The Canadian Journal of Hospital Pharmacy (CJHP) / Le Journal canadien de la pharmacie hospitalière (JCPH)
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Adverse Drug Reactions in Pregnant People with Hypertension and/or Diabetes: Temporal Profile and Associated Factors
Background: Pregnant people, especially those with diabetes mellitus or hypertension, are particularly vulnerable to adverse drug reactions (ADRs).
Objective: To determine the incidence of and factors associated with ADRs in hospitalized pregnant people with diabetes and/or hypertension.
Methods: This prospective cohort study involved pregnant people with diabetes and/or hypertension admitted to a maternity hospital in Natal, Brazil, between August 2019 and July 2022. Data for various patient characteristics and the occurrence of ADRs were collected by means of interviewing patients and searching their medical charts. Multivariate logistic regression was used to identify and analyze the association of ADRs with various patient characteristics and other factors.
Results: A total of 571 pregnant people met the inclusion criteria. Over the study period, the incidence rate of ADRs was 634.4 (95% confidence interval [CI] 522.7–787.1) per 1000 patient-days, with 123 (21.5%) of the patients experiencing at least 1 incident. ADRs occurred predominately in the first 24 hours, with a marked decrease in frequency to the seventh day of admission. Methyldopa was identified as the cause in 42.1% (8/19) of cases of headache and 39.5% (17/43) of cases of sedation. Systemic corticosteroids were responsible for almost all cases of hyperglycemia (97.0% [32/33]). Blurred vision (82.4% [14/17]) and sedation (14.0% [6/43]) were related to the administration of antiemetics and antinauseants, especially scopolamine. Longer hospitalization time (OR 1.052, 95% CI 1.010–1.097, p = 0.016) and greater number of prescribed medications (OR 1.200, 95% CI 1.099–1.310, p < 0.001) were related to the occurrence of ADRs.
Conclusions: In this study, 1 of every 5 hospitalized pregnant people had at least 1 ADR, most often in the first 24 hours, with a decrease in incidence in the following days. Pregnant people with longer hospital stays and a greater number of medications had a higher risk of ADRs.
Keywords: adverse drug reaction, high-risk pregnancy, clinical pharmacy service, patient safety
RÉSUMÉ
Contexte : Les personnes enceintes, en particulier celles qui souffrent de diabète sucré ou d’hypertension, sont particulièrement vulnérables aux effets indésirables des médicaments.
Objectif : Déterminer l’incidence des effets indésirables et les facteurs qui y sont associés chez les personnes enceintes hospitalisées et souffrant de diabète et d’hypertension.
Méthodologie : Cette étude de cohorte prospective portait sur des personnes enceintes atteintes de diabète ou d’hypertension admises dans une maternité de Natal, au Brésil, entre août 2019 et juillet 2022. Les données relatives à diverses caractéristiques de la patientèle et à la survenue d’effets indésirables ont été recueillies au moyen d’entretiens et de recherches dans les dossiers médicaux de celle-ci. Une régression logistique multivariée a été utilisée pour recenser et analyser l’association des effets indésirables avec diverses caractéristiques de la patientèle et d’autres facteurs.
Résultats : Au total, 571 personnes enceintes répondaient aux critères d’inclusion. Au cours de la période d’étude, le taux d’incidence des effets indésirables se chiffrait à 634,4 pour 1000 jours-patients (intervalle de confiance [IC] à 95 % 522,7-787,1), 123 (21,5 %) de la patientèle ayant eu au moins un incident. Les effets indésirables prédominaient dans les 24 premières heures, avec une diminution marquée de la fréquence jusqu’au septième jour d’admission. La méthyldopa a été identifiée comme cause dans 42,1 % (8/19) des cas de céphalées et 39,5 % (17/43) des cas de sédation. Les corticostéroïdes systémiques étaient responsables de presque tous les cas d’hyperglycémie (97,0 % [32/33]). La vision floue (82,4 % [14/17]) et la sédation (14,0 % [6/43]) étaient liées à l’administration d’antiémétiques et d’antinauséeux, en particulier de scopolamine. Une durée d’hospitalisation prolongée (rapport de cotes [RC] 1,052, IC à 95 % 1,010-1,097, p = 0,016) et un plus grand nombre de médicaments prescrits (RC 1,200, IC à 95 % 1,099-1,310, p < 0,001) étaient liés à la survenue d’effets indésirables.
Conclusions : Dans cette étude, 1 personne enceinte hospitalisée sur 5 présentait au moins un effet indésirable, le plus souvent dans les 24 premières heures, avec une diminution de l’incidence dans les jours suivants. Les personnes enceintes ayant séjourné plus longtemps à l’hôpital et ayant pris un plus grand nombre de médicaments présentaient un risque plus élevé d’effets indésirables.
Mots-clés : réaction indésirable aux médicaments, grossesse à haut risque, service de pharmacie clinique, sécurité des patient
Further Defining Optimal Pharmacist-to-Patient Ratios to Ensure Comprehensive Direct Patient Care in Medical and Surgical Units across British Columbia Hospitals
Background: Patient care ratios for pharmacists are not well defined in Canada. A recent work-sampling study involving 6 medium and large hospitals within the region served by Lower Mainland Pharmacy Services, British Columbia, reported pharmacist-to-patient ratios of 1:13, 1:26, and 1:14 in internal medicine teaching units, hospitalist or internal medicine nonteaching units, and surgical units, respectively.
Objective: To determine the pharmacist-to-patient ratios required to provide comprehensive pharmaceutical care to adult patients admitted to medical and surgical units in medium and large hospitals in British Columbia.
Methods: In this cross-sectional electronic survey study, participants were asked to provide estimates of the time spent on and the frequency of 17 comprehensive pharmaceutical care tasks identified in the previous study, which was based on a Delphi method. The survey data were used to calculate pharmacy staffing ratios according to the World Health Organization workforce calculator.
Results: Fifty-eight pharmacists responded to the survey, of whom 41 (71%) were from medium and large hospitals. The optimal pharmacist- to-patient ratios were calculated as 1:7 for internal medicine teaching units; 1:10 for internal medicine nonteaching, hospitalist, and family practice units; and 1:14 for surgical units.
Conclusions: The pharmacist-to-patient ratios calculated in this study, using only pharmacists’ self-reported information, were lower than those found previously. Further research is required to determine whether completion of every comprehensive care task is necessary, or if staffing ratios should reflect combinations of comprehensive care tasks based on patient complexity. National consensus guidelines on pharmacist staffing ratios may be valuable, given the current lack of standardization of pharmacy staffing ratios in hospitals.
Keywords: pharmacists, hospital pharmacy service, personnel staffing and scheduling, hospitals, workforce
RÉSUMÉ
Contexte : Les ratios de prise en charge des patients par les pharmaciens ne sont pas clairement définis au Canada. Une récente étude par échantillonnage du travail menée dans 6 hôpitaux de moyenne et grande taille dans la région desservie par les Lower Mainland Pharmacy Services en Colombie-Britannique a rapporté des ratios pharmacien-patients de 1:13 dans les unités d’enseignement de médecine interne, de 1:26 dans les unités de médecine interne ou d’hospitalisation sans enseignement, et de 1:14 dans les unités chirurgicales.
Objectif : Déterminer les ratios pharmacien-patients nécessaires pour offrir des soins pharmaceutiques complets aux patients adultes admis dans les unités médicales et chirurgicales dans les hôpitaux de moyenne et grande taille en Colombie-Britannique.
Méthodologie : Dans cette étude transversale menée à l’aide d’un sondage électronique, les participants ont été invités à estimer le temps et la fréquence consacrés à 17 tâches de soins pharmaceutiques complets, définies dans une étude précédente utilisant la méthode Delphi. Les données recueillies ont été utilisées pour calculer les ratios de personnel en pharmacie selon le calculateur de main-d’œuvre de l’Organisation mondiale de la santé.
Résultats : Cinquante-huit pharmaciens ont répondu au sondage, dont 41 (71 %) provenaient d’hôpitaux de moyenne et grande taille. Les ratios pharmacien-patients optimaux ont été calculés comme suit : 1:7 pour les unités d’enseignement en médecine interne; 1:10 pour les unités non enseignantes de médecine interne, d’hospitalisation et de médecine familiale; et 1:14 pour les unités chirurgicales.
Conclusions : Les ratios pharmacien-patients calculés dans cette étude, basés uniquement sur les informations autodéclarées des pharmaciens, étaient inférieurs à ceux trouvés précédemment. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si l’accomplissement de chaque tâche de soins complets est indispensable, ou si les ratios de personnel devraient refléter des combinaisons de tâches de soins complets en fonction de la complexité des patients. Des lignes directrices nationales sur les ratios de personnel pharmaceutique pourraient être utiles, étant donnée l’absence actuelle de normalisation des ratios de personnel en pharmacie dans les hôpitaux.
Mots-clés : pharmaciens, service de pharmacie hospitalière, dotation en personnel et planification des horaires, hôpitaux, main-d’œuvr
Une chambre des erreurs comme moyen d’apprentissage dans une faculté de pharmacie
Background: Hospitalization can expose patients to numerous adverse events associated with their care. To make health care professionals aware of these events, medication errors were simulated using the “room of errors” model.
Objectives: To describe the methods of implementing a “room of errors” and to evaluate participants’ performance in identifying errors.
Methodology: This cross-sectional descriptive simulation study was carried out in the experimental pharmacy of a faculty of pharmacy over 2 days in December 2021 and January 2022. The study involved pharmacy interns and residents at various stages of their internships.
Results: Thirty-six interns and 8 residents participated in the “room of errors” workshop. The overall correct response rate was 70.8% (n = 269/380). The error detection rate was 45.3% for pharmacy interns and 57.5% for residents, although this difference was not statistically significant. Certain hazards were identified by the majority of students (soiled compress on the treatment trolley, prescription of acetaminophen to a patient with an allergy to this drug), whereas others were rarely identified (a box containing food in the refrigerator, an empty bottle for hand sanitizer). Respondents to the satisfaction survey mainly considered this workshop to be a useful educational tool and would like to see this type of workshop integrated into their training.
Conclusion: The “room of errors” seems to be an effective way of raising awareness about the risks associated with hospitalization and patient safety. This type of tool should be integrated into education and training programs.
RÉSUMÉ
Contexte : L’hospitalisation peut exposer les patients à de multiples évènements indésirables associés aux soins. Pour sensibiliser les professionnels de la santé à ces évènements, une simulation d’erreurs de médication a été créée en utilisant le modèle « Chambre des erreurs ».
Objectifs : Les objectifs étaient de décrire les modalités de mise en œuvre d’une chambre des erreurs et d’évaluer la performance des participants dans l’identification des erreurs.
Méthodologie : Il s’agit d’une étude descriptive transversale en simulation réalisée dans la pharmacie expérimentale à la faculté de Pharmacie sur une période de deux jours en décembre 2021 et janvier 2022. Ce travail a recueilli les internes et résidents en pharmacie à différents stades de leurs stages.
Résultats : Trente-six internes et huit résidents ont participé à l’atelier « chambre des erreurs ». Le taux global de réponses correctes était de 70,8 % (n=269/380). Le taux de détection des erreurs était de 45,3 % pour les internes en pharmacie et de 57,5 % pour les résidents sans toutefois que cette différence ne soit statistiquement significative. Certains dangers ont été identifiés par la majorité des étudiants (compresse souillée sur le chariot de soins, prescription de l’acétaminophène à une patiente allergique) tandis que d’autres ont été rarement identifiés (une boite contenant de la nourriture au réfrigérateur, un flacon de solution hydroalcoolique vide). Les répondants au questionnaire de satisfaction ont principalement considéré cet atelier comme un outil pédagogique très intéressant et ont souhaité que ce type d’atelier soit intégré dans leur formation.
Conclusion : La chambre des erreurs semble être une méthode efficace de sensibiliser aux risques liés à l’hospitalisation et la sécurité des patients. D’où la nécessité d’intégrer cet outil dans les programmes d’éducation et de formation
Development of an Environmental Audit Tool for Hospital Pharmacy
Background: Health care contributes significantly to greenhouse gas emissions, and pharmacy departments have many opportunities to reduce their emissions.
Objective: To describe the development and implementation of an environmental audit tool for hospital pharmacy departments.
Methods: A pharmacy environmental audit tool was developed by modifying a generic workplace audit tool to include pharmacy-specific content. The audit tool contained 22 categories, with scoring on a 4-point scale (from 0 to 3). Members of a volunteer committee completed the audit by observing practice areas. The lowest-scoring categories were then prioritized for action.
Results: Overall, the 4 main pharmacy sites in Regina, Saskatchewan, scored 23/66 (35%). Areas of strength identified in the audit included reuse of packaging materials, carpooling, and paperless meetings. Areas for improvement prioritized by the committee included paper use, plastic use, and recycling.
Conclusions: The pharmacy environmental audit tool described here can facilitate reflection on current practice, benchmarking, and goal setting. Pharmacy professionals have a role in leading change for the benefit of planetary health.
Keywords: hospital, pharmacy, environmental sustainability, audit tool, planetary health
RÉSUMÉ
Contexte : Le secteur des soins de santé contribue de manière significative aux émissions de gaz à effet de serre et les départements de pharmacie ont de nombreuses occasions de réduire leurs émissions.
Objectif : Décrire l’élaboration et la mise en œuvre d’un outil de vérification de l’impact environnemental pour les départements de pharmacie hospitalière.
Méthodologie : Un outil de vérification de l’impact environnemental des pharmacies a été mis au point en modifiant un outil de vérification générique pour les lieux de travail existant. Un contenu spécifique aux pharmacies y a été inclus. Cet outil comprenait 22 catégories avec une notation sur une échelle de 4 points (de 0 à 3). Des membres d’un comité bénévole ont réalisé la vérification en observant les domaines de pratique. Les catégories ayant obtenu les notes les plus basses ont ensuite été classées comme étant prioritaires.
Résultats : Les 4 principaux sites de pharmacies de Regina, en Saskatchewan, ont obtenu un score global de 23/66 (35 %) à l’aide de l’outil de vérification. Les forces dégagées comprenaient la réutilisation des matériaux d’emballage, le covoiturage et les réunions sans papier. Les domaines d’amélioration prioritaires définis par le comité comprenaient l’utilisation du papier, l’utilisation du plastique et le recyclage.
Conclusions : L’outil de vérification de l’impact environnemental des pharmacies décrit ici peut faciliter la réflexion sur les pratiques actuelles, l’analyse comparative et la définition d’objectifs. Les professionnels de la pharmacie ont un rôle à jouer dans la conduite du changement pour le bien de la santé de la planète.
Mots-clés : hôpital, pharmacie, durabilité environnementale, outil de vérification, santé de la planèt
Prescribing Portraits to Optimize Prescribing of Proton Pump Inhibitors in Long-Term Care: PPI-T STOP Study
Background: Proton pump inhibitors (PPIs) are among the most commonly prescribed medications in Canada, particularly for older adults (at least 65 years of age). Overprescribing of long-term PPIs leads to health care system waste and is associated with adverse effects, including infections and fractures. The high prevalence of PPI prescribing in long-term care (LTC) facilities prompted an evaluation of systematic approaches to PPI deprescribing.
Objective: To assess the impact of individualized prescribing portraits, a type of audit-and-feedback quality improvement intervention, on PPI deprescribing in the LTC setting.
Methods: This prospective, nonblinded, uncontrolled, pre–post quality improvement study was conducted from December 2021 to April 2022 at a 126-bed LTC facility in Vancouver, British Columbia. A PPI prescribing portrait was developed for each prescriber (n = 5) at the LTC facility, containing the prescriber’s personal PPI prescribing metrics as compared with those of their peers across all LTC facilities within the same health authority; an evidence summary for PPI deprescribing; and a personalized list of the prescriber’s PPI-treated residents, along with their respective PPI indications and strategies for PPI deprescribing. Three months after the prescribers received their PPI prescribing portraits, the number and types of PPI deprescribing orders were recorded.
Results: The implementation of prescribing portraits resulted in 17 (61%) of 28 PPI-treated residents receiving a deprescribing order by the end of the study period. Of the 28 PPI-treated residents, 20 were determined to be eligible for PPI deprescribing according to the evidence summary presented in the prescribing portrait; of these 20 residents, 16 (80%) appropriately received PPI deprescribing.
Conclusions: Individualized prescribing portraits had the potential to increase evidence-based PPI deprescribing among LTC residents, beyond the extent of deprescribing previously achieved through standard of care.
Keywords: deprescribing, long-term care, proton pump inhibitors, quality improvement, prescribing portrait
RÉSUMÉ
Contexte : Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) comptent parmi les médicaments les plus couramment prescrits au Canada, particulièrement chez les personnes âgées (au moins 65 ans). La prescription excessive d’IPP à long terme entraîne un gaspillage pour le système de santé et est associée à des effets indésirables, notamment des infections et des fractures. La prévalence élevée de la prescription d’IPP dans les établissements de soins de longue durée (SLD) a entraîné une évaluation des approches systématiques de déprescription des IPP.
Objectif : Évaluer l’incidence des schémas de prescription individualisés, un type d’intervention d’amélioration de la qualité basée sur l’audit et la rétroaction, sur la déprescription des IPP dans les établissements de SLD.
Méthodes : Cette étude prospective, sans insu et non contrôlée sur l’amélioration de la qualité pré-post a été menée entre décembre 2021 et avril 2022 dans un établissement de SLD de 126 lits à Vancouver, en Colombie-Britannique. Un schéma de prescription d’IPP a été élaboré pour chaque prescripteur (n = 5) de l’établissement de SLD, contenant les paramètres personnels de prescription d’IPP du prescripteur par rapport àceux de ses pairs dans tous les établissements de SLD au sein de la même autorité sanitaire; un résumé des données probantes pour la déprescription des IPP; et une liste personnalisée des résidents du prescripteur traités par IPP, ainsi que, respectivement, leurs indications d’IPP pour la déprescription des IPP. Trois mois après la réception des schémas de prescription d’IPP des prescripteurs, le nombre et les types d’ordonnances de déprescription d’IPP ont été enregistrés.
Résultats : La mise en œuvre de schémas de prescription a permis à17 (61 %) des 28 résidents traités par IPP de recevoir une ordonnance de déprescription pendant la période d’étude. Sur les 28 résidents traités par IPP, 20 ont été jugés admissibles à la déprescription des IPP sur la base du résumé des données probantes présentées dans le schéma de prescription; sur ces 20 résidents, 16 (80 %) ont reçu de manière appropriée une déprescription d’IPP.
Conclusions : Les schémas de prescription individualisés avaient le potentiel d’augmenter la déprescription d’IPP fondée sur des données probantes chez les résidents des établissements de SLD, au-delà de l’étendue de la déprescription précédemment atteinte grâce aux normes de soins.
Mots-clés : déprescription, soins de longue durée, inhibiteurs de la pompe à protons, amélioration de la qualité, schéma de prescriptio
Assessment of Effectiveness of 2 Medication-Use Process Quality Audit Tools Using Clinical Performance Feedback Intervention Theory
Discharge Opioid Prescription and Consumption Following Surgery: The POPCORN Observational Study
Background: Few studies have evaluated opioid consumption after various inpatient surgical procedures.Objectives: To describe opioid prescription patterns and to characterize patient-reported use of opioids after surgery.
Methods: This single-centre prospective observational study was conducted between February and October 2021 at the Jewish General Hospital in Montréal, Quebec. Patients 18 years of age or older who underwent a surgical procedure, were hospitalized for 24 hours or longer after the procedure, and had an opioid prescription at the time of discharge were included. Data were collected for the quantity of opioids prescribed, as documented in hospital records, and the quantity consumed, as reported by participants. Various potential predictors of opioid consumption were explored, and data were also collected on patients’ use of non-opioid coanalgesia, scores on the Numeric Rating Scale for pain, opioid renewal requests, and proper opioid disposal during the 30-day follow-up period.
Results: A total of 150 participants completed the study. The median dose prescribed was 10 opioid pills (75.0 morphine milligram equivalents). By the end of the follow-up period, a median of 1 pill (7.5 morphine milligram equivalents) had been consumed from the total amount in the discharge prescription. Overall, 66 participants (44.0%) did not consume any of the opioids prescribed at discharge. Of the total number of pills prescribed, 58.2% (1193/2050) were unused, and 7.0% (5/71) of participants with unused pills disposed of them properly.
Conclusions: Following discharge from hospital, postoperative patients consumed a median proportion of only 10% of prescribed opioid pills. More than half of all prescribed pills were unused.Protocols implementing specific prescribing strategies warrant further investigation to evaluate their potential impact on opioid prescription and consumption.
Keywords: opioids, surgery, pain
RÉSUMÉ
Contexte : Peu d’études ont évalué la consommation d’opioïdes après diverses interventions chirurgicales en milieu hospitalier.
Objectifs : Décrire les schémas de prescription d’opioïdes et caractériser leur utilisation déclarée par les patients après une intervention chirurgicale.
Méthodologie : Cette étude observationnelle prospective monocentrique a été menée entre février et octobre 2021 à l’Hôpital général juif de Montréal, au Québec. Les patients d’au moins 18 ans ayant subi une intervention chirurgicale, ayant été hospitalisés pendant au moins 24 heures après l’intervention et qui avaient une prescription d’opioïdes au moment de leur congé ont été inclus dans l’étude. Des données ont été recueillies sur la quantité d’opioïdes prescrite, telle que documentée dans les dossiers de l’hôpital, et sur la quantité consommée, telle que déclarée par les participants. Divers prédicteurs potentiels de la consommation d’opioïdes ont été étudiés et des données ont aussi été recueillies, sur une période de suivi de 30 jours, sur l’utilisation de coanalgésie non opioïde par les patients, leurs scores sur l’échelle d’évaluation numérique de la douleur, les demandes de renouvellement d’opioïdes et l’élimination appropriée de ces dernières.
Résultats : Au total, 150 participants ont complété l’étude. La dose médiane prescrite était de 10 comprimés d’opioïdes (75,0 équivalents en milligrammes de morphine). À la fin de la période de suivi, une moyenne de 1 comprimé (7,5 équivalents en milligrammes de morphine) avait été consommée sur la quantité totale indiquée dans l’ordonnance remise au moment du congé. Dans l’ensemble, 66 participants (44,0 %) n’ont consommé aucun des opioïdes prescrits au moment du congé. Sur le nombre total de comprimés prescrits, 58,2 % (1193/2050) n’ont pas été utilisés et 7,0 % (5/71) des participants ayant des comprimés inutilisés s’en sont débarrassés correctement.
Conclusions : Suite au congé de l’hôpital, les patients postopératoires ne consommaient qu’une proportion médiane de 10 % des comprimés d’opioïde prescrits. Plus de la moitié de tous les comprimés prescrits n’ont pas été utilisés. Les protocoles mettant en œuvre des stratégies de prescription spécifiques justifient des recherches plus approfondies pour évaluer leur incidence potentielle sur la prescription et la consommation d’opioïdes.
Mots-clés : opioïdes, chirurgie, douleu
Assessing Hospital Pharmacists’ Scope of Clinical Practice in Ontario
Background: Expansion of the scope of pharmacists’ activities in hospital is associated with reductions in adverse events and drug- related readmissions. However, the breadth of hospital pharmacists’ clinical activities varies widely across Ontario due to provisions in the provincial Public Hospitals Act. Few data exist defining expanded scope in institutions across Ontario.
Objectives: The primary objective was to describe the scope of practice of hospital pharmacists in Ontario who were undertaking expanded clinical activities based on policies or medical directives. The secondary objectives included determining benefits, limitations, facilitators, and barriers associated with implementing these activities.
Methods: A survey was sent to the pharmacy leadership of Groups A and B public hospitals across Ontario. The survey contained quantitative and qualitative questions focused on 3 domains of expanded-scope activities: adaptation, discontinuation, and renewal of medication orders; prescriptive authority; and drug monitoring.
Results: Of 56 hospitals invited, 46 (82%) submitted a survey response, with 1 exclusion (due to no response on some mandatory questions). The most common expanded-scope activity was independent performance of therapeutic drug monitoring (71%, 32/45). Pharmacists had the authority to independently adapt, discontinue, or renew inpatient medication orders in 60% (27/45) of hospitals, and could independently initiate medication orders in 20% (9/45). Barriers to implementing expanded-scope activities included limited time and staffing. Facilitators included proactive leadership, demonstrated clinical value, and strong rapport with other health care providers.
Conclusions: Many institutions in Ontario have established polices to expand pharmacists’ clinical activities, but there is a great deal of variability in scope of practice. Advocacy at the provincial level to unify scope of practice will help to optimize patient outcomes.
Keywords: pharmacist scope of practice, hospital pharmacy, expanded scope, Ontario
RÉSUMÉ
Contexte : L’expansion du champ d’activité des pharmaciens à l’hôpital est associée à une réduction des événements indésirables et des réadmissions liées aux médicaments. Cependant, l’étendue des activités cliniques des pharmaciens d’hôpitaux en Ontario varie considérablement en raison des dispositions de la Loi sur les hôpitaux publics de l’Ontario. Il existe peu de données définissant une portée élargie dans les établissements de l’Ontario.
Objectifs : L’objectif principal consistait à décrire le champ d’exercice des pharmaciens d’hôpitaux en Ontario qui entreprenaient des activités cliniques élargies en fonction de politiques ou de directives médicales. Les objectifs secondaires comprenaient la définition des avantages, des limites, des facilitateurs et des obstacles associés à la mise en œuvre de ces activités.
Méthodes : Un sondage a été envoyé aux responsables des pharmacies des hôpitaux publics des groupes A et B de l’Ontario. Il comprenait des questions quantitatives et qualitatives axées sur 3 domaines d’activités liés à une portée élargie : l’adaptation, l’interruption et le renouvellement des ordonnances de médicaments; le pouvoir prescriptif; et la surveillance des médicaments.
Résultats : Sur 56 hôpitaux invités, 46 (82 %) ont soumis une réponse au sondage, avec 1 exclusion (en raison de l’absence de réponse à certaines questions obligatoires). L’activité à portée élargie la plus courante était la réalisation indépendante de la surveillance thérapeutique des médicaments (32/45, 71 %). Les pharmaciens avaient la capacité d’adapter, d’interrompre ou de renouveler de manière indépendante les ordonnances de médicaments pour les patients hospitalisés dans 60 % (27/45) des hôpitaux, et pouvaient les initier de manière indépendante dans 20 % (9/45) des hôpitaux. Les obstacles à la mise en œuvre d’activités à portée élargie comprenaient le manque de temps et de personnel. Les éléments facilitant la mise en œuvre d’activités à portée élargie comprenaient le leadership proactif, la valeur clinique démontrée et les relations solides avec les autres prestataires de soins de santé.
Conclusions : De nombreux établissements en Ontario ont établi des politiques liées à l’expansion des activités cliniques des pharmaciens, mais il existe une grande variabilité dans le champ d’exercice. Le plaidoyer au niveau provincial pour unifier le champ de pratique contribuera à optimiser les résultats pour les patients.
Mots-clés : champ d’exercice des pharmaciens, pharmacie hospitalière, champ d’exercic