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Les Urgences dermatologiques chez le nouveau né
La notion d'urgences en dermatologie pédiatrique regroupe des affections variées soit parce qu'il s'agit d'“urgences vraies”, soit parce qu'il existe un risque de complications graves, soit encore en raison de la contagiosité potentielle pour l'entourage et la collectivité. Les urgences dermatologiques néonatales sont fréquentes et variées du fait de l'immaturité fonctionnelle de la peau du nouveau-né qui expose aux complications thermiques, infectieuses et hydro électrolytiques. Les dermatoses transitoires du nouveau-né sont fréquentes et bénignes (érythème toxique, hyperplasie sébacée...) Toute éruption pustuleuse ou bulleuse néonatale doit systématiquement faire évoquer les étiologies infectieuses (bactériennes, virales et mycosiques) en raison de leur potentielle gravité à court terme (épidermolyse staphylococcique aigue ; hèrpes...). Rarement, une génodermatose se révèle en période néonatale par des lésions bulleuses (épidermolyse bulleuse héréditaire). Les érythrodermies néonatales et les troubles de la kératinisation congénitaux posent à court terme un problème étiologique et thérapeutique. Les lésions de topographie médiane (cuir chevelu, région lombaire) doivent faire évoquer la possibilité d'un dysraphisme. L'apparition de nodules cutanés chez le nouveau-né doit conduire à éliminer les causes malignes (métastases de neuroblastome, leucémie congénitale). Les nodules de pronostic bénin, plus fréquents, ne nécessitent souvent qu'une surveillance clinique. Les examens complémentaires servent à confirmer le diagnostic suspecté cliniquement et orienter la prise en charge et doivent être réalisée au moindre doute pour ne pas passer a coté d'une véritable urgence. Le traitement doit être urgent et justifié en raison de la fragilité du terrain d'une part et des caractéristiques physiques de la peau du nouveau-né favorisant la pénétration transépidermique des topique
La maladie des brides amniotiques. Aspects orthopédiques et thérapeutiques. A propos d’une série de 24 cas.
La maladie des brides amniotiques est une malformation assez rare d’origine inexpliquée, et se présentant sous forme de sillons inesthétiques et parfois compressifs intéressant essentiellement les membres.
L’objectif de notre étude et de dresser le profil épidémiologique de cette maladie, et ses aspects orthopédiques et thérapeutiques.
Nous avons réalisé une étude rétrospective étalée sur une période de 10 ans, au sein du service de chirurgie traumatologique orthopédique pédiatrique de l’hôpital d’enfant de Rabat.
Nous avons colligé 24 patients. L’âge moyen était de 26 mois. La moitié des patients était des filles. L’atteinte des quatre membres a intéressé 12% des enfants. Les sillons étaient profonds chez les trois quarts des patients. Après chirurgie, le résultat était bon chez 79 % des malades et mauvais chez 21 %.
La chirurgie, seul traitement de cette maladie, doit prendre en considération l’urgence du sillon compressif, ainsi que la hiérarchisation des libérations au niveau de la main, et l’existence de déformations en aval du sillon
Traitement de l’épiphysiolyse fémorale supérieure par la technique de l’embrochage percutané. A propos d’une série de 18 cas.
Introduction:
L’Épiphysiolyse fémorale supérieure est une urgence chirurgicale du grand enfant et de l’adolescent, traitée classiquement par la technique du vissage percutané. La technique d’embrochage percutané reste peu utilisée.
Le but de notre étude est de décrire la technique opératoire et de définir les principales indications de cette technique.
Matériel et méthodes:
Nous avons analysé de manière rétrospective les dossiers de 18 hanches traitées par la technique d’embrochage.
Résultats:
L’âge moyen était de 14 ans. Le pourcentage des garçons était 77,8%.
Le pourcentage des formes chroniques était de 36,84%. Les complications majeures (la nécrose céphalique, la chondrolyse) ont été notées chez 39% des cas. Les complications mécaniques de l’embrochage ont concerné 44,45% des cas. Le résultat final était excellent ou bon chez 55,56% des cas.
Discussion:
L’embrochage percutané est une technique valable chez l’enfant et l’adolescent. La principale indication est l’enfant jeune, les autres indications sont discutées
ACTUALITES THERAPEUTIQUES DANS LA PRISE EN CHARGE DE LA VARICOCELE CHEZ L’ENFANT.
INTRODUCTION : La varicocèle est une dilatation des veines du plexus pampiniforme secondaire à un dysfonctionnement valvulaire, elle est rare chez l’enfant, sa fréquence augment avec l’âge jusqu'à qu’elle atteint 15 % à l’âge adolescent, elle est le plus souvent de découverte fortuite lors d’un examen clinique systématique.
MATERIEL ET METHODE : Notre travail s’est intéressé sur l’étude des séries de la littérature pédiatrique concernant des enfants et des adolescents atteints de la varicocèle, tout en rapportant notre expérience avec les cas de notre série, dont les critères d’inclusion étaient : l’âge 20, séries de différents pays dont les patients été traités par les différentes techniques opératoires : la chirurgie ouverte, la microchirurgie subinguinale, le traitement radiologique par la sclérothérapie avec embolisation et le traitement laparoscopique.
RESULTATS : Selon les différentes séries étudiées on a constaté chez la majorité des cas une amélioration du spermogramme et une récupération de la croissance testiculaire, les taux de récidive et des complications postopératoires surtout à type d’hydrocèle étaient moins marquées pour les cas traités par la technique microchirurgicale et la laparoscopie par rapport aux autres techniques.
CONCLUSION : Le traitement de la varicocèle chez l’enfant permet de prévenir l’évolution vers l’atrophie testiculaire et la survenue d’une stérilité à l’âge adulte, la laparoscopie et la microchirurgie subinguinale sont plus efficaces avec un faible risque de récidive et de complications postopératoires, alors que les techniques radiologiques comportent beaucoup de risque de récidive nécessitant parfois une réintervention
L’hypertension portale par bloc intra hépatique non cirrhotique à propos de 25 cas.
L’HTPNC est définie par une HTP en l’absence d’obstacle sur la veine porte et les veines hépatiques et de cirrhose à la PBH.
C’est une étude rétrospective colligeant 25 cas d’HTPNC, diagnostiqués au service «Médecine C» du CHU Ibn Sina de Rabat, durant 13 ans. L’étude reposait sur l’analyse des dossiers de tous les patients ayant un signe d’HTP qu’il soit clinique, radiologique, ou endoscopique et n’ayant ni bloc sous ou sus hépatique ni cirrhose.
25 malades ont été inclus dans cette étude, leur âge moyen était de 43 ans [18 -70]. L’HTP a été révélée par hémorragie dans 9 cas (36 %), ascite dans 5 cas (20%).L’examen clinique a objectivé une SMG dans 68% des cas. L’échographie abdominale couplée au doppler a montré des signes d’HTP chez tous nos malades et a éliminé un obstacle sous ou sus hépatique. La FOGD a objectivé des VO dans 21 cas (84%). La PBH a été réalisée chez 23 malades soit (92 %) par voie transpariétale. Les étiologies retrouvés : 6 cas (24 %) d’HTP secondaires à un foie tumoral,3 cas (12%) de tuberculose hépatique ,3 (12%) cas de CBP,3 cas (12%) de sclérose hépato portale, 2 cas (8%) de sarcoïdose hépatique, 2 cas (8%) d’hémopathies malignes ,2 cas (8%) de polykystose hépatique ,un cas (4%) d’angiomatose hépatique, un cas d’hépatite chronique B, un cas de maladie de gaucher et un cas d’HTP sur hamartome hépatique. Le traitement était celui de la maladie associée et de l’hypertension portale.
HTPNC est le plus souvent asymptomatique, regroupant un groupe hétérogène de maladie ayant un bon pronostic en dehors de la pathologie maligne
Les invaginations intestinales secondaires chez l’enfant : à propos de 21 cas.
L’invagination intestinale secondaire est une urgence abdominale rare, qui pose un problème diagnostic et thérapeutique.
L’objectif de notre travail est de discuter ses particularités épidémiologiques, cliniques
et paracliniques, ainsi que sa prise en charge thérapeutique.
Il s’agit d’une étude rétrospective intéressant 21 cas d’II secondaires, colligés au service des UCP sur une période de 43 mois.
14 garçons et 7 filles âgés de 5 mois à 15 ans (âge moyen de 6,5) ont fait l’objet de notre étude.
L’invagination était secondaire à : un diverticule de Meckel (6 cas), un lymphome (3 cas), un syndrome de P-J (3 cas), un purpura rhumatoïde (2 cas), une tuberculose intestinale (1 cas), une parasitose (1 cas), une pseudotumeur inflammatoire (1 cas), une GIST (1 cas), une duplication intestinale (1 cas), postopératoire (1 cas), un bézoard (1 cas).
L’II secondaire survient chez le nourrisson de moins de deux mois (n=0) et l’enfant de plus de deux ans (72% de nos patients).
Elle est plus fréquente chez le garçon (2/3 de nos patients).
Cliniquement, l’existence d’un terrain particulier (n=5) peut orienter le diagnostic. La triade symptomatique était présente chez 33,3 % de nos malades et une occlusion haute était révélatrice dans 62% des cas.
L’échographie permet le diagnostic d’II, la suspicion d’II secondaire sur le siège (iléo-iléal, iléo-caecal), et l’identification de la lésion causale (11 cas)
Le traitement des II secondaires est chirurgical, exception faite des II sur PR, ainsi que du lymphome.
Tous nos patients ont été opérés.
La voie d’abord était élective dans 76,2%des cas.
Le boudin était : iléo-iléal (47,6%).
La résection a été pratiquée chez 16 patients
Traitement chirurgical des pseudarthroses du scaphoïde
La fracture du scaphoïde carpien, non ou mal traitée, évolue vers la pseudarthrose. Le traitement de la pseudarthrose du scaphoïde carpien est chirurgical. Ce travail a pour but de discuter et d'analyser les différentes techniques utilisées dans le traitement des pseudarthroses ainsi que leurs résultats fonctionnels.
Notre étude porte sur quinze observations colligées de pseudarthrose du scaphoïde au service de traumatologie-orthopédie de l'hôpital Ibn Sina de Rabat, sur une période de six ans(2007-2012). L'analyse a porté sur les aspects épidémiologiques,cliniques, radiologiques, les techniques chirurgicales utilisées et la surveillance post-opératoire.
La moyenne d'âge est de 30ans, avec une nette prédominance masculine. Un tiers des patients sont des travailleurs manuels, le coté dominant est atteint dans67% des cas. Le délai moyen traumatisme – traitement est de50,1 mois. Tous nos patients ont présenté des douleurs et une impotence fonctionnelle, avec diminution des amplitudes articulaires. La radiographie standard faite chez tous nos patients trouve, selon la classification d'Alnot;40% stadeIIA,46,6% stadeIIB,6,7% stadeIIIB et autre 6,7% stadeIV.
La plupart de nos patients (13sur 15cas) ont été traités par l'intervention de Matti Russe, le greffon a été iliaque dans 11cas, et radial dans 2cas. La résection de la première rangée du carpe a été pratiquée dans 2cas. L'évolution a été marquée par la disparition de la douleur chez 12patients et l'amélioration des amplitudes articulaires chez 10patients.
L'intervention de Matti Russe reste une technique de choix pour le traitement de première intention des pseudarthroses du scaphoïde sans arthrose ni nécrose. Cette technique donne de bons résultats fonctionnels, toutefois, seuls le diagnostic précoce et le traitement adéquat de la fracture du scaphoïde (avant le stade de pseudarthrose) permet de récupérer une mobilité normale et d'éviter ainsi des séquelles
Les candidoses vulvo-vaginales et profil de sensibilité des isolats de levures à l’hôpital militaire de rabat
Notre étude a pour objectifs d’évaluer chez des femmes consultantes au service de gynécologie obstétrique à l’HMIMV la prévalence des candidoses vulvo-vaginales et le profil de résistance aux antifongiques.
Il s’agit d’une étude prospective menée sur une période de 2 mois (Janvier et Février 2013). L’étude a concerné toutes les femmes venues en consultation de gynécologie obstétrique à l’HMIM V sans aucun critère de sélection. Chaque patiente a bénéficié d’un prélèvement vaginal sur lequel ont été réalisé un test à la potasse, une détermination du pH des secrétions vaginales, un examen direct à l’état frais et après coloration de Gram et une culture sur milieu Sabouraud-chloramphénicol et Sabouraud-chloramphénicol-actidione. La sensibilité des souches de Candida a été évaluée vis-à-vis du Fluconazole, Voriconazole, Miconazole, Econazole et Clotrimazole selon la démarche de diffusion en milieu gélosé à l’aide de disques d’antifongiques.
Durant la période d’étude, 114 prélèvements vaginaux sont inclus. L’examen direct est positif dans 30 cas soit 26% montrant des levures et /ou des pseudofilaments, alors que la culture est positif dans 26 cas soit 23%. Les espèces les plus fréquemment isolées sont Candida albicans (69%) suivi de Candida glabrata et candida tropicalis à fréquence égale 15,5%.
Les 26 souches de Candida isolées ont fait l’objet d’étude de sensibilité aux antifongiques. L’espèce C.albicans présente des sensibilités variables vis-à-vis des antifongiques testés. Pour C. non albicans, l’étude montre des taux de résistance élevés au fluconazole et au voriconazole.
Les azolés sont des molécules de choix dans le traitement des vulvo-vaginites dues à Candida du fait de leur grande activité antifongique
La sténose hypertrophique du pylore cher l’enfant ( A propos de 64 cas)
La sténose hypertrophique du pylore est une affection chirurgicale fréquente du nourrisson, Nous rapportons une étude rétrospective portant sur un total de 64 cas atteints de la sténose hypertrophique du pylore admis au service des UCP de l’HER durant une période de 4 ans, entre avril 2009 et juin 2013, et dont l’objectif est de rapporter l’évolution du traitement chirurgicale dans la SHP, tout en décrivant la laparotomie par voie transombilicale qui est une nouvelle voie d’abord chirurgicale innovée au sein du même service, et les premiers résultats de son utilisation dans un groupe d’enfants relativement petit.
8 malades ont été opérés par voie transombilicale, 56 malades ont été opérés par voie périombilicale, aucun de nos malade n’a été opéré par la voie laparoscopique.
Notre étude a montré qu’il y a une différence significative entre les deux groupes en ce qui concerne la durée d’intervention chirurgicale en faveur de la voie transombilicale. Par ailleurs aucune différence significative n’a été trouvée entre les deux voies pour les complications peropératoires ou postopératoires, la durée de la réanimation et le temps de réalimentation postopératoire.
Ces résultats sont similaires à ceux rapportés par la littérature à propos du traitement chirurgical de la SHP. Ainsi la voie transombilicale semble être une technique opératoire raisonnable et réalisable pour le traitement de la SHP, avec un taux de morbidité réduit et un résultat esthétique excellent. Comme c’est une nouvelle approche chirurgicale, on peut s'attendre à une certaine augmentation de taux de complications. Une recherche plus approfondie est donc nécessaire pour déterminer si cette approche est tout simplement une autre voie d’abord améliorée ou c’est une réelle avancée clinique
Impact de la consultation des grossesses à risque sur les modalités d’accouchement et les résultats néonataux.(Exemple : DDT -diabete et grossesse)
La mortalité maternelle et néo natale constitue un problème de santé publique dans les pays en voie de développement.
Le Maroc à l’instar des pays qui ont adopté les résolutions de l’ONU concernant les objectifs du millénaire, a mis en place un plan pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et néo natale pour la période 2012-2016.
La consultation prénatale et la prise en charge des grossesses à haut risque représentent un volet important de ce plan.
Notre travail consiste en une évaluation de l’activité de l’unité des grossesses à risque mise en place au CNSR pour l’année 2011.
Il s’agit d’une étude rétrospective de type descriptif portant sur 414cas de grossesses à risque.
les principales situations de grossesses à risque sont :
Le dépassement de terme : 26,5%
Le diabète et grossesse : 26%
L’utérus cicatriciel : 14,7%
L’HTA : 5,5%
La grossesse gémellaire : 5%
Sur les 414 cas de grossesses à risque suivis, 86% des femmes ont accouché à la maternité des Orangers (soit 355cas).Le taux de césariennes dans cette tranche de parturientes est d’environ 31,8%
Nous déplorons 9cas de mortalité périnatale : 7cas de mort fœtale in utéro et 2cas de décès per partum, soit un taux de mortinatalité de 1,16/000 naissances vivantes. 12nouveau-nés ont été transférés en unité des soins intensifs pour des problèmes divers.
Dans le dépassement de terme et le diabète, les résultats trouvés dans notre étude sont comparables aux données de la littérature.
L’identification et la prise en charge des grossesses à risque améliore le pronostic néonatal