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Fièvre des marécages : invincible et mutuelle.
Le paludisme est une érythrocytopathie fébrile et hémolysante, c’est une endémie parasitaire majeure provoquée par un hématozoaire du genre plasmodium.
Il sévit principalement dans les zones tropicales et intertropicales du globe. L’OMS déclare qu’il s’y produit chaque année entre 270 et 480 millions de cas cliniques, et entre 1,5 et 2,7 millions de décès ; un enfant de moins de 5 ans sur 20 meurt de paludisme, ainsi le diagnostic de paludisme doit être évoqué devant tout ictère fébrile au retour d’une zone d’endémie.
Le diagnostic positif qui varie d’un accès palustre simple à un neuro-paludisme, est confirmé par la présence, à n’importe quel stade, de l’hématozoaire dans le sang. Il est objectivé par le frottis sanguin et la goutte épaisse, technique de concentration de référence, remplacée par de nouvelles méthodes telles que la détection d’antigènes palustres par le TDR, le QBC malaria test, Ainsi que la détection des acides nucléiques par les techniques d’amplification génique.
La prophylaxie reste la meilleure technique de lutte contre la paludisme, cette prophylaxie comprend deux volets : La chimioprophylaxie qui dépend de la zone, de la saison et du sujet, et la lutte antivectorielle qui consiste en plusieurs mesures tels que : la pulvérisation intradomiciliare, les moustiquaires imprégnées d’insecticides , les répulsifs, les vêtements imprégnés d'insecticides, la gestion des gites larvaires et la technique de l’insecte stérile.
Sous traitement antipaludique, la guérison peut être obtenue sans séquelles, cependant , au cours de l’infestation par le plasmodium falciparum, le pronostic vital est mis en jeu du fait de la multiplication des schizogonies au niveau des capillaires de l’organisme dans un tableau d’hyperthermie
Les dermatoses au cours d’une infection vih/sida chez l’enfant.
Le syndrome de l’immunodéficience acquise (SIDA) est un ensemble de manifestations infectieuses et /ou tumorales, secondaires à une immunodépression cellulaire profonde provoquée par un rétrovirus (VIH).
L’infection à VIH demeure un problème majeur de santé publique dans le monde.
La transmission peut se faire par transfusion ou don d’organe, par voie transplacentaire et surtout par voie sexuelle. Un seul contact suffit pour être infecté.
Le diagnostic clinique est basé sur des manifestations cliniques qui sont soit en rapport avec le virus lui-même soit secondaires au déficit immunitaire engendré par le virus.
Le diagnostic biologique de l’infection à VIH repose sur des méthodes directes et indirectes.
La mesure régulière du taux de lymphocyte CD4+ est le test le plus fiable pour l’évaluation du statut immunitaire.
Chez l'enfant les manifestations cutanées les plus fréquentes sont la candidose buccale, l'herpès cutanéo-muqueux et les infections bactériennes. Ces dermatoses infectieuses sont rarement dues à des agents infectieux opportunistes. Souvent il s'agit de dermatoses courantes, mais l'extension des lésions, leur évolution rapide, le manque d'efficacité des thérapeutiques, et la fréquence des rechutes évoquent une infection par le VIH.
Le traitement existe en deux classes d’Antirétroviraux qui agissent sur deux sites différents dans le cycle de la réplication du VIH : Les inhibiteurs de la transcriptase inverse et les inhibiteurs de la protéase (I P).
Les bases de la prescription se résument en: sérologique de confirmation, dosage de la charge virale si possible, classification immuno-clinique et traitement des infections opportunistes.
Chez l’enfant, cette affection est encore plus complexe, le diagnostic n’est pas facile et la prise en charge est encore plus compromise par un manque de données pharmacocinétiques pour plusieurs molécules antirétrovirale
Tabagisme péri opératoire: évaluation des pratiques à l'HMMI.
But de l’étude : Le tabagisme est responsable de nombreuses complications péri opératoires. Les sociétés savantes en particulier la SFAR ont émis des recommandations sur la prise en charge du tabagisme péri opératoire. Afin d’évaluer les pratiques au sein de notre formation nous avons réalisé cette enquête.
Matériel et Méthodes : enquête transversale par questionnaire du 1er au 7 juillet 2013 auprès de 76 patients des services de chirurgie de l’HMMI. La saisie et l’analyse des résultats sont faites sur logiciel Excel.
Résultats et analyse : la prévalence globale est de 30%, soit 30,26 % chez les hommes et 0 % chez les femmes. Elle est respectivement de 27 %, et 18% en traumatologie et en viscérale. Ce taux de fumeurs est variable de 0% ,5% jusqu’à 9% selon l’âge. L’étude des fumeurs montre que 26 % et 17% ont commencé à fumer respectivement à 22 ans et à 16 ans. Concernant L’attitude du personnel médical et paramédical, 82% des patients rapportent qu’ils ont bénéficié d’une éducation à l’arrêt dont 87% ont arrêté la cigarette en pré opératoire ; il s’agit d’un arrêt brutal dans 75% des cas. Environ 68% des fumeurs estimaient qu’ils pouvaient arrêter définitivement le tabac.
Conclusion :Etant donné que la prévalence du tabagisme en période péri opératoire dans les services de chirurgie de l’HMMI est proche de celle de la population générale, il est nécessaire de développer les connaissances des acteurs de santé et de renforcer le rôle du personnel médical et paramédical dans la lutte anti-tabac en préconisant une formation continue et en élaborant des outils pratiques pour faciliter l’aide à l’arrêt
L’analyse des principes des nouvelles techniques d’hémoculture et la détermination du profil de sensibilité aux antibiotiques des principales bactéries isolées d’hémoculture.
L’hémoculture est un examen primordial qui permet de mettre en évidence le passage des microorganismes dans le sang, ceci malgré les problèmes rencontrés, soit lors du prélèvement et l’acheminement comme la contamination soit lors de l’interprétation en cas de faux positifs ,les paramètres pré-analytiques sont essentiels pour rendre des résultats de qualité Afin de diminuer le risque de faux positifs et d’identifier avec certitude la ou les bactéries incriminées. Des situations infectieuses nouvelles, avec la multiplication des états d’immunodépression, et divers facteurs épidémiologiques et environnementaux ont contribué à modifier le profil microbiologique des microorganismes impliqués. Avec l’automatisation des hémocultures, on obtient une rapidité accrue des techniques et de leurs résultats, une amélioration de la sensibilité, de la fiabilité et une accélération des délais de lecture automatisée.
Toute fièvre non expliquée doit faire chercher un état septicémique que le tableau soit évocateur ou que la fièvre soit isolée. Une hypothermie majeure, avec une température à 36,5C, doit faire rechercher un état septicémique, l’isolement et l’identification de la bactérie, cliniquement significative, doivent être complétés par la connaissance de l’épidémiologie bactérienne et de la sensibilité aux antibiotiques des isolats d’hémoculture, continuellement actualisée, qui est indispensable à la mise en place d’une antibiothérapie présomptive adaptée. En effet, en pratique, le traitement initial reste souvent probabiliste, dans l’attente d’une orientation sur les premiers résultats de l’hémoculture puis de l’antibiogramme. La durée de cette inadaptation joue un rôle péjoratif sur le pronostic. Dans le but d’un diagnostic rapide pour une meilleure prise en charge des états bacteriemiques, la collaboration étroite entre le clinicien et le microbiologiste s’avère donc nécessaire
Infiltration subfasciale à la bupivacaine dans la chirurgue de l’hernie inguinale.
La réduction de la douleur postopératoire dans la chirurgie de la hernie inguinale avait fait l’objet de plusieurs études. L’infiltration de l’incision peut être une technique efficace dans la prise en charge de cette douleur.
Il s’agissait d’une étude prospective randomisée en double insu, comparant deux groupes de patients : un groupe infiltré par de la bupivacaïne (Gr: B) et le deuxième par un placebo (Gr: P). En plus des caractéristiques démographiques et de la classe ASA, l’intensité de la douleur postopératoire au repos et à l’effort de toux, la consommation de morphine ainsi que les effets secondaires étaient comparés. La satisfaction des patients à la sortie et la douleur chronique à trois et à six mois étaient aussi évaluées.
Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes concernant les caractéristiques démographiques, les classes ASA et l’incidence des effets secondaires. Cependant, la différence était significative concernant la réduction de la douleur postopératoire aussi bien au repos qu’à l’effort dans le Gr: B. Les patients du Gr: P étaient moins satisfaits de la technique et accusaient plus de douleur chronique.
L’infiltration subfasciale de l’incision demeure une technique simple et efficace dans la réduction de la douleur postopératoire particulièrement durant les 24 premières heures
Le HELLP syndrome .
Associant une hémolyse, une cytolyse hépatique et une thrombopénie, le HELLP syndrome est la traduction biologique d’une microangiopathie gravidique disséminée pouvant survenir lors de la pré-éclampsie et engageant le pronostic maternel et fœtal. Ce syndrome est caractérisé par un polymorphisme symptomatique, évolutif et étiologique. Toute symptomatologie digestive de la deuxième moitié de la grossesse ou du post-partum doit faire évoquer le diagnostic. La physiopathologie de ce syndrome reste toujours mal élucidée, complexe et multifactorielle malgré les différents mécanismes qui ont tenté de l’expliquer.
Le diagnostic et la prise en charge de ce syndrome font encore l’objet de controverses. Le diagnostic précoce est primordial pour l’optimisation de la prise en charge maternelle et fœtale. L’interruption de la grossesse constitue le traitement étiologique du HELLP syndrome. Cependant, en vue des risques liés parfois à cette attitude la prolongation de la grossesse pourra être discutée alors au cas par cas et après analyse du rapport risque/bénéfice.
L’objectif de notre travail est de présenter le HELLP syndrome, de point de vue épidémiologique, physiopathologique, clinique, thérapeutique et évolutif, de préciser les examens biologiques permettant le diagnostic et de rappeler le rôle du laboratoire d’hématologie dans le diagnostic
Traitement chirurgical du néphroblastome à propos de 80 cas colliges a l'hopital d'enfants de Rabat
Le néphroblastome est la première tumeur rénale maligne de l’enfant.
Il s’agit d’une étude rétrospective, étalée de janvier 2008 en décembre 2010 de 80 cas de néphroblastomes confirmés.
L’âge moyen de survenue était de 36 mois (extrêmes 1mois–12ans) et le sexe ratio était de 0.86. Le principal motif de consultation était la masse abdominale (95 %). Deux cas avaient une malformation à type de rein en fer à cheval et hémihypertrophie corporelle, cinq cas avaient des antécédents de néoplasie dans la famille autre que rénale. Le bilan d’extension a objectivé des métastases chez 13 patients.
Tous les enfants de notre série ont bénéficié d’une chimiothérapie préopératoire. Une néphrectomie a été faite dans 75 cas, associée à une tumorectomie cunéiforme contre latérale dans 1 cas. L’examen anatomopathologique de la pièce opératoire a révélé que 81.6 % des tumeurs étaient d’histologie standard, alors que 18.4 % étaient d’histologie défavorable. Selon la classification de la Société internationale d’oncologie pédiatrique (SIOP), 23 tumeurs ont été classées de stade I, 12 de stade II, 25 de stade III, 15 de stade IV et 5 de stade V.
L’évolution a été marquée par des rechutes métastatiques dans 10% des cas et favorable dans 73 % des cas. Quatre décès ont été recensés dans cette série (3.75 %)
Les Malrotations Intestinales (à propos de 111 cas )
Les anomalies de rotation intestinale correspondent à une absence ou arrêt de la rotation de l’anse intestinale primitive autour du pédicule mésentérique supérieur au cours de la vie embryonnaire.
Les signes cliniques sont variables, ils peuvent réaliser un tableau d’occlusion néonatale, ou donner une symptomatologie chronique. Certaines malformations peuvent être associées, et la malrotation serait découverte fortuitement.
C’est une pathologie rare dont la gravité est liée au risque de nécrose intestinale..
Nous avons analysé rétrospectivement les dossiers de 111 cas de malrotation intestinale admis au service des Urgences Chirurgicales Pédiatriques, sur une période de 35 ans (1977 – 2012)
Dans notre série, nous avons noté une prédominance masculine.72 garçons pour 39 filles .L’âge du diagnostic variait entre la naissance et 14ans.
Les symptômes sont apparus avant le 1er mois de vie dans 83 cas .Ces symptômes peuvent traduire une occlusion néonatale ou être en rapport avec une malformation associée clniquement dans 29 cas.
Le bilan reposait en général sur la radiographie thoraco-abdominale sans préparation,l e TOGD, et parfois le LB . L’échographie associée au doppler posait le diagnostic du volvulus dans certains cas en mettant en évidence le « whirpool-sign ».
Le traitement était débuté par des mesures de réanimation quand l’état du patient le nécessitait, suivies de la chirurgie, soit pour corriger la malrotation intestinale diagnostiquée, soit pour corriger une malformation associée ayant constitué l’indication opératoire.
La malrotation intestinale isolée traitée précocement a une bonne évolution, le pronostic est influencé par le retard diagnostic et par l’existence de malformations associées
La Maladie exostosante. Aspects diagnostiques et thérapeutiques à propos d’une série pédiatrique de 25 cas.
La maladie exostosante est une pathologie autosomique dominante caractérisée par le développement de multiples excroissances ostéo-cartilagineuses, essentiellement durant la période de croissance. Nous avons réalisé une étude rétrospective, effectuée sur 25 patients colligés au Service de Traumato-orthopédie Pédiatrique de l’Hôpital d’Enfants de Rabat, sur une période de 17 ans, allant de 1995 à 2011. L’objectif de notre travail est de discuter le profil de cette pathologie dans notre contexte et d’évaluer les résultats des traitements instaurés.
L’âge moyen de nos patients était de 11 ans, 56% étaient de sexe féminin. L’antécédent familial de maladie exostosante était retrouvé chez 7 patients (28%). Le premier motif de consultation était la douleur (56%). Le nombre moyen des exostoses était de 6,5/patient. Ces exostoses intéressaient les os longs (87%), dont les 3 localisations principales étaient le Fémur, le Tibia et l’Ulna. L’atteinte métaphysaire était prédominante (55,6%). Nous avons enregistré une main botte ulnaire chez 8 cas (32%). 26% des masses étaient opérées. Des gestes de correction orthopédique étaient pratiqués chez 9 patients. L’indication principale était la douleur dans 54,7%, suivie du retentissement fonctionnel dans 24%. Le recul moyen était de 2,8 ans. Deux complications étaient notées, un hyper-allongement ulnaire chez un cas et une récidive d’exostose humérale chez l’autre cas. Le résultat final était bon dans 91,6%.
Etant donné le nombre important des exostoses, les indications opératoires sont dictées par leurs complications ou leur caractère symptomatique. Face aux déviations ostéo-articulaires, le problème le plus difficile est de poser l’indication opératoire tant de sa technique que du moment opportun de sa réalisation
La pyélonéphrite emphysémateuse: diagnostic et traitement.
La pyélonéphrite emphysémateuse est une infection urinaire haute rare et grave, caractérisée par la présence de gaz d’origine bactérienne au niveau du parenchyme rénal et dans les espaces périrénaux, initialement décrite en 1898.Elle est grevée d’une lourde mortalité en dehors d’un traitement rapide et efficace.
Notre travail vise à préciser les caractéristiques cliniques et paracliniques ainsi que les particularités de la prise en charge thérapeutique de cette pathologie. Cette affection touche préférentiellement les femmes, avec une moyenne d’âge de 56 ans.
Les facteurs prédisposants les plus retrouvés sont le diabète et l’obstacle des voies excrétrices supérieures.
Le germe le plus fréquent est l’Escherichia coli.
Le tableau clinique est peu spécifique, Il faut savoir l’évoquer précocement en cas d’infection urinaire associée à des signes cliniques de gravité.
La TDM représente l’examen de choix : elle permet de poser le diagnostic, d’établir un bilan lésionnel précis, de guider le traitement, d’évaluer le pronostic et de réaliser la surveillance.
Le traitement classique était jusqu’aux dernières années la néphrectomie. Plusieurs auteurs préconisent actuellement un traitement conservateur.
En effet, une antibiothérapie urgente associée au drainage percutané est une méthode rapide, simple, réalisable même chez les patients instables, avec un taux de succès comparable à celui de la néphrectomie.
L’attitude conservatrice permet de préserver la fonction rénale, évitant au patient un recours ultérieur à la dyalise