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Rectocolite ulcero-hemorragique: Indications et traitements (Expérience de la clinique chirurgicale b)
INTRODUCTION : notre étude visait à rapporter l’expérience de la Clinique Chirurgical B en matière des indications posées et des techniques chirurgicales réalisées dans le traitement de la RCH, ces trois dernières années.
MATERIEL ET METHODES : Notre étude rétrospective portait sur 6 cas de RCH opérés au sein de la Clinique Chirurgicale B de 2006 à 2008. Elle a été réalisée selon une fiche d’exploitation établie à partir des dossiers médicaux.
RESULTATS : Le traitement chirurgical a été indiqué pour pancolite sévère (3cas), corticodépendance avec un bas niveau socioéconomique (un cas), sténose colique sur RCH (un cas) et pour proctite (après AIR) réfractaire au traitement médical à base d’aminosalicylés (un cas). Les techniques chirurgicales réalisées étaient au nombre de trois : coloproctectomie avec AIA (4malades) réalisée en 3temps chez un malade (en pancolite sévère) et en deux temps pour les autres, techniques d’Hartmann (un malade) et technique de proctectomie secondaire avec AIA (un malade) réalisée en deux temps.
DISCUSSION : Bien que le nombre des malades fut très restreint, notre série comportait différentes indications chirurgicales de la RCH reflétant le rôle essentiel de la chirurgie en matière de la RCH. La coloproctectomie totale avec anastomose iléo-anale représentait la technique chirurgicale la plus utilisée, ces trois dernières années, au sein du service de la Clinique chirurgicale B. Le risque de complications précoces en post-opératoire est concordant avec les résultats des autres séries (estimé à 20%) et est considéré donc comme acceptable
Méningiome de la région pétroclival: Intérêt de l'abord sous temporal transtentoriel
Notre travail repose sur une série de 09 méningiomes pétro-clivaux colligés au service de neurochirurgie de l’Hôpital Militaire Mohammed V de Rabat durant les 08 dernières années (2000 à 2008). Ce qui représente 6,8% des méningiomes intracrâniens admis au service durant la même période.
L’âge de nos patients variait entre 32 et 65 ans avec une moyenne de 49 ans. Il y’avait une nette prédominance féminine. Un seul de nos patients était de sexe masculin soit un sexe ration de 1/8. Le délai moyen de diagnostic était de 11 mois avec des extrêmes allant de 3 à 24 mois. Le tableau clinique était largement dominé par l’atteinte des nerfs crâniens (77,77 %). Le déficit moteur a été retrouvé dans 33,3 % des cas. Le scanner cérébral a été réalisé dans 88,8 % des cas. Il a objectivé un aspect isodense dans 37,5% des cas, spontanément hyperdenses dans 62,5 % des cas. Les calcifications étaient présentes dans un seul cas. L’imagerie par résonance magnétique a été réalisée chez tous nos patients. La tumeur apparaissait en isosignal dans 66,6 % des cas (6/9) et un hyposignal dans 33,3 % (3/9) sur les acquisitions pondérées en T1. La taille moyenne était de 4,16 cm (entre 3 et 5 cm). Le volume moyen était de 24,14 cm3. (Entre 7,5 et 56,25 cm3). Tous nos patients ont été opérés par voie sous temporale trantentorielle. L’exérèse a été macroscopiquement complète dans 33.3 % des cas (4 cas sur 9). L’évolution à court terme a été favorable chez 88,8 % des cas. La mortalité post opératoire était nulle. La première complication postopératoire était réprésente par l’atteinte des nerfs crâniens ainsi que le déficit moteur (33,3 %). A long terme et après un recul de 21 mois en moyenne, 88,8% des patients ont repris leur activité antérieure à l’affection avec une bonne qualité de survie (score de 80 à 100 sur l’échelle de Karnovsky). Une seule patiente a présenté une récidive de son méningiome au bout d’un an après exérèse subtotale. Elle a été réopérée par voie retrosigmoïdienne.
Cette étude appuyée d’une revue de la littérature nous a permis de mieux appréhender les aspects cliniques, radiologiques, évolutifs chez les malades opérés pour un méningiome pétro-clival par voie sous temporale transtentorielle. Elle a été utile dans l’évaluation de cette voie d’abord dans l’approche de ces tumeurs jugées dangereuses par leur localisation proche des éléments nobles vasculo-nerveux
Les fistules anales tuberculeuses : Quelle prise en charge d’après l’expérience de l’unité de proctologie du service de Médecine B du centre hospitalier universitaire de Rabat.
Introduction: Les fistules anales tuberculeuses sont rares et posent un problème diagnostic et thérapeutique. L’objectif de notre travail est de rappeler les aspects épidémiologiques et anatomocliniques de cette pathologie et de mettre en évidence les particularités de la prise en charge diagnostic et thérapeutique des fistules anales tuberculeuses dans un pays d’endémie tuberculeuse.
Matériel et méthodes: Il s’agit d’une étude rétrospective et descriptive étalée sur 29 ans, portant sur 98 cas de fistules anales tuberculeuses colligés au service de gastro-entérologie et de proctologie Médecine B du CHU de Rabat.
Résultats: L’âge moyen de nos patients est de 39,4 ans avec une nette prédominance masculine (80,6%). Aucun antécédent de tuberculose pulmonaire ou extrapulmonaire n’est retrouvé. La symptomatologie n’a rien de spécifique. Le bilan a retrouvé une tuberculose pulmonaire associée dans 20,4% des cas. Le diagnostic positif de certitude repose sur l’étude anatomopathologique du trajet fistuleux et/ou des biopsies des berges de l’orifice fistuleux externe qui objective des éléments caséo-folliculaires (51%) et sur l’étude bactériologique qui montre la présence des BK dans le pus fistuleux (2%). Le traitement des fistules anales tuberculeuses est médico-chirurgical associant une thérapie anti-tuberculeuse et une fistulotomie dont les modalités varient selon la hauteur et la complexité du trajet fistuleux. L’évolution est favorable chez tous nos patients.
Conclusion: Les fistules anales tuberculeuses sont souvent méconnues vu leur ressemblance avec la maladie de Crohn anopérinéale. La prise en charge est médico-chirurgicale. La guérison complète et définitive est la règle sous traitement spécifique
Les pseudotumeurs des voies excrétrices : étude d’un cas clinique et revue de la littérature
Les pseudotumeurs de la voie excrétrices supérieures sont des néoformations ayant l'apparence d'une tumeur sans en avoir les caractères, et qui siègent au niveau de la voie d’excrétion d’urine représentée par : les calices, le bassinet et l’uretère. Il s’agit d’une affection rare et de diagnostic difficile. En effet, ces pseudotumeurs se présentent sur le plan clinique et radiologique, comme étant de véritables tumeurs de la voie excrétrice, raison pour laquelle, il faut connaitre la nature exacte d’une lésion avant de programmer une néphro-urétrectomie .
Devant une symptomatologie évocatrice d’une tumeur de la voie excrétrice urinaire, il faut avant toute chose avoir un bilan radiologique soigneux, avec au minimum, une échographie et un uroscanner (examen qui remplace actuellement l’UIV). Mais seul le geste endoscopique (cystoscopie, urétéropyéloscopie) avec biopsie et étude anatomopathologique permettent de déterminer la nature exacte de ces pseudotumeurs, qui peuvent traduire différentes étiologies, rares et de diagnostic difficile.
En ce qui concerne notre patient, le tableau clinique et le bilan radiologique initial évoquaient plutôt une tumeur vésicale. Ainsi le malade a été hospitalisé au service d’urologie à l’Hôpital Militaire Mohamed V de Rabat pour suspicion de tumeur de la vessie. C’est le geste endoscopique qui a montré par la suite, l’origine urétérale de la tumeur, et a permit de faire des biopsies dont l’étude histologique a posé le diagnostic de papillome inversé de l’uretère. Ce type de lésion étant rare, d’autant plus au niveau urétéral, le diagnostic n’est retenu que si les critères de Henderson sont présents, pour ne pas passer à coté d’un carcinome urothélial de bas grade type inversé
L’aphtose buccale chez l’enfant.
L’aphte est une ulcération douloureuse de la muqueuse buccale évoluant spontanément vers la guérison sans séquelles cicatricielles. La lésion élémentaire est constituée d’une ulcération douloureuse à fond « beurre frais » entourée d’un liseré rouge vif.
L’aphtose buccale est classiquement une affection récidivante de la muqueuse qui évolue par poussées. Elle ne laisse généralement pas de séquelles.
Il existe plusieurs formes cliniques de l’aphtose buccale : aphtose mineure, aphtose majeure, aphtose miliaire.
L’aphte est très fréquent, affecte plus d’un tiers des enfants d’âge scolaire. La prévalence des aphtes chez l’enfant est de 1 %. Chez 40 % des enfants moins 15 ans, porteurs d’aphtes, on décrit une aphtose avant 5 ans.
La pathogénie des lésions aphteuses buccales reste difficile à établir car elle est probablement multifactorielle et peut être différente d’une lésion à l’autre. Plusieurs théories ont pu être avancées : virale, bactérienne, vasculaire, héréditaire et immunitaire.
Le diagnostic de l’aphtose est posé souvent sur l’anamnèse et l’aspect clinique. Il ne peut se poser qu’après élimination des aphtes symptomatiques de certaines pathologies systémiques ou digestives ou de certains désordres métaboliques ou immunitaires
Le traitement des aphtes est symptomatique. Les traitements locaux : anesthésiques, corticoïdes locaux et sucralfate, sont utilisés en première intention. En cas d’aphtose, on associe la colchicine comme traitement systémique. Le thalidomide de grande efficacité est réservé aux aphtoses sévères, en raison de ses effets secondaires
Tumeur desmoïde de la paroi abdominale chez l’enfant à propos de 2 cas.
Notre travail concerne l’étude de 2 dossiers de patients porteurs d’une tumeur desmoïde infantile de la paroi abdominale colligés au service des Urgences Chirurgicales Pédiatriques à l’hôpital d’enfant de Rabat , durant une période de 9 ans (de 2004 à 2012).
L’analyse d’une revue de littérature a mis le point sur les caractéristiques de ce type de néoplasie et a montré que ce sont des tumeurs qui se développent à partir de proliférations fibreuses, de croissance lente et augmentation progressive de volume , histologiquement bénignes, mais localement agressives, elle ont tendance à récidiver mais sans qu’elles ne donnent métastases.
Leur incidence est égale entre les deux sexes. L’expression clinique est aspécifique, généralement dominée par l’apparition d’une masse qui augmente progressivement de volume.
L’imagerie médicale est contributive au diagnostic ; mais malgré son développement, le cachet anatomopathologique est essentiel pour confirmer le diagnostic de ces tumeurs.
La chirurgie est le fondement du traitement de ces tumeurs .Un traitement adjuvant à base de chimiothérapie est souvent nécessaire. L’indication se discute après une évaluation préopératoire multidisciplinaire.
Concernant nos cas, on a procédé à une résection de la masse tumorale chez les deux patients, mais chez le deuxième on a commencé par une chimiothérapie néo adjuvante vue la taille importante de la tumeur puis une poursuite des cures de chimiothérapie en post-opératoire. Elle semble avoir un effet bénéfique après une longue durée de traitement.
Des études sont en cours à la recherche d’autres procédés thérapeutiques qui sont de moins en moins invasifs, pour traiter une tumeur certes agressive localement mais dont le pronostic est bon
Tuberculose du SNC : Gare aux troubles psychiques masquant un pronostic fatal.
La tuberculose neuroméningée est grevée d’une morbidité et d’une mortalité élevées d’où l’intérêt d’un diagnostic précoce et l’instauration urgente d’un traitement adapté en cas de forte suspicion.
Le but de notre travail est de rapporter les données récentes de littérature concernant les moyens diagnostiques de la tuberculose neuroméningée et de déterminer les modalités thérapeutiques et préventives de la maladie.
La tuberculose du système nerveux central représente 10 à 30% des lésions expansives intracrâniennes dans les pays en voie de développement .Dans les pays industrialisés, la tuberculose neuroméningée a pris un regain d’intérêt avec l’infection VIH.
Le mécanisme le plus communément admis de l’infestation des méninges par le BK est celui d’une dissémination hématogène, avec ensemencement cérébral et constitution de tubercules intra parenchymateux.
La tuberculose du SNC est caractérisée par un polymorphisme clinique posant parfois des problèmes de diagnostic différentiel.
Devant la lenteur du diagnostic bactériologique et l’incertitude évolutive de la maladie, le clinicien est contraint de débuter le traitement antituberculeux en se basant sur les données cliniques et biologiques d’orientation.
L’imagerie médicale est un grand secours au diagnostic et au suivi des lésions intracrâniennes et médullaires.
La chimiothérapie a transformé le pronostic de la tuberculose du SNC
Aspects diagnostiques de la tuberculose de l’enfant: expérience de l’hôpital Moulay Youssef.
La tuberculose est une pandémie mondiale, qui tue près de 200 enfants par jour autour du monde. Au Maroc 15% des atteintes touchent les enfants de moins de 15 ans. Nous avons réalisé cette étude pour analyser le profil épidémiologique, clinique et para-clinique de la tuberculose des enfants, pour un diagnostic rapide et plus orienté.
Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 226 cas de tuberculose de l’enfant, colligés en 6ans (janvier 2008 -aout2013), au service de pneumo pédiatrie à l’hôpital Moulay Youssef.
La tuberculose représente près de 40% des hospitalisations annuelles dans notre série. 98% des enfants sont vaccinés et immunocompétents.
Les caractéristiques épidémiologiques varient en fonction de la forme clinique. La PIT est plus fréquente chez les enfants de moins de 5 ans; il n’existe pas de prédilection d’âge ou de sexe pour la forme pulmonaire; les enfants de sexe masculin font plus de tuberculose pleurale.
Un adulte contagieux est retrouvé dans l’entourage de 40% des enfants.
Une preuve anatomopathologique ou bactériologique n’est retrouvée que chez 40% des malades; l’IDR à la tuberculine est négative chez 13%; la radiographie thoracique montre des opacités hilaires ou alvéolaires dans la majorité des cas. La miliaire est retrouvée chez 5 enfants.
Le traitement est presque toujours à base d’antituberculeux de 1ere lignée, une corticothérapie est démarrée chez 57%
L’évolution était favorable chez 98% des malades.
Les aspects diagnostiques de la tuberculose sont très variables et non spécifiques.
Notre étude a permis de retrouver des caractéristiques cliniques et paracliniques particulières aux présentations de la tuberculose; notamment concernant la présentation pleurale.
Ceci permettra de diagnostiquer plus rapidement l’atteinte tuberculeuse chez l’enfant devant des signes statistiquement plus orientateurs
Les oligoarthrites juveniles –a propos de 93 cas.
La forme oligoarticulaire de l’AJI constitue le rhumatisme inflammatoire chronique le plus fréquent chez l'enfant, le diagnostic est posé en se référant aux critères ILAR.
Ce travail consiste en l’analyse rétrospective de 93 cas d’OA colligés à l’Hôpital d’Enfants de Rabat durant une période de 9 ans allant de 2005 à 2013. A partir de ces 93 observations et à la lumière des données récentes de la littérature, nous avons rapporté les particularités épidémiologiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives.
Sur le plan clinique : L’atteinte articulaire était asymétrique dans 65,5%. Une atteinte de 2 articulations a été enregistrée au début de la maladie chez 58% et la localisation la plus fréquente était le genou (60%).Nous avons compté 11 cas d’uvéite asymptomatique dont une compliquée par une cataracte et un cas par une cécité, chez 4 cas l’atteinte était bilatérale, 7 patients parmi eux avaient des AAN positives.
Sur le plan paraclinique : La ponction articulaire était un examen essentiel chez les cas ayant une monoarthrite au début pour éliminer une arthrite septique. Les AAN étaient présents chez 22,6%. Un syndrome inflammatoire biologique modéré enregistré dans tous les cas .L’étude génétique a montré un typage HLA classe 2 chez 13 cas.
Le principal traitement de première ligne chez nos patients était les AINS, l’infiltration intra-articulaire a été réalisée chez 30 malades, la corticothérapie orale a été adoptée chez 14 cas, le MTX a été utilisé chez 16 malades et 2 patients ont reçu une biothérapie.
Concernant le mode évolutif, 82,8% avaient une OA persistante et 17,2% étendue. Au terme de notre étude 62% sont en rémission
La gastro-entérite bactérienne à Shigelles.
La gastro-entérite bactérienne à Shigelles constitue une préoccupation sanitaire étroitement liée à l’hygiène, elle reste endémique et serait à l’origine de 160 millions d’infections dans les pays en développement.
Il existe 4 espèces de Shigella : Shigella dysenteriae, Shigella flexneri, Shigella boydii et Shigella sonnei, qui se différencient par leurs caractères biochimiques et antigéniques.
Le tube digestif de l’homme constitue l’unique réservoir naturel des Shigelles. C’est une maladie du péril fécal, et la transmission est essentiellement interhumaine, ou via l’eau et les aliments contaminés, sans omettre la transmission sexuelle.
Des épidémies à Shigella dysenteriae type 1 ont été notées en Amérique centrale, en Afrique centrale, en Afrique de l’est, en Asie du sud et au Japon.
Le mécanisme d’invasion des Shigelles implique de nombreux facteurs tels que le lipopolysaccharide bactérien, la Shiga-toxine, ainsi que le pouvoir invasif des Shigelles. La symptomatologie varie d’une simple diarrhée aqueuse jusqu’au classique syndrome dysentérique.
Sans traitement, l’évolution peut se faire vers des complications digestives et extra digestives. Le diagnostic positif repose principalement sur la coproculture. Vu l’accroissement des résistances aux antibiotiques, l’antibiothérapie ne peut être prescrite que sur les données de l’antibiogramme.
En attendant un vaccin efficace qui tarde à venir, le pilier de la prévention réside en l’application des mesures d’hygiène