Université Mohammed V - Rabat The Institutional Repository
Université Mohammed V - Rabat The Institutional RepositoryNot a member yet
1870 research outputs found
Sort by
Erreurs de diagnostics dans les détresses respiratoires chez l’enfant : à propos de 10 cas
La détresse respiratoire est un motif très fréquent de consultations aux urgences pédiatriques surtout en période hivernale.
Les étiologies variés et multiples de la détresse respiratoire chez l’enfant et la difficulté de gestion des urgences pédiatriques, vu le flux massif et soutenu, concourent à induire le médecin en erreur. A cela s’ajoutent le manque de séniorisation des gardes, le stress, le manque de sommeil ainsi que d’autres facteurs qui augmentent ce risque potentiel.
Ce travail présente dix cas cliniques hospitalisés par le biais des urgences pédiatriques et chez lesquels le diagnostique étiologique de la détresse respiratoire était égaré.
Ces modèles cliniques ont servi de base pour marquer les moments de faiblesse du processus diagnostique, à rappeler les lignes directrices d’évaluation de l’enfant en détresse ainsi que les pièges radiologiques et les mécanismes physiopathologiques des différentes étiologies.
Ce travail est également l’occasion de mettre le point sur les dernières recommandations du traitement symptomatique de la détresse respiratoire de l’enfant.
Cette étude compare notre expérience clinique à d’autres cas extraits de la littérature et relève des questions quant à l’éthique et les aspects médicolégaux du sujet !
Elle nous a permis également d’élaborer un arbre décisionnel offrant une solution didactique aux étudiants et aidant à raisonner de façon plus structurée l’orientation étiologique devant une détresse respiratoire chez l’enfant
La prise en charge thérapeutique des onychomycoses à moisissures
La prise en charge thérapeutique des onychomycoses à moisissures peut se heurter au problème de l’inefficacité des antifongiques disponibles sur ces agents pathogènes.
Le choix thérapeutique des antifongiques locaux ou systémiques et les mesures associées varient selon l’agent fongique responsable et le type d’atteinte de l’appareil unguéal.
Le traitement des moisissures est difficile et fait appel à des antifongiques locaux, bien souvent après décapage des lésions. L’itraconazole a fait preuve de son efficacité. Il n’existe pas d’antifongique spécifique des moisissures comme il en existe pour les levures ou pour les dermatophytes.
Ainsi le diagnostic des onychomycoses à moisissures est souvent difficile étant donné que les moisissures sont des contaminants communs aussi bien des ongles que du laboratoire de mycologie et donc nécessite la confirmation du diagnostic clinique par un examen mycologique.
Le problème des récidives n’est pas résolu et on sait qu’il n’y a pas d’immunité vis-à-vis des champignons, mais plutôt un terrain favorable aux mycoses
Les infections ostéo-articulaires de l’adulte : étude rétrospective (2006 - 2012) à l’HMIMV.
Objectifs : Description des aspects épidémiologiques, cliniques, microbiologiques et thérapeutiques des infections ostéo-articulaires bactériennes chez l’adulte.
Matériels et méthodes : Etude rétrospective portant sur les infections ostéo-articulaires chez les adultes pris en charge dans les services de traumatologie-orthopédie de l’HMIMV entre Janvier 2006 et Juin 2012 à l’exclusion des spondylodiscites et de l’ostéite de la voute.
Résultats : 237 cas ont été documentés par culture des prélèvements d’origine ostéo-articulaire. Leur fréquence était maximale en 2011, avec 76 cas enregistrés. L’âge moyen des patients était de 45,8 ans, le sex-ratio homme/femme de 3,12. Les patients avec un antécédent de traumatisme représentaient 74,7% des cas, 46,8% d’eux avaient un antécédent d’AVP. Un matériel prothétique ou d’ostéosynthèse était présent chez 51,8% des patients alors que 25% d’eux étaient diabétiques. Les signes cliniques étaient dominés par la fistule (53,6%). Les Infections étaient secondaires à un traumatisme opéré dans 47,4% des cas. Celles sur os continu étaient les plus fréquentes (72%) avec une localisation tibiale dominante. Sur la totalité des cas, le taux de passage à la chronicité était de 88,7%. L’épidémiologie bactérienne était représentée par les staphylocoques dont 23,9% de S.aureus avec 15,3% de résistance à l’oxacilline et 23,9% de staphylocoque à coagulase négative avec 46,5% de résistance à l’oxacilline. La prise en charge était médico-chirurgicale avec une stratégie antibiotique dominée par la polythérapie et une durée moyenne de 29,15 jours.
Conclusion : L’épidémiologie bactérienne des infections ostéo-articulaires dans notre étude est dominée par les staphylocoques (47,8%). La place qu’occupent les entérobactéries notamment celles résistantes aux antibiotiques est alarmante. L’optimisation de la prise en charge passe par la mise en place d’un protocole de soins efficace
Développement et validation d’une méthode de dosage du diclofénac sodique par UV-visible : Essais de décontamination par des adsorbants naturels.
La spectrophotométrie UV-visible est une méthode très largement utilisée notamment en industrie pharmaceutique dans le contrôle qualité de médicaments. La validation de ces méthodes analytiques a pris une grande importance dans la mesure où elle permet de fournir des résultats fiables.
L’objectif de cette thèse est l’optimisation et la validation d’une méthode simple de dosage du diclofénac sodique par spectrophotométrie uv-visible conformément aux guidelines ICH Q2R1 et SFSTP 1992 suivi de son application pour déterminer le diclofénac dans des solutions après décontamination par des adsorbants naturels.
La méthode proposée est basée sur une réaction du diclofénac sodique avec l’acide nitrique 14 M, conduisant à un composé coloré en jaune extractible par l’acétate d’éthyle. L’absorbance maximale a été mesurée à 353 nm. La loi de Beer est respectée pour des concentrations allant de 5 à 30 µg/ml de diclofénac sodique avec un coefficient de corrélation r =0,9982. Les limites de détection et de quantification étaient de 1,012µg/ml et 3,067µg/ml respectivement. La méthode a été validée en déterminant le diclofénac contenu dans deux formulations pharmaceutiques (XENID® injectable et DICLOBERL® comprimé). Les pourcentages de recouvrement étaient de 102,8 et 102,65 % respectivement. Le taux de diclofénac a ensuite été suivi dans des solutions décontaminées par des adsorbants naturels. La montmorillonite a présenté le meilleur pouvoir adsorbant avec 84 % de décontamination en 5 min, suivi du schiste activé avec 80,3 % (5 min) jusqu’à 94,3 % en 45 min, puis du charbon actif avec 29,3 % (5 min) jusqu’à 79,6 % en 30 min, et enfin de la kaolinite avec 14 % (5 min) jusqu’à 57,2 % en 2h30 de décontamination
La Co-infection VIH-tuberculose à Djibouti: CAs de 216 patients au centre antituberculose paule faure
La co-infection tuberculose et VIH constitue un problème majeur de Santé Publique à travers le monde. Son incidence est croissante, en particulier dans les régions sub-sahariennes et le Sud-Est asiatique qui sont actuellement les plus touchées. Les deux infections interagissent l'une sur l'autre, ce qui aggrave le pronostic et augmente la mortalité de ces patients.[49]
Notre étude a porté sur 216 cas de patients co-infectés par le VIH et la Tuberculose. La description clinique et paraclinique de ces cas a montré une proportion considérable des formes de tuberculose extra-pulmonaires avec à leur tête les formes pleurales. La bacilloscopies de crachat négative, une diminution de la toux et des expectorations constituent avec cette forme extrapulmonaire les principaux traits de la tuberculose chez les co-infectés.
La prise en charge thérapeutique des patients co-infectés VIH/Tuberculose est extrêmement délicate et ne manque pas d’effets indésirables.
L'étude des facteurs de mortalité chez ces patients, a permis de ressortir l’antécédent de tuberculose, immunodépression sévères initiale, l’anémie et l’existence d’affection sous-jacentes comme principales causes de surmortalité des séropositifs
La Tuberculose de la hanche: Etude retrospective à propos de 27 cas
La tuberculose ostéoarticulaire peut toucher toutes les structures osseuses et articulaires de l’organisme, elle représente 2 à 5 % de l’ensemble des tuberculoses et 11 à 15 % des tuberculoses extrapulmonaires.
Il s’agit étude rétrospective de 27 cas de tuberculose de la hanche colligés au service de traumatologie orthopédie du CHU Ibn Sina de Rabat s’étalant entre 1998 et 2011.
Nous avons constaté qu’elle touche les deux sexes avec une nette prédominance masculine, et tous les âges avec une prédilection de l’âge adulte entre 17 et 39 ans.
La symptomatologie est le plus souvent insidieuse caractérisée par une douleur inguinale ou fessière associée le plus souvent a une impotence fonctionnelle.
Tous nos malades ont bénéficié d’un bilan paraclinique fait de : radio de bassin face
Le diagnostic de certitude a été basé sur la bactériologie et l’histologie : la première souvent négative (76.47%) du fait du caractère pauci bacillaire de la coxalgie, par contre l’analyse histologique des biopsies chirurgicales permet de mettre en évidence des lésions spécifiques de la tuberculose (76%).
Le traitement médical par les anti tuberculeux a été envisagé pour tous les malades soit selon le protocole 2RHZ/7RH ou selon le protocole 2RHZ/4RH.
Concernant le traitement chirurgical, il a été réalisé chez 17 patients : 10 pour drainer un abcès et 7 pour réduire une ankylose ou raideur de la hanche : mise en place d’une PTH
Place de la chirurgie dans les fractures de l’extrémité supérieure de l’humérus chez l’enfant à propos de 16 cas
Les fractures de l’extrémité supérieure de l’humérus représentent un faible pourcentage de l’orthopédie pédiatrique.
Notre travail est basé sur l’étude de 16 dossiers de fractures de l’extrémité supérieure de l’humérus chez l’enfant, colligés au service des urgences chirurgicales pédiatriques (UCP) de l’hôpital d’enfant de CHU Rabat, durant une période de 6 ans : de janvier 2006 au décembre 2012.
Après un bref rappel, nous avons abordé les aspects épidémiologiques, anatomo-pathologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs de ces fractures en comparant nos résultats avec ceux de la littérature.
L’analyse globale de nos résultats nous permet de déduire que :
Les enfants âgés de 10 à 13 ans sont les plus touchés (43,7%).
Le sexe masculin est le sexe prédominant (93,7%).
Le côté gauche est atteint dans la majorité des cas (62,5%).
Les traumatismes responsables de ces fractures sont directs dans (87,5%).
Aucune lésion cutanée ni vasculo nerveuses n a été rapportée.
Les fractures métaphysaires sont majoritaires (56,2%).
Le traitement chirurgical a été appliqué en première intention dans 43,80% des cas et pour les 56,2% qui restent le recours à une chirurgie de deuxième intention a été expliqué par l’instabilité de la fracture dans 77,7% des cas.
Un cas d’incarcération de la longue portion du biceps et un de celle périosté ont était rapportés.
l’embrochage percutané a été la méthode de choix (93,75%).
Les résultats sont satisfaisants chez tous nos malades.
En général le traitement chirurgical avec ses différentes techniques a apporté un grands succès dans la prise en charge des fractures de l’extrémité supérieure de l’humerus, permettent d’améliorer leur pronostic
Résultats carcinologiques à 3 ans d’adénocarcinome rectal non métastatique opéré à visée curative
Le changement de prise en charge du cancer du rectum a permis une amélioration de son pronostic. Nous proposons une étude rétrospective à la Clinique Chirurgicale C qui analyse les résultats carcinologiques à 3 ans des malades atteints d’un adénocarcinome rectal opérés à visée curative.
Entre janvier 2001 et avril 2009, 137 patients ont été inclus. Il y avait 78 hommes et 59 femmes. L'âge médian est de 57 ans. Le siège médian de la tumeur par rapport à la marge anale est de 6 cm ± 3,8. 75 patients (54,7%) ont reçu un traitement néo-adjuvant.38 patients (27,7%) ont bénéficié d'une amputation abdomino-périnéale. Une chirurgie conservatrice a été effectuée chez 99 patients. La mortalité opératoire était de 2,1% avec une morbidité de 30% causée essentiellement par une fistule anastomotique (13,9%). Sur l'examen histologique de la pièce opératoire, 95 patients (69,8%) avaient un adénocarcinome bien différencié et 12 patients avaient un adénocarcinome indifférencié. 5 malades avaient une marge distale envahis (3,6%).14 patients (10,2%) avaient une clearance latérale inférieure à 1 mm. Le nombre médian de ganglions examinés est 10 et 30% des patients avaient un envahissement ganglionnaire. A 3ans 26,1% des patients ont fait des récidives dont 13.4% étaient locales. Une survie moyenne globale de 60,8 mois. A 3ans la survie globale est de 65% avec une survie 71,7% sans récidive et de 51,4% si survenue de récidive.
Notre prise en charge en matière du cancer du rectum s’est largement améliorée au cours du temps qui se reflète par les résultats carcinologiques qui sont proches de celles de la littérature
Ostéome ostéoide (propos de 06 cas)
L’ostéome ostéoide est une tumeur bénigne ostéoblastique, elle touche toutes les tranches d’âge, avec une prédilection pour la deuxième décade, elle représente 11% des tumeurs bénignes de l’os, le membre inférieur est le plus souvent intéressé.
La symptomatologie clinique est variable, mais la douleur reste l’élément le plus constant. Le soulagement par l’acide acétyle salicylique est peu fréquent, bien que classique. La douleur est liée à la présence de fibres nerveuses atteignant le nidus.
La recherche du nidus, qui est d’une taille inférieure ou égale à 2 cm, est primordiale car seule son exérèse permet de guérir le patient. Lorsque la lésion n’est pas visible sur les clichés standards, il faut réaliser une scintigraphie osseuse qui, en plus de sa sensibilité considérable, permet d’orienter les autres moyens d’imagerie morphologique centrée, en l’occurrence la TDM pour une meilleure localisation topographique.
Le traitement de référence est la chirurgie à ciel ouvert, mais la difficulté de localiser le nidus en per-opératoire lors de la chirurgie à ciel ouvert conduit parfois à pratiquer une exérèse élargie, source de fragilisation de l’os.
La thermo coagulation par radiofréquence et la photo coagulation au laser sont des techniques très efficaces et peu invasives et permettent d’obtenir une preuve histologique dans plus de 40% des cas, leurs complications sont très rares, leur coût est modéré et les résultats sont très prometteurs
Diagnostic des principales tuméfactions cutanées chez l’enfant
Les tuméfactions cutanées sont un motif de consultation très fréquent.
Ce sont des proliférations circonscrites, non inflammatoires aux dépens des différents éléments constituant de la peau.
Ces tuméfactions peuvent révéler des pathologies à potentiel malin, aussi bien que des pathologies bénignes.
La classification est difficile du faite de leur multiplicité, mais elle est en perpétuelle réévaluation au regard des avancées moléculaires et physiopathologiques.
Chez le nourrisson et chez l’enfant, les tumeurs cutanées malignes sont exceptionnelles. Les tumeurs les plus fréquentes sont les Hamartomes et les tumeurs bénignes.
Certains groupes lésionnels sont facilement identifiables cliniquement.
D’autres lésions peuvent être évoquées, discutées ou retenues, en fonction de l’expérience du praticien.
Parfois, le diagnostic clinique n’est pas possible et seule l’histologie permet de s’assurer de la nature de la lésion