Université Mohammed V - Rabat The Institutional Repository
Université Mohammed V - Rabat The Institutional RepositoryNot a member yet
1870 research outputs found
Sort by
Les condylomes anaux chez l’enfant
Les condylomes anaux de l’enfant sont dus à des infections virales à papillomavirus humains (HPV) de génotypes 6, 11 ou 2 le plus souvent. Son incidence de survenu est difficile à évaluer en raison des données épidémiologiques limitées.
Chez l’enfant la prise en charge pose une double problématique : identifier le mode de contamination afin de ne pas passer à côté d’un éventuel abus sexuel et opter pour un choix thérapeutique.
Le diagnostic de condylomes de l’enfant est généralement aisé. Il s’agit le plus souvent de papules rosées ou chamois de la région périnéale ou anogénitale. Parfois, les condylomes sont acuminés, exophytiques, papillomateux, recouverts de multiples excroissances. On peut également observer des condylomes plans ou confluents en nappe. Le diagnostic différentiel se pose avec les molluscums contagiosums et la protrusion pyramidale infantile.
Le traitement de cette infection n’est pas codifié. On dispose de traitements physiques, chimiques et chirurgicaux qui peuvent être associé ou se succéder. D’où la nécessité d’adapter le traitement en tenant compte de l’âge, du nombre de lésions, de l’accessibilité aux différentes options thérapeutiques et du contexte familial et social.
Les traitements immunomodulateurs et la vaccination sont les perspectives de l’avenir.
Nous rapportons deux cas suivis en consultation de dermatologie pédiatrique à l’hôpital d’enfant Rabat en 2009. Il s’agit d’une fille de 6ans ayant comme antécédents des verrues digitales dans la famille et d’un garçon de 4ans victime d’un abus sexuel. Les deux malades présentaient des condylomes anaux et ont été mis sous Condyline®. Chez la fille, l’évolution a été favorable sous traitement tandis que le garçon a été perdu de vue après avoir été confié à l’assistante sociale pour prise en charge psychosociale
Dermatomyosite juvénile et calcinose
Parmi les connectivites de l’enfant, la dermatomyosite est la maladie la plus fréquente après la maladie lupique.
La calcinose représente la spécificité pédiatrique de cette affection et par laquelle elle se distingue de celle de l’adulte.
Ce travail consiste en l’analyse rétrospective de 2 malades atteints de DMJ compliquée de calcinose. colligées au service de pédiatrie 4, consultation de Rhumatologie pédiatrique, à l’Hôpital d’enfants de Rabat durant une période allant de 2001 à 2011.
A partir de ces deux observations et à la lumière des données récentes de la littérature, nous allons rapporter les particularités cliniques, paracliniques et thérapeutique de cette complication:
Sur le plan épidémiologique : l’age moyen de nos deux patientes est de 05 ans et la fréquence de la calcinose dans la DMJ est estimée à 75% des cas (2/17 de cas de DMJ dans notre service).
Sur le plan clinique et paraclinique : Le délai moyen entre l’apparition des premiers signes et le diagnostic de la DMJ chez nos 2 patientes est de 7 mois et la calcinose est survenue 1an après le début de la maladie.
Le diagnostic de DMJ est retenu selon les critères de BOHAN et PETER et les radiographies des différentes parties du corps ont mis en évidence de multiples calcifications des parties molles.
Sur le plan thérapeutique : nos deux patientes ont reçu une corticothérapie à la dose de 2mg/kg/j de prednisone initialement, puis doses dégressives associé au méthotrexate chez une patiente devant l’absence d’amélioration.
L’évolution s’est faite vers l’apparition des calcifications qui se sont aggravées et devenues disséminées. Un traitement par biphosphonates et diltiazem a été utilisé dans un cas
Actualités épidémiologiques et diagnostiques des viroses oculaires
Les infections oculaires d’origine virale nécessitent une orientation étiologique basée sur une analyse clinique optimale et des examens complémentaires adaptés .
La méconnaissance d’une infection oculaire peut être particulièrement préjudiciable.
Ce travail traite les viroses oculaires et leur importance par rapport aux autres infections de l’œil. Il nous informe sur les données récentes concernant le diagnostic virologique ainsi que les différents antiviraux utilisés ou en cours de recherche.
Nous avons traité trois parties :
• Rappel sur l’anatomie de l’œil.
• Différentes infections oculaires virales avec leurs expressions cliniques et étiologiques.
• Viroses oculaires de point de vue épidémiologique et diagnostique virologique, ainsi que les moyens préventifs et thérapeutiques.
Les viroses oculaires présentent un risque de plus en plus grand à cause de leur incidence assez élevée et de leur gravité, allant d’une simple conjonctivite, facile à traiter, à une atteinte beaucoup plus profonde voire une cécité définitive, d’où la nécessité d’un diagnostic précoce et précis reposant sur la clinique et les examens complémentaires dominés par la microbiologie.
La précocité du diagnostic implique celle du traitement ce qui conduit à une bonne évolution
Syndrome de détresse respiratoire associé à des troubles de la conscience suite à une embolie graisseuse post-traumatique à propos d’un cas avec revue de la littérature
Notre étude concerne un cas de syndrome d’embolie graisseuse, hospitalisé au service de réanimation chirurgicale de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V à Rabat.
Le diagnostic de SEG chez notre patient a été établi à partir de données cliniques (triade de Gurd), biologiques et radiologiques, qui étaient généralement comparables aux données de la littérature.
Le SEG est une pathologie rare survenant après un traumatisme, des interventions orthopédiques et rarement chez des patients en dehors du contexte traumatique.
Son mécanisme physiopathologique n’est pas bien élucidé, plusieurs théories ont été proposées pour expliquer sa pathogenèse. Les symptômes pulmonaires peuvent résulter de l'occlusion directe des capillaires pulmonaires par les emboles de graisse, ou des lésions de l’endothélium des capillaires pulmonaires dues à des substances biochimiques toxiques. On considère que les altérations neurologiques dans le syndrome d’embolie graisseuse sont dues à des mécanismes similaires.
Le diagnostic du SEG est difficile et essentiellement clinique. La description classique du syndrome est la combinaison d’une insuffisance respiratoire, de troubles neurologiques et d’une éruption pétéchiale.
Parmi les examens paracliniques, la radiographie pulmonaire, la TDM thoracique et le lavage broncho-alvéolaire sont utiles pour le diagnostic du SEG.
Le traitement du SEG est purement symptomatique, il vise à maintenir la fonction respiratoire et repose principalement sur la ventilation mécanique.
Le pronostic est redoutable, la mortalité globale est de l’ordre de 10%.
Les mesures préventives comportent la fixation précoce des fractures, le maintien d’une volémie efficace et d’une oxygénation adéquate, et l’utilisation de méthodes pour réduire la pression intramédullaire durant la chirurgie orthopédique
Les faux kystes du pancréas chez l’enfant
Les PKP représentent une entité rare dans la pathologie du pancréas chez l’enfant. En pédiatrie la majorité des cas font suite un traumatisme abdominal , les différenciant ainsi des adultes chez qui la première cause est la pancréatite aigue Leur évolution naturelle peut se faire vers une résolution spontanée, une persistance, ou l’apparition de complications.
Leur prise en charge thérapeutique est donc justifiée afin d’éviter ces complications, parfois dramatiques.
Elle consiste en : une simple surveillance clinique et radiologique, un drainage percutané, un drainage chirurgical externe, ou une dérivation interne, ou encore une résection pancréatique partielle.
Le but de notre travail est d’analyser les aspects épidémiologiques des PKP et d’évaluer leur prise en charge diagnostique et thérapeutique à travers une étude
rétrospective portant sur 13 cas de PKP colligés au service de chirurgie A de l’hôpital d’enfant RABAT(Pr.kissra) durant une période de 13 ans, allant de1998 à 2011. L’analyse de cette série nous a permis de relever les différentes particularités cliniques, étiologiques, paracliniques et thérapeutiques par rapport à la littérature nationale et internationale.
L’âge moyen était de 9 ans avec une prédominance masculine (sex-ratio égal à 3,3). L’étiologie la plus fréquente est le traumatisme abdominal fermé.
Les signes cliniques et biologiques ont permis d’orienter vers une pathologie pancréatique mais aucun signe n’est pathognomonique. L’échographie et la TDM nous ont permis de porter le diagnostic positif dans près de 100% des cas.
Chez les 7 patients non opérés, une surveillance clinique et échographique a objectivé une résolution du PKP dans 43% des cas. Un drainage percutané a été réalisé chez 4patients dont 50% l’abstention a été vouée à l’échec
Les péritonites post opératoires (à propos de 40 cas cliniques)
Ce travail comporte une analyse rétrospective d’une série de 40 malades traités pour péritonites aiguës généralisées postopératoires au service de réanimation des urgences chirurgicales du CHU Ibn sina de Rabat durant la période allant du mois de janvier 2007 jusqu’au décembre 2011. Le but de cette étude est d’étayer les différents critères diagnostiques, de dégager les éléments pronostiques et enfin de tenter par l’analyse des échecs d’améliorer le pronostic.
L’âge moyen de nos patients était de 47,425ans, la péritonite postopératoire survenait surtout chez le sujet jeune de sexe masculin. L’intervention initiale a été effectuée en urgence dans 60% des cas. Elle a portée sur l’étage sus-mésocolique dans 43% des cas et souvent sur ulcère perforé (20%).
Le diagnostic est basé essentiellement sur la clinique ; la radiologie et la biologie n’étant que des éléments d’appoint ; cependant le diagnostic étiologique n’est généralement confirmé qu’au cours de l’intervention chirurgicale.
Les étiologies sont variées, dominées dans notre contexte par un lâchage de suture ou d’anastomose dans 60% des cas ou une perforation intestinale dans 25% des cas.
Les principes généraux du traitement sont respectés, la réanimation était toujours entreprise.
La mortalité globale est de 35%.
Une ré-intervention précoce bien conduite, associée à une antibiothérapie adaptée sont des conditions nécessaires pour une évolution favorable
Hypotension orthostatique: Implication du système nerveux autonome
Ce travail vise à montrer l’implication du système nerveux autonome dans la survenue de l’HO.
C’est une étude rétrospective portant sur des patients qui présentaient une HO répondant à la définition de l’American Academy of Neurologie (AAN) et de l’American Autonomic Society (AAS). Les tests autonomiques cardiovasculaires pratiqués étaient le deep-beathing (DB), le hand-grip (HG), le stress mental (SM), l’hyperventilation et le test d’orthostatisme (TO).
120 patients sélectionnés : 90 correspondant à la définition AAN-AAS (51 femmes ; 56,7%) avaient un âge moyen de 53±1,69 ans. Les troubles cardiovasculaires et neurologiques sont respectivement présents chez 41,8 % et 33,3% des cas. Les moyennes de la réponse vagale lors du DB, HG, et du TO étaient respectivement de 32,32%, 18,86% et de 20,66%. Lors du SM, la moyenne de la réponse sympathique centrale α était de 19,46%, celle de β était de 15,02%. La moyenne de la réponse sympathique α périphérique observée lors du HG était de 10,74%. Une forme clinique répondant à la définition du Pr. D. Streeten (une PA<95 mmHg maintenue durant le TO est une HO) comprenait 30 patients (23 femmes, âge moyen: 34±2,2ans), chez qui les moyennes de la réponse vagale lors du DB, HG, et du TO étaient respectivement de 41,97%, 25% et de 30,04%. Lors du SM, la moyenne de la réponse sympathique centrale α était de 11,26%, celle de β était de 17,38%. La moyenne de la réponse sympathique α périphérique observée lors du HG était de 11,8%.
Les résultats de cette étude montrent une implication primordiale du système nerveux autonome dans la survenue de la chute tensionnelle en orthostatisme, quelque soit la forme clinique
Les principales anomalies cutanées congénitales ( Apropos de 141 cas )
Les anomalies cutanées congénitales sont des anomalies structurelles de la peau apparues dès la naissance, parmi lesquelles on distingue :
-les hémangiomes qui sont des tumeurs bénignes de l’endothélium vasculaire, leur étiopathogénie reste encore mal connue, leur diagnostic est essentiellement clinique. Le traitement est généralement médical, ainsi le traitement chirurgical peut être proposé pour des raisons esthétiques et pronostiques.
-Les naevi sont une prolifération bénigne de cellules mélanocytaires, présente dès la naissance, en rapport avec une mutation du gène BRAF, leur évolution est marquée par le risque de transformation maligne.
-les ichtyoses regroupent un ensemble hétérogène de pathologies caractérisées par une xérose cutanée et la présence d’une desquamation excessive, elles sont secondaires à une anomalie génétique de la kératinisation dont le mode de transmission est variable. Le diagnostic est essentiellement clinique. Le conseil génétique et le diagnostic anténatal sont recommandés.
-Les épidermolyses bulleuses sont des génodermatoses caractérisées par une fragilité cutanée accrue aboutissant à la formation de bulles et érosions cutanéo-muqueuses, elles impliquent les protéines de la cohésion dermo-épidermique. L’histologie en occupe une place importante, ainsi on distingue les épidermolyses bulleuses simples, jonctionnelles et dystrophique. Le diagnostic prénatal et la biologie moléculaire occupent une place importante dans l’actualité de prise en charge.
Nous illustrons notre étude par 141 cas d’anomalies cutanées congénitales dont : 66 cas d’hémangiomes, 17 cas de naevi, 37 cas d’ichtyoses (lamellaires, vulgaires, érythrodermies ichtyosiformes non bulleux) , 7 cas de bébé collodion et 14 cas d’épidermolyse bulleuse après un rappel sur l’étiopathogénie, les différents aspects cliniques et les perspectives diagnostiques et thérapeutiques
La perfusion continue du facteur VIII recombinant chez l’hémophile
Le travail porte sur l'étude de l'efficacité de la perfusion continue lors de situations hémorragiques chez les patients hémophiles. Il s'agit d'une étude prospective qui s'est étalée entre 8-7-2008 et 1-12-2011.
L’étude a intéressé 08 patients, qui ont reçu un total de 11 perfusions. L’âge des patients était compris entre 5 et 16 ans. 3 patients sont des hémophiles sévères, 3de forme modérée et 2 de forme mineure. L’indication de la perfusion était retenu pour 1 cas de chirurgie , dans 5 cas pour des situations hémorragiques dont le site était variable (crâne, face, abdomen, articulation) et 2 cas d’indication double hémorragie–chirurgie.
Tenant compte de sa stabilité, le facteur VIII recombinant était le seul produit de perfusion. La seringue autopulsée classique était le dispositif de perfusion utilisé. La recherche des anticorps anti-FAH était systématique, les quelques résultats obtenus sont négatifs. L'injection d'un bolus initial était effectuée dans 3 cas.
La quantité totale des FAH consommée est : 46 000 UI, avec un coût global de 266 560 DH (23 949.68 €). La quantité totale théorique en traitement discontinu est de 176 180 UI avec un coût théorique de 1 278 040 DH (114 82.39 €), soit une réduction de 73.83 %. En rapport avec ce protocole le séjour hospitalier était réduit de 38%. Des incidents hémorragiques mineurs ont été observés dans 3 cas et aucun effet indésirable n’a été enregistré.
Ce travail rapporte les avantages de la perfusion continue comme moyen sûr, commode et efficace pour administrer les FAH. Ce protocole permet la réduction de la dose et du coût d'au moins de 30%, avec une efficacité identique
L'INTERET DE LA PRISE EN CHARGE CHIRURGICALE DU NEUROBLASTOME CERVICAL A PROPOS DE 6 CAS
Le neuroblastome cervical est une tumeur maligne de l’enfant qui est caractérisée par une très grande hétérogénéité clinique, d’une maladie presque bénigne à une maladie presque incurable. Les facteurs pronostiques qui expliquent cette variabilité sont dominés par l’âge, le stade, et un ensemble de caractéristiques biologiques, qui permettent le regroupement des neuroblastomes en groupes de risque, ce qui conditionnent les stratégies thérapeutiques. Ce travail apporte un éclairage particulier sur le rôle de la chirurgie dans la prise en charge de la forme cervicale du neuroblastome.
MATERIELS ET METHODES : étude rétrospective sur 11 ans portant sur six dossiers.
RESULTATS : Sur les six cas de cette série, tous étaient de sexe féminin, l’âge au moment du diagnostic varie entre six mois et quatre ans. Tous les cas ont bénéficié d’une chimiothérapie neoadjuvante suivie d’une chirurgie sans complication postopératoire, suivie d’une chimiothérapie. Le pronostic de quatre cas sur six est excellent tandis que les deux cas restants ont été perdus de vue après la chirurgie.
DISCUSSION : La chirurgie est la pierre angulaire dans la prise en charge du neuroblastome cervical, elle peut être suffisante pour le traitement des formes localisées avec biologie favorable, mais beaucoup d’études montrent que l’association d’une chimiothérapie à la chirurgie rend le traitement plus efficace pour les formes localisées et améliore considérablement le pronostic des tumeurs inopérable d’emblée.
CONCLUSION : Le neuroblastome cervical est une maladie qui nécessite une approche multidisciplinaire dans des centres spécialisés afin que les patients puissent bénéficier d’une prise en charge adéquate, d’un suivi régulier et rigoureux