Université Mohammed V - Rabat The Institutional Repository

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    1870 research outputs found

    Synostose mandibulo-maxillaire ou syngnathia.

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    La fusion mandibulo-maxillaire congénitale ou syngnathia est une malformation rare. Le premier cas a été décrit en 1936, et depuis, seuls quelques cas ont été rapportés dans la littérature. La syngnathia est secondaire à la formation d’une membrane ectopique qui provoque une adhérence soit fibreuse soit osseuse entre le processus alvéolaire maxillaire et mandibulaire, et elle se traduit par une impossibilité d’ouvrir la bouche à la naissance. Les problèmes posés par cette malformation concernent essentiellement la prise en charge de l’alimentation, et des voies respiratoires à court terme, et la croissance et le développement facial et celui des dents à plus long terme. Dans ce travail nous rapportons 03 nouveaux cas de syngnathia colligés au service des urgences chirurgicales pédiatriques de l’hôpital d’enfant de Rabat entre 2010 et 2012, les caractéristiques clinique et paraclinique sont présentées ainsi que la prise en charge chirurgicale et le suivi

    Maladie de Whipple, polymorphisme insidieux

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    La maladie de Whipple (MW) est une infection bactérienne multisystémique, chronique due au Trophyeryma Whipplei, touchant souvent l’homme d’âge moyen, et curable. Ses manifestations cliniques sont très variables. Dans sa forme historique, elle associe amaigrissement et diarrhée, précédés dans trois quarts des cas par une atteinte articulaire évoluant depuis six ans. La présentation articulaire est stéréotypée, il s'agit d’une oligo ou d’une polyarthrite chronique, intermittente, inexpliquée, séronégative, des grosses articulations. Chez la plupart des patients, la coloration par l’acide périodique de Schiff des biopsies duodéno-jéjunales permet de révéler des inclusions macrophagiques correspondant à des structures bactériennes. Néanmoins, l’atteinte gastro-intestinale peut être absente cliniquement. Il en va de même pour l'anatomopathologie voire la biologie moléculaire. Malgré l’absence de manifestations digestives, il faut savoir évoquer la maladie de Whipple devant une endocardite à hémocultures négatives, des manifestations neurologiques centrales ou articulaires inexpliquées. L’identification de la bactérie responsable, Tropheryma whipplei, a nécessité l'amplification génique particulièrement utile chez les patients au stade précoce de la maladie ou en cas de présentation clinique inhabituelle. L’isolement et le séquençage de T. whipplei devraient être la base du traitement de cette maladie. La sérologie et la détection de structures antigéniques par immunohistochimie permettent le diagnostic précoce avant l’apparition des complications systémiques sévères fatales. Le problème qui s’impose dans la maladie de Whipple est que sa symptomatologie est polymorphe, ce qui ne permet pas d'évoquer systématiquement le diagnostic et peut orienter à tort vers d'autres pathologies. C'est une pathologie mortelle si non ou mal traitée. Sa fréquence croissante en Afrique pourrai la transformer dans les années à venir en un problème de santé majeur dans cette région

    les troubles de la sudation chez l’enfant

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    La sécrétion sudorale, normale et indispensable au bon fonctionnement du corps, permet d’assurer, grâce aux glandes sudoripares eccrine, la régulation de la température interne de l’organisme par évaporation d’eau à la surface du corps. Ainsi, l’organisme peut s’adapter aux variations extérieures en maintenant la température corporelle à 37°C. Donc, la sudation est un phénomène naturel qu’il convient de respecter mais qui peut subir des variations anormales sur le plan : de volume émis (hyperhidrose, hypohidrose, anhidrose) ; de l’odeur (bromhidrose) ; de couleur (chromhidrose). On peut également observer des rétentions sudorales et des pathologies inflammatoires. L’hyperhidrose est la plus fréquente de ces troubles, caractérisée par une sudation excessive, localisée ou généralisée, et a longtemps été sous-évaluée. Certes, elle est une affection bénigne, mais elle a un impact sur la qualité de vie par ses répercussions sociales, professionnelles et psychologiques. Le traitement des hyperhidroses localisées par antitranspirants locaux est le plus souvent inefficace. Il faut appel à l’ionophorèse, à la sympathectomie endoscopique et, plus récemment aux injections sous-cutanées de toxine botulique. Le traitement des hyperhidroses généralisées est avant tout étiologique. L’anhidrose correspond à l’absence de sécrétion des glandes sudorales eccrines. Elle est rarement complète et correspond le plus fréquemment à une hypohidrose. Il ne faut pas sous-estimer les conséquences liées à des tableaux d’anhidrose, d’hypohidrose ou de rétentions sudorales, exposant à l’asthénie, au coup de chaleur et à certaines hyperthermies d’inadaptabilité au chaud parfois dramatiques. La prévention de l’hyperthermie s’effectue par l’information du patient ou de ses parents, qui doivent connaitre et éviter les situations à risque. L’objectif de notre travail est de mettre le point sur le profil : épidémiologique, étiopathogénique, les aspects cliniques, et le traitement de cette maladie chez l’enfant

    Kyste hydatique du poumon chez l’enfant à Tétouan : À propos de 48 cas

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    L’hydatidose est une zoonose causée par le développement tissulaire de la larve du cestode Echinococcus granulosus. Cette parasitose se rencontre sous forme endémique dans les pays d’élevage, dont le Maroc, où elle constitue un problème de santé publique. Chez l’enfant, la localisation la plus fréquente est celle du poumon. Le diagnostic positif s’appuie sur les arguments épidémiologiques, cliniques, biologiques et radiologiques. Le traitement de référence reste la chirurgie. La prophylaxie tient un rôle majeur en permettant d’interrompre le cycle parasitaire. Notre travail a pour but de déterminer les caractéristiques épidémiologiques, diagnostiques, thérapeutiques et pronostiques de l’hydatidose pulmonaire chez l’enfant dans la région de Tétouan. Ce travail est une étude rétrospective d’une série de cas d’hydatidose pulmonaire chez l’enfant colligés pendant onze ans, de janvier 2002 à décembre 2012, au service de chirurgie infantile de l’hôpital provincial de Tétouan. Nous avons enregistré 48 cas d’hydatidose pulmonaire chez l’enfant sur une période de onze ans (moyenne de 4,36cas par an). L’âge variait entre 6 et 15 ans (moyenne de 11,69 ans). Le sex-ratio était de 1,82. Les patients étaient majoritairement issus du milieu rural (68,75%). La symptomatologie était dominée par la toux (79,17%). La radiographie thoracique était le principal examen pour confirmer le diagnostic. L’échographie abdominale a permis de déceler une localisation hépatique chez un patient. Le traitement médical, associé à la chirurgie, a été noté chez les patients présentant une hydatidose multiple (14,58%). Tous les patients ont bénéficié d’un traitement chirurgical conservateur, la technique la plus utilisée étant la ponction-aspiration selon Barrett (89,58%). Deux patients (4,17%) ont développé une infection postopératoire. Aucun cas de décès ni de récidive n’a été rapporté

    Les lésions caustiques opérées en urgence : expérience des UCV sur 6 ans

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    Nous rapportons une étude rétrospective de 15 cas de lésions caustiques opérées en urgence colligés au service des urgences chirurgicales viscérales CHU Ibn SINA, durant une période de 6ans. L’âge moyen de nos patients est de 37,7 ans, avec un sex ratio de 1,5 en faveur du sexe masculin 66,7 % des cas d’ingestion de caustiques étaient dans un but d’autolyse. L’esprit de sel (HCl) est le produit le plus utilisé (80 % des cas). Dans 33,3 % des cas, la quantité ingérée est ≥ 150 ml. L’endoscopie digestive a été réalisée chez tous les patients, dans un délai ≤ 12h chez 60% d’entre eux. Tous les cas avaient des lésions stade III, associées chez 66,7% aux lésions stade II et chez un seul cas au stade IV La chirurgie réséctive en urgence a été réalisé chez 60% dont 3 patients ont eu une oesogastrectomie totale par stripping, 3autres patients ont eu une gastrectomie totale avec anastomose oeso-jéjunale sur anse en Y, 2 patients ont eu une oesogastrectomie totale et duodéno-pancréatectomie céphalique et un seul patient a eu une oesophagectomie par stripping. Cependant, la chirurgie exploratrice a été préconisée chez 33, 3% après une laparotomie exploratrice normale. Enfin une abstention thérapeutique à ventre ouvert a été décidée chez 6,7% dont les lésions étaient jugées au dessus de toute ressource thérapeutique. La principale complication est la sténose caustique ayant survenue chez 40% de nos patients. 1 patient a été traité par dilatation endoscopique, et la chirurgie était nécessaire chez 2 cas Le taux de mortalité est de 13,3% alors que 80% des patients avaient bien évolué a court terme et 20% à long terme

    Traitement des tumeurs desmoïdes chez l’enfant ( A propos de 5 cas)

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    Notre travail concerne l’étude d’une série de cinq dossiers de patients porteurs d’une tumeur desmoïde infantile colligés à l’hôpital d’enfant de Rabat (entre 3 services : le service de Chirurgie A ; le service des urgences chirurgicales pédiatriques et le centre hospitalier d’oncologie pédiatrique) durant une période de 15 ans (de 1997 à 2012). L’analyse de la revue de la littérature a permis de constater que ce sont des tumeurs qui se développent à partir des proliférations fibreuses, qui augmentent progressivement de volume et ne donnent pas de métastases. Chez l’enfant, ces tumeurs atteignent les deux sexes ; Les signes cliniques sont dominés par une masse qui augmente progressivement de volume. L’échographie permet de localiser la masse et préciser ses dimensions. Le scanner permet une étude plus précise des caractères de la masse avec notamment les rapports locorégionaux et aussi un grand intérêt dans le suivie de ces patients. Le diagnostic est toujours confirmé par une étude histologique de la pièce opératoire. Le traitement chirurgical reste le traitement curatif de ces tumeurs ; un complément de chimiothérapie est parfois nécessaire en cas de chirurgie incomplète ou de récidive. Dans notre série tous nos patients sont traités par un complément de chimiothérapie, elle semble avoir un effet bénéfique après une longue durée de traitement. De nombreuses recherches thérapeutiques sont en cours des études qui sont de moins en moins invasives. Les tumeurs desmoïdes sont des tumeurs à haut risque de récidive, leur surveillance est obligatoire et elle doit être au-delà de 5 ans

    Traumatismes ostéoarticulaires autour du genou. Etude retrospective a propos de 48 cas

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    Introduction : Le but de notre étude est d’éclater les formes anatomo-cliniques des traumatismes ostéoarticulaires autour du genou, d’identifier les facteurs pronostiques et d’élaborer des recommandations pratiques. Matériel et méthodes : Une série de 48 cas de traumatismes ostéoarticulaires autour du genou, colligés au service de chirurgie orthopédique et traumatologique 1 à l’Hôpital Militaire d’instruction Mohamed V durant 3 ans (janvier 2010-décembre 2012) ont servi à la réalisation de cette étude rétrospective. Résultats : L’âge moyen de nos patients était de 39,69 ans avec des extrêmes allant de18 à 70 ans, avec une nette prédominance masculine qui a été notée a.24 patients étaient victimes d’accidents de la circulation (50%). L’atteinte unilatérale droite était chez 27 patients (56,25%) et gauche chez 20 patients (41,67%). Un seul cas d’atteinte bilatérale (2,08%). Les fractures du genou étaient les lésions traumatiques les plus fréquentes avec une prédominance des fractures de la rotule (46 %).Dans 20,83 % des cas il existe une ouverture cutanée, les lésions traumatiques associées étaient prédominées par les lésions cartilagineuses (29.16 %) et les lésions osseuses (27,07%). Le traitement a été chirurgical dans 97.5 %. Le délai de prise en charge moyen était de 3 jours . Discussion et conclusion : Les résultats fonctionnels étaient très bons ou bons dans 75 %, concluant ainsi, que le devenir d’un traumatisme ostéoarticulaire autour du genou peut être lié au traumatisme lui-même en raison des lésions irréversibles, notamment cartilagineuses liées à l'accident. La tolérance de ces lésions sera donc liée d'une part à une bonne prise en charge chirurgicale visant à restaurer au mieux une congruence articulaire normale et d'autre part à l'importance des lésions ostéochondrales

    Typhus exanthématique : La maladie du pou rouge.

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    Encore dénommé typhus historique, typhus épidémique ou maladie du pou rouge, le typhus exanthématique est dû à une bactérie appartenant au groupe typhus et au genre Rickettsia: Rickettsia prowazekii. C'est une maladie transmissible grave susceptible de réémergence telle la récente flambée épidémique meurtrière observée au Burundi en 1997 après douze années d'absence. Le typhus épidémique reste endémique dans certains pays d'Afrique, d'Amérique Centrale et du Sud, et en Asie. Au Maroc, le typhus exanthématique était, comme dans toute l’Afrique du nord, une maladie endémique à poussées épidémiques. Le développement du typhus épidémique est favorisé par le climat froid, la pauvreté, et les regroupements de population. Le vecteur de la maladie est le pou de corps Pediculus humanus corporis infectés lors d’un repas sanguin sur des malades atteints de typhus aigu ou de la maladie de Brill-Zinsser. La maladie est caractérisée par un début brutal associant frissons, céphalées intenses, prostration, myalgies et fièvre élevée. Une éruption maculeuse apparaît le 3ème ou 5ème jour après le début, d’abord dans la partie supérieure du tronc, puis elle s’étend à tout le corps en épargnant la face, la paume des mains et la plante des pieds. Les complications neurologiques ou cardiovasculaires en font la gravité. Sous antibiothérapie à base de doxycycline, l’apyrexie est obtenue en 48 heures. En l’absence de traitement spécifique la mortalité atteint 30 %. Il existe une forme de recrudescence de la maladie, la maladie de Brill-Zinsser, survenant jusqu'à 40 ans après l'infection aiguë, pouvant être à l'origine d'épidémies

    Histoire de la psychiatrie au Maroc.

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    Nous dressons au long de ce travail l’histoire de la psychiatrie au Maroc à travers une étude rétrospective, afin de comprendre ses soubassements idéologiques, ses principaux courants ainsi que sa situation actuelle dans notre pays. Les atteintes mentales existant depuis la nuit des temps, nous avons alors essayé de réunir, autant que faire se peut, les informations historiques relatant le cheminement du développement de cette discipline depuis la préhistoire jusqu’á sa constitution en tant que spécialité médicale. Nous rapportons les principales influences sur le Maroc durant ces ères, en décrivant ; les prémisses des réflexions sur le concept de la folie, le développement des premiers soins durant la période antique, ainsi que l’apport substantiel de la civilisation islamique dans la compréhension de ses atteintes et le développement des méthodes thérapeutiques. Nous avons développé par la suite les étapes de l’introduction de la psychiatrie au Maroc, en tant que spécialité médicale, durant la période coloniale, ainsi que l’apport purement marocain dans sa structuration et l’édification de sa législation après son indépendance. Ceci nous a permis de conclure sur la situation actuelle et les performances de la politique entreprise pour l’évolution de la psychiatrie, en prenant en considération la place de la médecine traditionnelle dans la prise en charge des atteintes psychiques. Nous constatons au terme de ce travail, que malgré les innombrables efforts réalisés pour la promotion de la psychiatrie au Maroc, l’insuffisance de son ouverture envers la population et de son intrication dans les soins de base reste marquante, n’aidant pas à sa démystification. Nous démontrons aussi la nécessité d’une intervention plus minutieuse quant à l’application des projets jusque là établis mais jamais complètement adoptés

    Les dermatoses bulleuses auto-immunes chez l’enfant

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    Les dermatoses bulleuses auto-immunes (DBAI) de l’enfant sont caractérisées par la production d’auto anticorps dirigés contre les structures d’adhésion de la peau, elles se divisent en deux groupes selon le site de clivage : les pemphigus et les maladies sous-épidermiques. Elles sont rares chez l’enfant et malgré leurs ambigüités morphologiques elles ne posent plus un problème diagnostic vu les efforts de recherches réalisés depuis une vingtaine d’années et qui ont permis une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques et le développement de nouveaux outils diagnostic L’établissement du diagnostic repose sur une démarche rigoureuse qui passe par : L’interrogatoire : précisant le début, les circonstances de survenue, les signes fonctionnels les antécédents personnels ou familiaux de maladies auto-immunes et une éventuelle prise médicamenteuse L’examen clinique qui constate l’aspect, la topographie et l’étendue des lésions. Ainsi que l’existence de signe de nikolsky, de lésions muqueuses externes et l’état de la peau péri bulleuse La biopsie, l’examen histologique, l’immunofluorescences directe et indirecte représentent l’examen clés dans les DBAI. Dans certains cas difficiles de DBAI sous –épidermiques l’Immunomicroscopie électronique, L’IFI sur peau humaine normale clivée, l’Immunotransfert et l’ELISA peuvent s’avérer nécessaires Le traitement des DBAI fait appel principalement à la corticothérapie locale ou générale associée à la dapsone L’évolution est généralement bonne avec disparition des lésions au bout de 2 ans en moyenne Ce travail met le point sur les aspects cliniques, les approches diagnostiques, thérapeutiques et évolutives des DBAI chez l’enfant qui sont par ordre de fréquence les dermatoses bulleuses à IgA linéaires suivie par la dermatite herpétiforme, la pemphiogide bulleuse, les pemphigus sont rares tandis que la pemphigoide cicatricielle et l’épidermolyse bulleuse acquise restent exceptionnelles chez l’enfant

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