des taux de survie de 100%, cependant les perspectives restent pauvres chez les enfants qui ont rechuté après résection initiale, même après un traitement adjuvant agressif.
L’hépatoblastome est une tumeur rare. Des nouvelles techniques chirurgicales et la chimiothérapie ont amélioré le pronosti
La douleur post opératoire chronique
La douleur postopératoire chronique est définie par une douleur qui survient au décours d’une opération chirurgicale qui persiste plus de 2 mois après la procédure.
Depuis une dizaine d’année, la douleur postopératoire chronique suscite un intérêt croissant et tend à être considérée comme un aspect important de suite de la chirurgie.
Au cours de ce travail, nous avons passé en revue l’incidence des douleurs postopératoires chronique en fonction du type de chirurgie, les principaux facteurs de risque à savoir ceux liés au patient ainsi que les facteurs liés à la chirurgie, la physiopathologie, une description clinique, l’évolution, le retentissement ainsi que les moyens de traitement de ces douleurs.
La prévention semble être possible par des substances anti-hyperalgésiques comme la kétamine en postopératoire, une anesthésie locorégionale ou par la chirurgie mini-invasive, bien que des études ultérieurs soient nécessaires pour le confirmer
Traitements immunosuppresseurs en transplantation rénale.
La transplantation rénale tient une place fondamentale dans la prise en charge de l’insuffisance rénale terminale, elle améliore la qualité de vie et la survie des patients comparativement à la dialyse. Cela est rendu possible grâce aux progrès considérables d’immunosuppression. Longtemps, l’objectif principal de l’immunosuppression a été de diminuer l’incidence du rejet aigu cellulaire en inhibant la fonction des lymphocytes T et lymphocyte B. Les épisodes de rejets aigus prédisposent au rejet chronique et à la perte du greffon au long cours. Dans ce travail nous avons décrit, l’insuffisance rénale terminale qui indique la greffe, le déroulement de la réponse allo-immune par les différentes voies de signalisation ainsi que la classification des différentes thérapeutiques immunosuppressives selon leurs sites d’action. Cependant, les traitements immunosuppresseurs présentent certaines complications immunologiques et non immunologiques, conduisant à une mauvaise fonction rénale, réduisant la survie du greffon et la survie du patient. A cet effet, différentes stratégies ont été adoptées dans le but de préserver la fonction rénale. Parmi les traitements actuellement disponibles, on associe classiquement : un inhibiteur de la calcineurine, un antiprolifératif avec ou sans corticoïde ou alternativement un inhibiteur de signal de prolifération. Aussi pendant la période initiale de la greffe, un traitement d’induction par des globulines anti-lymphocytaires polyclonales ou anticorps monoclonaux anti-récepteurs de l’IL2 est utilisé. De ces stratégies immunosuppressives, les protocoles d’immunosuppression ont été mis au point pour mieux répondre aux besoins des patients. Ce qui permet d’envisager la perspective d’une individualisation du traitement immunosuppresseur
L’effet du repiquage de Klebsiella pneumoniae BLSE sur les caractères morphologiques, biochimiques et sensibilités aux antibiotiques
Le repiquage consiste en l’ensemencement successif d’une même bactérie sur des milieux de culture semblables. Klebsiella pneumoniae BLSE est une entérobactérie impliquée dans des infections sévères. Les 45 repiquages successifs n’ont pas influencé certains paramètres étudiés tel que la pureté, la viabilité, l’aspect des colonies, les caractères biochimiques sauf le citrate, et l’antibiogramme à l’exception de l’Amikacine et l’Imipenème dont l’instabilité est expliquée par la qualité des disques utilisés, la non standardisation de l’inoculum et/ou le non-respect de la chaine de froid. Contrairement aux autres paramètres tel que : la taille des colonies réduite à partir du 14èmerepiquage, expliqué par l’influence de ce dernier sur la capacité de division par scissiparité de Kp, une réapparition des colonies de taille initiale au 39ème et 41ème repiquage a été expliquée par la fusion des petites colonies, à confirmer par le microscope à balayage. La forme de la bactérie vue au microscope optique après coloration de gram a subi un changement à partir du 7ème repiquage par apparition des formes coccobacillaires, Coccoides, et allongée suite à une agression mécanique du peptidoglycane. La compréhension de cet événement ne peut être apportée que par des méthodes de biologie moléculaire et par observation sous microscope électronique. La non utilisation de citrate de Simmons comme seul source de carbone par Kp à partir du 36ème repiquage a pu être expliquée par une mutation nutritionnelle que peut acquérir certaines bactéries. L’explication de ces changements nécessite des études plus poussés et de matériels plus performants. Le temps et les moyennes nécessaires à l’explication de certains phénomènes notés ont représentés des facteurs limitant pour notre sujet. Les constatations ainsi faites durant notre travail représentent une issue pour d’éventuelles recherche
Sensibilité in vitro à la caspofungine de 58 souches de Candida isolées à l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V
Objectifs : Etablir le profil de sensibilité phénotypique des souches de Candida à la caspofungine dans les services des réanimations de l’HMIMV.
Matériels et méthodes : Notre étude prospective a inclus 58 souches de Candida issues de prélèvements de divers sites périphériques provenant de patients hospitalisés dans les différents centres de Réanimation. La culture et l’identification des souches de Candida étaient faites sur milieu d’isolement Muller-Hinton et la sensibilité in vitro à la caspofungine était réalisée par diffusion en milieu gélosé des bandelettes.
Résultats :. Candida non albicans représentait 62% alors que C.albicans ne représentait que 37,93%. La répartition des espèces non albicans était : C.glabrata (37,65%), C.tropicalis (10,34%) et C.krusei (37,93%). La caspofungine avait une bonne activité sur toutes les espèces de Candida : plus de 77% étaient sensibles et 12,06% résistantes. Il était plus actif sur C.albicans avec une sensibilité de 81,82%et C.krusei 85,71% C.tropicalis. Une sensibilité diminuée était observée pour Candida glabrata avec 73,92% et C.tropicalis avec 66,67%.
Discussion : Contrairement à la littérature, la distribution des espèces dans notre étude montre une prédominance de Candida non albicans sur C.albicans. C.glabrata est l’espèce la plus isolée après C.albicans.. La caspofungine est actif sur toutes les espèces de Candida. Néanmoins, ce médicament représente une meilleure alternative on cas de résistances au fluconazole en traitement de première intention des candidémies.
Conclusion : Nécessité d’une surveillance épidémiologique continue des candidoses pour suivre les tendances de leurs profils de sensibilité aux antifongiques
Séroprévalence de la toxoplasmose chez la femme enceinte à l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V de Rabat
La toxoplasmose est une parasitose cosmopolite, due à un protozoaire : Toxoplasma gondii, parasite intracellulaire obligatoire. La primo-infection passe le plus souvent inaperçue, mais elle peut, chez la femme enceinte être responsable d’une toxoplasmose congénitale.
Ce travail représente une étude prospective descriptive s’étalant sur une période d’une année, du 2 janvier 2011 au 31 décembre 2011, portant sur un échantillon constitué de 1564 femmes enceintes, ayant consulté à l’Hôpital militaire d’instruction Mohammed V de Rabat, dans le but de réaliser une sérologie pour la toxoplasmose. L’objectif étant de déterminer la séroprévalence de la toxoplasmose chez la femme enceinte à l’Hôpital militaire d’instruction Mohammed V de Rabat.
D’après notre étude, la prévalence des femmes enceintes possédant des anticorps anti-Toxoplasma gondii et par conséquent des antécédents de contact avec le toxoplasme est de 41.2%. Un taux assez important mais relativement faible par rapport à ceux retrouvés dans d’autres études menées il y a quelques années toujours dans la ville de Rabat.
Nous avons également soulevé un problème de manque de suivi sérologique régulier chez les femmes enceintes séronégatives, 74.1 % n’ont bénéficié que d’un seul contrôle sérologique, ce qui est très faible compte tenu de l’importance des contrôles mensuels chez ces femmes jusqu’à l’accouchement.
Il parait donc primordial, de déterminer systématiquement le statut immunitaire des femmes enceintes et de surveiller régulièrement les patientes non immunisées afin de détecter un
Les Fractures de la tête radiale (A propos de 47 cas)
Il s’agit d’une étude rétrospective évaluant les résultats fonctionnels d’une série de 47 patients traités pour la fracture de la tête radiale, dans le service de traumatologie-orthopédique du CHU Ibn Sina, durant une période de 5 ans, allant de Février 2007 au Juin 2012.
Notre série se caractérise par la prédominance masculine, 35 hommes et 12 femmes, dont l’âge moyen était de 32 ans. La plupart des patients étaient victimes de chutes ou d’accidents de la voie publique et ont présenté des fractures de type II, III et IV de Mason. 17 patients présentaient des lésions associées du membre supérieur homolatéral. Le traitement était, dans notre série, essentiellement chirurgical, 61% ont bénéficié d’une résection de la tête radiale, alors que 37% étaient traités par ostéosynthèse, sauf un cas, qui a été traité par embrochage à foyer ouvert. Le principe de la mobilisation a été respecté pour tous nos patients.
Les suites opératoires immédiates ont été simples dans tous le cas. Le recul moyen de notre série était de deux mois. Les résultats fonctionnels ont été évalués selon les critères de Radin. Dans l’ensemble, les résultats étaient satisfaisants, sauf pour le traitement traité par embrochage à foyer ouvert, qui a présenté un résultat médiocre. Quelques patients ont été perdus de vue.
La présence de lésions associées et le délai du traitement tardif ont constitué des facteurs de mauvais pronostics dans notre étude.
Les résultats de l’ostéosynthèse de la tête radiale étaient meilleurs que ceux de la résection systématique, chaque fois que la fracture était jugée synthèsable. Les progrès de l’ostéosynthèse ont fait largement diminuer les indications de l’ablation de la tête radiale, il nous semble actuellement que la résection en urgence des fractures ostéosynthèsables est abusive. Cependant, la résection reste le traitement de choix dans les fractures comminutives
L’hyperparathyroïdie chez l’enfant dialysé chronique a propos de treize cas.
L’hyperparathyroïdie secondaire est une affection rare chez l’enfant, elle apparait progressivement lors de l’aggravation de l’insuffisance rénale chronique. C’est l’ensemble de manifestations osseuses, métaboliques et aussi cardiovasculaires secondaires aux troubles phosphocalciques.
Le diagnostic précis de ces anomalies est souvent difficile, car l’examen de référence qu’est la biopsie osseuse n’est plus réalisé qu’à titre exceptionnel. Il est fondé sur les valeurs de marqueurs biologiques notamment la parathormone (PTH), la calcémie, la phosphorémie et sur les phosphatases alcalines.
C’est dans ce cadre que nous avons abordé une série modeste de treize cas, dialysés à l’unité de néphrologie pédiatrique de l’hôpital d’enfants de Rabat :
Le Sexe ratio était de 0,75, l’âge variait entre 2 et 16 ans avec un moyen de 9 ans. Les uropathies malformatives présentaient la pathologie la plus représentée, vient ensuite les néphropathies glomérulaires, alors que trois cas ont une IRC-T de causes indéterminées. Les durées de dialyse sont variées entre 1 et 5 ans.
Sur le plan biologique, l’hyperparathyroïdie était associée chez la majorité à une calcémie normale ou diminuée et à une hyperphosphorémie.
Le traitement était basé sur le carbonate de Ca, le Un alpha hydroxy vitD, et sur les chélateurs de phosphore (Renagel® ou Royen®) pour certains patients. Malgré le manque d’un diététicien et l’insuffisance des séances d’hémodialyse l’évolution était satisfaisante sauf pour 2 cas ayant nécessité une parathyroïdectomie.
L’hyperparathyroïdie chez l’enfant en insuffisance rénale chronique doit être évité par la prévention et le traitement des causes de celle ci, sinon à ce stade la dialyse doit être transitoire et le recours à la greffe rénale demeure une obligation