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Convention citoyenne sur la fin de vie (France, 2022-2023). Volume 1 : Analyse de la représentativité de la Convention et comparaison des données de l’équipe de recherche avec des données d’enquêtes nationales
La Convention citoyenne sur la fin de vie (CCFV) (2022-2023) est le deuxième exercice de démocratie délibérative d'envergure à avoir eu lieu en France, après la Convention citoyenne pour le climat (2019-2020). Au cours de la CCFV, des citoyennes et citoyens (essentiellement tirés au sort) ont travaillé au Cese pendant 27 jours, répartis sur neuf week-ends, pour répondre à la question suivante posée par la Première ministre : « Le cadre d'accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d'éventuels changements devraient-ils être introduits ? ». Au cours de la CCFV, les chercheuses et chercheurs, d'un côté, et les animatrices et animateurs, d'un autre, ont administré des questionnaires auprès des conventionnelles et conventionnels.Le présent rapport se compose de deux volumes. Le volume 1 (Apouey, Pénigaud et Santoro, 2025) compare les caractéristiques sociodémographiques des membres de la CCFV avec celles de la population française, ce qui nous conduit à montrer que la CCFV n'était pas vraiment représentative de la population générale. En effet, nous observons à la CCFV une sur-représentation des catégories sociales favorisées et des catégories moyennes (personnes les plus diplômées, cadres, professions intermédiaires) et une sous-représentation des catégories sociales défavorisées. De plus, les habitantes et habitants des communes appartenant à un grand pôle étaient sur-représentés à la CCFV. La représentativité de la CCFV en termes de sexe, d'âge et de région est quant à elle bien respectée. Le volume 1 décrit ensuite le protocole d'observation du déroulement de la CCFV et le processus de passation des questionnaires par l'équipe de recherche. Finalement, nous comparons certaines des données tirées des questionnaires de l'équipe de recherche avec des données d'enquêtes nationales.Le volume 2 (Apouey, Pénigaud, Santoro et al., 2025) rend publics les questionnaires administrés par les équipes de recherche et d'animation et l'ensemble des statistiques descriptives des données (quantitatives) ainsi collectées
The Household Demand for Leisure, the Price of Time and the Full Cost of Children: A Structural Model and Evidence from the PSID
We propose a novel approach to estimating the full cost of children -the sum of monetary and time costs -by endogenizing the price of parental time rather than assuming it is equal to the parents' wage rate. In this approach, the price of time depends on how parents perceive their time with children, whether as a leisure-like activity or more as a labor-like activity. We then develop a simplified collective model of leisure demand for working couples, incorporating individual preferences and childcare technology, and estimate it using 2019 PSID data. This allows us to recover the price of parental time and the full cost of children. We find that mothers perceive 44% of their childcare time as labor, compared to 35% for fathers. Our results also highlight that a substantial portion of the full cost of children is non-monetary.</div
First isotopic characterization of the planet neolithic Pb-Cu reduction workshop (Fayet/Cénomes mining district, aveyron, france)
International audienceExcavations at the Planet site have uncovered a substantial multi-stratified complex dedicated to copper and lead metallurgy, including several workshops that operated between 2850 and 2480 BCE. Situated in the southern Massif Central, near deposits rich in copper, lead, antimony, and silver, the site marks a significant development in early copper and lead metallurgy by late Neolithic communities. This article aims to enhance archaeological and mineralogical analyses of the metallurgical process by providing a first isotopic characterization of excavated materials, specifically key elements in the production chain: ores, slags, and metal. Additionally, we present an initial isotopic comparison of lead with samples from nearby deposits. This study deepens our understanding of the site’s local resource sourcing while establishing a preliminary reference framework for comparing analyses of contemporaneous artifacts from the region
Préférence temporelle : évaluation, stabilité et malléabilité sur le cycle de vie
International audienceLa préférence temporelle est un concept théorique important pour expliquer de nombreuses décisions individuelles impliquant un arbitrage intertemporel, notamment l’accumulation du patrimoine. Le modèle standard de l’épargnant (discounted utility) suppose que cette préférence pour le présent est rationnelle, rationalité qui correspond à des choix temporellement cohérents : l’individu ne se contredit pas dans ces choix intertemporels. La mesure quantitative de ce paramètre est le plus souvent assez simple : on fait choisir l’individu entre X euros maintenant et Y euros à une date ultérieure. Cependant, les valeurs obtenues à cette question dans les nombreuses études à notre disposition varient considérablement en fonction des montants envisagés, du type d’enquêtes choisi, des populations étudiées ou encore des biais pris en compte (préférence pour le court terme notamment). Une réflexion à la fois théorique et empirique est ici proposée pour dépasser ce « puzzle » empirique. Le concept théorique de la préférence pour le présent serait moins « paramétrique » et plus « existentiel » (rapport du moi « présent » au moi « futur » au sens philosophique). Empiriquement, cette approche renonce à toute mesure cardinale de la préférence temporelle, lui préférant une quantification ordinale à partir de diverses questions qualitatives concernant différents domaines de la vie tirées de l’enquête PAT€R. Deux applications sur lesquelles se focalise la littérature récente sont proposées à titre d’illustration : la stabilité des préférences (en période de Covid) et leur malléabilité en fonction des politiques publiques (programme d’éducation financière)
Ternay (69), Ancien prieuré Saint-Pierre. Étude archéologique du bâti des façades des bâtiments conventuels: Rapport Final d'Opération d'Archéologie Préventive
Le prieuré Saint-Pierre de Ternay se compose de l’église Saint-Mayol, bien visible au-dessus du Rhône avec son clocher en briques, au sud de laquelle se développent trois corps de bâtiment encadrant l’ancien cloître. Le prieuré est implanté au plus tard au Xe siècle, mais l’église, qui a fait l’objet d’une récente étude archéologique (Collomb 2025), a été reconstruite à l’époque romane. Cette église, aujourd’hui paroissiale, est inscrite au titre des Monuments historiques depuis 1950 ainsi que des vestiges d’arcatures visibles dans le mur ouest du cloître et que deux cheminées monumentales conservées dans l’aile sud. En 2024, la municipalité de Ternay a entrepris une campagne de restauration des façades extérieures des bâtiments conventuels ouest et sud du cloître. C’est dans ce contexte que l’équipe d’Archeodunum est intervenue, entre mars et avril 2024, en trois sessions. Cette étude se place dans la continuité de nombreux travaux historiques et universitaires, témoignant de l’intérêt porté au prieuré de Ternay depuis le XIXe siècle. L’approche archéologique, privilégiant l’étude des maçonneries et de la construction, apporte de nouveaux éléments de connaissance sur l’histoire du site. L’intervention était limitée aux extérieurs et fut seulement complétée par quelques sondages à l’intérieur, néanmoins l’étude des quatre façades concernées par les travaux de restauration permet de proposer une réflexion d’ensemble quant à l’organisation du prieuré depuis l’époque médiévale.Dans les façades étudiées, les maçonneries antérieures au XVe siècle sont peu conservées, mais leur lecture donne malgré tout quelques informations quant à la configuration du prieuré médiéval. Ces maçonneries anciennes se caractérisent toujours par un mortier dont la charge est sablo-gravillonneuse, puis ce type de granulométrie disparaît presque systématiquement des mortiers des phases plus récentes. Une charge gravillonneuse aux grains roulés, identique à celle des murs du prieuré, a notamment été utilisée pour construire les parties orientales de l’église romane des XIe-XIIe siècles, comme l’a montrée la récente étude archéologique de ces élévations. On constate donc, à l’échelle du site, une tendance dans l’utilisation de ce granulat grossier pour les mortiers anciens, pratique généralement abandonnée à partir du XVe siècle au profit de l’utilisation majoritaire de sables.Dans le mur ouest, on a identifié trois maçonneries antérieures au XVe siècle, qui témoignent du fait qu’à cette époque l’aile ouest s’élevait déjà sur deux niveaux, un rez-de-chaussée et un étage. Il en était visiblement de même pour le mur sud, comme l’attestent les rares vestiges anciens conservés dans cette façade. L’étude a également révélé qu’un bâtiment avait disparu à l’ouest. Celui-ci était accolé contre la façade de l’aile ouest, comme en témoignent les vestiges d’une cheminée qui a été démontée par la suite, sans doute lorsque ce bâtiment fut supprimé.À la fin Moyen Âge, le prieuré est marqué par la reconstruction de l’angle sud-ouest des bâtiments conventuels et du mur ouest du cloître. Effectivement, ce dernier révèle l’emplacement de la galerie rebâtie à la fin du XVe siècle. Celle-ci se caractérise par des colonnes sculptées caractéristiques de l’époque romane, qui ont été remployées pour soutenir des arcs surbaissés. Ces derniers apparaissent en effet dans l’architecture régionale à la fin du Moyen Âge. Pour recevoir des arcs de la dimension voulue, les colonnes ont très probablement été déplacées. Cette phase de reconstruction du prieuré, initiée par les prieurs Guillaume et Jean de Poisieu qui ont inséré leur blason à plusieurs reprises dans les murs, semble assez conséquente. Ces travaux ont contribué à l’installation d’aménagements de confort dans les bâtiments conventuels. En témoignent les grandes baies à meneau et traverse ouvragées que l’on a retrouvées dans les façades de l’ensemble sud-ouest, la baie à coussièges du mur ouest du cloître, mais aussi les deux grandes cheminées sculptées qui se trouvent dans les murs de refend de l’aile sud. Leurs ornements permettent effectivement de les dater de la fin du Moyen Âge ou du début de l’époque moderne. Il semblerait qu’à l’époque moderne il n’y ait pas eu de chantier de réaménagement d’importance. Cette constatation va de pair avec les textes qui mentionnent l’état de délabrement avancé dans lequel se trouve le prieuré au début du XVIIIe siècle. Cela fait sans doute quelques années que les bâtiments sont peu entretenus. L’étude archéologique a montré que les maçonneries anciennes des façades extérieures avaient été très reprises, surtout au sud, mais ces modifications sont visiblement intervenues au XIXe siècle. En ce qui concerne la façade ouest, les modifications effectuées dans les maçonneries anciennes se manifestent par le percement et le bouchage d’ouvertures. Dans le cloître, l’extension de l’aile sud vers le nord a également été réalisée récemment, comme en témoignent ses relations stratigraphiques avec les murs étudiés. De même, l’ensemble sud-ouest a fait l’objet d’une reprise sur toute sa hauteur au niveau de l’angle saillant au sud-ouest. Celui-ci a été coupé et une maçonnerie a été reconstruite sur 3 m de large entre les façades sud et ouest des bâtiments conventuels
Identifying pastoral and plant products in local and imported pottery in Early Bronze Age southeastern Arabia
International audienceThe origins of ceramic technology in the Oman Peninsula have a unique history in the context of ancient West Asia. Local pottery production in northern Oman and the United Arab Emirates is not documented until the early to mid-third millennium BC during the Early Bronze Age. This period was characterised by increasing sedentism and the expansion of long-distance exchange networks that operated across the Persian Gulf between Arabia, Mesopotamia, Iran and South Asia, including the exchange of ceramic vessels. In order to explore the links between ceramic technology and type, subsistence practices and sedentism as ceramic production was adopted in the region, we analysed the lipid content of Early Bronze Age pottery (n = 179) in southeastern Arabia from inland and coastal sites. The ceramic assemblage examined includes pottery produced locally at the site level as well as vessels that are distributed regionally. The contents of imported pottery from Mesopotamia and the Indus Civilisation from inland and coastal sites were also studied to determine the organic products that may have been transported as part of long-distance exchange. The results reveal the presence of pastoral products, such as meat and dairy products, in some of the earliest vessels produced in southeastern Arabia, as well as imported Mesopotamian vessels. Plant products are detected in a small minority of vessels in locally-produced and imported vessels, such as Fine Red Omani vessels and Black-Slipped Jars from the Indus Civilisation. Such an investigation demonstrates the importance of using biomolecular methods to study dietary practices and vessel use in southeastern Arabia on a larger scale
Life and Death in a Changing City: Mortality Patterns and Inequalities in Paris, 1890–1949
Over the past two centuries, European metropolises have transformed from urban graveyards to healthy cocoons. Despite its critical role in the history of longevity, this evolution remains underexplored due to limited detailed data. We leverage a newly harmonized dataset of high-quality, cause-specific mortality records to examine the rapid increase in life expectancy in Paris during the first half of the 20th century. Using a consistent cause-of-death classification from 1890 to 1949, we show that infectious diseases—particularly tuberculosis and respiratory infections—accounted for 60–70 percent of the 25-year gain in life expectancy at age 1, with mortality reductions among children and young adults driving most of these improvements. We also document a profound shift in the causes behind the sex gap in life expectancy, from infectious diseases to cardiovascular and cancer-related causes. Furthermore, our analysis of cause-specific and socioeconomic data for Paris's 80 neighborhoods reveals pronounced social gradients in infectious mortality, with the poorest areas suffering the highest rates. These disparities widened during the early phase of the tuberculosis mortality decline, favoring wealthier areas, but narrowed in subsequent phases as public health improvements reached poorer neighborhoods
Pour une approche comparée des systèmes symboliques de communication visuelle : le quipu et l'opèlè
Cet article propose une approche comparée des systèmes symboliques de communication visuelle (SSCV) à travers l’étude du quipu inca et de l’opèlè yoruba. En s’appuyant sur une réévaluation critique des définitions classiques de l’écriture (Gelb, Goody, Derrida), il s’agit de distinguer les SSCV des formes scripturales proprement dites. Contrairement à l’écriture, qui permet à un sujet d’exprimer directement son intériorité et son rapport au monde par des marques visibles, les SSCV opèrent selon une logique a-discursive où la visualité, la matière et le geste structurent la signification sans médiation linguistique. L’analyse conjointe du quipu et de l’opèlè met en lumière la complexité cognitive et sémiotique de dispositifs oraux-matériels qui, tout en échappant à la graphie, produisent des effets de mémoire, d’interprétation et de transmission. Ces systèmes invitent à repenser les frontières conceptuelles de l’écriture, de la parole et du visible dans une perspective anthropologique élargieCet article propose une approche comparée des systèmes symboliques de communication visuelle (SSCV) à travers l'étude du quipu inca et de l'opèlè yoruba. En s'appuyant sur une réévaluation critique des définitions classiques de l'écriture (Gelb, Goody, Derrida), il s'agit de distinguer les SSCV des formes scripturales proprement dites. Contrairement à l'écriture, qui permet à un sujet d'exprimer directement son intériorité et son rapport au monde par des marques visibles, les SSCV opèrent selon une logique adiscursive où la visualité, la matière et le geste structurent la signification sans médiation linguistique. L'analyse conjointe du quipu et de l'opèlè met en lumière la complexité cognitive et sémiotique de dispositifs oraux-matériels qui, tout en échappant à la graphie, produisent des effets de mémoire, d'interprétation et de transmission. Ces systèmes invitent à repenser les frontières conceptuelles de l'écriture, de la parole et du visible dans une perspective anthropologique élargie.</div
L'éthique urbaine en Algérie : vers une refondation des pratiques territoriales
International audienc
SEPT : Détecter les difficultés des étudiants à travers le clustering de leurs trajectoires émotionnelles et physique lors d’évaluations en ligne sur Moodle
National audienceImaginez une salle de classe où les difficultés et réussites des étudiants s'expriment non par des mots, mais par l’expression de leurs visages et mouvements, captés en temps réel pendant un quiz. Les méthodes d’enseignement dans le supérieur se font de plus en plus hybride et à distance. Les interactions directes sont réduites, rendant difficile la détection des moments de décrochage. Pour y remédier, nous introduisons le concept de Trajectoires Émotionnelles et Physiques Étudiantes (SEPT). Grâce aux webcams de 89 étudiants de première année de Master, nous avons enregistré et analysé chaque seconde leurs expressions faciales (valence, arousal selon le modèle de Russell) et états physiques (orientation de la tête, distance à l’écran). Les séries temporelles ainsi obtenues révèlent des motifs distincts selon que les difficultés soient individuelles ou liées aux questions. SEPT offres des perspectives pour des systèmes intelligents de suivi affectif en contexte éducatif numérique