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révalence de la tuberculose à Tétouan entre 2007 et 2011.
La tuberculose est une pandémie mondiale qui continue à défier la communauté médicale mondiale, malgré que l’agent causal soit connu depuis plus d’un siècle. Nous avons réalisé cette étude pour analyser le profil épidémiologique de la tuberculose à Tétouan et évaluer le PNLAT.
Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 4131 cas de tuberculose, colligés en 5 ans (2007 -2011), au CDTMR de Tétouan.
Les données présentées proviennent des déclarations obligatoires du CDTMR.4131cas ont été déclarés, soit une incidence moyenne de 121,5 pour 100000 habitants. Parmi les cas de TTF. 59,3% étaient des formes pulmonaires dont 88,16% étaient confirmées. 40,7% étaient des formes extrapulmonaires.la tranche d’âge comprise entre 15 et 45 ans était la plus touchée avec 62,32%. 62,30% de cas déclarés étaient des hommes avec un sex-ratio de 1,65. Le milieu urbain est le plus affecté avec 84,85%. Le taux de succès thérapeutique était de 89,19%, celui de l’échec était de 0,67%. Le taux de mortalité était de 1, 35%. 4,19% des malades ont été perdus de vue. La couverture vaccinale à la naissance par le BCG est de 91,86%.
Les objectifs relatifs aux taux de déclaration des nouveaux cas TPM+, de succès thérapeutique et de couverture vaccinale ont été atteints par le PNLAT, mais il est impératif de renforcer la stratégie DOTS pour baisser de façon significative l’incidence de la tuberculose
ETAT DES LIEUX DE LA THROMBOPROPHYLAXIE A «L’HOPITAL MILITAIRE MY ISMAIL DE MEKNES»
La maladie thromboembolique veineuse est une pathologie fréquente et grave. Elle constitue un vrai problème de santé publique à travers le monde entier.
Le guide de pratique élaboré périodiquement par l’American College of Chest Physicians (ACCP) est devenu le standard international. Toutefois, la thromboprophylaxie demeure sous utilisées.
L’objectif de notre travail est d’évaluer la pratique de prescription des mesures prophylactiques vis-à-vis de la maladie thromboembolique à l’hôpital militaire MY ISMAIL de Meknès.
Notre investigation a été conduite pendant une seule journée, le 22 Mai 2012. Le nombre de patients inclus était de 163. La base de données qui a servi à l’établissement de l’état des lieux de la thromboprophylaxie a été réalisée à partir de l’interrogatoire des patients hospitalisés dans les différents services ainsi que de la consultation de leurs dossiers médicaux.
47 patients devaient bénéficier d’un traitement thromboprophylactique.
31 malades parmi les 47 ont reçu un traitement prophylactique ; ce qui représente un pourcentage de 66%. L’héparine a été utilisée chez 95% de ces patients.
Le taux d’association des moyens physiques était de 27,5 %.
Ce résultat traduit un niveau d’adhérence satisfaisant, des médecins de l’hôpital militaire « My ISMAIL » de Meknès, aux recommandations internationales en ce qui concerne le traitement thromboprophylactique médicamenteux, en revanche, il est fortement souhaitable que cette investigation permette de sensibiliser davantage les praticiens à l’importance de l’association des moyens physiques aux médicaments dans la lutte contre la survenue d’un événement thromboembolique chez les patients hospitalisés
Syndrome de TRALI (Transfusion-related acute lung injury :OEdème pulmonaire lésionnel post-transfusionnel).À propos d’un cas ;Revue de la littérature
L’oedème pulmonaire transfusionnel, ou transfusion-related acute lung injury (Trali), est un syndrome de détresse respiratoire aiguë post-transfusionnel (SDRA) qui se présente comme un œdème pulmonaire aigu non cardiogénique qui survient dans les six heures après une transfusion. Il s’agit d’un accident transfusionnel dont l’étiologie et la physiopathologie restent discutées, faisant évoquer des mécanismes immunologiques ,liés à une réactions entre un anticorps du donneur et un antigène du receveur ou non immunologiques, consécutifs à une activation leucocytaire par des lipides ou des cytokines présents dans les produits transfusés.
Le diagnostic du TRALI repose sur un faisceau de signes cliniques et immunologiques,après avoir éliminé les autres causes de détresse respiratoire.
Les produits sanguins impliqués dans sa survenue sont divers .la confirmation biologique se base sur la recherche d’anticorps dans les produits sanguins et /ou la détection des antigènes qui leurs correspondent chez le receveur.
Le traitement repose sur la ventilation assistée et l’oxygénothérapie.des mesures préventives sont nécessaires pour diminuer la mortalité de ce syndrome.
Nous rapportons dans ce travail un cas diagnostiqué à l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V .Une jeune femme de 26 ans, hospitalisée pour césarienne ,transfusée pour anémie post opératoire,ayant développé un syndrome de détresse réspiratoire aigue.le diagnostic de TRALI a été retenu par élimination des autres étiologies de détresse réspiratoire aigue.L’évolution sous oxygénothérapie a été favorable en moins de 24h
LA CHIRURGIE DE LA THROMBOSE ATRIALE GAUCHE AU COURS DU RETRECISSEMENT MITRAL (à propos de 100 cas).
La thrombose atriale gauche est une des complications les plus graves qui altère le cours évolutif du rétrécissement mitral précipitant la nécessité de sanction chirurgicale à cause du risque thrombo-embolique parfois fatal qui guette les patients. Sa chirurgie est bien codifiée et fournit des résultats bien concluants.
Sur une période de 13 ans étalée entre Octobre 1999 et Octobre 2012, nous avons colligé selon une étude rétrospective 100 patients consécutifs opérés dans le service de chirurgie cardiaque de l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V de Rabat pour ablation de thrombose atriale gauche concomitante à un remplacement valvulaire mitral ou mitro-aortique.
L’âge moyen de nos patients est de 44,4±9,9 ans (18 -69 ans) avec un sexe ratio de 0,69 (41 hommes pour 59 femmes). La proportion des patients présentant un accident vasculaire cérébral, un accident ischémique transitoire ou une ischémie de membre inférieur est respectivement de 9%, 3% et 1%. L’intervention chirurgicale a été urgente chez 18% des patients. Tous les patients ont bénéficié sous circulation extra-corporelle et clampage aortique d’un remplacement valvulaire mitral par prothèse associé, chez 10% des patients de remplacement valvulaire aortique par prothèse et 42% d’une plastie tricuspide.
La mortalité hospitalière était à 6%, la durée moyenne de ventilation artificielle, du séjour en réanimation et du séjour hospitalier était respectivement de 17,44±48 heures, 54±67 heures et 13±4 jours.
Malgré le risque péri-opératoire, la chirurgie de la thrombose atriale gauche donne d’excellents résultats à court et à long terme ce qui en fait le traitement de choix et qui ne doit souffrir d’aucun délai
Les principales infections en oncohématologie.
Notre travail concerne l’étude des principales complications infectieuses chez le malade immunodéprimé en oncohématologie.
La pathologie néoplasique est de plus en plus fréquente en raison du vieillissement de la population et l’exposition aux facteurs de risque cancérigène environnementaux.
La pathologie infectieuse chez le cancéreux reste une complication fréquente, en raison d’une immunodépression due à la pathologie néoplasique elle-même, et aux différents moyens thérapeutiques instaurés contre le cancer. En effet, la prise en charge de malade de plus en plus lourds, à des stades de plus en plus avancé, expose à des infections nouvelles et plus sévères.
La pathologie infectieuse pulmonaire reste la complication la plus fréquente et la plus grave, suivie par l’atteinte neuroméningée et l’atteinte liée aux dispositifs intravasculaires.
Différents moyens thérapeutiques sont à instaurer en fonction du type de l’atteinte et du germe en cause, la prise en charge est basée sur des traitements antibiotiques, antifongiques, antiviraux, et antiparasitaires ainsi que sur des facteurs de croissance hématopoïétique.
Le pronostic des infections chez ces malades dépend de la précocité de la prise en charge, et l’instauration d’une antibiothérapie empirique à large spectre dès l’apparition de signes infectieux chez un malade neutropénique
Intérêt de la calprotectine fécale dans le diagnostic des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.
Introduction : Les Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales (MICI) se caractérisent par des lésions inflammatoires chroniques de la paroi du tube digestif. Leur évolution imprévisible, marquée par l’alternance de poussées et remissions est émaillée de complications. Le diagnostic et le suivi actuel des MICI sont basés essentiellement sur la clinique et les examens endoscopiques. La biologie n’apportant qu’une contribution minime par quelques marqueurs de l’inflammation. L’intérêt s’est tourné vers la calprotectine fécale qui aurait aujourd’hui, un rôle dans le diagnostic et le suivi des MICI.
Matériel et méthodes : Notre étude, menée au service de Gastroentérologie clinique et de parasitologie de l’HIMMV, est prospective sur une période de 10 mois. Ont été inclus, des patients avec MICI confirmée et un groupe contrôle sain. Ont été dosés chez les 2 groupes : la CF par méthode ELISA, et d’autres paramètres biologiques (NFS, VS, CRP).
Résultats :Les premiers résultats montrent une variation significative de la calprotectine fécale comparativement au groupe contrôle, avec une précision significativement supérieure à celles des autres marqueurs biologiques dans le diagnostic des MICI.
Conclusion : Son caractère non invasif, sa stabilité à l’air ambiant durant 7 jours, sa capacité à évaluer l’inflammation intestinale, d’exclure les syndromes fonctionnels, font de la calprotectine un marqueur intéressant dans le diagnostic et le suivi des MICI dans la pratique quotidienne
Apport de la thrombolyse in situ dans le traitement de l’ischémie aigue du membre inférieur (à propos de 03 cas)
L’ischémie aigue du membre inferieure est une pathologie grave mettant en jeu le pronostic fonctionnel et vital
La fibrinolyse in situ a été utilisée depuis 1971 pour traiter cette pathologie, utilisant des produits et des protocoles différents.
Nous avons mené une étude rétrospective, descriptive d'une série de 3 patients présentant une ischémie aigue du membre inferieur prises en charge au service de chirurgie vasculaire périphérique « D » du CHU Ibn Sina de Rabat
Sur le plan épidémiologique, la moyenne d’âge était 56,33 ans avec une prédominance masculine à 63%.
2 de nos malades avait un pontage alors que l’ischémie se manifestait sur artère native chez la patiente restante.
Les facteurs de risques cardio-vasculaires étaient retrouvés avec les pourcentages suivants : HTA : 100% ; Tabac : 66,6%, Diabète : 66,6% ;
Sur le plan thérapeutique, 2 malades ont bénéficiés d’une fibrinolyse à la rTPA tandis qu’un patient a reçu de la Streptokinase
Sur le plan évolutif, nous n’avons eu aucun décès à déplorer, 1 malade ayant eu une amputation secondaire et 2 malades ayant bien évolué
Prise en charge de la douleur aiguë aux urgences de l’HMIMV-Rabat. (Enquête observationnelle à propos de 101 cas)
Notre étude avait pour but l’évaluation de la prise en charge de la douleur aiguë aux urgences de l’hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V de Rabat.
il s’agit d’une étude transversale prospective, réalisée auprès de 101 malades, sur une période de 03 jours allant du 18-03-2013 au 20-03-2013 pendant les heures ouvrables de 10 heures du matin jusqu’à midi. On a inclus tout malade souffrant d’une douleur aiguë admis aux urgences, et on a exclu les patients ayant une douleur chronique et ceux ayant présentés une altération des fonctions supérieures.
L’évaluation de la douleur a été réalisée par l’EVS. L’incidence de la douleur aiguë était élevée (66,67%). La douleur a été jugée moyenne dans 59,4% des cas. Les pathologies abdomino-pelvienne et traumatiques ont constitués une part importante (respectivement 19,5% et 39,5%). L’âge, le sexe, le niveau socioculturel, la médication antérieure étaient les facteurs essentiels qui influençaient la douleur. Calmer la douleur aux urgences n’a été l’attitude des urgentistes que dans 28,7% des cas, cette analgésie était efficace dans 93,1% des cas. Quant à la prescription des antalgiques : Les AINS, les antalgiques périphériques ainsi que les co-antalgiques ont constitué la part importante des prescriptions (respectivement 52,8%, 43,4%, 20,8%). La codéine a été prescrite chez 10,2% des patients alors que la morphine n’a été prescrite que chez 8% des patients en milieu hospitalier.
Dans notre étude, il ressort une insuffisance de prise en charge de la douleur aux urgences de l’HMIMV, ces résultats concordant avec ceux des enquêtes réalisées dans différents établissements sanitaires dans notre pays, doivent inciter le personnel soignant à multiplier les efforts pour lutter contre la douleur
Association Acanthamoeba castellanii- Légionella pneumophila, un duo redoutable.
Acanthamoeba castellanii est une amibe libre se présentant sous deux formes : trophozoide mobile, biologiquement active et mesurant 25 à 40µm et kystique résistante, biologiquement inactive et mesurant 18µm. Cette amibe sert en effet d’hôte naturel, de potentialisateur et de protecteur pour Légionella pneumophila, qui est un bacille Gram négatif vivant dans les réseaux de distributions d’eaux (robinets, climatisateurs et tours aéroréfrigérantes)
L. pneumophila se développe en intracellulaire dans les macrophages et sa période d’incubation oscille entre 7 à 10 jours. La Légionellose est transmise par inhalation de microgouttelettes d’eau lors d’un contact avec une source d’infection.
Le diagnostic de la maladie est facile à condition qu’il soit évoqué. Il repose sur des critères cliniques, radiologiques mais surtout bactériologiques. Faute de traitement, la Légionellose entraine une pneumopathie atypique pouvant se compliquer d’atteinte neurologique, rénale, cardio-vasculaire mais plus grave encore, l’insuffisance respiratoire aigue.
La stratégie thérapeutique a grandement évolué ces dernières années vues l’émergence de nouvelles molécules plus efficace que l’érythromycine qui était considérée jusqu’à lors comme la molécule de référence comme l’azithromycine, les fluoroquinolones, certaines cyclines, les kétolides ainsi que la rifampicine en association.
Cependant, malgré les grands progrès dans la prise en charge de la maladie des légionnaires, le nombre de cas diagnostiqué ne fait qu’accroitre et serait dû à la grande propagation des installations climatiques.
La prévention reste le meilleur moyen de lutte. Elle n’est recommandée que s’il y a présence d’un cas et repose sur deux volets : la prévention des sujets contact et la prévention des installations
Le syndrome SAPHO à propos d’un cas et revue de la littérature.
Introduction : Le syndrome SAPHO (synovite-acné-pustulose-hyperostose-ostéite) est une maladie chronique d'origine inconnue caractérisée par des manifestations hétérogènes ostéo-articulaires et cutanées. Nous rapportons dans ce travail un nouveau cas marocain.
Observation : on rapporte l’observation d’une patiente âgée de 32 ans atteinte d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin depuis l’âge de 10 ans. Elle présentait une acné, un psoriasis, une pustulose palmo-plantaire, associées à une synovite, une ostéite multifocale (des deux avants bras, de l’ischion droit et une périostéite orbitaire bilatérale) et une hyperostose de la paroi thoracique antérieure, l’ensemble validant les critères d’inclusions officiels du syndrome SAPHO. La particularité du cas rapporté est une association cutanée avec une pustulose sous cornée, et un pyoderma gangranum ainsi qu’un problème de diagnostic différentiel avec l’ostéosarcome périosté.
Discussion : à travers cette observation, nous décrirons les différents aspects radiologiques de l’atteintes ostéo-articulaire, ainsi que les manifestations cutanées rencontrées au cours de cette entité, nous discuterons de l’association syndrome SAPHO et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, et l’intérêt des moyens d’investigations biologiques, histologiques et radiologiques dans le diagnostic différentiel, nous essayerons d’éclaircir l’étiopathologie, et de rapporter les différentes options thérapeutiques décrites.
Conclusion : Nous inciterons dans ce travail sur l’intérêt du diagnostic précoce et du traitement adapté du syndrome SAPHO, qui pâtit encore d’une insuffisance d’informations, ce qui permettra d’évité une errance diagnostic et une prise en charge précoce et adéquate