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Les cancers de la vésicule biliaire : Expérience de la clinique chirurgicale C
Le cancer de la vésicule biliaire est au 5ème rang des cancers digestifs, il est de découverte fortuite sur pièce de cholécystectomie dans 1 à 2% des cas. Son traitement est actuellement bien codifié grâce à la compréhension de son mode d’extension.
Cette étude est rétrospective de 38 cas de cancer de la vésicule biliaire (25 femmes et 13 hommes ; le sexe ratio F/H est de 1.9), sur une durée de six ans, dont 7 cas sont découverts sur pièce de cholécystectomie (18,4%).
L’âge moyen est de 59,6 ans et le délai moyen du diagnostic était de 03 mois (une semaine à un an)
L’étude clinique a révélé une douleur de l’hypochondre droit dans 68.4% des cas, un ictère dans 55.2% des cas et l’altération de l’état général chez 71 % des patients. L’échographie et le scanner étaient les principaux moyens d’imagerie utilisés.
24 Patients parmi les 38 ont été opérés. 9 cas (23,6%) ont bénéficié d’une chirurgie jugée curative : 8 interventions de GLENN, et une hépatectomie droite élargie au segment IV (1cas), toutes associées à un curage ganglionnaire pédiculaire. 4 patients ont eu des interventions palliatives, et 11 patients (23,5%) ont eu une simple laparotomie exploratrice.
14 patients non opérés : abstention thérapeutique chez 8 cas, un drainage biliaire externe chez 5 cas et une radiochimiothérapie palliatives chez un malade.
La survie médiane des malades réséqués est de 15 mois, alors que celle des malades non réséqués est de 3 mois
Le syndrome du testicule féminisant à propos de deux cas
Le syndrome du testicule féminisant est une maladie génique de transmission récessive liée au chromosome sexuel X, appelé actuellement syndrome de d’insensibilité aux androgènes (SIA).
Les sujets atteints sont des femmes apparemment normales, mais porteuses d’un caryotype mâle 46 XY avec aménorrhée primaire et des organes génitaux internes à type de testicules ectopiques.
Les progrès récents de la biologie moléculaire, ont permis une meilleure compréhension de la physiopathogénie du SIA, et sa classification en 2 catégories:
L’insensibilité complète aux androgènes
Les insensibilités partielles aux androgènes
Le diagnostic est souvent posé tardivement après la puberté devant une aménorrhée primaire.
Chez le nouveau-né, le diagnostic est suspecté devant un caryotype 46 XY d’un bébé de morphotype féminin, le diagnostic prénatal serait possible par le biais de l’échographie, le caryotype et le dosage de la testostéronémie.
Le traitement consiste en une gonadectomie, en raison du risque de dégénérescence maligne des testicules ectopiques, traitement oestroprogestatif, une vaginoplastie selon les cas, et une prise en charge psychologique de la patiente et de sa famille.
Nous rapportons deux cas de SIA colligés dans le service de gynécologie-obstétrique à la maternité Souissi de Rabat, et nous insistons sur les particularités épidémiologiques, diagnostiques, thérapeutiques et génétiques de cette pathologie rarissime.
L’originalité de ce travail réside en :
la prise en charge gynécologique
la mise au point sur le retentissement psychique suite à l’annonce du diagnostic
l’importance de la prise en charge psychologique et du soutient par des associations récemment crées dans ce but,
l’approche juridique vis-à-vis ce phénomène par la loi Marocaine
Résultats radio-anatomiques des prothèses totales du genou (Etude statistique de 30 cas).
La prothèse totale du genou est un remplacement prothétique de l'ensemble des compartiments fémoro-tibiaux et fémoro-patellaires du genou. C’est une intervention chirurgicale de plus en plus réalisée en raison d’une demande accrue et d’un résultat fonctionnel satisfaisant.
Parmi les objectifs des prothèses totales du genou c’est de corriger l’axe mécanique du membre inferieur.
Ce travail et une étude rétrospective portant sur 26 patients pour un total de 30 PTG réalisées au service de chirurgie traumatologique et orthopédique de l'hôpital militaire d'instruction Mohammed V de janvier 2000 à décembre 2012 afin d'évaluer les résultats radio-anatomiques des différents implants à l'aide d'un bilan radiologique « conventionnel » explorant le genou prothèsé et ainsi faire une comparaison avec les séries de la littérature. L'âge moyen des patients était de 67,8 ans, l'angle moyen est passé de 171° en préopératoire à 177° en postopératoire, l’indice de Caton et Deschamps est passé de 0,77 à 1,06. La pente tibiale est passée de 6,6° à 7,1° en postopératoire.
Dans notre série on a retrouvé 46,7 % de nos genoux prothétiques en hypocorrection, ces résultats étaient également en accord avec ceux retrouvées dans la littérature.
Il en ressort que l'apport de nouvelles techniques de pose tel que la chirurgie assistée par ordinateur ne peut être que bénéfique pour le patient et le chirurgien, afin d’atteindre nos objectifs
Morbimortalité postopératoire des pancréatectomies.
Introduction : Les résections pancréatiques ou pancréatectomies sont indiquées dans un nombre varié de pathologies malignes ou bénignes intéressant le pancréas ou les structures avoisinantes. Notre étude a pour objectif d’analyser la morbimortalité postopératoire qui résulte de ces pancréatectomies en vue de développer des mesures de prévention.
Matériel et méthode : Nous avons étudié rétrospectivement les données des patients inclus dans une base de données prospective consacrée aux « pancréatectomies » dans le service de « Chirurgie A » de l’Hôpital Avicenne à Rabat entre Janvier 2010 au Décembre 2012 (3 ans). Une analyse statistique a recherché les facteurs de risque de morbimortalité.
Résultats : Soixante et un (61) patients ont été inclus. Chez 48 (80%) patients, la pancréatectomie correspondait à une duodénopancréatectomie céphalique (DPC). Les autres résections (20%) correspondaient à 8 splénopancréatectomies gauches, 2 énucléations, 1 ampullectomie, 1 pancréatectomie gauche et 1 duodénopancréatectomie totale. La sévérité des complications était appréciée par la classification de Clavien Dindo. La morbi-mortalité grave (Grade ≥ 3b) était de 20% avec un taux de mortalité à 13% dont 7% d’origine médicale : AVCI, Infarctus du myocarde et complications respiratoires de la BPCO. L’analyse statistique univariée a montré que l’état général du patient, les pertes sanguines et la transfusion peropératoires ainsi que la durée d’intervention étaient associés à une surmorbidité.
Conclusion : l’évaluation préopératoire des comorbidités et de l’état général des patients ainsi qu’une standardisation des soins périopératoires et des techniques chirurgicales devraient contribuer à une diminution de la morbimortalité postopératoire des pancréatectomies dans note contexte
Kyste du choledoque degenéré
La dilatation kystique du cholédoque est une affection médicale rare, avec un haut risque de dégénérescence maligne en l’absence de traitement, et dont l’incidence de transformation maligne augmente considérablement avec l’âge. Même si l’étiopathogénie exacte de la dégénérescence maligne reste sous débat, il est reconnu que l’association d’une stase biliaire avec un reflux pancréatique chronique par anomalie de la jonction bilio-pancréatique favorisent la survenue de la dégénérescence maligne. Ainsi, l’inflammation chronique et l’activation des sels biliaires conduiraient alors à une fréquence plus élevée de lithiase et de transformation maligne.
La dégénérescence survient le plus souvent sur les parois du kyste lui-même dans environ un tiers des cas, comme elle peut survenir à distance au niveau des voies biliaires intra-hépatiques ou au niveau de la vésicule biliaire. Et ce même après une excision complète du kyste.
Nous rapportons le cas d’une patiente de 57 ans qui présente un kyste du cholédoque dégénéré avec une tumeur inextirpable lors de l’intervention.
La symptomatologie clinique étant non spécifique, rends le diagnostic préopératoire difficile. Ce qui rends la prise en charge thérapeutique tardive, et confère un pronostic pauvre à cette affection.
Le traitement de choix est l’excision complète du kyste avec anastomose hépatico-jéjunale sur anse en Y à la roux. La DPC s’est révélée aussi une méthode efficace qui a prouvé son efficacité.
Un suivi doit être réalisé chez tous les patients connu porteurs d’une D.K.C et ce même des années après l’excision du kyste à cause du haut risque de dégénérescence maligne et le sombre pronostic de cette affection
Splénectomie laparoscopique pour affections hématologiques: indications et résultats
En 2013, la voie laparoscopique est devenue l’abord de choix chez les patients ayant des affections hématologiques nécessitant une splénectomie. Le Purpura Thrombopénique Idiopathique (PTI), après échec du traitement médical, représente l’indication majeure de la splénectomie coelioscopique.
Sur une base de recueil de données prospectives, nous avons réalisé une étude rétrospective dans le service de Chirurgie A, de l’Hôpital Ibn Sina de Rabat. Notre étude a évalué les indications et résultats des Splénectomies Laparoscopiques (SL) effectuées chez 28 Patients pour diverses affections hématologiques entre Janvier 2009 et Décembre 2012.
Dans notre série, 24 Patients (85,7 %) avaient un PTI corticodépendant ou corticorésistant, 3 patients (10,7 %) diverses autres affections hématologiques bénignes et une patiente (3,6 %) une Leucémie Myéloïde chronique. La Splénectomie laparoscopique a été réalisée avec succès dans 85,7 % des cas, la durée opératoire était de 195 + 68,3 minutes et la durée d’hospitalisation de 5 ± 1,9 jours. L’hémorragie était la complication per opératoire la plus fréquente (14,3 %). La conversion en sous costale gauche était nécessaire chez quatre patients (14,3 %). Le taux de mortalité postopératoire était de 3,6 %.
La voie laparoscopique est la voie d’abord de choix dans la plupart des indications de splénectomie. Pour un chirurgien expérimenté elle donne d’excellents résultats en réduisant la durée d’hospitalisation, de l’iléus et les douleurs postopératoire.
Néanmoins, elle doit être précédée de prophylaxie et d’imagerie afin d’évaluer les caractéristiques morphologiques de la rate et rechercher d’éventuelles rates accessoires, car ses résultats en dépendent
Mise au point et évaluation d'une technique d'étude de l'activité antifongique in vitro sur milieu solide de 11 dentifrices commercialisés au Maroc
Introduction : Les pathologies parodontales sont des maladies infectieuses dont l’apparition et l’évolution sont induites par la formation d’un biofilm bactérien et/ou fongique. Le traitement de ces maladies est essentiellement mécanique, cependant, dans certains cas, l’adjonction de produits chimiques est indispensable. L’utilisation de dentifrices s’impose donc comme une thérapeutique incontournable.
Objectifs : - Mise au point et évaluation de l’activité antifongique in vitro sur milieu solide, des dentifrices commercialisés au Maroc.
- Etude comparative de l’activité antifongique de chacun des dentifrices vis-à-vis des souches isolées de la cavité buccale.
Matériel et méthodes : Les prélèvements sont faits par écouvillonnage buccal, la culture est faite sur milieu spécifique pour levures. La mise au point de la technique est basée sur la méthode des puits. L’évaluation nous a permis d’établir un protocole approprié pour la technique, pour tester les différents dentifrices commercialisés au Maroc.
Résultat : Les résultats de notre étude, ont montré que les dentifrices utilisés ont pratiquement tous une activité antifongique avec des intensités différentes selon les souches et selon les agents actifs contenus dans les ingrédients de chacun de ces dentifrices.
Le dentifrice Signal intégral complet à base du triclosan et du citrate de zinc a montré la plus importante activité antifongique, tout comme le Colgate herbal à base de plantes médicinales. Par la suite les autres dentifrices: Elgydium, Dentifrice économique, Fluocaril, Miswak, Close up, Aquafresch, Arthrodont, Fluostar et enfin Buccotherm qui a enregistré la plus faible activité antifongique qui n était prononcée -timidement- que pour deux souches de Candida albicans sur cinq.
Face aux mycoses buccales, les professionnels de santé devraient recommander l’utilisation des dentifrices à base du triclosan ou de plantes médicinales qui ont montré une activité antifongique marquante in vitro, qui reste à confirmer in vivo dans d’autres études ultérieures
Place du traitement conservateur dans les plaies abdominales chez l’enfant : A propos de 32 cas
Les plaies abdominales représentent moins de 5 % des traumatismes abdominaux de l’enfant. Leur prise en charge est sujette à de nombreuses controverses entre attitude interventionniste et attentiste. Auparavant, toute plaie abdominale justifiait une laparotomie systématique, toutefois, cette attitude peut être modulée en fonction de plusieurs éléments qui feront objet et but de notre travail.
C’est une étude rétrospective allant de 2001 à 2012, comptant 32 cas de traumatismes abdominaux ouverts pris en charge au sein du service des urgences chirurgicales pédiatriques.
Les paramètres étudiés étaient le choix de l’attitude thérapeutique selon les données cliniques, biologiques et radiologiques ainsi que l’évolution.
Parmi nos 32 patients, 12 d’entre eux, dont l’examen initial était normal, stable hémodynamiquement, ont été mis sous surveillance rapprochée en milieu chirurgical, l’évolution était favorable sauf pour un patient qui a nécessité une laparotomie secondaire pour développement d’abdomen aigu.
Les 18 autres patients, pour lesquels une laparotomie était pratiquée d’emblée, sur des critères cliniques, biologiques et radiologiques, 5 étaient blanches et 13 thérapeutiques.
La durée d’hospitalisation était de 1 à 3 j pour les patients ayant bénéficié d’une surveillance par rapport à 4 à 12 j pour les patients opérés.
Le taux de mortalité dans notre série est nul.
Le traitement conservateur des plaies abdominales chez les enfants, cliniquement stables, permet la diminution du taux des laparotomies blanches et celles non-thérapeutiques ainsi que la durée d’hospitalisation et delà, le coût de la prise en charge pour la santé publique. Ceci dit, l’attitude attentiste chez les patients asymptomatique, avec surveillance clinique dans un milieu chirurgical nous paraît justifiée
La Pathologie thyroïdienne chez l’enfant : Prise en charge chirurgicale
La pathologie thyroïdienne chez l’enfant reste rare par rapport à celle de l’adulte dominée par la pathologie tumorale bénigne et maligne.
Notre travail consiste à une étude rétrospective des caractéristiques épidémiologiques, cliniques, paracliniques, histologiques et thérapeutiques chez 13 enfants avec des pathologies thyroïdiennes diverses hospitalisés entre 2002 et Aout 2012 au service de chirurgie pédiatrique A à l’hôpital d’enfants de rabat.
Les patients sont représentés par 7 filles et 6 garçons qui ont un âge moyen de 11 ans, 69% pour eux ont consulté pour une tuméfaction cervicale isolée.
Après un examen clinique bien mené, les explorations paracliniques consistent à l’échographie cervicale ainsi que la scintigraphie thyroïdienne.
La radiographie du thorax prenant le cou a été également demandée systématiquement chez tous nos patients, La TDM cervicale a été pratiquée chez 3 patients (23%). Le bilan hormonal a été fait chez tous les patients, il a révélé une hypothyroïdie chez un seul patient.
Par contre la cytoponction n’a été pratiquée chez aucun patient.
Le traitement chirurgical a été retenu chez tous les patients (100%).
Les gestes réalisés sont une thyroïdectomie totale en un seul temps chez patients (38%) des cas, une lobo-isthmectomie chez 7 patients (54%), un seul cas d’énucléation
Les pathologies thyroïdiennes opérées sont dominées par les adénomes vésiculaires (2 cas) et les adénomes papillaires (2 cas), les carcinomes de la thyroïde (2 cas) et le traitement prophylactique du CMT (3 cas) après étude génétique
Hémangiome géant de la surrénale : à propos d’un cas avec revue de la littérature
La glande surrénale est une localisation extrêmement rare de l’hémangiome, uniquement une cinquantaine de cas ont été rapportés dans la littérature.
Nous rapportons une observation d’hémangiome surrénalien géant, colligée dans le service de chirurgie viscérale de l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V, chez une patiente de 73 ans qui présentait un syndrome de masse abdominale. Le traitement a été une exérèse chirurgicale de la tumeur par laparotomie médiane. L’évolution a été simple avec un recul d’une année.
La revue de la littérature nous a permis de retenir les éléments suivants :
- La latence clinique de l’hémangiome surrénalien, rendant sa découverte essentiellement fortuite
- Le diagnostic est très difficile, malgré les moyens d’imagerie modernes notamment l’IRM, qui ne permet d’évoquer le diagnostic qu’en cas de signes radiologiques typiques, qui ne sont pas toujours présents.
- Le traitement repose sur la résection chirurgicale de préférence par laparoscopie si la taille tumorale le permet, et si un plateau technique et une équipe chirurgicale expérimentée sont disponibles.
- Le diagnostic définitif est apporté par l’examen anatomopathologique de la pièce de résection opératoire.
- L’évolution spontanée se fait vers l’augmentation du volume tumoral, l’effet de masse, et la rupture. L’évolution postoperative est favorable