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Les syndromes Hémorragiques du nouveau-né
Les troubles hémorragiques sont particulièrement fréquents en période néonatale. Leurs étiologies sont diverses et leur connaissance est capitale pour une bonne prise en charge.
Le but de notre étude est de préciser leurs fréquences, ainsi que d'évaluer l'efficacité du traitement préventif adopté.
Nous présentons une étude rétrospective concernant 30 nouveaux nés colligés dans le service des urgences médicales pédiatriques de l’hôpital d’enfants de Rabat pour syndrome hémorragique durant la période allant de Décembre 2010 à avril 2011.
Nous avons recensé 30 syndromes hémorragiques sur 594 nouveaux nés, soit 5,05% des hospitalisations. Le sexe ratio M/F était de 1,5. Des antécédents pathologiques maternels étaient présents chez 16%. Le taux de prématurité était de 10%.
Les nouveaux nés ayant bénéficié d'une prophylaxie par VK à la naissance était de 90%. Les manifestations hémorragiques étaient dominées par les saignements digestifs (hématémèse).
Les causes de l’hémorragie néonatale étaient précisées dans tous les cas : maladie hémorragique du nouveau-né (80%), coagulation intravasculaire disséminée (10%), thrombopénie néonatale isolée (7%), œsophagite (3%).
La fréquence de la maladie hémorragique par déficit en VK, en dépit de la dose prophylactique reçue, souligne l'intérêt du renforcement du système de prévention mis en place, avant l’accouchement chez la mère et après la naissance chez le nouveau-né
Sarcome renal a cellules claires chez l'enfant: etude retrospective à propos de 21 cas
Le sarcome rénal à cellules claires appelé souvent « tumeur rénale métastasiant au niveau de l’os », est la deuxième tumeur rénale maligne de l’enfant après le néphroblastome. Cette tumeur est associée à un taux plus élevé de rechutes et de métastases.
Nous avons rapporté une série de 21 cas du SRCC parmi 599 tumeurs rénales (3.5 %) diagnostiquées à l’hôpital d’enfants de Rabat sur une durée de 21 ans, entre 1990 et 2010.
L’âge médian au moment du diagnostic était 26 mois (7 mois–9 ans).Le sex-ratio était 1,63. La masse abdominale était Le signe révélateur quasi constant. Aucun de nos malades n’avait de syndrome malformatif, ni d’antécédents familiaux de tumeur rénale. L’imagerie a montré une masse rénale localisée à gauche dans douze cas et à droite dans neuf cas. La chimiothérapie préopératoire a été systématique pour tous les malades selon les protocoles suivants : SIOP 9, SIOP 93–01, GFA 2005. Une néphrectomie a été faite dans 20 cas. Nous avons observé 13 cas de forme classique (61 %). La distribution en stades a été établie comme suit : Stade I = sept cas, Stade II = quatre cas, Stade III = neuf cas, Stade IV = un cas. vingt malades ont eu une chimiothérapie et onze une irradiation postopératoires.
Avec un recul médian de 36 mois, l’évolution a été marquée par des rechutes métastatiques osseuses chez 5 enfants. Onze enfants sont vivants en rémission complète, quatre perdus de vue et six sont décédés.
L’agressivité du SRCC et son aptitude à donner des métastases osseuses, impliquent de ne pas méconnaître ce diagnostic afin d’instaurer un traitement adapté
Tumeur pseudo – papillaire et solide du pancréas : A propos de neuf cas et revue de la littérature
La tumeur pseudo –papillaire et solide du pancréas est une tumeur rare, d’évolution lente, à malignité atténuée, individualisée pour la première fois en 1959 par Frantz.
Nous rapportons dans notre travail neuf cas de tumeurs pseudo-papillaires et solides du pancréas, colligés au sein du laboratoire central d‘anatomo-pathologie d’Avicenne entre mars 2005 et décembre 2012, avec revue de la littérature.
C’est une tumeur qui atteint électivement la femme jeune avec un âge moyen de 26 ans. Les caractéristiques radiologiques de cette tumeur sont essentielles, car associées aux données cliniques et épidémiologiques, elles permettent d’orienter et d’évoquer le diagnostic. Mais l’étude anatomopathologique couplé à l’immunohistochimie, restent l’élément clé du diagnostic, car elles permettent d’écarter une tumeur endocrine, principal diagnostic différentiel. Une origine embryologique est évoquée, et l’hypothèse d’une migration à partir des cellules germinales ovariennes semble actuellement possible. Le traitement est exclusivement chirurgical, allant d’une simple tumorectomie à une pancréatectomie partielle, voire totale selon la topographie de la tumeur. Les métastases accessibles ainsi que les organes adjacents envahis doivent être réséqués dans la mesure du possible. L’efficacité des traitements complémentaires reste très mal évaluée. Le pronostic des tumeurs pseudo-papillaires et solides du pancréas est bon. La survie à long terme après résection complète est excellente. Une surveillance prolongée est justifiée à la recherche d’une récidive parfois très tardive soit locorégionale ou métastatique quel que soit le type d’exérèse
Actualités thérapeutiques du vitiligo chez l’enfant
Le vitiligo est une hypomélanose acquise , survenant suite à la disparition progressive des mélanocytes de l'épiderme, des follicules pileux et des muqueuses .
Il touche 0,5 à 2% de la population générale et présente une partie importante des consultations en dermatologie. Sa prévalence exacte dans la population pédiatrique est inconnue, mais 23 à 26 % des cas sont des enfants de moins de douze ans .
Bien que son étiologie précise soit encore inconnue, de nombreuse théories ont été proposées ( génétique, auto-immune , neurale …), la théorie auto-immune semble la plus probable du fait de l’association de vitiligo avec de nombreuses maladies auto-immunes ( thyroïdite , pelade , maladie d’Addison, Diabète …)
Dans la majorité des cas, le diagnostic est aisé grâce à des critères cliniques, il se présente le plus souvent comme des macules blanches localisées , souvent péri-orificielles .
Différentes méthodes de traitement existent, le but est la recoloration des plaques dépigmentante soit en stimulant la prolifération des mélanocytes encore en place (photothérapie, traitement locaux ) ,soit en apportant des mélanocytes prélevés sur une zone saine ( greffe mélanocytaire) .
Les thérapies pédiatriques incluent les stéroïdes topiques, les immunomodulateurs topiques, la photothérapie (rayonnement ultraviolet B de bande étroite) et le calcipotriol.
En cas de progression rapide de la maladie , la stabilisation peut être atteinte à l’aide de corticostéroïdes . Le traitement chirurgicale peut être envisagé dans le cas d’une maladie limitée et stable et lorsque le traitement médical semble inefficace
Une correction esthétique par camouflage est également possible.
Par ailleurs, il est recommandé aux sujets atteints de vitiligo de se protéger du rayonnement solaire
Les fractures de l’extrémité inferieure du radius traitées par fixateur externe à propos d’une étude rétrospective de 30 cas.
Les fractures de l’extrémité distale du radius sont des fractures fréquentes qui peuvent mettre en jeu le pronostic fonctionnel du membre supérieur d’autant plus que les fractures sont comminutives Le but de cette étude était d’analyser le profil épidémiologique, thérapeutique et évolutif des fractures du radius distal traitées par fixateur externe.
Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 30 patients colligés au service de traumatologie orthopédie du CHU Ibn Sina de Rabat sur une période de deux ans.
La moyenne d’âge était de 29,5 ans avec une prédominance masculine (80%), 49% des patients présentaient une fracture articulaire. Les patients étaient opérés et revus en consultation entre 3 mois et 6 mois. Chaque patient était évalué par le score de DASH. Une radiographie du poignet de face et de profil était également réalisée et classées selon la classification de Kapandji.
30 patients ont été traités par un fixateur externe. 45% de nos patients ont eu de très bon résultats et 29
Les antiseptiques à usage externe : familles et indications
Les antiseptiques sont des agents antimicrobiens possédants une activité rapide et transitoire, destinés à l’antisepsie des tissus vivants et qui ont une place de choix dans la pratique médicale quotidienne.
Leurs objectifs doivent être bien définis, qu’il s’agisse d’un acte préventif ou d’un acte thérapeutique et les règles d’utilisations doivent être scrupuleusement respectées.
L’objectif de ce travail est de faire la synthèse à l’aube de 2013 sur les monographies détaillées de chaque famille d’antiseptique ainsi que les indications et les nouvelles recommandations de leurs utilisations.
De nos jours, la place des antiseptiques au sein des produits antimicrobiens est mieux définie. Le progrès réalisé dans l’étude de leur activité in vitro et in vivo permet de mieux cibler leurs propriétés et d’effectuer une première sélection parmi les nombreux produits disponibles sur le marché
Carcinomes lobulaires infiltrants du sein: étude clinicopathologique et thérapeutique à propos de 17 cas avec revue de la littérature.
L’objectif de notre étude est d’étudier les différents aspects épidémiologiques, cliniques, paracliniques, anatomo-pathologiques, thérapeutiques et évolutifs du carcinome lobulaire infiltrant du sein.
Dix-sept carcinomes lobulaires infiltrants du sein colligés entre 2009 et 2012 au service de gynécologie et obstétrique M1 à la Maternité Souissi Rabat, ont été étudiés rétrospectivement.
L'incidence du carcinome lobulaire infiltrant dans notre étude était de 3,82% du nombre global des cancers du sein. La tranche d’âge la plus touchée était comprise entre 40 et 50 ans, avec un âge moyen de 51,7 ans. Il s’agissait dans la majorité des cas de la forme histologique classique (64,70 %), d’un bas grade Scarf-Bloom et Richardson (SBR II) (82,35 %) et la totalité des patientes exprimaient les récepteurs hormonaux. Une mastectomie a été réalisée d'emblée chez 47,05% des patientes tandis que dans 52,94 % des cas elle succédait à un traitement conservateur. Une chimiothérapie néoadjuvante a été délivrée dans 4 cas (23,52%), et une chimiothérapie adjuvante dans 11 cas. Les autres traitements adjuvants étaient la radiothérapie dans 5 cas et l’hormonothérapie dans 6 cas, parmi les patientes qu’on a pu suivre à l’institut national d’oncologie de Rabat. L’évolution a été marquée par un seul cas de métastases osseuses, les autres patientes qu’on a pu suivre sont toujours vivantes.
Le carcinome lobulaire infiltrant du sein reste rare, avec un profil clinicopathologique particulier. Son diagnostic clinique et radiologique est difficile. Actuellement, leur traitement et leur pronostic ne diffère pas de celui des carcinomes canalaires infiltrants
Etude du statut immunitaire de l’hépatite A chez la population marocaine
L’infection par le virus de l’hépatite A reste encore fréquente, en particulier dans les pays en voie de développement où les conditions d’hygiène et le niveau socioéconomique sont souvent précaires. Cette infection constitue un problème de santé au Maroc, toujours classé, avec les pays d’Afrique, comme pays de haute endémicité.
But de l’étude : Etudier l’évolution du statut immunitaire de la population marocaine vis-à-vis du virus de l’hépatite A.
Matériel et méthodes : Notre étude a porté sur une population de 309 personnes, dont l’âge est moins de 25 ans, apparemment bien portant, chez lesquels nous avons recherché des anti-VHA totaux, dans le sérum, par méthode Elisa.
Résultats : Pratiquement un quart de la population étudiée ne possèdent pas d’Anticorps anti VHA. Ce taux est nettement inférieur à celui précédemment retrouvé en Maroc, indiquant un net recul dans l’âge de primo-infection, certainement en rapport avec l’amélioration des conditions d’hygiène.
Conclusion : Les données de notre étude montre une évolution de l’épidémiologie de l’hépatite A au Maroc. Ce travail préliminaire incite à entreprendre une étude plus large pour mieux apprécier la place de cette infection dans la population marocaine et juger de la stratégie nationale de prévention la plus adaptée
Cancer du sein et grossesse : fertilité après cancer du sein.
L’association cancer du sein et grossesse, correspond à la découverte d’un cancer du sein pendant la grossesse ou dans l’année qui suit l’accouchement, une situation de plus en plus observée par la fréquence des grossesses dites tardives.
C’est dans ce cadre que s’inscrit notre travail regroupant des recommandations actuelles de la littérature, en matière d’approche diagnostique, de prise en charge, et de préservation de la fertilité.
Les défis de cette association sont de savoir poser le diagnostic et de traiter au mieux la mère sans répercussions majeures sur le fœtus .
Le diagnostic doit être systématiquement évoqué devant des signes spécifiques puis conforté par une échographie (examen clé) voir une mammographie avec protection plombée.
La prise en charge carcinologique impose quelques « aménagements » dans les protocoles thérapeutiques usuels sans retard de mise en route ; ainsi l'interruption de la grossesse n’apporte pas de bénéfice pour la mère.
Parmi les effets secondaires du traitement, ceux sur la fonction gonadique d’où l’intérêt de promouvoir les techniques de préservation de la fertilité .
Enfin le respect d’un « délai de prudence » permet actuellement de concevoir des grossesses post cancers mammaires en rémission complète