Université Mohammed V - Rabat The Institutional Repository

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    La Xanthinurie héréditaire chez une famille marocaine : découverte fortuite

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    Introduction : La xanthinurie héréditaire est une maladie rare de transmission autosomique récessive. Elle est liée au déficit en xanthine oxydase appelée aussi xanthine déshydrogénase, enzyme intervenant dans le métabolisme des bases puriques. Observation : il s’agit d’une patiente diabétique, âgé de 49 ans qui s’est présentée au laboratoire pour un bilan biochimique sanguin dans le cadre de la surveillance de sa maladie. Les résultats étaient sans particularité à l’exception de l’acide urique qui était indétectable. Un second prélèvement à été réalisé pour vérifier ce premier résultat. Le dosage de l’acide urique urinaire était de même bas, de l’ordre de 4 mg/24 heures. Les taux élevés d’hypoxanthine et de xanthine dans les urines ont permis de retenir le diagnostic de xanthinurie héréditaire. L’enquête dans la fratrie de la patiente, a dépisté un frère porteur de la même pathologie. il s’agit d’un sujet de sexe masculin âgé de 43ans, asymptomatique avec un bilan biologique caractéristique de la xanthinurie héréditaire. Discussion: Il s’agit d’une découverte fortuite chez une famille marocaine. L’examen clinique n’a trouvé aucun signe décrit pour cette pathologie telle que des myalgies ou des arthropathies. La présence de lithiase rénale n’a pas été rapportée par l’échographie abdominale chez les deux patients. La xanthinurie héréditaire est une pathologie rare. Le déficit en xanthine oxydase est à l’origine de l’accumulation des oxypurines dont le risque majeur est la formation de calculs de xanthine et l’évolution du sujet atteint vers une insuffisance rénale. Il est rapporté que 20% des cas décrits sont asymptomatiques. Par conséquent, c’est une pathologie diagnostiquée le plus souvent de façon fortuite comme il est le cas de nos patients. Les complications graves de cette pathologie imposent une prévention précoce par des mesures hygiéno-diététiques en absence de traitement spécifique

    Le Traitement conservateur de l’ostéonécrose aseptique de la tête fémorale

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    L’ostéonécrose aseptique de la tête fémorale est l’aboutissement de diverses conditions pathologiques dont la plupart ont altéré la circulation sanguine dans la tête fémorale. Le but de notre travail est de montrer l’intérêt du traitement conservateur dans l’ONATF et de rapporter les avances faites dans le domaine thérapeutique. Nous rapportons dans cette étude une série de 10 patients atteints d’ostéonécrose aseptique de la tête fémorale traités par un traitement conservateur, ainsi que leurs caractéristiques cliniques, radiologiques et les méthodes thérapeutique. Notre série comporte 7 hommes (70%) et 3 femmes (30%), avec une moyenne d’âge de 38 ans. L’atteinte était unilatérale dans 7 cas (70%) avec prédominance du côté gauche (9 cas) et bilatéral dans 3 cas (30%). L’ONA de la tête fémorale post traumatique était la plus fréquente (30%), 2 patients avaient une ONA secondaire à la corticothérapie (20%) et une patiente avait présenté une ONA après la grossesse (10%), alors que 3 ONA de la tête fémorale étaient idiopathiques (30%). Les stades radiologiques II, III de Ficat étaient les plus fréquents et représentaient respectivement 84% et 16%. L’IRM n’a été réalisé que chez 3 patients. Sur les 10 hanches opérées, le forage avec injection du tissu osseux a été réalisé pour 4 hanches, l’ostéotomie pour 3 hanches et la cimentoplastie pour une seule hanche alors que les autres ont bénéficié d’un traitement médical. Les résultats cliniques après un recul moyen de 36 mois étaient satisfaisants dans 70% des cas. Le traitement conservateur de l’ostéonécrose aseptique de la tête fémorale est un traitement d’actualité, qui propose plusieurs techniques nouvelles permettant d’éviter ou de retarder la PTH chez un sujet jeune

    Les Kératites amibiennes à Acanthamoeba : Diagnostic et traitement

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    Les kératites à Acanthamoeba constituent une pathologie rare mais grave et potentiellement cécitante, généralement contractées par contact direct de l’agent pathogène avec une cornée lésée. Le nombre de cas est en perpétuelle augmentation vue l’utilisation massive et souvent non contrôlée des lentilles de contact, principal facteur de risque, surtout celles à but esthétique dont la vente libre constitue un réel danger. L’Acanthamoeba est un genre d'amibe abondant et omniprésent dans l’environnement humain. Ce sont des amibes libres, protozoaires pouvant accomplir la totalité de leur cycle dans la nature et ne requièrent donc pas la présence d’un hôte. En raison de la similitude des signes cliniques avec les autres types de kératites ainsi que l’absence de consensus, le diagnostic des kératites amibiennes devient difficile et conduit par conséquent à un diagnostic et un traitement retardés ou erronés, entraînant ainsi des séquelles invalidantes. Les signes cliniques sont ceux retrouvés classiquement au cours des kératites infectieuses, à savoir un œil rouge douloureux avec larmoiement, photophobie et blépharospasme, le tout associé à une baisse de l’acuité visuelle d’autant plus importante que le siège de la lésion est proche de l’axe visuel. Le diagnostic de certitude repose sur la mise en évidence de l’amibe par microscopie confocale et par un grattage cornéen profond et en périphérie de la lésion sur PCR ou culture. Le traitement repose essentiellement sur les antiamibiens de type biguanide et diamidine et est d’autant plus efficace qu’il est instauré précocement. Un traitement chirurgical pourra être envisagé en fonction de la gravité de la lésion et de l’évolution

    La leishmaniose viscérale infantile à l’hôpital provincial de Tétouan, à propos de 42 cas

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    La leishmaniose viscérale infantile (LVI) est une parasitose endémo-épidémique due à un protozoaire flagellé du genre leishmania infantum. Elle est transmise par la piqûre d’un insecte hématophage appelé phlébotome et touche essentiellement les enfants en bas âge issus de milieux défavorisés. Notre étude rétrospective, effectuée au centre hospitalier provincial de Tétouan et étalée sur 3 ans, concerne 42 cas de LVI. Elle montre une incidence annuelle moyenne de 14 cas par an et une atteinte prédominante en début d’été. L’âge des malades varie entre 11 mois et 10 ans avec un pic de fréquence entre 11mois et 24 mois et une prédominance masculine. La triade fièvre, pâleur, splénomégalie est quasi constante. La fièvre est présente dans 95,23% des cas, la pâleur dans 85,71% des cas et la splénomégalie dans 92,86 % des cas. L’hémogramme a objectivé une anémie dans tous les cas, une leucopénie et une thrombopénie dans respectivement 57 ,14 % et 83 ,4 % des cas . Le diagnostic a été confirmé par le médullogramme dans 86,84% des cas et par l’immunofluorescence indirecte dans 13,16% des cas. Tous les malades ont reçu un traitement à base de N-Méthyl-Glucamine (Glucantime®) à raison d’une seule injection en IM profonde à la dose de 80 mg/Kg/jour. L’évolution a été favorable dans la majorité des cas. Un seul cas de décès a été enregistré ainsi que 2 rechutes. Enfin, la prévalence, la gravité clinique et l’impact économique de cette parasitose imposent le renforcement des mesures préventives et le développement des moyens de diagnostic

    Les pseudotumeurs fibreuses calcifiantes chez l’enfant.

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    La pseudotumeur fibreuse calcifiante est une lésion bénigne, rare et de cause inconnue. La lésion se localise essentiellement au niveau du tissu mou profond sous forme d’une masse solitaire ferme et indolore. Elle affecte surtout l’enfant et l’adulte jeune et se caractérise histologiquement par du tissu collagène hyalinisé avec infiltrat lymphoplasmocytaire et des calcifications dystophiques et psammomateuses. Le traitement est chirurgical et le pronostic est favorable. La récidive locale a été rapportée dans certains cas, elle est rare et due surtout à l’exérèse incomplète de la lésion. Nous rapportons le cas d’une PCF chez une fille de deux ans, sans antécédent, qui présentait une masse latéro cervicale droite, indolore sans aucun signe systémique associé. Après un bilan biologique et radiologique, le traitement a consisté en une exérèse chirurgicale de la masse. L’étude anatomopathologique a conclu à une Pseudotumeur Fibreuse Calcifiante. Les suites post opératoires ont été simples et l’évolution après un an a révélée une récidive de la masse

    Toxi-infection alimentaire : Penser à Campylobacter

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    Longtemps ignorée, l’entérite à Campylobacter est maintenant reconnue comme la première cause d’infection intestinale bactérienne dans le monde, notamment chez l’enfant et représente donc un sérieux problème de santé publique. Les deux espèces Campylobater jejuni et Campylobacter coli sont les plus préoccupantes en santé humaine. Elles sont transmises par l’alimentation, principalement la viande de volaille pour Campylobacter jejuni et la viande de porc pour Campylobacter coli. Les infections à Campylobacter surviennent principalement durant la période estivale et touchent plus les garçons. Après une période d’incubation de 2 à 7 jours, la maladie est caractérisée par une diarrhée, souvent accompagnée de sang, de douleurs abdominales et de la fièvre, mais les complications possibles notamment d’ordre immunologique constituent un risque à prendre en compte notamment le syndrome de Guillain-Barré. Le diagnostic conventionnel par culture est en passe d’être supplanté par des méthodes moléculaires et immunoenzymatiques plus sensibles. Le traitement antibiotique pour les infections simples est rarement recommandé cependant une bi-antibiothérapie est nécessaire en cas d’infection systémique ou de localisation secondaire. Toutefois la résistance croissante aux fluoroquinolones est une cause d’inquiétude, expliquant le regain d’intérêt porté à ce genre de bactéries, d’où l’intérêt de la prévention

    Les traumatismes thoraciques isolés. Etude prospective à propos de 81 cas au service des urgences chirurgicales du CHU Ibn Sina de RABAT

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    Introduction : les traumatismes thoraciques sont fréquents et potentiellement graves. Leurs prise en charge au sein d’un service des urgences est une priorité absolue. Objectif de l’étude : étudier les aspects épidémiologiques des traumatismes thoraciques, déterminer les aspects anatomo pathologiques et cliniques, décrire les modalités de prise en charge diagnostiques et thérapeutiques. Matériel et méthode d’étude : c’est une étude prospective étalée sur une période de 08 mois du premier novembre2011 au deux juillet 2012. Elle a concerné tous les patients admis au service des urgences porte chirurgicales pour un traumatisme thoracique isolé soit 81 malades. Résultats : l’âge moyen de nos patients était de 35 ans avec un sexe ratio de 1,7 Homme/ femme. Le traumatisme thoracique était ouvert dans 48 cas dont 40 par arme blanche, fermé dans 33 cas dont 25 par accident de la voie publique. Tous nous malades ont bénéficié d’une radiographie pulmonaire, 71,06% d’entre eux ont eu une TDM thoracique. La contusion pulmonaire était rencontrée 30 cas, les fractures costales dans 33 cas, un volet costal dans 8 cas, et les fractures sternales dans 8 cas. Un pneumothorax était diagnostiqué dans 38 cas, un hémothorax dans 25 cas et un hémopneumothorax dans 18 cas. Le drainage thoracique a été réalisé dans 61cas, 15 cas d’abstention, et deux thoracotomies d’hémostase pour plaie pulmonaire et décaillotage. La durée moyenne de drainage est de trois jours. L’évolution était favorable dans 74 cas en dehors d’un cas de pyothorax et d’une paralysie phrénique gauche. Nous avons noté 5 décès suite à des contusions pulmonaires grave

    Fractures ouvertes de jambe traitées par fixateurs externes au service de traumato-Orthopédie CHU-IBN SINA-RABAT pendant 6 ans 2007-2012 (a propos de 61 cas).

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    Notre travail a porté sur 61 cas de fractures ouvertes de jambe, hospitalisées et traitées par fixation externe au service de traumatologie-orthopédie de CHU AVICENNE RABAT, pendant une période de 6ans allant de janvier 2007 au décembre 2012. On remarque que : Le sexe masculin est prédominant dans82%. La tranche d’âge la plus exposée est située entre 26-35ans soit 34,4% avec une moyenne d’âge de 39 ans. L’étiologie la plus fréquente est d’accident de voie publique, soit 78,7%. le côté droit est légèrement prédominant avec un pourcentage de 49,2%. Il existe une prédominance des fractures siégeant au niveau de la jonction 1/3moyen-1/3inférieur, soit 49,2 %. Les fractures complexes sont plus fréquentes, soit 67,2%. Le déplacement est transversal dans la majorité des cas, soit 31,2%. Le stade III est plus retrouvé, soit 59%. Le siége antéro-interne de l’ouverture cutanée est plus fréquent, soit 62,3%. Les résultats de notre série sont satisfaisants dans l’ensemble puisque sur les 56 blessés suivis au service, on a compté 62,5 % des résultats acceptables et 37,5% sont des complications. Par conséquent, ces résultats montrent à la fois l’efficacité de la fixation externe assurée dans notre étude par un fixateur : 55fois type HOFFMANN, 7 fois type ORTHOFIX, et la bonne adaptation dans les indications adéquates : fractures complexes avec ouverture cutanée type II et III

    Apport de la biopsie osseuse chirurgicale dans la prise en charge des ostéites chroniques.

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    La biopsie osseuse effectuée en milieu chirurgical a-t-elle sa place dans l’arsenal diagnostic et thérapeutique des infections osseuses chroniques réputées pour leur difficulté de prise en charge?Quel est son apport? Ce travail est réalisé dans le but d’apporter des réponses à ces interrogations. Il s’agit d’une étude prospective menée entre 2010 et 2012à l’hôpital militaire d’instruction MohamedV de Rabat, ayant inclus 35patients hospitalisés pour ostéite chronique. Pour chaque patient, une fiche de renseignement a été établie. Les 35cas correspondaient à 10femmes et 25hommes dont l’âge moyen était de 46 ans; chez lesquels le principal facteur de risque était l’infection post-opératoire (34%), la jambe était le site anatomique le plus atteint (46%) et les ostéites avec fistule étaient les formes cliniques les plus observées (60%). Le Staphylocoque aureus a été le germe le plus isolé, présent dans 69% des prélèvements effectués. La biopsie osseuse chirurgicale réalisée chez 18 des 35patients a posé le diagnostic autant de fois, permettant de mettre en évidence à travers la réalisation de l’étude histologique deux ostéites spécifiques et dans un cas des métastases osseuses d’un cancer prostatique. Elle a également permis, à travers la réalisation d’étude bactériologique sur les isolats, d’orienter la thérapeutique. L’association d’une antibiothérapie documentée (par biopsie osseuse) à la chirurgie a été réalisée chez 33patients de notre série. Les gestes chirurgicaux étaient dominés par la séquestrectomie et la fistulectomie (30% des cas). Nous pouvons conclure que la biopsie osseuse chirurgicale revêt un intérêt capital et non négligeable aussi bien dans le diagnostic positif que dans la décision thérapeutique, tous deux garants d’une bonne prise en charge des ostéites chroniques

    Les stomatites chez l’enfant

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    Les stomatites sont des inflammations de la cavité buccale. Elles sont fréquentes en pratique quotidienne, et la difficulté de leur diagnostic résulte de leur ambigüité morphologique et de la multiplicité de leurs causes. Certaines lésions sont d’étiologie locale aggravée par un état dentaire défectueux et défaut d’hygiène buccal. D’autres peuvent être l’expression d’une maladie dermatologique ou, d’une affection systémique chez l’enfant capable d’altérer ses défenses immunitaires locales et générales. L’établissement du diagnostic des lésions de la muqueuse buccale de l’enfant impose une démarche rigoureuse qui passe par : -L’anamnèse qui s’adresse à la personne qui accompagne l’enfant et qui précise les circonstances de survenue, les antécédents personnels et familiaux, la prise médicamenteuses et les maladies intercurrentes. -L’examen de la cavité buccale qui doit être minutieux, complété par un examen extra-buccal pour rechercher d’autres localisations, d’autres lésions. -Certaines lésions de la muqueuse buccale font suspecter une pathologie systémique sous jacente qu’il faut relever, d’où l’intérêt des examens biologiques. Les thérapeutiques de ces lésions doivent être basées sur : -Un traitement symptomatique local et ou général visant à soulager l’enfant, à lui permettre rapidement la reprise de l’alimentation et à prévenir à une surinfection secondaire. - Un traitement étiologique spécifique. - un traitement préventif. Ce travail met le point sur les aspects cliniques des stomatites de l’enfant ainsi à leurs approches diagnostiques et thérapeutiques. Aussi bien les stomatites : virales, bactériennes, mycosiques, aphteuses, bulleuses, iatrogènes, et ceux liées à des pathologies générales

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