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Apport de l’Oxygénothérapie hyperbare chez le traumatisé crânien grave.
Le traumatisme crânien (TC) reste une des premières causes de mortalité chez l’adulte jeune. Aux lésions primaires, engendrées par l’impact, se surajoutent, pendant les heures et les jours qui suivent le traumatisme crânien, des lésions secondaires. Dans tous les cas, la voie finale commune est constamment ischémique.
L'oxygénothérapie hyperbare (OHB) est une thérapie qui est appliquée dans les TC afin d’améliorer l’oxygénation des tissus ischémiques, et le métabolisme cellulaire.
Dans notre étude, nous avons sélectionné quatre patients ayant présenté des traumatismes crâniens graves qui ont séjourné dans le service de Réanimation Chirurgicale de l’Hôpital militaire d’instructions Mohamed V de Rabat durant et qui ont bénéficiés d’un traitement adjuvant à base de l’OHB.
Nous avons noté une égalisation entre les deux sexes. L’âge des patients était compris entre 17ans et 47 ans, avec un âge moyen de 32 ans. Les accidents de la voie publique représentent la cause principale des TCG.
La conduite pratique consiste en premier à la réalisation de l’examen général avec un examen neurologique détaillé (score de Glasgow) et un scanner cérébrale à l’admission.
Le traitement comporte 3 volets :
traitement symptomatique, il a comme objectif de lutter contre les agressions cérébrales secondaires d’origine systémique.
traitement spécifique : traitement de l'hypertension intracrânienne.
traitement adjuvant : des séances de l’OHB
La qualité variable des plans de recherche, le nombre restreint de patients étudiés, ne permettent pas de généraliser les conclusions de ces études à la pratique clinique et ne justifient pas pour le moment le recours à l’OHB pour traiter le traumatisme crânien
Les hémorragies gastroduodénales de stress chez le brulé grave.( a propos de 3 cas)
Le stress chez les patients de réanimation, et en particulier chez les brulés graves, entraîne un déséquilibre entre les facteurs d’agression et les facteurs de protection de la muqueuse digestive, ce qui engendre des ulcérations œsophagiennes et gastroduodénales pouvant se compliquer d’hémorragies cliniquement évidentes.
Notre travail a porté sur l'étude rétrospective de trois observations colligées dans le service des brulés de l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V à Rabat.
La genèse des lésions gastroduodénales de stress est multifactorielle, ayant comme point de départ l’état de choc couramment observé chez les grands brulés.
Sur le plan clinique l’hémorragie gastroduodénale peut se manifester par une hématémèse, un moelena, un état de choc ou un malaise inexpliqué.
L’endoscopie digestive reste la clé du diagnostic positif, et a aussi un intérêt pronostique et thérapeutique majeur.
Le traitement curatif des hémorragies gastroduodénales de stress ne diffère pas des autres causes d’hémorragies ulcéreuses.
La nutrition entérale est le pilier du traitement préventif, et peut à elle seule avoir un effet protecteur, les anti-H2 et le sucralfate sont aussi efficace, l’utilisation des IPP reste très coûteuse.
Le choix thérapeutique doit être guidé par des recommandations de bonne pratique, rédigées dans chaque unité à partir des données de littérature et de la révision de la conférence de consensus de 1988, ce qui va permettre de réduire le coût de la prophylaxie et le risque iatrogène notamment de pneumopathies nosocomiales
Les candidoses néonatales : épidémiologie, stratégies diagnostiques et thérapeutiques (à propos de 10 cas).
Les infections néonatales à Candida en particulier les infections invasives sont graves et responsables d’une mortalité et d’une morbidité croissante. L’objectif de notre étude est de déterminer la prévalence et préciser les stratégies diagnostiques, thérapeutiques et prophylactiques des candidoses au sein des unités de soins intensifs néonatales en identifiant les différentes espèces incriminées ainsi que leurs profils de sensibilité.
Nous rapportons les résultats préliminaires de deux mois d’une étude prospective observationnelle multicentrique au sein de l’HMV et l’HER. Incluant 10 patients dont 4 de sexe féminin. Nous avons réalisé 65 prélèvements périphériques et 19 hémocultures, 3 patients fébriles ont fait l’objet de prélèvements supplémentaires. Cette étude inclut : tous les nouveau-nés à terme ou prématurés hospitalisés avec éruption cutanée généralisée les premières heures/ jours de vie ou localisée (muguet buccal, localisation péri anale), ainsi que tout prématuré<37 SA ayant un PN<1500g avec les facteurs de risque suivants : AG<32SA, PN<1500g, nutrition parentérale, lipides en IV, triple antibiothérapie, Apgar< 5 à 5 min et intubation.
30 souches de candida sp. sont isolées, 29 à partir des prélèvements périphériques et une à partir des hémocultures dont 19/30 (63.33%) en faveur de Candida.albicans et 11/30 (36.66%) C.non albicans dont :(13.33%) 4/11 Candida.glabrata et (23.33%) 7/11 Candida.tropicalis. La sensibilité de ces souches vis-à-vis aux antifongiques est respectivement 86,66% pour le fluconazole, 90% pour le voriconazole, 100% pour le kétoconazole et 76,66% pour 5- flucytosine.
Malgré l’émergence de souches résistantes, l’intérêt du traitement prophylactique à base de FCZ chez tous nouveau-nés présentant des facteurs de risque reste primordial
Les mastocytoses chez l’enfant a propos d'un cas.
Les mastocytoses sont des maladies orphelines, caractérisées par l’accumulation et la prolifération anormales des mastocytes dans la peau réalisant la mastocytose cutanée ; ou dans un ou plusieurs organes réalisant la mastocytose systémique.
Les mastocytoses cutanées sont les plus fréquentes chez l’enfant, leur origine n’est pas connue, des mutations génétiques du protogène c-kit codant le récepteur transmembranaire kit, récepteur de stem cell factor, facteur de prolifération et d’activation des mastocytes ; sont retrouvées.
Sur le plan clinique, les mastocytoses réalisent des tableaux dermatologiques polymorphes dont l’urticaire pigmentaire est la plus fréquente ; souvent associées à des manifestations aigues (poussées lésionnelles et flushes) ou à une atteinte systémique.
Le diagnostic positif repose sur la clinique ( signe de Darier positif), et l’histologie, le reste des examens complémentaires rentre dans le cadre du bilan de retentissement et d’extension de la maladie .
Actuellement, en l’absence de traitement curatif des lésions, la prise en charge consiste principalement en la prévention des poussées lésionnelles et des flushs, et au traitement symptomatique.
Le pronostic des mastocytoses chez l’enfant est généralement favorable, cependant lorsqu’elles persistent, se transforment en une maladie invalidante sévère.
Nous rapportons dans notre travail le cas d’un nourrisson atteint de mastocytose, diagnostiqué et pris en charge au service de Pédiatrie4 à l’hôpital d’enfant de Rabat , avec revue de la littérature d’actualité et de perspectives thérapeutiques
LA FIBRODYSPLASIE OSSIFIANTE PROGRESSIVE CHEZ L’ENFANT A prpos de 2 cas
La fibrodysplasie ossifiante progressive(FOP) est une maladie génétique rare à transmission autosomique dominante. Le diagnostic est clinique et repose sur deux critères : des malformations osseuses congénitales des mains et des pieds (en particuliers un hallux valgus bilatéral d’aspect monophalangique) et une ossification du tissu conjonctif interstitiel des muscles striés (spontanée ou déclenchée par des traumatismes minimes). Cette ostéogenèse ectopique irréversible évolue par poussées, progressant selon un schéma anatomique précis. L’hypothèse d’une mutation génétique sur la voie de signalisation de la BMP4, responsable d’un dysfonctionnement du système immunitaire était évoquée depuis quelques années. Récemment, un gène en cause a été identifié sur le chromosome 2 : il s’agit de l’ACVR1, un des récepteurs des BMP.
La FOP est un exemple de difficulté de prise en charge, puisque aucun traitement curatif n’est efficace sur la progression de la maladie ; seule une prise en charge préventive et conservatrice associée à un traitement symptomatique des poussées peut être proposé à l’heure actuelle
la pédiculose de cuir chevelu chez l’enfant.
La pédiculose de la tête est une infestation de cuir chevelu par le pou de tête,pediculus huamanis variété capitis .
C’est une affection endémique dans les collectivités d’enfants âgées de six à huit ans.
Sa transmission est facile interhumaine se fait habituellement par contact direct avec les sujets infectés, ou indirect par le biais des brosses, peignes et des écharpes.
Elle se caractérise cliniquement par un prurit prédominant au niveau de la nuque.
Le diagnostic fait appel à la découverte des poux cachés parmi les cheveux ; mais cet examen est souvent infructueux à cause de la couleur grisâtre du parasite qui le rend difficile à voir .En fait, c’est surtout la découverte des lentes que le pou se signalera.
Le pou peut être vecteur de certaines maladies tel que le thyphus exanthématique, fièvre récurrente cosmopolite, la peste, conjonctivite phlyctenulaire ,trachome,rektsias pediculus
Le traitement est actuellement bien codifié, il suffit de traiter à l’aide de spécialités pharmaceutiques dotées parfois d’une activité pédicullicide et imagocide remarquable pour obtenir un excellent résultat.
Les spécialités pharmaceutiques sous formes de poudres, de lotions, de shampoings ou d’aérosol sont à base de substance bien connues que l’on classe volontiers en quatre familles :
Les organochlorés (DDT-Lindane), les organophosphorés (Malathion,Temenphos),les carbamates (carbaryl,propoxur)
Les pyréthrines (Bio-allethrine,Delta méthrine,Perméthrine,Phénothrine,Resméthrine).
La prophylaxie est souvent difficile. Une bonne éducation sanitaire basée sur la connaissance des habitudes du pou ne fera que limiter le risque d’infestation mais ne met pas complètement à l’abri du parasite.
Notre étude aborde le profil épidémiologique, clinique et thérapeutique de cette affection chez l’enfant
Les pyélonéphrites de la femme enceinte : place du traitement médical; indications d'un drainage de la voie excrétrice supérieure : Y'a-t-il des facteurs prédilectifs cliniques biologiques, radiologiques pour rendre le drainage licite? (Apropos de 26 cas)
Les pyélonéphrites aigues gravidiques sont fréquentes et peuvent avoir des conséquences maternelles et fœtales graves.
Leur diagnostique est évoquée devant la triade fièvre+lombalgies+troubles mictionnels.
Le germe le plus fréquemment retrouvé est l'Escherichia coli.
La pyélonéphrite aigue gravidique est une urgence médico-chirurgicale compte tenu de ces conséquences potentielles.
A travers ce travail rétrospectif, nous avons essayé de déterminer les facteurs prédilectifs cliniques, biologiques et radiologiques qui permettent de se limiter au traitement médical ou d'associer un drainage de la voie excrétrice supérieure dans la prise en charge des pyélonéphrites aigues gravidiques.
La fréquence de la pyélonéphrite aigue gravidique par rapport aux pyélonéphrites aigues en général a été de 27,95% avec une prédominance chez les primipares de 53,84.
Son pic de fréquence se situe à 73,08% pour les gestantes âgées de 19 à 37 ans ainsi qu’au troisième trimestre (77%) de la grossesse
La triade clinique fièvre+lombalgie+troubles mictionnels et l'échographie rénale sont les éléments important du diagnostique.
L'antibiothérapie probabiliste a été débuté d'emblée et adaptée en fonctions des résultats de l'examen cytobactériologique des urines. Sa durée est de trois à six semaines en fonction de l'évolution clinique.
La protéine C réactive est un marqueur de progression de la maladie ou de l'efficacité thérapeutique.
Les principaux facteurs prédilectifs du drainage de la voie excrétrice supérieure sont: persistance de la symptomatologie clinique, du syndrome infectieux et des anomalies visibles à l'échographie rénale ainsi que l'altération de la fonction rénale.
La montée de la sonde JJ est le principal traitement urologique
La Pyelonephrite Emphysemateuse : Traitement Conservateur
La pyélonéphrite emphysémateuse est une infection nécrotique du rein caractérisée par la présence de gaz au sein du parenchyme rénal, des cavités excrétrices ou des espaces péri rénaux. C’est une affection rare, survenant préférentiellement chez les diabétiques et liée au développement de germes anaérobies et aérobies. Affection grave, engageant rapidement le pronostic vital. La tomodensitométrie est l’examen de référence qui permet de poser le diagnostic et d’établir une classification radiologique ayant une valeur pronostique. L’attitude thérapeutique est basée sur L’antibiothérapie précoce. Le drainage percutané est la première étape thérapeutique dans la majorité des cas, mais ne doit pas retarder une éventuelle néphrectomie de sauvetage.
La cystite emphysémateuse (CE) est une complication rare de l’infection urinaire. Elle survient souvent chez les diabétiques. La non spécificité de la présentation clinique fait de la radiologie, en particulier le scanner, l’indispensable outil diagnostique en objectivant la présence de gaz dans la paroi et/ou dans la lumière vésicale. Une antibiothérapie adaptée et un drainage vésical en constituent communément le traitement.
L’association d’une cystite et d’une pyélonéphrite emphysémateuse est rare et se traduit souvent par un tableau sémiologie clinique et para-clinique spectaculaire
Nous rapportons un cas de pyélonéphrite emphysémateuse associé à une cystite emphysémateuse chez un homme de 32 ans porteur d’une dérivation continente pour vessie neurologique. Un diagnostic précoce a permis un traitement conservateur avec une antibiothérapie adaptée et un drainage urinaire par sonde vésical de la néovessie. L’évolution était favorable
Etat actuel dans le traitement chirurgical de la hernie hiatale chez l’enfant (à propos de 30 cas)
La hernie hiatale est une pathologie fréquente chez l'enfant, notamment chez le nourrisson.
Son traitement est essentiellement médico-postural, le traitement chirurgical s'impose devant des indications bien précises, basé sur la réparation de l’hiatus œsophagien avec confection d'une valve antireflux, la méthode la plus utilisée est la fundoplicature complète selon Nissen, dont la voie d’abord laparoscopique est de plus en plus utilisée.
Notre travail porte sur 30 cas de H.H opérés par voie ouverte et voie cœlioscopique au service des urgences chirurgicales pédiatriques au CHU Ibn Sina de Rabat sur une période de 4 ans à partir du janvier 2009.
La faisabilité et l'efficacité de cette technique nouvelle (la cœlioscopie) est démontrée avec aucune conversion, aucune complication peropératoire, des suites postopératoires simples, et une durée d'hospitalisation courte, mais sans différence significative par rapport à la chirurgie ouverte pour les résultats peropératoires et les résultats à court terme.
L'évaluation à long terme (1-3 ans) est marquée par 5 cas de récidive du R.G.O et /ou de la hernie hiatale : une récidive de RGO a été traitée médicalement et 4 cas de récidive de la HH dont 3 ont été réopérés par laparotomie.
Le taux de récidive dans notre série était très élevé chez las patients opérés par laparotomie, estimé à 23% (3 cas/13) par rapport à un taux d’échec de 11,7% (2 cas/17) chez ceux opérés par cœlioscopie.
En résumé, la chirurgie vidéo assistée est la voie préférentielle du traitement chirurgical de la H.H chez l'enfant
Les manifestations systémiques du syndrome de Sweet : à propos de deux cas
Décrit en 1964 par R. Sweet, le syndrome de Sweet (SS) est l’entité centrale des dermatoses neutrophiliques. Il est caractérisé par un infiltrat cutané de polynucléaires neutrophiles normaux, sans cause infectieuse. A travers une étude rétrospective nous décrivons sa dimension multisystémique.
Il s’agit d’un homme et d’une femme de 36 et 40ans respectivement, qui avait présenté un syndrome fébrile associé à une éruption cutanée de type érythémato-nodulaire périorbitaire droite chez l’homme et érythémato-papulo-nodulaire et vésiculaire des membres chez la femme. L’atteinte systémique que présentaient nos patients étaient en plus de la polyarthrite dans les 2cas, une conjonctivite dans le premier cas avec antécédent d’aphtose et d’orchite et dans le deuxième cas une hyperhémie conjonctivale avec une choriorétinite. Les deux patients avaient présenté une atteinte pulmonaire avec infiltrat basal gauche dans le premier cas et un syndrome interstitiel dans le deuxième cas.L’évolution était favorable sous corticoïde dans le premier cas, associée au Cyclophosphamide dans le deuxième cas.
Le SS atteint trois fois plus de femmes que d'hommes, entre 30et 50ans. En plus du tableau cutané classique, tous les organes et les muqueuses peuvent être le siège du même infiltrat neutrophilique et se manifester par des symptômes variés selon l’organe atteint. L’atteinte oculaire et pulmonaire constatée chez nos patients méritent une attention particulière du fait de leur risque pronostic. Le diagnostic est confirmé par l’histologie et le traitement fait appel selon le cas à une corticothérapie générale associée ou non à d’autres thérapeutiques immuno-modulatrices ou immunosuppressives.
Devant un SS, un bilan d’extension complet permet de faire un diagnostic topographique précis recherchant une atteinte systémique ou une comorbidité et permet de guider l’attitude thérapeutique