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Luxation du coude à propos de 30 cas.
Notre étude a porté sur une série de 30 cas de luxation du coude colligés à la clinique de traumatologie orthopédie de l’hôpital Avicenne de Rabat (2006-2009)
Nos patients sont 19 hommes et 11 femmes dont l’âge moyen est de 36 ans [16-69]
Le coude se luxe aussi bien du côté droit 54% des cas que du côté gauche
Les circonstances de survenue sont dominées par les chutes.
Les déplacements postérieurs et postéro-externes représentent 90% des cas.
Les fractures du coude représentent 50% des cas et intéressent surtout la tête radiale.
La réduction orthopédique a été réalisée dans les six heures qui suivent le traumatisme chez 27 patients.
Une immobilisation par attelle plâtrée brachioantébrachiopalmaire a été d’une durée de 2 à 4 semaines.
Le recul moyen de nos patients est de 1 an et demi.
Nous avons évalué nos résultats en fonction de la limitation des mouvements, de la douleur, de l’instabilité, de la récidivité, et des ossifications péri -articulaires: 71% de nos résultats ont été jugés très bons et bons
Recherche de facteurs de risque d'un premier épisode d'érysipèle de jambe (étude cas-temoins prospective)
Nature de l'étude : Etude cas-témoin prospective et comparative.
Objectif de l'étude : Détermination des facteurs de risque d'érysipèle de jambe afin d'évaluer les stratégies de prévention primaire.
Matériel et méthodes : L'enquête a été menée sur 12 mois du (1/1/2009) au (31/12/2009). Elle a porté sur deux groupes de patients (des malades admis au service de dermatologie de l'hôpital militaire Mohammed V pour prise en charge d'un premier épisode d'érysipèle de jambe et des témoins hospitalisés pendant la même période dans d'autres services pour pathologies indépendantes ).
Après avoir étudié les caractéristiques des deux groupes, nous les avons analysé et comparé statistiquement à l'aide du logiciel SPSS 17.0.
Résultats : Nous avons comparé les caractéristiques de 30 cas malades (dont 23 hommes et 7 femmes) à celles de 60 témoins. Le seul facteur qui a été retrouvé de manière significativement plus fréquente chez le groupe de malades était le surpoids (OR 1,17 ; intervalle de confiance à95% [1,05-1,30]; p 0,004).
Commentaires : Dans la seule étude cas-témoins publiée (celle de Dupuy), le surpoids était aussi le seul facteur de risque général retrouvé mais associé à d'autres facteurs locaux et régionaux non identifiés par notre étude. Ces facteurs sont: le lymphœdème, l'existence d'une porte d'entrée; et une association de moindre intensité était observée pour l'insuffisance veineuse et les œdèmes des membres inférieurs. Il n'existe malheureusement aucune étude qui pourrait faire état de l'intérêt et de l'efficacité d'une éventuelle mesure préventive primaire visant le surpoids et ainsi confirmera ou infirmera notre résultat. Nous attendrons que des travaux s'y intéressent
Diphallia : Prise en charge.
La diphallia est anomalie rare, définie par une duplication totale ou partielle de l’appareil génital masculin.
Cette malformation se présente rarement isolée, et s’intègre le plus souvent dans un tableau polymalformatif variée qui conditionne la prise en charge et le pronostic.
Il existe différentes formes anatomo-cliniques de cette anomalie génitale externe, ce qui explique la variété et la complexité des classifications suggérées jusqu’ici. Cependant, elle est de diagnostic clinique, et le bilan paraclinique vise à déterminer le type de la diphallia et à déceler les éventuelles malformations associées.
La prise en charge thérapeutique est très variable : de l’exérèse simple du pénis surnuméraire comme dans notre observation, à une reconstruction complexe lorsqu’elle est associée à des malformations sévères (atrésie de l'œsophage, malformation ano-rectales, vertébrales).
Dans notre thèse, nous avons rapporté un nouveau cas de diphallia isolée, et nous avons passé en revue la littérature, à l'issu de laquelle des nouvelles données épidémiologiques ont été établies, nous avons rapporté aussi les différentes théories étiopathogéniques, ainsi que les classifications anatomopathologiques qui ont été élaborées jusqu'ici. Finalement, nous avons exposé les modalités diagnostic et thérapeutiques de cette malformation
Anévrysme vrai de l’artère hépatique : A propos d’un cas et étude analytique de 356 cas publiés dans la littérature
Nous rapportons dans ce travail l’observation d’un patient de 44 ans ayant présenté un anévrysme vrai extrahépatique ainsi qu’une étude analytique et synthétique des observations publiées dans la littérature à fin de souligner la rareté de cette pathologie ainsi que les difficultés diagnostiques et thérapeutiques.
En effet, les anévrysmes vrais extrahépatiques sont rares et pourvoyeurs de complications graves. Ils affectent les sujets d’un âge moyen de 58 ans avec un sexe ratio de 2/1.
Les facteurs étiologiques de cette pathologie anévrysmale sont divers mais dominés par l’athérosclérose et la dysplasie fibromusculaire.
La douleur abdominale est le signe clinique le plus fréquent.
Le diagnostic positif repose sur les moyens d’imagerie moderne.
Vu la grande variabilité de la vascularisation artérielle hépatique, la décision thérapeutique nécessite un bilan radiologique performant et doit être discuté cas par cas.
Le traitement est essentiellement chirurgical, surtout en cas d’urgence et le rétablissement de la continuité artérielle hépatique doit être envisagée chaque fois que possible.
Chez les patients à haut risque opératoire, l’embolisation artérielle constitue une bonne alternative thérapeutique.
Les endoprothèses artérielles (stents) constituent une approche thérapeutique remarquable dans la prise en charge de cette pathologie vasculaire grave, mais leur coût élevé limite encore leur utilisation
Traitement chirurgical de la maladie de Madelung apport de l'ostéotomie de raccourcissement et de réorientation (à propos de 03 cas)
La maladie de madelung est une malformation du poignet d’origine congénitale décrite en 1878.
L’anomalie initiale est une fusion précoce, en avant et en dedans, du cartilage de conjugaison de l’extrémité inférieure du radius. Les déformations décrites sont secondaires : raccourcissement et double courbure du radius, luxation dorsale de la tête cubitale et ascension du carpe.
La maladie de madelung est peut être une forme localisée au poignet de la dyschondrostéose. Il existe toujours une controverse entre auteurs à ce sujet. Celle-ci ne sera probablement levée que lorsque le ou les gènes correspondants seront découverts.
C’est une maladie rare. Sa transmission est dominante à pénétrance variable.
Les signes cliniques apparaissent le plus souvent à l’adolescence de façon uni- ou bilatérale :
• Aspect inesthétique du poignet, en dos de fourchette.
• Diminution de la force de préhension.
• Limitation des mobilités (surtout l’extension et la pronosupination).
• Douleurs à la mobilisation.
Une correction chirurgicale peut être proposée si la symptomatologie est invalidante.
De nombreuses techniques sont utilisées avec des résultats variables sur la gêne fonctionnelle. Elles ont souvent l’inconvénient de raccourcir le membre déjà court, et elles ne préviennent d’ailleurs pas toujours l’ensemble des complications secondaires.
Dans notre série, a été donc indiquée et pratiquée une ostéotomie cunéiforme du radius avec fixation par plaque vissée et un raccourcissement du cubitus stabilisé par un matériel d’ostéosynthèse (plaque vissée) ; Dans un seul cas a été associée une plastie du muscle cubital postérieur par un lambeau annulaire dorsal.
Les résultats sont tout à fait satisfaisants et confirment l’intérêt et la place de cette technique dans le traitement de la maladie de madelung
L’intérêt de l’échoendoscopie dans le diagnostic de la lithiase de la voie biliaire principale (étude d’une série de 68 cas)
L’échoendoscopie (EES) apparait être la meilleure méthode d’imagerie pour le diagnostic de la lithiase de la voie biliaire principale (VBP). Le but de cette étude rétrospective est de déterminer la précision diagnostique de l’EES, en comparaison avec l’échographie, la Tomodensitométrie (TDM) et la CP-IRM, dans la lithiase de la VBP.
Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive portant sur une période de 27 mois entre le mois 11/2007 au mois 03/2010. Elle a concerné 68 patients ayant bénéficié d’une écho-endoscopie au service d’hépato-gastro-entérologie médecine C (Pr Essaid) à l’hôpital Ibn Sina de Rabat. nous avons noté les données démographiques des patients, leurs antécédents pathologiques, les symptômes, ainsi que les données de l’échographie, de la TDM, IRM et de l’EES. Les résultats de l’EES ont été comparés aux données de l’imagerie, de la changiopancréatographie rétrogade endoscopique(CPRE) / sphincterotomie endoscopique(SE) et de la chirurgie chez les malades opérés. Ainsi on a pu évaluer la sensibilité, la spécificité, la VPP, la VPN et la fiabilité diagnostique de l’EES.
Résultats : Notre étude a inclue 68 patients, l’âge moyen est de 53 ans (extrêmes entre 17 ans et 120 ans). Le sexe ratio est de F/H= 3,25. Soixante sept patients avaient une lithiase de la VBP. Pour ce diagnostic, La sensibilité de l’EES est de 92% et la spécificité de 90%, et les valeurs prédictive positive et négative sont respectivement de 92% et de 90%. La fiabilité diagnostique de l’ES est de 91%.
Conclusion : L’échoendoscopie, en comparaison à l’échographie et la TDM, s’est avérée plus efficace dans le diagnostic de la lithiase de la voie biliaire principale et d’efficacité comparable à celle de la CP-IRM
Hyperhomocysteinemie et depression
Des taux sanguins élevés de l'homocystéine ont été associés à plusieurs troubles psychiatriques et neurodégénératifs tels que les troubles schizophréniques, la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson et la dépression.
L'hypothèse est que les facteurs génétiques et environnementaux élèvent les niveaux d'homocystéine, ce qui provoque des maladies vasculaires du cerveau, et / ou des modifications des neurotransmetteurs, ce qui cause la dépression.
Pour argumenter le rôle de l’homocystéine dans la dépression, certains auteurs ont proposé d’évaluer l’action de molécules directement impliquées dans le cycle de l’homocystéine: la S-adénosylméthionine, les Folates et la Vitamine B12. Une association entre la dépression et le statut en folates a été démontrée dans des études cliniques, une déficience en folates, ou même des taux faibles, ont été reliés à la persistance de symptômes dépressifs et à une mauvaise réponse aux antidépresseurs. Les auteurs ont mis en avant que la S-adénosylméthionine était une alternative efficace et bien tolérée aux antidépresseurs.
Tous ces travaux montrent l’importance du statut vitaminique en B12 et B9 dans la survenue de certains troubles psychiatriques, soulignant l’intérêt de mesurer leurs taux lors du diagnostic.
Il y a de nombreux éléments qui soutiennent l’hypothèse du rôle de l’homocystéine dans la dépression. Les données statistiques, les aspects physiologiques et génétiques semblent aller dans ce sens. Cependant les résultats restent variables, voire contradictoires et on doit considérer plusieurs facteurs de confusion dans ces études. Les facteurs ethniques, géographiques, culturels et l’âge sont autant d’éléments qui semblent intervenir et qui ne permettent pas toujours de savoir si l’hyperhomocystéinémie est une cause directe de dépression ou la conséquence de mécanismes liés aux carences en folates et vitamine B12
Intérêt de la technique de judet dans le traitement des fractures supra condyliennes de l’humérus chez l’enfant.
Les fractures supra condyliennes de l’extrémité inferieure de l’humérus de l’enfant sont très fréquentes, elles restent parmi les fractures de l’enfant les plus délicates à traiter.
Notre travail est basé sur l’étude de 48 dossiers de fractures supra condyliennes du coude chez l’enfant traitées par embrochage percutané selon JUDET colligées au service de chirurgies pédiatriques à l’hôpital régional de Tétouan durant une période allant de 01 janvier 2009 au 31 décembre 2013.
L’âge moyen des patients de cette série était de 7ans avec une prédominance du sexe masculin qui représentait 72 %.
La réduction à foyer fermé avec embrochage percutané selon Judet a été réalisée sur des fractures supra condyliennes en extension, déplacées (stade III et IV), avec prédominance des fractures stade IV (77%).
Nous n’avons trouvé dans la littérature et dans notre étude que peu de complications post opératoires, il s’agit essentiellement d’infections superficielles sur les broches (8.4%).
Ainsi les résultats de cette étude sont satisfaisants puisque 95,82% des patients avaient un bon (22,91%) ou très bon résultat (82,91%). Cette série permet de tirer une conclusion qui étaye celle des séries de la littérature qui confirment que cette ostéosynthèse est stable et n’engendre pas de complications spécifiques durables. Cependant la qualité de cette méthode est montrée lorsqu’elle a pu être conduite avec rigueur.
Au total l’embrochage percutané type Judet est une méthode thérapeutique qui a fait ses preuves. Il est simple et permet d'avoir rapidement une stabilisation sure du foyer de fracture. Elles donnent comme nous l'avons vu de bons résultats à long terme, tant au niveau de l'esthétique que de la fonction
Les interactions médicamenteuses: mécanismes et conduites à tenir pour le pharmacien dans la délivrance des médicaments et le conseil à l’officine.
La présence de plus en plus fréquente de nombreux médicaments au sein des régimes thérapeutiques augmente les risques d’interactions médicamenteuses chez les patients.
Le dépistage et la gestion des interactions médicamenteuses est un des rôles du pharmacien.
Dans ce travail, nous avons exposé les connaissances de base pour comprendre les mécanismes des interactions médicamenteuses et mieux les gérer à l’officine.
Nous avons donné d’abord un bref rappel des types d’interactions médicamenteuses. Ensuite, nous avons analysé les différents mécanismes conduisant aux interactions médicamenteuses, avec illustration par un exemple concret de chaque mécanisme.
Enfin, nous avons rapporté quelques outils d’aide à la détection et les conduites à tenir face à une interaction
Les D dimères : Techniques de dosage.
Les D-dimères (DD) produits de dégradation de la fibrine, et constituant principal du caillot sanguin, font aujourd’hui partie des examens de routine de laboratoire d’hématologie. Leur principale indication est le diagnostic d’exclusion d’une maladie thromboembolique veineuse (MTEV).
L’intérêt de notre travail est de souligner l’importance des techniques de dosage des D dimères, tout en rapportant les principes et les protocoles de ces techniques.
Le dosage automatisé des DD permet d’améliorer considérablement la qualité des résultats, d’assurer une meilleure reproductibilité et plus de précision. La valeur de seuil critique habituellement utilisée dans les études consacrées aux D-dimères est de 500 µg/L. L’automatisation apporte encore aujourd’hui de nouvelles innovations qui améliorent la qualité des analyses. Trois familles de kits sont disponibles sur le marché. Il s’agit de Techniques ELISA, considérées comme la méthode de référence, les techniques d’agglutination de nouvelle génération, sensibilisée et le plus souvent automatisables faisant appel à des techniques d’immunoturbidimétrie ou d’immunofluorescence et les techniques d’hémagglutination sur sang total qui permettent une détermination rapide mais uniquement qualitative