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Résultats de chirurgie cardiaque rédux et facteurs pronostics (a propos de 192 cas)
Objectif :
Le but du présent travail est d’analyser les résultats de la chirurgie cardiaque rédux et les comparer avec les données de la littérature.
Patients et méthode :
Il s’agit d’une étude rétrospective concernant tous les patients adultes réopérés à cœur ouvert dans le service de chirurgie cardiaque de l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V entre Janvier 1994 et Décembre 2012 .
Ont été inclus tous les patients ayant eu au préalable un geste cardiaque ayant nécessité l’ouverture du péricarde.
192 patients (129 femmes et 63 hommes) d’âge moyen de 42,8 ± 10,4 ans ont été colligés ; 61,9% des patients étaient au stade III et IV de la NYHA.
La principale cause de la ré-intervention était la resténose mitrale après commissurotomie mitrale à cœur fermé (48,9%).
Résultats :
La mortalité hospitalière était de 10,9% (21 décès). La durée moyenne de la circulation extracorporelle était de 109,2 ± 47 minutes, celle du clampage aortique 70,8 ± 32,4 minutes. 41, 4% des patients ont été transfusés et 8,7% étaient ventilés plus de 48 heures. Le délai moyen séparant la première intervention et la ré-opération était de 13,7% ± 7,4 ans. Les principales causes des décès étaient : le bas débit cardiaque.
Conclusion :
La chirurgie cardiaque rédux reste encore entachée d’une mortalité élevée en raison du retard de chirurgie
Les traumatismes du rein chez l’enfant : à propos de 27 cas.
Le traumatisme rénal chez l’enfant est de plus en plus fréquent, en raison de la recrudescence des accidents de la voie publique. L’évolution de la prise en charge s’est faite vers une approche conservatrice.
L’objectif de notre travail est de discuter ses particularités épidémiologiques, cliniques, paracliniques, ainsi que sa prise en charge thérapeutique.
Il s’agit d’une étude rétrospective intéressant 27 cas de traumatisme rénal, colligés au service des UCP sur une période de 4 ans.
L'âge moyen est de 9 ans et 6 mois, avec une prédominance masculine (74%). Les chutes est un grand pourvoyeur du traumatisme rénal (52%).
Le traumatisme est fermé dans 96% des cas, et concerne le rein gauche dans 56% des cas. Il a permis de révéler un rein pathologique dans7,4% des cas. 66,6% des traumatisés sont admis le même jour du traumatisme, le diagnostic clinique est évoqué devant la notion d’un traumatisme abdominal avec l’association d’une hématurie quasi constante 59% et de divers signes : sensibilité abdominale 63%, défense 7.4%, contact lombaire7,4% et plaie abdominale 3,7%.Le traumatisme du rien est associé à une autre lésion dans 44,5% des cas. L’échographie a identifié des anomalies rénales dans 79% % des cas. L’uroscanner est effectué dans 85,20% des cas révélant des anomalies dans 100% des cas ,il a permis de classer les lésions rénales en 5stades (classification d'AAST): 5 cas de stade I (21,73%), 7 cas de stade II(30,44%),1cas de stadeIII (4,35%), 10cas de stade IV (43,48%) et aucun cas de stade V
Regard évaluatif sur les programmes pédagogiques de la faculté de médecine et de pharmacie de Rabat
La faculté de médecine et de pharmacie de Rabat boucle ses cinquante ans d’existence dans un contexte particulier imposant, aujourd’hui plus que jamais, qu’on s’arrête sur son bilan, ceci est dû à plusieurs raisons: la mondialisation de l’information médicale, l’installation sur le territoire marocain de plusieurs facultés de médecine, la ferme volonté de la politique de santé marocaine d’augmenter la production des facultés de médecine, en fin devant la diminution drastique du nombre du personnel enseignant et administratif qui risque de conduire à une pénurie de personnel qualifié et induire ainsi une crise de gestion.
Notre travail vient faire un éclairage sur les différents aspects notamment académiques, et de gestion de notre faculté, en essayant de réaliser une évaluation de point de vue d’un étudiant.
L’évaluation a porté principalement sur les programmes éducationnels: les objectifs institutionnels, la politique pédagogique en formation médicale avec ses différents aspects( objectifs, contenu, méthodologie, évaluation, planification...), l’étudiant en médecine, les ressources du programme éducationnel, l’organisation et l’administration de la FMPR, sans exclure les autres activités de la faculté surtout ceux qui ont des répercussions sur le programme de formation
Espérant ainsi diagnostiquer systématiquement les points forts et les faiblesses pouvant aider à construire une vision future fondée sur la réalité vécue. En exposant succinctement des propositions de solutions, en parallèle avec l’évaluation réalisée, dans le but que notre faculté s’assure, l’exemple de la réforme des études proposée pour la formation des futurs médecins et pharmaciens marocains et ainsi répondre de façon optimale aux besoins de la société
Règles de prescription des anticoagulants
L’arsenal thérapeutique dont nous disposons aujourd’hui pour prévenir ou traiter les thromboses repose sur deux classes d’anticoagulants : les héparines qui ont une action quasi immédiate, mais ne sont disponibles que sous forme injectable, et les antivitamines K qui ont une action retardée et sont administrables per os, puis il y a l'arrivée d'inhibiteurs directs de la thrombine (hirudine) qui constitue vraisemblablement une alternative de choix dans plusieurs situations (TIH. . .)
Malgré leur apparente facilité d’utilisation, les AVK demeurent difficile à manier. Pour chaque patient, la dose nécessaire d’AVK varie selon les résultats de l’INR et doit être ajustée en conséquence. l’INR «cible» est la valeur d’INR à atteindre pour obtenir un traitement équilibré : la zone thérapeutique se situe pour la plupart des indications entre 2 et 3 (pour certaines entre 3 et 4,5), elle doit être réalisé au minimum une fois par mois, la réévaluation régulière du bénéfice/risque est indispensable tout au long du traitement par AVK. La prescription et la délivrance d’un traitement par AVK doivent être accompagnées d’éléments d’éducation thérapeutique et d'un carnet d’information et de suivi qui doit être remis au patient.
Les héparines de bas poids moléculaire ont supplanté l'héparine non fractionnée dans le traitement de la maladie veineuse thromboembolique en raison d'une meilleure sécurité, un confort d'utilisation, tout en ayant une efficacité équivalente. Chacune de ces molécules ayant une pharmacocinétique particulière, leur surveillance biologique est différente. L’héparine non fractionnée nécessite une surveillance rapprochée par la mesure du temps de céphaline activée tandis que les héparines de bas poids moléculaire (HBPM) ne nécessitent pas de surveillance biologique sauf dans quelques cas particuliers.
La survenue d’un saignement reste la complication la plus redoutée des Anticoagulants, d'où l'importance d'une bonne prescription, le médecin doit s’impliquer d'avantage dans la prise en charge et l’éducation du patient
Place des antiviraux dans les viroses cutanées chez l’enfant
Il y a plusieurs virus qui infectent directement la peau, alors que d’autres, donnent des manifestations cutanées secondaires. Bien que la plupart des viroses cutanées soient traitées de façon symptomatique, certains antiviraux sont devenus disponibles, après l’avènement de l’aciclovir en 1974, pour le traitement de la plupart de ces viroses. Cette étude discute les principaux antiviraux prescrits essentiellement dans le domaine de la dermatologie.
Jusqu’à présent, une dizaine d’agents antiviraux sont approuvés par le FDA, dont la plupart sont indiqués pour le traitement des viroses causées par l’herpès simplex, le virus du zona et de la varicelle, il s’agit principalement de l’aciclovir (chef de file des antiviraux anti-herpétiques), de ces dérivés (valaciclovir, famciclovir et ganciclovir) et de la sorivudine. Le foscarnet, qui est un analogue pyrophosphaté de l’acide phosphono-acétique, est prescrit comme remède des cas d’herpès résistants à l’aciclovir, chez les herpétiques immunodéprimés, et pour les dermatoses à cytomégalovirus. Le cidofovir, un analogue nucléosidique de la déoxycitidine monophosphate, est utilisé pour les verrues, le molluscum contagiosum et la maladie de l’orf.
D’autres perspectives thérapeutiques (nétivudine, lobucavir, formivirsen) attendent l’accord du FDA pour qu’elles soient mises au traitement
Paludisme : épidémiologie, diagnostic et formes cliniques.
Endémie parasitaire majeure, le paludisme est une érythrocytopathie provoquée par un hématozoaire du genre plasmodium dont le développement est double : chez l’homme(hôte) et chez l’anophèle femelle(vecteur) qui a besoin de sang pour l’embryogénèse. Le paludisme sévit principalement dans les zones tropicales et intertropicales du globe. L’OMS déclare qu’il s’y produit chaque année entre 270 à 480 millions de cas cliniques, et entre 1,5 à 2,7 millions de décès ; un enfant moins de 5 ans sur 20 meurt de paludisme, ainsi il faut savoir évoquer « le paludisme » devant un ictère fébrile de retour de zone d’endémie. Le diagnostic positif qui varie d’un accès palustre simple à un neuro-paludisme, est confirmé par la présence, à n’importe quel stade , de l’hématozoaire dans le sang , il est objectivé par le frottis sanguin et la goutte épaisse, technique de concentration de référence, remplacée par de nouvelles méthodes tel que la détection d’antigènes palustres par le TDR , le QBC malaria test, Ainsi que la détection des acides nucléiques par les techniques d’amplification génique .
La meilleure manière de lutte contre le paludisme et l’extermination du vecteur ; cette lutte comporte deux volets : personnel par l’usage de moustiquaire imprégnée d’insecticides tel que le DDT et de répulsifs ainsi que la chimioprophylaxie ; le deuxième volet et la lutte de la collectivité qui est basée essentiellement sur l’assainissement de l’environnement .
Sous traitement antipaludique, la guérison peut être obtenue sans séquelles, cependant , au cours de l’infestation par le plasmodium falciparum le pronostic vital est mis en jeu du fait de la multiplication des schizogonies au niveau des capillaires de l’organisme dans un tableau d’hyperthermie
Actualités thérapeutiques de l’infection par le virus de l’immunodéficience humain.
Depuis l’introduction du traitement antirétroviral hautement actif en 1996, la prise en charge des patients infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) a considérablement évolué. En 2010, la thérapeutique anti-VIH comporte plus de 25 molécules antirétrovirales. Ces médicaments ont montré leur capacité à diminuer la morbidité et la mortalité liées à l’infection par le VIH. Cependant, l’efficacité des traitements actuels peut être mise en défaut en raison des difficultés d’adhésion au traitement, de leur toxicité, et de la possibilité d’émergence de virus résistants nécessitant le développement de nouvelles molécules et l’évaluation de nouvelles stratégies d’utilisation.
L’objectif des traitements est de rendre la charge virale indétectable de façon prolongée afin de permettre une reconstitution immunitaire, d’éviter la sélection de mutants résistants et de prévenir la transmission du virus. On démarre le traitement en fonction du stade clinique de l’infection et du taux de CD4+. Selon les dernières recommandations, les options thérapeutiques à privilégier en première intention sont la combinaison de 2 inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse associés à un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse ou à un inhibiteur de la protéase potentialisé par une faible dose de ritonavir. En cas d’échec, le traitement de 2ème intention devra idéalement comporter au moins 2 molécules actives. L’importance de l’observance du traitement antirétroviral doit être bien expliquée aux patients afin de minimiser l’échec thérapeutique.
Vu que l’éradication virale ou le développement d’un vaccin anti-VIH ne soient toujours pas d’actualité, la prévention de nouvelles infections et la précocité de la prise en charge par un dépistage mieux ciblé apparaissent être des enjeux prioritaires de la lutte contre le VIH/SIDA
Tumeurs malignes du rein chez l'enfant à propos de 86cas colliges a l'hopital d'enfant de Rabat.
Les tumeurs rénales malignes de l’enfant sont dominées par le nephroblastome.
Il s’agit d’une étude rétrospective, etalée de 2008 a 2013 où 86 cas de tumeurs rénales ont été prises en charge dont 80 nephroblastomes, 5 sarcomes rénaux, et un adénocarcinome .
L’âge moyen de survenue était de 36 mois (extrêmes 1mois–12ans) et le sexe ratio était de 0.86. Le principal motif de consultation était la masse abdominale (95 %). Deux cas avaient une malformation à type de rein en fer à cheval et hémihypertrophie corporelle, cinq cas avaient des antécédents de néoplasie dans la famille autre que rénale. Le bilan d’extension a objectivé des métastases chez 14 patients.
Tous les enfants de notre série ont bénéficié d’une chimiothérapie préopératoire. Une néphrectomie a été faite dans 81 cas, associée à une tumorectomie cunéiforme contre latérale dans 1 cas. L’examen anatomopathologique de la pièce opératoire a révélé que 76 % des tumeurs étaient d’histologie standard, alors que 24 % étaient d’histologie défavorable. Selon la classification de la Société internationale d’oncologie pédiatrique (SIOP), 25 tumeurs ont été classées de stade I, 12 de stade II, 29 de stade III, 15 de stade IV et 5 de stade V.
L’évolution a été marquée par des rechutes métastatiques dans 10% des cas et favorable dans 73 % des cas. Quatre décès ont été recensés dans cette série (3.75 %)
Les hémoglobinopathies : Contribution du laboratoire de biochimie et de toxicologie de l’HMIMV à l’étude épidémiologique, clinique et biologique des cas répertoriés sur une période de 12 années.
Introduction
Les hémoglobinopathies sont définies par la présence d’anomalies qualitatives générant des variants de l’hémoglobine et/ou quantitatives à l’origine de thalassémie.
L’objectif de ce travail est de mettre la lumière sur les cas d’hémoglobinopathies colligés, d’étudier leurs caractéristiques épidémiologiques et discuter leurs tableaux cliniques et biologiques.
Matériels et méthodes
Il s'agit d'une étude rétrospective descriptive, portant sur 172 cas d’hémoglobinopathies colligés au laboratoire de Biochimie et de Toxicologie de l’HMIMV durant une période de 12 ans. Une fiche d’exploitation est renseignée (données démographiques, renseignements cliniques, résultats des explorations biologiques).L’étude de l’Hb a inclus des examens biochimiques (électrophorèse de l’Hb aux pH acide et alcalin, CLHP, bilan martial) et hématologiques.
Résultats
Sur le plan épidémiologique :
La population étudiée inclut 86 hommes et 86 femmes, d’âge moyen de 30.23±18.06 ans. Au moment du diagnostic,l’âge varie entre 2 et 65 ans ;
La région du Gharb-Cherarda-Beni Hssen et celle de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër semblent les plus touchées ;
La drépanocytose (47%), l’hémoglobinose C (20%) et la β-thalassémie (23.25%) sont prédominantes,
La forme hétérozygote est la plus reportée.
Sur le plan clinique, les anomalies biologiques, la splénomégalie et le syndrome anémique sont fréquents (74% des cas).
Sur le plan biologique :
L’anémie hémolytique est majoritairement objectivée.
Les examens biochimiques concourent indéniablement au diagnostic et révèlent des profils divers et variés d’un groupe étiologique à un autre.
Discussion/ Conclusion :
Les résultats de la présente étude concordent, dans la majorité des cas, avec les données de la littérature
Prévalence des souches d'Acinetobacter baumannii et Pseudomonas aeroginosa résistantes à l’imipénème isolées au CHU Ibn Sina de Rabat (Etude prospective de 10 mois)
Objectif : Le but de ce travail était de déterminer la prévalence des souches d’A.baumannii et de P. aeruginosa, ainsi que d’évaluer le niveau de la résistance aux différents antibiotiques.
Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude prospective réalisée au sein du laboratoire de Bactériologie de l’Hôpital Ibn Sina de rabat, et portant sur 742 souches d’A.baumannii et de P. aeruginosa isolées de divers prélèvements dans différents services de l’Hôpital. L’étude a été conduite du 1er Janvier 2012 au 31 octobre 2012 sur une période de 10 mois.
Résultat : au total de 6482 souches bactérienne ont été isolées durant la période d’étude, Pseudomonas aeruginosa et Acinétobacter baumannii représente respectivement 8.33% et 3.11%. Les résultats obtenus ont montré que ces pathogènes proviennent dans prés de 1/3 des cas du tractus respiratoire, soit (36.48% P. aeuginosa et 30.56% A. baumannii). Les services de réanimation sont la principale source d’isolement de ces deux espèces bactériennes.
Le premier fait marquant de notre série est le taux de résistance élevé de nos souches à l’imipénème, notamment pour Acinétobacter baumannii avec un taux de 70.30% qui dépasse celui rapporté dans la littérature (5 à 50%).
Conclusion : Ces résultats montrent que la fréquence de ces souches augmente de façon inquiétante dans notre établissement et leur émergence représente un sérieux problème thérapeutique et épidémiologique, d’où la nécessité de la mise en place d’un système de surveillance de l’environnement microbien de l’hôpital et l’application stricte des mesures d’hygiène