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Actualités chirurgicales dans la transplantation hépatique chez l’enfant
Introduction : En1983 la transplantation hépatique accédait au statut de « traitement clinique des maladies du foie au stade terminal de leur évolution méritant une plus grande application »
Les principales indications pédiatriques sont les maladies cholestatiques, les maladies métaboliques et les hépatites fulminantes
Les principales techniques utilisées chez l’enfant sont la transplantation de foie entier, de foie réduit, de foie partagé, et d’un lobe gauche provenant d’un donneur vivant
Le progrès des techniques chirurgicales, des techniques de préservation d’organes, de la radiologie interventionnelle et de l’immunosuppression ont contribué à l’amélioration du taux de survie de cette thérapeutique
Comme toute autre procédure aussi lourde, la transplantation hépatique pédiatrique expose à des complications chirurgicales dont les principales sont la dysfonction du greffon, les complications vasculaires et biliaires. Les complications médicales sont surtout le rejet, l’infection et l’insuffisance rénale
Materiel et méthodes : On a étudié des séries de transplantation hépatique réalisées dans d’autres pays avec un nombre totale d’enfants transplantés de 248.
Résultats : Les indications, les résultats, les complications et leur prise en charge rapportés par les séries rappellent les données de la littérature
Discussion : La transplantation hépatique pose à la société des questions d’ordre moral, juridique, social et économique, chose pour laquelle elle est soumise à une organisation et un cadre juridique particulier
Les tumeur phyllodes du sein (A propos de 36 cas).
Introduction : Les tumeurs phyllodes du sein sont des tumeurs fibro-épithéliales qui représentent moins de1% des tumeurs primitives du sein. Leur diagnostic est surtout histologique. Le but de notre travail est de rappeler, à travers notre étude et une revue de la littérature, les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, para-cliniques, thérapeutiques et pronostiques des tumeurs phyllodes du sein.
Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective menée à la maternité de Souissi de Rabat entre 1980 et 2012, portant sur 36 patientes ayant des tumeurs phyllodes du sein certifiées histologiquement.
Résultats : L’âge moyen de survenue est de 32 ans, 66,7% des patientes sont nullipares, et 92% en activité génitale. Le mode de révélation était clinique par la découverte d’un nodule chez 97% des cas. La localisation de la tumeur était surtout à droite au niveau des quadrants supérieurs. La taille tumorale moyenne est de 5,22 cm. Le traitement chirurgical a été conservateur dans 83,3% et radical dans 11,1%. La radiothérapie a été rapporté chez une seule patiente, réalisée selon le protocole habituel ; tandis qu’une autre femme a bénéficié d’une chimiothérapie à base de CMV. Le suivi n’a pus être réalisé que chez 6 patientes, il a été marqué par une rémission chez 3 femmes et par une récidive locale chez 3 autres.
Discussion et conclusion : Les tumeurs Phyllodes du sein touchent des femmes jeunes nullipares. Leur diagnostic est essentiellement histologique, et leur traitement est surtout chirurgical. L’évolution est marquée par des récidives locales et la survenue de métastases. Le pronostic est basé sur les caractères histologiques de la tumeur et sur la qualité d’exérèse tumorale
La prise en charge chirurgicale du neuroblastome chez les nourrissons âgés de moins d’un an (à propos de 53 cas).
Le neuroblastome est la tumeur maligne la plus fréquente chez le nourrisson. Elle est caractérisée par une très grande hétérogénéité clinique, d'une maladie presque bénigne à une maladie presque incurable. Les facteurs pronostiques qui expliquent cette variabilité sont dominés par l'âge, le stade, et un ensemble de caractéristiques biologiques, le traitement est stratifié sur ces facteurs pronostiques afin de guérir davantage de cas défavorables et de guérir les bons cas avec moins de séquelles. Les formes métastatiques sont les plus fréquentes et les métastases sont principalement osseuses et médullaires après l'âge de 1 an et hépatiques chez le nourrisson. Le pronostic des formes métastatiques chez les nourrissons est habituellement favorable et peuvent même parfois régresser sans traitement. Ce travail apporte un éclairage particulier sur le rôle de la chirurgie dans la prise en charge de cette tumeur maligne complexe : Si la nécessité de la chirurgie est bien établie et que la qualité de l’exérèse semble importante, les bénéfices d’une exérèse complète sont à mettre en balance avec les risques de complications et de séquelles postopératoires.
Les stratégies antiangiogéniques les plus prometteuses dans le NB incluront très certainement des agents capables de bloquer de façon large les différentes voies de l’angiogenèse, ainsi que les différents mécanismes impliqués dans l’angiogenèse.
Les neuroblastomes de diagnostic anténatal sont le plus souvent d'excellent pronostic.
Le dépistage systématique semble entraîner une surestimation diagnostique, sans pour autant diminuer l'incidence des formes métastatiques. Le neuroblastome constitue ainsi un modèle oncologique et illustre la nécessité d'une prise en charge spécialisée et multidisciplinair
Pneumopathies communautaires graves aux urgences de l’hôpital militaire d’instruction Mohamed v de rabat Etude prospective à propos de 29 cas.
Introduction : Le but de notre étude est d’évaluer l’épidémiologie, la qualité de la prise en charge au service des urgences, et le pronostic des PAC graves.
Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une étude prospective, descriptive et analytique, menée sur une période de 3 mois, portant sur 29 cas, présentant une PAC grave, au SAU de l’HMI MV de Rabat. Les variables de l’étude ont été recueillies sur une fiche d’exploitation établie à cet effet. Ainsi pour chaque patient, il a été précisé le sexe et l’âge, les critères d’hospitalisation, les modalités thérapeutiques et l’évolution.
Les variables qualitatives sont exprimées en effectif et la seule variable quantitative recueillie à été exprimé en moyenne+/- écart type. Les analyses des résultats a fait appel aux tests exact de Fisher et le test U de Mann Whitney
Résultats : L’âge moyen est de 66,5 2+/- 11,05, tout sexe confondus. La FR>30/min (89,7%) et le Pouls>120/min (79,3%) représentent les critères de gravités les plus retrouvés. 72,4 % des cas ont été orienté vers l’unité des soins intensifs . L’antibiothérapie probabiliste la plus prescrite était l’association « quinolone + ceftriaxone » (62,1%). Une non-conformité aux recommandations de la 15ème conférence de SPILF a été enregistrée chez 6 cas (20,64%).
Discussion et conclusion : les résultats de notre étude sont satisfaisants et concordent avec les recommandations, concluant ainsi à une bonne qualité de prise en charge que ça soit sur le plan diagnostic, indication d’hospitalisation, orientation et traitement donné avec toutes ses modalités
La chirurgie percutanée dans la pathologie de l’avant-pied : à propos de 53 cas
Introduction : La chirurgie percutanée de l’avant-pied a connu un renouveau dans la réalisation de nombreux actes. Les suites opératoires sont réputés simplifiées et les risques diminués. Dans cette étude nous avons repris les techniques faites en percutané dans nos formations et présenter une évaluation des premiers résultats.
Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective de 53 cas opérés par des techniques de chirurgie percutanée entre 2006 et 2012 : 7cas d’hallux valgus, 7 cas d’hallux rigidus, 32 cas de métartarsalgies statiques, 11 cas de griffes d’orteils, 4 cas de la maladie de Freiberg, 1 cas du névrome de Morton et 4 cas de bunionette. Une analyse clinique a été réalisée avec le score fonctionnel de l’AOFAS. Le bilan radiographique postopératoire étudiait la qualité de la correction. Tous les patients ont été revus, le recul moyen était de 19,8 mois.
Résultats : On a retrouvé 9,4% (5 cas) de complications majeures dont 7,5% (4cas) ayant nécessité une reprise chirurgicale. Le taux de complications mineures était de 13,2% avec une évolution favorable au dernier recul. Le score de l’AOFAS a été amélioré dans tous les cas, passant d’une valeur moyenne de 54,9/100 en préopératoire à 87,5/100 en postopératoire.
Discussion : Nos résultats sont comparables avec ceux de la chirurgie conventionnelle mais avec des suites opératoires plus simples et moins de complications. Cependant pour la correction de l’hallux valgus, aucune technique (conventionnelle ou percutanée) n’a à l’heure actuelle fait la preuve de sa supériorité. Par contre pour la chirurgie de l’hallux rigidus ou des rayons latéraux, ces techniques semblent apporter un réel bénéfice
Etiopathogènie de la dermatite atopique
La dermatite atopique (DA), ou eczéma atopique, est une dermatose inflammatoire prurigineuse de prédisposition génétique évoluant par poussées récidivantes, sur un fond de chronicité atteignant essentiellement le nourrisson et le petit enfant.
Son incidence est en augmentation, elle touche actuellement 15 à 20% des enfants.
La physiopathologie de la DA inclue : un déficit de la fonction barrière cutanée de la peau vis-à-vis des allergènes de l’environnement; une prédisposition génétique comme l’atteste la notion d’atopie retrouvée chez les parents des enfants atteints de DA ; un tel terrain favorise dans un premier temps la sensibilisation à l’allergène, ainsi que la réponse inflammatoire médié par les lymphocytes T helper2 lors des contacts ultérieurs avec le même allergène.
Le diagnostic est clinique, facilité par le recours à certains critères proposés initialement par Hanifin et Rajka puis simplifiés par Williams. L’enquête allergologique est réservée aux cas rebelles, sévères ou associés à des symptômes respiratoires. La DA est une dermatose qui évolue par poussées capricieuses et souvent imprévisibles.
Le traitement de la DA en poussé repose sur la corticothérapie locale. Le traitement d’entretien repose sur la correction de la sécheresse cutanée par les produits hydratants dont l’efficacité ne fait plus de doute. Une prise en charge optimale repose sur la compréhension du traitement par la famille et/ou l’enfant atteint, en leur expliquant que le but à atteindre n’est pas seulement de soulager l’enfant, mais de tenter de modifier l’évolution de la maladie
Les dermatoses bulleuses chez le nouveau né
Les dermatoses bulleuses de nouveau né, sont toutes définies par la présence d`une même lésion cutanée élémentaire, la bulle, qui est un décollement épidermique liquidien primitivement claire de diamètre supérieur a 5mm.
Il s`agie d’affections d `étiologies diverses, soit d’origine infectieuse (bactérienne ou virale), auto immune ou iatrogène. Certaines sont fréquentes tel (l’impétigo), d’autres sont exceptionnelles (pemphigus), et sont aigues et transitoires ou chroniques.
Les mécanismes physio pathogéniques sont très variés, le clivage pouvant être secondaire a un frottement mécanique répété, a l’intensité des mécanismes inflammatoires, ou a une fragilité anormale acquise ou constitutionnelle de certaines structures de la peau.
Sur le plan épidémiologique aucune étude précise n’a pu être menée vu le nombre réduit des cas dans la littérature. les dermatoses bulleuses infectieuses sont plus fréquentes que les auto-immunes
Le diagnostique est souvent clinique mais parfois l’aspect polymorphe des différentes dermatoses bulleuses et les atteintes associées ( la muqueuse buccal et larynx) rendent le diagnostique clinique difficile, et nécessitent des examens complémentaires associés, l’histologie avec immunofluorescence et étude en microscopie électronique qui permettent de retenir le diagnostic.
Du point de vue thérapeutique le traitement de base est l`antibiothérapie locale ou générale associée a un antiseptique locale.
Le pronostic est différent d`une dermatose a l`autre, s`il est favorable sous traitement pour certaines il est sévère a mortel dans d`autres. Ainsi une évaluation de la gravité se base sur :
Extension des lésions
Le niveau de clivage
Difficultés respiratoire et d`alimentation en cas d`atteinte muqueuse.
Le retentissement hydro électrolytique en cas des lésions étendues.
Au moindre doute on doit transférer le malade en milieu spécialisé pour le diagnostic étiologique et prise en charge
La diphtérie, maladie bactérienne re-émergente
La diphtérie est une infection bactérienne lié au corynébacterium diphtériae, sa gravité est due à la diffusion locale et systémique de l'exotoxine diphtérique. Le corynébacterium diphteriae est une bacille gram positif, immobile, non encapsulé avec des extrémités renflées se regroupant en palissade. Le milieu de Leoffler au sérum de bœuf coagulé est le milieu d’isolement le plus propice.La transmission se fait soit directement par les gouttelettes de Pflügge , soit indirectement .
Au Maroc, le dernier cas clinique déclaré était en 1991, alors qu'en Algérie la dernière épidémie de la diphtérie à été survenue en 1995.
Les manifestations cliniques de la diphtérie sont principalement les angines à fausses membranes, la laryngite ou croup, l'atteinte cutanéo-muqueuse , la myocardite et la neuropathie. Le diagnostic positif s'appuie sur des arguments épidémiologiques, cliniques et bactériologiques.
Les traitement de la diphtérie repose essentiellement sur une sérothérapie à base d'antitoxine, et une antibiothérapie.
La découverte du vaccin en 1923 a modifié le profil épidémiologique de la diphtérie, rendant la vaccination de l'adulte et du sujet âgé obligatoire, et pour l'enfant elle fait partie du programme national d'immunisation
Actualités diagnostiques et thérapeutiques de l’ostéomyélite.
L’ostéomyélite est une infection bactérienne de l’os. C’est une urgence diagnostique et thérapeutique. Elle atteint essentiellement l’enfant d’âge scolaire, en pleine croissance. L’écologie bactérienne est dépendante de la présentation clinique, de l’âge, et du terrain. Elle est dominée par le staphylocoque aureus mais d’autres germes sont responsables, en particuliers Kingella kingae. La théorie de Trueta, fait valeur de référence actuelle sur la pathogénie de l’ostéomyélite. Pour Trueta c’est une atteinte intramétaphysaire pure initiale, alors que Labbe a proposé une nouvelle théorie basée sur le fait que cette pathogénie devait relever d’une atteinte primitive périostée et osseuse. La clinique est souvent non spécifique, chez l’enfant, les particularités anatomiques expliquent les différentes manifestations morphologiques, variable selon l’âge. La symptomatologie clinique associée aux marqueurs biologiques de l’inflammation a une valeur d’orientation diagnostique. La réalisation du dosage de la procalcitonine permet d’argumenter l’origine infectieuse. L’imagerie, permet le diagnostic précoce et assure la surveillance. Les radiographies standards associées à l’échographie sont systématiques tandis que la scintigraphie osseuse, voire le scanner ont des indications plus restreintes. L’imagerie par résonnance magnétique, quant à elle, permet une analyse plus précise de l’atteinte osseuse, de l’extension du processus infectieux et des complications qui en découlent. Les spécificités pédiatriques de l’imagerie doivent être connues, ainsi que quelques formes particulières de l’enfant et l’adulte. La documentation bactériologique et la détermination de l’activité des antibiotiques constituent les premières étapes indispensables au traitement optimal de l’ostéomyélite. Le traitement précoce basé essentiellement sur l’antibiothérapie a pour principal but d’éviter les séquelles parfois lourdes, sources d’handicap. Un traitement chirurgical peut compléter le traitement médical initial, en cas d’évolution défavorable d’abcédation ou en vue d’une ablation de séquestre osseux
La Cystocèle: à propos de 33 cas
Introduction : La cystocèle est une pathologie féminine fréquente, qui constitue un sujet d’actualité en milieu urologique du fait du développement des techniques réparatrices.
Objectif : Cette étude a pour but d’analyser les aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques des cystocèles.
Matériel et méthodes: Notre étude est de type rétrospective, portant sur 33 patientes hospitalisées au service d’urologie B à l’hôpital Ibn Sina de Rabat, de 1998 à 2012.
Parmi ces patientes, 23 (soit 70%) ont eu une promontofixation dont 16 par laparotomie et 7 par coelioscopie, alors que 10 ont eu une chirurgie par voie basse.
Résultats: La fréquence des hospitalisations pour cystocèle avait augmenté progressivement dans notre service ; elle était de 0,46% dans la période (1998–2012). Parmi les facteurs de risque retrouvés, nous avons noté : la multiparité (93%), l’avortement (21%), la dystocie (18%), et la chirurgie pelvienne (9%). L’incontinence urinaire était présente chez 16 patientes (48%). Le grade 3 de cystocèle était le plus dominant (60%).
La durée de sondage urinaire était moins importante dans le groupe de patientes opérées par voie haute par rapport à la voie basse avec une différence statistiquement significative (p=0,005). 3 récidives ont été enregistrées après la chirurgie par voie basse. Une incontinence urinaire d’effort de novo est apparue chez 2 patientes.
Conclusion: Les anciennes techniques –à type de colporraphie antérieure–sont de moins en moins utilisées à cause de leur taux élevé de récidives. Les techniques opératoires des cystocèles ont évolué vers la promontofixation coelioscopique ou robotique et la plaque à 4 bras qui occupe une place de plus en plus importante avec des résultats anatomiques et fonctionnels satisfaisants, mais ne sont pas sûrs de résister à l’épreuve du temps