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Profil epidémiologique de la leishmaniose cutanée dans la province de Ouarzazate .
Introduction : les leishmanioses constituent un problème de santé publique persistant au Maroc. Notre étude a été menée dans le but de rapporter les données de la surveillance épidémiologique de la leishmaniose cutanée dans la région d’Ouarzazate et également d‘apprécier la stratégie thérapeutique et préventive pour lutter contre cette parasitose.
Matériels et Méthode : Il s‘agit d‘une étude rétrospective d’investigation épidémiologique de la leishmaniose cutanée à partir des cas diagnostiqués et déclarés dans la région de Ouarzazate du 1er janvier 2005 au 31décembre 2010.
Ce travail est réalisé en collaboration avec le laboratoire de parasitologie et mycologie de l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V- Rabat et le service des infrastructures et des activités ambulatoires provinciales où tous les cas diagnostiqués dans la région de Ouarzazate sont enregistrés.
Résultats : Nous avons eu une LCM de 64,4% et de LCT de 35,6%. L’âge moyen des patients est de 14,1+/- 15,97. Le sexe ratio H/F = 0,7. Les lésions siègent préférentiellement aux membres inférieurs et supérieurs suivi du visage.
Discussion : Nous avons prouvé statistiquement une relation entre le type de LC et l’âge (p=0,003), le siège des lésions (p=0), le mois de diagnostique (p=0,006). Cependant, on n’a pas pu montrer de corrélation entre le type de LC et le sexe.
Conclusion : Malgré les mesures préventives mises en place, la leishmaniose cutanée est difficile à éradiquer
Vaccination anti-grippale et pandémie A/H1N1.
Le 11 Juin 2009, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré une pandémie due au virus A /H1N1 2009. Quarante pays ont entamé par la suite des campagnes de vaccination visant à atténuer la transmission du virus. Nombreux sont ceux qui estimaient que ce vaccin n'a pas fait l'objet de tous les tests nécessaires pour assurer son innocuité, tandis que les autorités assurent que le vaccin est totalement sans risque.
Dans ce cadre, nous avons effectué une enquête prospective dans le but d’évaluer l’adhésion à la vaccination contre la grippe A (H1N1) et de comparer les effets secondaires constatés après la vaccination contre la grippe saisonnière et ceux constatés après la vaccination contre la grippe A (H1N1). Cette enquête a été menée à 2 niveaux:
• 3 hôpitaux du CHU Rabat, un questionnaire anonyme a été distribué auprès de 607 personnels de santé entre le 22-11- 2009 et le 07-01-2010.
• 4 centres de santé à Rabat (Amal, Diour Jamaa, Hassan, Akkari), nous avons pu recueillir les données concernant 1551 personnes de la population générale vaccinée contre la grippe H1N1entre le 10-12-2009 et le 12-01- 2010.
Les effets indésirables du vaccin contre la grippe A (H1N1) sont dominés par les réactions au niveau du site d’injection (22.44%), les réactions générales (20.46%), ainsi que les réactions neurologiques (26.4%). Les pourcentages de déclarations restent toutefois plus importants que ceux de la vaccination contre la grippe saisonnière.
Notre étude a montré également que l’adhésion à la vaccination contre la grippe A H1N1 a été faible, 22% chez le personnel de santé et 1,6 % chez la population générale, ce qui doit motiver l’activation et le renforcement des campagnes d’information et de sensibilisation des populations à risque dont les personnels de santé
Place du traitement non chirurgical dans les kystes osseux essentiels de l’enfant – À propos de 24 cas
Notre travail a porté sur une série de 24 patients âgés de 3 à 15 ans diagnostiqués et suivis pour kyste osseux essentiel (KOE), ayant été pris en charge par un traitement à base d’injection de corticoïdes et/ou de moelle osseuse avec ou sans recours au traitement chirurgical au sein du service d’orthopédie de l’hôpital d’enfant de Rabat. Nos patients ont été suivis sur une période de 14 ans, de 1995 à 2008, avec un recul minimal de 2 ans. La majorité de nos patients sont de sexe masculin (79,17%), âgés de 5 à 10 ans (54,17%). Nos résultats ont montré que le KOE est localisé le plus souvent au niveau de l’extrémité supérieure de l’humérus (50%) ou au niveau du fémur (41,66%). La fracture est le mode de révélation le plus fréquent (45,16%) pour le KOE de l’humérus. Le KOE du fémur s’est fréquemment révélé par la douleur ou la boiterie. La radiographie standard a permis le diagnostic chez 79,17% de nos patients. L’appréciation du risque fracturaire s’est basée sur l’évaluation des signes de l’activité kystique et sur le calcul de l’index kystique. Les résultats thérapeutiques globaux montrent que nos patients ont rencontré un taux de guérison totale de 65,22%, un taux de guérison partielle de 8,70%, un taux de guérison de 17,39% après complément de traitement chirurgical qui consistait le plus souvent à faire un curetage avec comblement, un taux d’échec qui ne dépassait pas 8,70% et 1 seul cas a été perdu de vue. La corticothérapie a permis d’obtenir un taux de guérison totale de 76,47%, un taux de guérison partielle de 5,88% et un taux d’échec de 17,65%. L’injection de la moelle osseuse seule ou associée à la corticothérapie a permis d’obtenir un taux de guérison totale de 33,33%, un taux de guérison partielle de 16,67%, et un taux d’échec de 50% nécessitant alors un complément chirurgical. Le traitement chirurgical réalisé chez 25% de l’ensemble de nos patients a donné un taux de réussite de 66,67%.
En conclusion, les résultats de notre étude montrent que la prise en charge diagnostique et thérapeutique des KOE était globalement satisfaisante
Luxation récidivante de l'épaule le traitement chirurgical selon Latarjet à propos de 37 cas.
Il s’agit d’une étude rétrospective de 37cas de luxations récidivantes de l’épaule, traités selon la technique de LATARJET, au service de Traumato-Orthopédie de l’hôpital Avicenne de rabat sur une période de 6 ans, de 2003 à 2009.
Dans notre série, la LRE intéressait surtout le sujet adulte jeune, avec un âge moyen de 27 ans.
La prédominance du sexe masculin était nette, ainsi que le contexte traumatique, retrouvé dans 95% des cas.
Tous les patients ont bénéficié d’un bilan radiologique standard préopératoire.
L’encoche humérale a été retrouvée dans 18,9% des cas, et l’éculement du bord antéro-interne dans 67,5%.
Tous les patients ont été opérés par la technique de Latarjet.
Les résultats de notre série sont satisfaisants :
• 75,6 % des patients ne se plaignaient d’aucune douleur.
• La stabilité était parfaite dans 29 cas.
• Une mobilité normale était restaurée dans 75,6 % des cas.
• Nous avons noté 4 cas de patients porteurs d’une arthrose postopératoire.
Au total, nous avons obtenu 78,4 % de bons résultats contre 21,6 % de moyens et mauvais résultats.
Ce travail rejoint les résultats des revues de la littérature confirmant que la technique de Latarjet est la plus fiable dans le traitement des LRE, avec bons résultats fonctionnels, et le moins de complications
Chirurgie des colites inflammatoires chez l’enfant (à propos de 13 cas).
Les colites inflammatoires sont des affections inflammatoires chroniques de l’intestin. Il s’agit d’affections médico-chirurgicales, leur traitement est initialement médical et devient chirurgical en cas de complication ou échec du traitement médical.
Notre étude est rétrospective et concerne une série de 13 cas de colites inflammatoires dont un cas de rectocolite ulcéro-hémorragique(RCH), tous opérés au service de chirurgie A de l’hôpital d’enfants de rabat, sur une durée de 10 ans (1999-2009). Son but est d’expliquer les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et paracliniques des colites inflammatoires et de préciser les indications et la place du traitement chirurgical dans la prise en charge des colites inflammatoires chez l’enfant.
L’âge moyen des patients opérés était de 14,4 ans, avec un sex-ratio qui était de un. La localisation la plus fréquente pour le crohn était la localisation iléo-caecale, alors qu’elle intéressait l’ensemble du cadre colique, y compris le rectum pour le cas de recto-colite hémorragique. L’indication principale de la chirurgie était les fistules entéro-cutanées (25%).
On peut dire que la place du traitement chirurgical reste importante, la chirurgie est dominée par les gestes d'exérèse selon la localisation de l'atteinte. Dans notre série, l'exérèse a été pratiquée dans 11 cas, l'intervention la plus utilisée est la résection iléo-caecale. Dans le seul cas de RCH, une colectomie totale avec anastomose iléo anale ont été nécessaires.
Les suites opératoires ont été marquées par l'apparition chez deux malades d'une récidive ayant abouti à une fistule entéro-cutanée au niveau de la fosse iliaque droite qui a bien évolué sous traitement médical, un patient a présenté une septicémie dans le post-opératoire et il est décédé en réanimation
Textes et chartes internationaux sur l’éthique médicale à la lueur des enseignements divins.
Dans la foulée de l'évolution et des mutations liées à l'accélération des nouvelles technologies biomédicales et des systèmes de santé, notre génération est témoin d'une agitation radicale de notre patrimoine des valeurs morales et des codes de conduite.
La réponse aux interrogations du professionnel de la santé concernant la recherche du soin, le respect et la protection des personnes lorsqu'il y a conflit de valeurs et de choix, se trouve dans l'éthique médicale et dans ses textes et chartes internationaux, mais aussi et d'abord dans les enseignements divins pour le médecin et le soignant soucieux de garder la connaissance sur la voie appropriée prescrite par Dieu.
En effet, pour tenir compte de l’éthique dans une décision clinique, un soignant fait appel à ce qui est prescrit par les textes de références d’ordre juridique et déontologique. Mais ce serait réduire les soignants à des exécutants que de limiter l’éthique médicale au caractère technique de ces textes.
Matériel et méthode
Partant de là, et après avoir tracé le contexte et défini quelques notions relatives à l’éthique médicale, nous avons relaté les principaux cas de figure médicaux et biologiques contemporains nécessitant un débat d’ordre éthique, allant de l’information du patient à l’expérimentation sur l’Homme et l’utilisation de ses organes, et de la procréation aux questions de fin de vie (euthanasie et soins palliatifs) en passant par l’avortement.
Notre problématique ainsi abordée, nous avons colligés les textes et chartes internationaux propres à chaque question éthique et alimenté le débat par l’apport du point de vue des instances religieuses judaïques, chrétiennes et islamiques, et des versets des livres saints chaque fois que cela a été possible. Parce qu’à travers une telle confrontation, nous comprenons que l’attente du patient et la subjectivité de son cas médical dit beaucoup plus de l’éthique qu’un traité, et qu’il arrive beaucoup plus souvent que nous ne pensons, que notre expérience nous dicte une conduite qui n’est pas conforme au cas général envisagé par tel ou tel texte.
Discussion
Notre premier objectif était de confronter textes de loi, codes et chartes au contenu des textes religieux pour faire ressortir l’utilité du débat éthique quand il y a lieu, au service du malade, et de prendre une décision difficile sans prétendre que ces textes de référence ne soient le tout de l’éthique. Contraints de délivrer ce travail dans des délais raisonnables et conscients que le débat collégial sur des questions comme le clonage ou les banques des produits du corps humain, reste d’actualité et en perpétuel mouvement, nous n’avons pas pu atteindre complètement cet objectif. Nous souhaitons, donc, compléter ce travail et l’enrichir par une publication qui pourrait servir de « boîte à outils » ou du moins de base de réflexion aux équipes soignantes.
Conclusion
Ce travail se veut donc, non seulement une publication à caractère académique, mais aussi et essentiellement, un outil de travail permettant au lecteur d’avoir entre les mains une synthèse des connaissances dans ce domaine, actualisée à ce jour, assez large sans pour autant être exhaustive
Facteurs prédictifs de la transfusion sanguine dans la chirurgie de résection hépatique
L’hémorragie représente la principale complication de la chirurgie de résection hépatique. Celle-ci est souvent greffée d’importantes pertes sanguines en périopératoire avec un taux de transfusion variant de 10% à 30%. Les conséquences de l’hémorragie combinées aux effets délétères de la transfusion sanguine imposent une gestion pluridisciplinaire des patients candidats à une chirurgie de résection hépatique.
But de l’étude
Identifier les facteurs prédictifs de la transfusion sanguine dans la chirurgie de résection hépatique tumorale.
Patients et méthodes
Etude rétrospective, durant la période Janvier 2000 - Octobre 2009, portant sur 94 patients, ayant bénéficié d’une chirurgie de résection hépatique. Les paramètres recueillis étaient : l’âge, le sexe, les comorbidités, l’existence de cirrhose, l’étendue de la résection, la notion de clampage vasculaire, la durée de l’intervention chirurgicale, la transfusion de dérivés sanguins et la morbi-mortalité périopératoire. Nous avons procédé à une analyse univariée puis multivariée des facteurs susceptibles de prédire la transfusion sanguine en périopératoire.
Résultats
41 patients ont été transfusés, soit 43,6 %. La moyenne des culots globulaires transfusés était de 1,31. Deux facteurs prédictifs de transfusion sanguine ont été dégagés : une durée d’intervention chirurgicale dépassant quatre heures (p=0.022) et la réalisation de clampage vasculaire (p=0.001).
Discussion-Conclusion
La chirurgie de résection hépatique est une chirurgie à haut risque hémorragique. La réduction de ce risque, nécessite une meilleure prise en charge périopératoire avec appréhension et contrôle des facteurs susceptibles d’augmenter le risque hémorragique et la transfusion sanguine
Cicatrisation et plaie cutanée chez l'enfant.
La peau est un organe dynamique. Elle possède un rôle de protection, d’échanges métaboliques, mais joue également un rôle esthétique et social.
Toute effraction cutanée entraine une cascade de réactions biologiques, dont le but est de rétablir au plus vite et au mieux ces fonctions.
La réparation des tissus endommagés par un tissu conjonctif non spécifique et un tissu épithélial propre à la peau aboutit à la cicatrice.
Dans notre travail on a essayé de revoir les différentes étapes de la cicatrisation, les phénomènes cellulaires, moléculaires et biochimiques qui entrent en jeu dans la cicatrisation cutanée et leur cinétique, ainsi que les facteurs qui peuvent l’influencer.
Néanmoins, il arrive que cette cicatrisation soit pathologique (hypertrophique ou chéloïdienne) ou aboutisse à un résultat cicatriciel défectueux ou vicieux.
Actuellement la prise en charge des anomalies de la cicatrisation a connu des progrès récent par l'apparition des traitements innovant qui reste en cours de développement
Etude prospective des infections génitales au laboratoire de bactériologie de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V de Rabat.
Objectifs :
- Identifier le profil étiologique des infections génitales.
- Evaluer les profils de sensibilité aux antibiotiques des isolats.
Matériels et Méthodes : Etude prospective descriptive sur une période de 6 mois, menée par le service de Bactériologie de l’HMIM V de Rabat. Ont été inclus tous les patients suivis à titre externe ou hospitalisés et ayant bénéficié d’un prélèvement génital pour étude cytobactériologique.
Résultats : Au cours de la période d’étude, 742 patients ont été colligés, correspondant à 706 femmes et 36 hommes. L’étiologie des infections génitales chez la femme est dominée par les vaginoses bactériennes. Les agents responsables d’IST ne représentaient que 0,2%. Chez l’homme, les urétrites gonococciques représentaient 7,69%, les urétrites non gonococciques à Chlamydiae trachomatis 10,53% et à Mycoplasmes 15,79%. Les urétrites non gonococciques bactériennes, en dehors de Chlamydia et Mycoplasmes, sont l’étiologie la plus fréquente avec 78,95% des cas. Sur les 742 prélèvements colligés Chlamydiae trachomatis a été retenue dans 0,4% des cas, Neisseria gonorrhoeae (0,27%), Mycoplasmes (4,71%), Streptococcus agalactiae (12,26%), levures (22,50%) et autres microorganismes (9,70%). Le profil de sensibilité des isolats de Mycoplasmes a montré une résistance totale aux fluoroquinolones : 33,33% des isolats d’Ureaplasma urealiticum sont intermédiaires et 66,66% sont résistants. Les isolats de Mycoplasma hominis sont intermédiaires dans 20% des cas et résistants dans 80%.
Le taux de sensibilité aux Tétracyclines des isolats de Streptococcus B a été très faible: 5,5% pour la tétracycline et 8,8% pour la minocycline.
Ce profil bactérien reste à confirmer par une autre étude généralisant la biologie moléculaire pour le diagnostic du gonocoque, Chlamydiae trachomatis voir les Mycoplasmes
Vaccins et Vaccination.
L’histoire de la vaccination remonte à l’antiquité ; à cette époque déjà des constats empiriques que certaines maladies ne pouvaient se contracter plus d’une fois permirent de conclure en l’installation d’une probable immunité chez les malades. C’est surtout avec Jenner, puis Pasteur qu’un grand pas fut franchi dans la compréhension des mécanismes de l’immunisation, puis les premiers types de vaccins furent mis au point.
Ces vaccins, dits classiques sont constitués soit par des germes vivants atténués par mise en culture dans des conditions défavorables ou par voie chimique, soit par des germes tués gardant leur pouvoir antigénique ou enfin par des fractions antigéniques purifiées. Les nouvelles technologies ont permis à ce jour le développement de nouveaux types de vaccins (Vaccins à ADN, vecteurs vivants recombinants, VLP, plasmoVLP, Vaccins cellulaires) dont les caractéristiques principales sont une bonne immunogénicité et une meilleure tolérance.
Une fois administrés, les vaccins font appel au système immunitaire où la coopération entre les différents types de cellules permet la formation d’anticorps et l’installation d’une mémoire immunitaire durable suivant les rappels. Les vaccins ayant fait leurs preuves dans le recul de nombreuses maladies, ils sont de nos jours regroupés en calendriers applicables à des catégories de population surtout que les effets secondaires sont le plus souvent minimes ou rares et l’efficacité est parfois remarquable.
La recherche vaccinale est en cours, la dernière décennie a vu l’apparition de nouveaux vaccins (vaccins contre les rotavirus, contre le papillomavirus…) qui se sont montrés efficaces et surs. L’actualité des recherches se focalise sur de grandes pandémies comme le sida, le paludisme, de nombreuses pistes basées sur les nouvelles technologies sont explorées mais des résultats tangibles tardent à poindre