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Etude épidémiologique des agressions en traumatologie et orthopédie du CHU IBN SINA de Rabat entre 2010 et 2012.
Objectifs :
Le but de notre travail est de décrire l’expérience de notre service en matière de prise en charge des patients agressés et de discuter les éventuelles solutions possibles pour réduire ce problème et améliorer leur prise en charge.
Matériel et méthodes :
Les agressions constituent un fléau social en nette recrudescence au Maroc et en particulier dans la ville de rabat d’où l’intérêt de cette étude épidémiologique, rétrospective portant sur l’analyse de 245 cas colligée dans le service de traumatologie et orthopédie du CHU IBN SINA de Rabat entre 2010 et 2012.
Les agressions semblent toucher les sujets jeunes de sexe masculin généralement en fin de semaine dans les lieux publics. Elles sont souvent dues à l’abus d’alcool, de stupéfiants et à l’insécurité. L’arme blanche reste le mode principal d’agressions au Maroc.
Résultats :
L’âge moyen de l’échantillon est de 25ans, dont 75.51% de sexe masculin. Sur les 245 patients étudiés, 43% se sont présentés avec des lésions multiples, 29% avec des lésions musculaires et tendineuses, 22% de fractures, 4% de lésions nerveuses et seulement 2% de lésions vasculaires.
Conclusion :
Il s’agit d’un phénomène d’une grande ampleur qui nous a amené à la réflexion sur les éventuelles solutions possibles pour réduire ce problème et sur les différentes mesures préventives pour lutter et améliorer la qualité de prise en charge des patients victimes d’agressions
Panniculites chez l’enfant.
Les panniculites désignent les atteintes inflammatoires de l’hypoderme, se présentent cliniquement comme des lésions nodulaires ou en plaques, sensibles à la palpation, pouvant être ou noninflammatoires.
De nombreuses pathologies peuvent se présenter sous forme de panniculites, ce qui rend leur analyse souvent difficile, et seule l’étude anatomopathologique d’une lésion récente, intéressant la totalité de l’épaisseur de l’hypoderme jusqu’à l’aponévrose en profondeur, permet un diagnostic étiologique de certitude.
Cette étude histologique permet de classer les panniculites en trois entités : les panniculites septales dont le chef de fil est l’érythème noueux, les panniculites lobulaires qui sont nombreuses mais représentées essentiellement par la cytostéatonécrose du nouveau-né et les panniculites mixtes dont la plus fréquente est la panniculite lupique.
Malgré cette diversité étiologique des panniculites, un interrogatoire bien orienté et un examen clinique complet et bien mené permettront d’orienter les examens complémentaires afin de poser, dans la majorité des cas, un diagnostique étiologique.
Le traitement des panniculites repose essentiellement sur la corticothérapie, associée au traitement de la maladie causale
Gestion du pied diabétique en milieu traumatologique et orthopédique, analyse et autocritique.
L’objectif de notre étude est, d’analyser,d’évaluer la prise en charge du pied diabétique en milieu chirurgical ,et de réaliser une critique sereine de nos résultats.
Matériel et Méthodes:
Nous rapportons une étude rétrospective de 3ans sur la prise en charge chirurgicale du pied diabétique au service de chirurgie traumatologie-orthopédie-1-de l’HMIMV deRabat.
Nous avons recueilli des données cliniques,paracliniques et thérapeutiques de l’ensemble des patients hospitalisés pour pied diabétique. L’analyse statistique a été réalisée par le logiciel SPSSstatistics18.0.
Résultats :
Sur 52patients.L’âge moyen était de 62,04ans ,dont 82,7%d’homme. Le diabète2 était prédominant(80,8%). L’ancienneté moyenne du diabète était de 15ans. La durée moyenne d’hospitalisation était de 14jours. 36,5%des patients étaient sous insuline,32,7% sousADO,5,8%sous traitement mixte. 4cas de découverte initiale du diabète lors de la prise en charge de la plaie du pied.Le pied droit était le plus touché.3,8%des lésions étaient bilatérales. La majorité des cas étaient admis au stade de gangrène. L’amputation mineure était prédominante(61,53%).Le staphylocoque était le plus retrouvé.L’antibiothérapie était probabiliste.26,9%des patients ont bénéficié d’une oxygénothérapie .
Discussion :
Les lésions du pied diabétique représentent un véritable problème de santé publique. Le rôle du chirurgien orthopédiste est central car Il doit raisonner en terme de biomécanique pour éviter, après traitement conservateur ou chirurgical, la création ou la persistance de zones d’hyper-appui.L’enjeu reste la diminution de la fréquence des amputations en imposant une approche multidisciplinaire adaptée.
Conclusion :
Au terme de ce travail,nous constatons que la prise en charge multidisciplinaire du pied diabétique reste encore très précaire.Elle se limite souvent à un saucissonnage du pied aux frais d’amputations répétées.La meilleure prise en charge reste la prévention qui passe nécessairement par la mise en place de centre spécialisé et adaptée
Liposarcome gastrique : A propos d’un cas et revue de la littérature.
Le liposarcome gastrique est une pathologie extrêmement rare. En effet, seulement 12 cas ont été rapportés dans la littérature anglaise.
Nous rapportons dans ce travail l’observation d’un patient âgé de 70 ans qui a été hospitalisé au service de chirurgie viscérale I de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V à Rabat pour une énorme masse abdominale avec des vomissements intermittents et des troubles de transit. La fibroscopie gastrique était non concluante. Le scanner abdominal a objectivé une énorme masse hétérogène évoquant une tumeur stromale gastrointestinale. Le patient a été opéré ; une résection de la masse (qui prenait son origine au niveau de la paroi postérieure de l’antre) avec une antrectomie ont été réalisées. L’examen anatomopathologique a objectivé un liposarcome à cellules rondes avec une composante myxoïde. Le patient n’a pas reçu de traitent adjuvant. L’évolution a été marquée par une récidive locorégionale et métastatique à 6 mois avec décès au 9ème mois.
Le liposarcome gastrique est une maladie orpheline. Son diagnostic est essentiellement histologique. La gastrectomie subtotale représente le traitement de choix. La radiothérapie adjuvante améliore le pronostic. La chimiothérapie trouve son intérêt essentiellement dans les formes évoluées.
Le pronostic reste difficile à préciser vu le faible nombre de cas rapportés
Mucormycose cutanée iliofémorale avec extension endopelvienne: à propos d’un cas.
La mucormycose est une infection fongique rare. Elle est due à des champignons du groupe des mucorales présents dans l’environnement et survient en général sur un terrain immunodéprimé. Cette infection se caractérise par son aspect extensif et destructeur et par son polymorphisme clinique d’où l’intérêt d’un diagnostic précoce basé sur l’examen mycologique et anatomopathologique.
Un garçon de 10 ans a été admis pour une éruption cutanée érythématosquameuse et prurigineuse siégeant au niveau inguinal droit associée à un lymphoedème du membre inférieur droit. L’étude histologique du fragment de biopsie cutanée a confirmé le diagnostic de mucormycose en montrant une réaction granulomateuse avec des filaments mycéliens et l’examen mycologique a mis en évidence des filaments mycéliens de type mucorale avec isolement d’une souche d’Absidia corymbifera. Le bilan immunologique a été normal et la TDM abdominopelvienne a objectivé une extension endopelvienne musculaire de la lésion inguinofémorale avec englobement vasculaire et urétéral. Le traitement par l’itraconazole pendant 3 mois puis par l’amphotéricine B injectable pendant 1 mois a entrainé une évolution clinique et radiologique favorable.
La mucormycose est une infection fongique opportuniste dont la localisation cutanée est rare. Elle survient exceptionnellement sur un terrain immunocompétent. Son diagnostic est basé sur l’examen mycologique et anatomopathologique et son traitement sur un antifongique type amphotéricine B injectable associé à l’exérèse chirurgicale des tissus infectés et nécrosés
Neurofibrome rétropéritonéal solitaire géant a propos d'un cas et revues de la litterature.
Le neurofibrome rétropéritonéale solitaire est une tumeur bénigne rare survenant à tout âge. La symptomatologie clinique est tardive et non spécifique, l’imagerie ne permettant pas de poser le diagnostic, seul l’analyse histologique et immuno-histochimique permet de confirmer le diagnostic.
Le traitement est chirurgical et consiste en la résection complète de la tumeur avec une marge de tissu sain.
L’évolution est incertaine, vu le risque de transformation maligne d’où la nécessité d’une surveillance étroite de ces patients.
Une revue de la littérature à la lumière d’une observation d’un patient âgé de 29 ans, sans antécédents pathologiques particuliers, qui présente une masse hypogastrique ferme, fixe, indolore et de gros volume, l’examen cutané était sans particularités.
L’imagerie (TDM et IRM) a objectivé une volumineuse tumeur se prolongeant dans le pelvis, légèrement compressive sur la vessie et les uretères sans envahissement des structures de voisinage.
La biopsie scanno-guidée a conclu à un neurofibrome.
L’exploration chirurgicale a été réalisée par laparotomie médiane et a objectivé une volumineuse masse sous péritonéale encapsulée de 20cm avec exérèse complète sans effraction de la capsule.
L’analyse anatomopathologique de la pièce opératoire a conclu également à un neurofibrome
Lupus érythémateux chronique révélé par un œdème palpébral chronique : étude d’un cas et revue de la littérature.
Le lupus érythémateux chronique est une dermatose auto-immune chronique bénigne mais inesthétique qui affecte habituellement les zones photo exposées.
Les manifestations cutanées du lupus érythémateux sont multiples mais actuellement bien connues permettant un diagnostic aisé. Il existe cependant, des formes atypiques, simulant parfois des pathologies dermatologiques bénignes.
L’atteinte chronique des paupières est une manifestation rare au cours du lupus érythémateux avec une incidence estimée à 0.1%.Elle peut revêtir plusieurs formes parmi lesquelles l’œdème palpébral.
Le lupus chronique est rarement révélé par un œdème chronique des paupières; celui-ci, surtout lorsqu’il est isolé pose un problème de diagnostic différentiel avec beaucoup d’autres affections.
Nous présentons ici l’observation clinique d’une patiente chez qui un œdème bilatéral des paupières évoluant depuis plus de 3 ans a révélé un lupus érythémateux chronique
Nous abordons dans ce travail les différentes données de la littérature concernant l’épidémiologie, la physiopathologie, les aspects cliniques et histologiques ainsi que la prise en charge thérapeutique de cette dermatose.
Une revue de la littérature de l’atteinte palpébrale ainsi que des cas d’œdème palpébral chronique révélant un lupus chronique sera également proposé
Toxi-infections alimentaires collectives : fléau mondial à surveiller (Exemple du Maroc 2008 – 2012).
Les Toxi-infections alimentaires collectives représentent un problème majeur de santé publique à l’échelle mondiale.
Les agents pathogènes responsables de TIAC sont nombreux, néanmoins les trois principaux microorganismes en cause sont Salmonella, Staphylococcus aureus et Clostridium perfringens.
Les principaux facteurs favorisant la survenue d’une TIAC sont le non-respect de la chaîne du froid ou de la chaîne du chaud, les erreurs dans le processus de préparation des aliments et un délai trop important entre la préparation et la consommation des aliments.
Les toxi-infections alimentaires collectives sévissent sous un mode anadémique, elles n’épargnent aucune région du Maroc, avec une nette prédominance en milieu urbain. La plupart des épisodes surviennent pendant la période estivale. Les produits laitiers, les viandes et les volailles sont les aliments les plus incriminés.
Les TIAC résultent de trois mécanismes : l’intoxination, l’invasion de la muqueuse intestinale et l’élaboration d’une toxine in vivo.
Un mécanisme invasif se caractérise par une incubation longue suivie d’une fièvre et d’un syndrome dysentérique. Tandis qu’un mécanisme toxinique se caractérise par une incubation courte suivie d’une diarrhée hydrique sans fièvre.
Les TIAC sont des accidents fréquents et redoutables, de ce fait, elles sont incluses parmi les maladies à déclaration obligatoire. La survenue d’un épisode de TIAC nécessite une investigation destinée à identifier l’agent infectieux, les aliments responsables et les facteurs favorisants la pullulation microbienne afin de prendre des mesures spécifiques visant à empêcher les récidives
La gastroentérite virale à rotavirus.
Les gastro-entérites virales surtout infantiles constituent un problème majeur de santé publique au Maroc et à travers le monde. Le rotavirus est le principal agent étiologique surtout chez le jeune enfant, et entraine chaque année 450 000 décès, et deux millions d’hospitalisations.
La voie de transmission majeure est la voie oro-fécale par le biais du contact direct d'une personne à une autre, cette transmission est favorisé par plusieurs facteurs qu’ils soient en rapport avec l’hôte, avec l’environnement, ou avec le virus. Le tractus gastro-intestinal humain et animal et les selles, sont les réservoirs connus des rotavirus, qui résistent à un grand nombre de procédés chimiques et physiques.
L’épidémiologie des gastroentérites à rotavirus se caractérise par une saisonnalité automnal, et leur symptomatologie n’est pas très spécifique et se résume à la triade diarrhée, vomissement, et fièvre, par contre elle peut être plus marquée et étendue aux organes extradigestives chez les terrains à risque, notamment dans les pays en voie de développement où la prise en charge est souvent tardive.
Le diagnostic positif par les examens paracliniques est souvent inutile, en dehors des gastro-entérites nosocomiales dans les services de pédiatrie, ou au cours des formes sévères chez les nourrissons.
En dehors de la vaccination, qui a permis une diminution spectaculaire des gastroentérites aiguës et mortelles, il n’existe pas de traitement spécifique de l’infection à rotavirus. Le traitement est essentiellement symptomatique et repose sur la réhydratation et la réalimentation précoce
Adénocarcinome rénal chez l’enfant
L’adénocarcinome rénal chez l’enfant, est extrêmement rare contrairement au néphroblastome. Il se rencontre le plus souvent chez l’adulte.
Nous avons colligé 10 cas d’adénocarcinome du rein chez l’enfant dont 6 dossiers seulement étaient exploitables. Ces dossiers ont été colligés sur une période de 21 ans (de 1992 à 2013). Il s’agit de 3 garçons et de 3 filles.
La moyenne d’âge de nos patients était de 10 ans, avec un sexe ratio M/F de 3/3. La symptomatologie clinique est caractérisée par des épisodes d’hématurie (3 patients), la palpation d’une masse abdominale (3 patients) et la présence de douleur abdominale (3 patients). La triade clinique : hématurie, douleur abdominale et masse abdominale, a été retrouvé chez 1 seul patient.
Le diagnostic positif de tumeur rénale est le plus souvent confirmé aux examens radiologiques (UIV, échographie et TDM abdominales). Cependant, le diagnostic de l’adénocarcinome rénal est rarement évoqué en préopératoire. Dans notre étude, il a été suspecté chez 2 patients. Le diagnostic de certitude repose sur l’examen anatomopathologique.
Sur le plan thérapeutique, 4 patients ont eu une chimiothérapie préopératoire sans résultats. Tous nos patients ont été opérés avec une exérèse complète. Aucun patient n’a reçu une chimiothérapie postopératoire ni radiothérapie.
Un malade qui a été mis sous chimiothérapie 3 ans après le traitement chirurgical suite à une rechute métastatique atteignant le foie, le péritoine et la peau.
Nous avons eu une bonne évolution pour 5 malades sur un recul maximum de 60 mois. Le 6ème patient a eu une rechute métastatique au niveau du foie et de la peau, et il est décédé après un recul de 48 mois