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Epidémiologie du kyste hydatique au Maroc (2011-2012).
Le kyste hydatique est une affection encore endémique au Maroc, il constitue un problème de santé publique dans les zones d’élevage des pays en voie de développement.
Nous présentons une étude épidémiologique rétrospective de l’hydatidose au Maroc, à propos de 2548 cas de kyste hydatique recensés au service de maladies parasitaires, de la Direction d’épidémiologie et de lutte contre les maladies, du Ministère de la santé, durant une période de 2 ans s’étalant du 1er Janvier 2011 au 31 Décembre 2012.
L’objectif de cette étude est d’évaluer le profil épidémiologique des cas d’hydatidose déclarés au Maroc, de déterminer la répartition des cas identifiés, et d’analyser les caractéristiques épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques de cette parasitose.
La répartition des cas d’hydatidose, par milieu social, par tranche d’âge et par sexe, montre que 62,52 % des cas sont issus du milieu rural, que 56,62% des patients sont âgés de 21 à 50 ans, et que la prédominance est féminine avec 61,50% des cas.
La localisation du kyste hydatique par organe, montre que l’atteinte hépatique reste la plus fréquente, avec 79,59% des cas, suivi de l’atteinte pulmonaire avec 15,89%, tandis que les autres localisations représentent dans l’ensemble des cas 4,47%.
L’évolution des cas du kyste hydatique opérés montre un taux de guérison de 97% des cas, et 0,2% comme taux de létalité.
Le kyste hydatique reste une parasitose qui impose une prophylaxie rigoureuse à tous les niveaux de la chaîne épidémiologique, afin d’interrompre son cycle biologique, d’où la nécessité de respecter et suivre la stratégie du programme national de lutte contre l’hydatidose
Les systèmes de gestion de risques liés aux médicaments.
En réponse au retrait des médicaments au cours des dernières années, tels que la Benfluorex, la Troglitazone, ou la Rofécoxib, les autorités des différentes régions de l’ICH ont changé leur approche de la collecte de données de sécurité réactive à une approche de gestion des risques liés à l’utilisation des médicaments plus proactive.
La gestion de risques est le processus consistant à évaluer les bénéfices et les risques d'un produit, suivie par l'élaboration et la mise en œuvre des outils pour limiter ces risques, l'objectif étant de maintenir les bénéfices tout en réduisant les risques autant que possible.
L’Union Européenne, les Etats Unis et le Japon ont mis en place indépendamment des systèmes de gestion de risques pour la surveillance de la sécurité des médicaments qui ont recadré le modèle traditionnel de pharmacovigilance.
L’application de tels systèmes a eu un impact à plusieurs niveaux, tel que la prescription, l’accès aux soins ou le coût de la médication. Néanmoins, des problèmes ont été notés au niveau de leur exécution et leur mise en place, la communication des informations au public, ou l’harmonisation entre les pays.
Au Maroc, le système de pharmacovigilance est basé sur la notification spontanée, et bien qu’il est capable d’identifier et de gérer les alertes nationales et internationales, une adoption d’un système de gestion de risques s’avère nécessaire, et les bases qui vont régir ce système doivent s’inspirer de l’expérience internationale, tout en étant conscient des particularités du système de santé marocai
Les cellules endothéliales et hématopoïèse : Revue Bibliographique.
L'hématopoïèse est définie comme l'ensemble des mécanismes qui assurent le remplacement continu et régulé des différentes cellules sanguines. Elle est maintenue à l’état d’équilibre grâce à un système complexe de régulation assuré par le stroma ou microenvironnement médullaire, dans lequel les facteurs de croissance jouent un rôle prépondérant.
La cellule endothéliale participe grandement à la régulation de l'hématopoïèse, puisqu’elle fait partie des composantes cellulaires du stroma médullaire, elle assure un microenvironnement propice à la différenciation et à la prolifération des cellules hématopoïétiques, via la sécrétant des facteurs de croissance et participe ainsi au bon déroulement de l’hématopoïèse.
En plus elle permet la migration des cellules sanguines de la moelle osseuse vers la circulation (Diabase) et inversement, du sang vers la moelle osseuse (Homing).
Notre travail consiste à faire le point sur les caractéristiques et les principales actions de la cellule endothéliale, ainsi que son rôle dans le déroulement de l’hématopoïèse et dans les deux processus de la migration transendothéliale : diabase et Homing
La prise en charge de la douleur chez le malade cancéreux.
La douleur chez le malade cancéreux est fréquente, mais les études montrent que dans 30 à 80 % de ces cas de douleurs sont insuffisamment traitées.
Dans cette thèse nous discutons l’actualité dans le diagnostic des causes de la douleur cancéreuses, les mécanismes physiopathologiques, l’évaluation de l’intensité de la douleur cancéreuse et sa prise en charge.
La prise en charge de la douleur cancéreuse concerne les douleurs simples, la douleur en péri-opératoire, les gestes douloureux, les douleurs réfractaires, les accès douloureux paroxystiques, les particularités du patient sidéen et toxicomane, ainsi que la prise en charge à domicile en fin de vie
Cubitus varus à propos de 25 cas
Le cubitus varus est un cal vicieux en varus, consécutif aux fractures supracondyliennes, généralement déplacées de l’extrémité inférieure de l’humérus, plus gênant par son caractère inesthétique.
Il relève essentiellement d’une insuffisance de réduction, il succède dans la plupart des cas à des FSC de stade Ⅲ et Ⅳ.
Nous exprimons le cubitus varus par deux chiffres: le premier donne la valeur de la déviation totale mesurée à partir du valgus physiologique du côté sain et renseigne sur le préjudice fonctionnel; le deuxième donne la valeur du varus vrai, mesuré à partir de l’axe diaphyso-huméral et renseigne sur l’importance du préjudice esthétique.
La technique opératoire était une ostéotomie cunéiforme supracondylienne de soustraction externe à visée esthétique pour un varus supérieur ou égal à 15˚, les moyens de fixation de cette ostéotomie sont: deux vis, une seul vis et une plaque vissée.
Cette étude porte sur 25 cas de cubitus varus colligés entre 2002 -2010 dans le service de Traumatologie-orthopédie du CHU Ibn Sina de Rabat.
Dans cette série, l’âge moyen de nos malades était de 19,7ans: 56% d’entre eux étaient de sexe masculin, avec une prédominance du côté gauche.
L’âge moyen de survenue des FSC est de 1,4ans.
Le délai moyen de constatation de cubitus varus était de 2,5 ans.
La fixation de l’ostéotomie était assurée par différentes façons :
• Deux vis dans 9 cas.
• Plaque vissée dans 8 cas.
• Une seule vis dans 8 cas .
Les complications étaient dominées par 3 complications infectieuses ayant bien évoluée sous antibiothérapie, et 4 cas de pseudarthroses.
Les résultats sont appréciés sur la mesure du valgus restauré après ostéotomie, et du varus résiduel s’il existe.
Nos résultats sont dans l’ensemble honorables: 84 % de bons et de très bons résultats, les mauvais résultats sont le fait des difficultés d’appréciation du coin à réséquer et la survenue éventuelles de complications sus-cités.
Actuellement, le cubitus varus est une complication de plus en plus rare des FSC grâce à un meilleur traitement de la fracture initiale
Les spondylodiscites postoperatoires(à propos de 3 cas ).
Les spondylodiscites postopératoires sont très rares. Elles surviennent dans 0 à 3 % des cas. C'est une affection grave qui nécessite un diagnostic précoce et un traitement adapté. Elle peut être responsable de séquelles fonctionnelles. Nous avons observé 3 cas de spondylodiscite postopératoire durant une période de 9 ans.
Matériel et méthodes : Il s'agit de 2 hommes et une femme âgés respectivement de 31, 59 et 46 ans. Tous les patients ont été opérés pour une hernie discale lombaire. L'étage L4-L5 a été noté dans 2 cas et L5-S1 dans un cas. La symptomatologie clinique s'est déclarée respectivement au 3ème, 7ème et 13ème jour après l'intervention. Deux patients présentaient une récidive d'hernie discale lombaire. Les 3 ont présenté un syndrome rachidien intense et un syndrome radiculaire. Le bilan biologique a montré un syndrome inflammatoire dans les 3 cas. L'IRM lombaire a révélé des signes évocateurs de spondylodiscite postopératoire. Un seul patient présentait en outre un abcès paravertébral associé.
Résultats : Deux patients ont été réopérés pour parage et lavage du foyer opératoire. A l'examen bactériologique, les germes isolés étaient un Escherichia Coli et un staphylocoque. Tous les patients ont bénéficié d'une antibiothérapie, une immobilisation et une rééducation fonctionnelle. L'Oxygénothérapie HyperBarre a été réalisée chez un seul patient. L'évolution a été favorable dans les 3 cas avec amélioration clinique, mais avec cependant la persistance de lombalgies résiduelles.
Conclusion : Cette affection handicapante nécessite un diagnostic précoce qui doit être suspecté cliniquement et confirmé par l'IRM. Le traitement médical ou médico-chirurgical doit être instauré rapidement pour éviter des séquelles douloureuse
La glomérulonéphrite aigue post streptococcique, analyse épidémiologique et démarche prophylactique.
La glomérulonéphrite aigue post streptococcique (GNAPS) est un problème de santé publique dans notre pays, touchant une tranche de population définie (enfant et rarement adulte).
Ce travail retrace le profil épidémiologique particulier de la GNAPS, ainsi que les différents aspects cliniques, para cliniques, évolutifs. Sans omettre l’importance de la prophylaxie.
La GNAPS survient à l’âge préscolaire entre 2 et 12ans avec une prédominance masculine, un sexe ratio de 2. Cette affection touche les populations démunies, sous forme d’épidémie .Une prédisposition génétique liée à l’HLA DRW48 et DRW8.
Le Maroc affiche une incidence de 9,3/100000 habitants, rejoignant l’incidence dans les pays développés et en voie de développement. Le bas niveau d’hygiène reste un milieu propice pour développer cette maladie.
La GNAPS est une maladie à complexe immun,
La clinique faite d’œdème, d’hématurie, d’hypertension artérielle survenant après un épisode infectieux et c’est des angines dans 30,7% des cas en moyenne.
La complication la plus redoutable reste l’insuffisance rénale aigue qui peut être un mode révélateur de la pathologie.
Sur le plan anatomopathologique, il s’agit d’une prolifération endocapillaire glomérulaire dont l’importance est définie par le degré et la sévérité de l’atteinte.
Le traitement reste symptomatique allant de la simple antibiothérapie, à l’épuration extra rénale dans certains cas.
La GNAPS une fois installée, son traitement devient plus lent et lourd à instaurer d’où l’intérêt de la prévention par l’amélioration de la prise en charge des affections liées au streptocoque du groupe A, l’amélioration du niveau d’hygiène et l’instauration d’un programme de dépistage (TDR) et vaccination
anti streptococcique.
Ceci aboutira à la réduction du coût de la prise en charge des affections liées au streptocoque du groupe A
Ligamentoplastie du ligament croise anterieur par transplant libre du tendon rotulien (arthrotomie)
Nous rapportons à travers une étude rétrospective de la ligamentoplastie du LCA selon la technique de Kenneth G. jones. Notre travail a concerné une série de 10 patients opérés au service de traumatlogie-orthopédie de l’Hôpital Ibn-Sina à Rabat de Janvier 2006 à Décembre 2009.
Le but de cette étude est d’évaluer les résultats éventuels observés selon que la reconstitution du LCA, par transplant libre de tendon rotulien, ait été effectuée par la voie conventionnelle (Arthrotomie).
L’âge moyen de nos patients était de 29,1 ans, avec des extrêmes de 19 et 43 ans, tous sont de sexe masculin.
Le traumatisme initial était un accident de sport dans 40% des cas, une chute dans 30% des cas, une entorse dans 20% des cas et un accident de la voie publique dans 10% des cas. Le genou droit était atteint 6 fois, le gauche l’était 4 fois. Chez tous les patients le diagnostic était clinique, confirmé par l’ IRM chez 3 patients, par l’Arthroscane chez 3 patients et par l’arthroscopie chez 4 patients.
Sur le plan opératoire, le délai moyen de l’intervention était 25,8 mois et la durée moyenne de l’intervention était de 1h30mn. Les 10 patients ont bénéficié d’une reconstruction ligamentaire à ciel ouvert. La fixation était réalisée par vis d’interférence chez tous nos patients.
L’immobilisation n’était réalisée chez aucun de nos patients. La durée moyenne d’hospitalisation était de 4 jours.
Nous ne relevons aucun incident per-opératoire, par contre nous avons noté qu’un seul patient avait présenté des douleurs de la pointe de la rotule après l’intervention chirurgicale. Notre série s’est caractérisée par l’absence de sepsis post-opératoire superficiel ou profond et de complications thrombœmboliques.
Cette série limitée, mais homogène, montre que la technique décrite par Kenneth G. Jones selon la voie classique donne d’excellents et bons résultats fonctionnels dans 90% selon le score ARPEGE et 80% selon le score I.K.D.C.
Finalement toutes les études soulignent la supériorité des techniques arthroscopique. En effet la voie arthroscopique a permis en per-opératoire une meilleure vue sans exposition des cartilages et une reconstruction plus fidèle du tunnel fémoral. Elle a permis aussi des interventions peu douloureuses, une rééducation plus précoce avec un réveil quadricipital plus facile et une meilleure récupération musculaire
Place de l’oxygénothérapie hyperbare dans le traitement des surdités brusques.
Les surdités brusques (SB) se définissent comme des surdités de perception, unilatérales, sans étiologie connue et d’installation rapide. Le but de ce travail est d’apprécier l’efficacité de l’oxygénothérapie hyperbare (OHB) dans le traitement des surdités brusques à travers une série de 28 cas.
Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective réalisée au service d’ORL, en collaboration avec le service du caisson hyperbare, à L’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V de Rabat, entre février 1999 et décembre 2009. Ont été inclus dans notre étude tous les patients qui présentaient une surdité brusque et qui ont été traités par oxygénothérapie hyperbare (10 séances) en association à des corticoïdes et à des vasodilatateurs en perfusion. Les séances d’OHB se déroulaient dans un caisson multiplace pendant 90 mn à une pression de 2,5 ATA. Après les séances d’OHB les patients sont mis sous vasodilatateur par voie orale pendant 30 jours. Le contrôle de l’efficacité a été basé sur la comparaison des audiogrammes réalisés tous les 2 jours.
Après les 10 séances d’OHB, on a pu calculer pour chaque malade le gain relatif (R) qui est le rapport entre le gain total moyen (GTM) et la perte initiale moyenne (PIM) sur les fréquences 500, 1000,2000 et 4000HZ.
Résultats : Une série de 28 patients : 17 femmes, 11 hommes, avec âge moyen de 43ans (extrêmes : 15-75 ans). Tous nos malades ont bien toléré les séances du caisson hyperbare. Sur les 28 patients étudiés on a obtenu 72 % de bons résultats, 21% de résultats moyens et 7% de résultats négligeables. Ces résultats confirment les données de la littérature plaidant pour l’efficacité de l’OHB dans la prise en charge des surdités brusques à condition qu’elle soit appliquée précocement.
Conclusion : L’OHB n’a jamais été employée seule. Il est nécessaire d’entreprendre des études prospectives ne retenant comme critère impératif d’inclusion que les sujets en échec des autres traitements
Pneumopathie necrosante a staphylococcus aureus producteur de leucocidine de panton et valentine d'origine communataire à propos d'un cas clinique
La pneumopathie nécrosante à Staphylococcus aureus sécréteur de Leucocidine de Panton-Valentine présente une entité spéciale dans les infections pulmonaires qui s’aggrave au cours du temps et dans les divers territoires du monde y compris le Maroc (objet de notre observation).
Notre objectif est de traiter un cas clinique de pneumopathie nécrosante à S aureus LPV+ déclaré à l’hôpital militaire d’instruction Mohammed V à Rabat présentant le premier cas apparu au Maroc, il s’agit d’un patient de 35 ans admis en réanimation chirurgicale le 04/05/2009 pour un sepsis sévère suite à une arthrite septique du genou gauche associé à une pneumopathie.
L’évolution de l’état a été marquée par une défaillance multiviscérale et en fin décès du malade. Cette souche a été envoyé le 05/06 /2009 au centre national de référence des staphylocoques à Lyon pour complément et recherche de toxines et qui a objectivé que la souche était un S aureus sensible à la méticilline d’origine communautaire. Dans le cadre du traitement de cette il ya la chimiothérapie anti-infectieuse plus les thérapeutiques adjuvantes citant les immunoglobulines par voie intraveineuse. La prophylaxie consiste à utiliser l’antibioprophylaxie plus des mesures à prendre luttant par conséquent contre la diffusion de cette espèce bactérienne