The Canadian Journal of Hospital Pharmacy (CJHP) / Le Journal canadien de la pharmacie hospitalière (JCPH)
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Hospital Pharmacists’ Perceptions and Decision-Making Related to Drug-Drug Interactions
ABSTRACTBackground: Pharmacists often overlook drug interaction alerts because of limitations in clinical decision support (CDS) software systems intended to detect evidence-based, clinically significant drug-drug inter-actions (DDIs). Alert fatigue, which occurs when pharmacists become desensitized to an overload of DDIs, may also contribute.Objectives: To gain a better understanding of how pharmacists assess common DDIs and the extent to which computerized drug alerts affect their decision-making, as background for initiatives to overcome alert fatigue and improve detection of DDIs.Methods: This qualitative study used focus group methodology. A structured focus group was planned at each of 3 large tertiary hospitals. Pharmacists were invited to participate if their jobs included patient care and/or dispensary responsibilities. The focus group discussions were audio-recorded and subsequently transcribed, analyzed, and coded into themes using NVivo software. Four main categories of themes were identified: perceived challenges, pharmacists’ assessment of DDIs, barriers to responding to alerts, and proposed solutions.Results: The participants (n = 24) described a large discrepancy among CDS software systems in terms of the severity of specific DDIs, which made it difficult to view these systems as reliable sources. The participants agreed that alert fatigue is present and contributes to DDIs being overlooked. However, lack of patient information to make an initial assessment, as well as the constant need for multitasking, prevents pharmacists from focusing on the evaluation of DDIs. Conclusions: Although alert fatigue was reported to be a common factor responsible for pharmacists missing DDIs, other barriers also exist. Participants suggested ways to limit DDI alerts to those that are clinically relevant. Having a collaborative team of pharmacists periodically review the DDIs embedded in the CDS system, incorporating a colour-code system, and removing duplicate entries were discussed as ways to improve system efficiency.RÉSUMÉContexte : Les pharmaciens ignorent souvent les alertes d’interactions médicamenteuses à cause des limites des logiciels d’aide à la décision clinique (ADC) conçus pour détecter les interactions médicamenteuses (IM) factuelles et significatives d’un point de vue clinique. La fatigue liée aux alarmes (alert fatigue), qui survient lorsque les pharmaciens sont désensibilisés à cause d’une surcharge d’IM, peut aussi contribuer à cette situation.Objectifs : Mieux comprendre comment les pharmaciens évaluent les IM courantes et dans quelle mesure les alertes médicamenteuses affectent leur prise de décision, dans le cadre de la mise en œuvre d’initiatives visant à surmonter la fatigue liée aux alarmes et à mieux détecter les IM.Méthodes : La méthodologie de cette étude qualitative se basait sur les groupes de discussion. Un groupe de discussion structuré était prévu dans chacun des trois grands hôpitaux tertiaires. Les pharmaciens étaient invités à participer si leur travail comprenait des soins offerts aux patients ou des responsabilités dans la distribution de médicaments. Les discussions dans les groupes ont fait l’objet d’un enregistrement audio avant d’être retranscrites, analysées et codées selon les thèmes à l’aide du logiciel NVivo. Quatre catégories de thèmes principaux ont été établies : les défis perçus, l’évaluation des IM par les pharmaciens, les obstacles à lever pour répondre aux alertes et les solutions proposées.Résultats : Les participants (n = 24) ont mentionné un écart important dans les définitions de la gravité [severity] d’IM spécifiques données par les logiciels d’ADC, de sorte qu’il était difficile de se fier à ces systèmes. Les participants ont indiqué que la fatigue liée aux alarmes existait bel et bien et qu’elle contribuait au manque de prise en compte des IM. Cependant, le manque d’information sur les patients pour faire l’évaluation initiale, ainsi que le besoin constant d’effectuer plusieurs tâches à la fois, empêche les pharmaciens de se concentrer sur l’évaluation des IM. Conclusions : Bien que la fatigue liée aux alarmes empêche fréquemment les pharmaciens de remarquer les IM, il existe d’autres obstacles. Les participants ont proposé de limiter les alertes d’IM à celles pertinentes d’un point de vue clinique. Les solutions examinées pour améliorer l’efficacité du système ont porté sur la formation d’une équipe collaborative de pharmaciens qui examine périodiquement les IM intégrés dans le système ADC, l’incorporation d’un système de codes de couleur et l’élimination des entrées dupliquées
Duration of Antibiotic Therapy in Sepsis Secondary to Urinary Stones: A Retrospective Observational Study
Analyse des modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité dans le circuit du médicament : revue de littérature
RESUMÉContexte : L’analyse des modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité (AMDEC) est une méthode d’analyse systématique et proactive des risques permettant de déterminer les défaillances majeures de processus complexes. Objectif : Recenser tous les articles concernant l’utilisation de l’analyse des modes de défaillance et de leurs effets (AMDE), de l’AMDEC et de l’AMDEC en santé (AMDECS) dans le cadre du circuit du médicament.Sources des données, sélection des études et extraction des données : La base de données MEDLINE a été interrogée pour la période de janvier 1990 à janvier 2017. La stratégie de recherche a inclus les études appliquant intégralement ou partiellement la méthode AMDEC et traitant d’un ou de plusieurs volets du circuit du médicament. Une recherche manuelle complémentaire a permis d’inclure les références pertinentes des articles consultés. Synthèse des données : Les chercheurs ont trouvé 171 articles. Ils en ont retenu 39, soit 32 décrivant l’utilisation de l’approche AMDE ou AMDEC et sept décrivant l’utilisation de l’approche AMDECS. Ils ont répertorié de quatre à 378 modes de défaillance, selon les études publiées. Dix des 39 articles font état d’une analyse avant et après la mise en vigueur de mesures correctives. Dans quatre de ces 10 articles, l’analyse a été réalisée de façon théorique, soit avant la mise en vigueur réelle des mesures. À partir des articles retenus, un tableau-synthèse a été élaboré avec les éléments suivants : année de publication, premier auteur, pays, objectif principal, objectifs secondaires, description de la méthode, description des résultats, commentaires. Le tableau-synthèse a permis de commenter l’état d’utilisation des analyses de type AMDEC dans le cadre du circuit du médicament.Conclusions : Cette revue de la littérature a retenu 39 articles publiés ayant utilisé l’approche AMDE, AMDEC ou AMDECS dans le cadre du circuit du médicament. La plupart des études ont utilisé l’approche AMDE ou AMDEC, tandis que l’AMDECS n’était que rarement employée. Seule une minorité des études ont évalué les effets de mesures correctives mises en œuvre. Cette approche permet la cartographie d’un processus de soins, la détermination des modes de défaillance et la priorisation des actions correctives. Il faudrait encourager son usage pour l’évaluation du circuit du médicament.ABSTRACTBackground: Failure mode, effects, and criticality analysis (FMECA) is a systematic and proactive risk analysis method to determine major failures in complex processes. Objective: To identify all articles involving the use of failure mode and effects analysis (FMEA), FMECA, or FMECA in health care within the medication use system.Data Sources, Study Selection, and Data Extraction: The MEDLINE database was searched, for the period January 1990 to January 2017. The search included studies using the FMECA method, in part or in full, and dealing with one or several components of the medication use system. The reference lists of articles identified in the initial search were checked manually for additional pertinent references. Data Synthesis: The researchers identified 171 articles, and retained 39 for analysis: 32 describing use of the FMEA or FMECA approach and 7 describing use of the FMECA in health care approach. They identified between 4 to 378 failure modes, according to the published studies. Among the 39 articles, 10 reported a pre- and post-implementation analysis of corrective measures. In 4 of those 10 articles, the analysis was conducted on a theoretical basis, that is, before the corrective measures were actually implemented. Using the articles retained for analysis, a summary table was developed with the following elements: publication year, main author, country, primary objective, secondary objectives, descriptions of both method and results, and comments. The summary table gave the opportunity to comment on the use of the FMECA-type analysis within the medication use system. Conclusions: This literature review included 39 published articles using an FMEA, FMECA, or FMECA in health care approach within the medication use system. Most studies used either the FMEA or the FMECA approach, whereas the FMECA in health care approach was used only rarely. Only a minority of studies assessed the effects of corrective measures that were implemented. This overall approach allows for mapping of a care process, determination of failure modes, and prioriti-zation of corrective measures. Its use for the assessment of the medication use system should be promoted
CSHP Professional Practice Conference 2019: Poster Abstracts / Conférence sur la pratique professionnelle 2019 de la SCPH : Résumés des affiches
Impact of a Layered Learning Practice Model on Delivery of Clinical Pharmacy Key Performance Indicators under a Tertiary Care Centre Oncology Service
ABSTRACTBackground: The layered learning practice model (LLPM), within which a pharmacist supervises both a pharmacy resident and a student, mitigates the growing demand for clinical rotations that has accompanied national expansion of Doctor of Pharmacy programs. A Canadian collaborative of hospital pharmacists established consensus on 8 clinical pharmacy key performance indicators (cpKPIs), activities associated with improved patient outcomes. Increased implementation of the LLPM alongside cpKPI measurement offers opportunities to compare the LLPM with standard practice in terms of pharmaceutical care delivery. Objective: To quantify clinical productivity, as measured by proportions of eligible patients receiving cpKPIs and absolute numbers of completed cpKPIs, across scenarios involving pharmacists working with and without pharmacy learners.Methods: In this retrospective observational study, pharmacy students, pharmacy residents, and pharmacists recorded completion of 7 cpKPIs for oncology inpatients over a total of 6 months in 2017 and 2018. Clinical productivity was described across the following 3 scenarios: presence of one or more pharmacists with one resident and one or more students (P-R-S); presence of one or more pharmacists with one or more students (P-S); and presence of one or more pharmacists only (P; standard practice). Results: During the study, there were 685 recorded admissions to the inpatient oncology service. Generally, the proportions of patients who received cpKPIs were similar for scenarios with and without pharmacy learners present. Standardized to 20 pharmacist workdays, the total number of cpKPIs 1, 2, 3, 5, 6, and 7 (255 with P-R-S scenario, 281 with P-S scenario, and 258 with P scenario) and the total number of drug therapy problems resolved (i.e., cpKPI 3; 153 with P-R-S scenario, 180 with P-S scenario, and 149 with P scenario) were similar across the scenarios. Scenario P had fewer admitted patients per pharmacist workday (3.2) than scenarios P-S and P-R-S (3.4 and 3.7, respectively), which may have contributed to a trend toward greater proportions of patients receiving cpKPIs under scenario P.Conclusions: Compared with standard practice, integration of pharmacy learners within an oncology unit did not appear to impair clinical productivity, as demonstrated by the comparable proportions of patients receiving cpKPIs and the total number of completed cpKPIs.RÉSUMÉContexte : Le modèle de pratique avec apprentissage à plusieurs niveaux (traduction libre de : Layered Learning Practice Model, [LLPM]), où un pharmacien supervise un résident et un étudiant en pharmacie, permet de réduire la demande croissante de stages cliniques qui a suivi le développement national des programmes de doctorat en pharmacie. Un regroupement canadien composé de pharmaciens d’hôpitaux a établi un consensus sur huit indicateurs clés de rendement relatifs à la pharmacie clinique (ICRpc), activités associées à l’amélioration des résultats thérapeutiques. L’accélération de la mise en œuvre du LLPM, parallèlement à l’évaluation des ICRpc, offre des occasions de comparer le LLPM aux pratiques courantes en ce qui a trait à la prestation de soins pharmaceutiques.Objectif : Quantifier la productivité clinique, en fonction des proportions de patients admissibles, profitant des ICRpc et des nombres absolus d’ICRpc évalués, dans des scénarios où les pharmaciens travaillent ou non avec des étudiants ou des résidents.Méthodes : Dans la présente étude d’observation rétrospective, des étudiants et des résidents en pharmacie ainsi que des pharmaciens ont enregistré l’évaluation complète de sept ICRpc pour des patients hospitalisés en oncologie sur une durée totale de six mois en 2017 et 2018. La productivité clinique a été décrite à l’intérieur des trois scénarios suivants : participation d’au moins un pharmacien accompagné d’au moins un résident et un étudiant (P-R-É); participation d’au moins un pharmacien accompagné d’au moins un étudiant (P-É); et participation d’au moins un pharmacien, sans étudiant ou résident (P : pratique courante). Résultats : Au cours de l’étude, on a enregistré 685 admissions au service d’hospitalisation en oncologie. Généralement, les proportions de patients profitant des ICRpc étaient semblables dans les trois scénarios. Basé sur une unité de mesure de 20 jours de travail de pharmacien, le nombre total d’ICRpc 1, 2, 3, 5, 6 et 7 (255 pour le scénario P-R-É, 281 pour le scénario P-É et 258 pour le scénario P) et le nombre total de problèmes pharmacothérapeutiques réglés (c’est-à-dire ICRpc 3; 153 pour le scénario P-R-É, 180 pour le scénario P-É et 149 pour le scénario P) étaient semblables dans les différents scénarios. Le scénario P présentait moins de patients admis par jours de travail de pharmacien (3,2) que les scénarios P-É et P-R-É (respectivement 3,4 et 3,7), ce qui peut avoir contribué à créer une tendance montrant une plus grande proportion de patients profitant des ICRpc dans le scénario P.Conclusions : Comparée à la pratique courante, l’intégration d’étudiants ou de résidents en pharmacie dans un service d’oncologie ne semblait pas réduire la productivité clinique, comme l’illustrent les proportions comparables de patients profitant d’ICRpc et le nombre total d’ICRpc évalués
Clinical Interventions to Prevent Tumour Lysis Syndrome in Hematologic Malignancy: A Multisite Retrospective Chart Review
ABSTRACTBackground: Tumour lysis syndrome (TLS) occurs when lysis of malignant cells causes electrolyte disturbances and potentially organ dysfunction. Guidelines recommending preventive therapy according to TLS risk are based on low-quality evidence.Objectives: The primary objective was to characterize utilization of TLS preventive strategies through comprehensive description of current practice. Secondary objectives were to determine TLS incidence, to compare use of preventive strategies among intermediate- and high-risk patients, and to describe TLS treatment strategies.Methods: This retrospective chart review examined data for patients with newly diagnosed hematologic malignancy who were admitted to an oncology centre and/or affiliated intensive care unit between October 2015 and September 2016 in Toronto, Ontario, Canada. Results: Fifty-eight patients (29 at intermediate risk, 29 at high risk) were eligible for inclusion. Use of preventive allopurinol, IV bicarbonate, and furosemide was similar between groups. Rasburicase was more frequently used for high-risk patients (3% [1/29] of intermediate-risk patients versus 36% [9/25] of high-risk patients; p = 0.003). In 4 (14%) of the intermediate-risk patients and 2 (8%) of the high-risk patients, TLS developed during the admission. TLS was observed in 10% (1/10) of patients who received preventive rasburicase and 11% (5/44) of those who did not (p > 0.99), and in 9% (4/45) of patients who received preventive IV bicarbonate and 25% (2/8) of those who did not (p = 0.22). Treatment strategies included rasburicase, IV bicarbonate, furosemide, and renal replacement therapy.Conclusions: In this retrospective chart review, rasburicase was more commonly used for high-risk patients, whereas the use of other agents was similar between risk groups. This pattern of use is inconsistent with guidelines, which recommend that all high-risk patients receive rasburicase. There was no difference in TLS incidence between patients who did and did not receive preventive rasburicase or IV bicarbonate. Further prospective studies are needed to inform management of patients with malignancies who are at intermediate or high risk of TLS.RÉSUMÉContexte : Le syndrome de lyse tumorale (SLT) se produit lorsque la lyse de cellules malignes provoque des perturbations électrolytiques et la dysfonction potentielle d’un organe. Les lignes directrices préconisant une thérapie préventive basée sur le risque de SLT se fondent sur des éléments de preuve de piètre qualité.Objectifs : L’objectif principal consistait à décrire l’adoption des stratégies de prévention du SLT en décrivant précisément la pratique actuelle. Les objectifs secondaires consistaient, quant à eux, à déterminer l’incidence du SLT, à comparer l’utilisation des stratégies de prévention pour les patients présentant un risque élevé et moyen et à décrire les stratégies de traitement du SLT.Méthodes : Cet examen rétrospectif a permis d’examiner les données de patients ayant récemment reçu un diagnostic d’hémopathie maligne et ayant été admis dans un centre d’oncologie ou une unité de soins intensifs affiliée, entre octobre 2015 et septembre 2016 à Toronto (Ontario), au Canada.Résultats : Cinquante-huit patients (29 présentant un risque moyen et 29 un risque élevé) étaient admissibles. L’utilisation d’allopurinol à titre préventif, de bicarbonate par voie intraveineuse et de furosémide était similaire d’un groupe à l’autre. Le rasburicase était plus fréquemment utilisé pour les patients présentant un risque élevé (3 % [1/29] de patients présentant un risque moyen contre 36 % [9/25] de patients présentant un risque élevé; p = 0.003). Quatre (14 %) patients présentant un risque moyen et deux (8 %) présentant un risque élevé ont développé un SLT pendant l’admission. Le SLT a été observé chez 10 % (1/10) des patients ayant reçu du rasburicase à titre préventif et chez 11 % (5/44) des patients qui n’en avaient pas reçu (p > 0,99); il a aussi été observé chez 9 % (4/45) des patients ayant reçu du bicarbonate par voie intraveineuse à titre préventif et chez 25 % (2/8) des patients qui n’en avaient pas reçu (p = 0.22). Les stratégies de traitement comprenaient le rasburicase, le bicarbonate par voie intraveineuse, le furosémide et la thérapie de remplacement rénal.Conclusions : Dans cet examen rétrospectif des dossiers, l’usage du rasburicase était plus fréquent pour les patients présentant un risque élevé, tandis que celui d’autres agents était similaire entre les groupes à risque. Ce schéma d’utilisation n’est pas conforme aux lignes directrices, qui recommandent que tous les patients présentant un risque élevé reçoivent du rasburicase. Aucune différence n’est apparue dans l’incidence du SLT parmi les patients ayant reçu du rasburicase ou du bicarbonate par voie intraveineuse à titre préventif et parmi ceux qui n’en avaient pas reçu. Davantage d’études prospectives sont nécessaires pour mieux connaitre la gestion des patients à haut risque ou ceux qui présentent des risques moyens de SLT, mais qui ont des malignités.
Survey of Therapeutic Drug Monitoring Practices in Pediatric Health Care Programs across Canada
ABSTRACTBackground: Therapeutic drug monitoring (TDM) is helpful in situations where a drug has a narrow therapeutic index, a drug dosage does not reliably predict serum concentration, or a serum drug concentration has surrogate value (i.e., is reflective of clinical outcomes). TDM is especially important for the pediatric population, where wide variability in pharmacokinetics and differences in body composition and drug disposition exist. Unfortunately, very little is known about pediatric TDM patterns and the factors that affect the ordering of serum drug measurements. Objectives: To describe TDM practice for pediatric patients in Canada, to report on the drugs that are monitored and how they are monitored, and to discern factors that influence pediatric TDM patterns. Methods: An electronic survey was developed with online survey software and was disseminated to 42 pediatric health care centres in Canada over the period January to March 2016. Results: Of the 42 sites invited to participate in the survey, 20 (48%) responded. All sites reported performing TDM for pediatric patients, and the median number of drugs monitored was 18.5 (range 9–28) per site. The sites differed in terms of TDM practice (e.g., indications for TDM, types of serum drug measurements). Pharmacogenetic testing currently does not play a major role in TDM. Reported barriers to TDM practice include perceived lack of clinical value for certain drugs, limited access to analytical testing, and delayed return of test results.Conclusions: TDM practice is widespread in Canada. To better utilize TDM for clinical practice, future efforts can be aimed toward increasing awareness of the clinical value of TDM and improving the timeliness of access to TDM results.RÉSUMÉContexte : Le suivi thérapeutique pharmacologique est utile dans les cas où un médicament possède un indice thérapeutique étroit, si une posologie ne permet pas d’établir de façon fiable les concentrations sériques ou si les concentrations sériques d’un médicament ont une valeur de substitution (c’est-à-dire qu’elles reflètent les résultats cliniques). Le suivi thérapeutique pharmacologique est particulièrement important pour la population pédiatrique, où il existe une grande variabilité pharmacociné-tique et des différences quant à la composition corporelle et au devenir des médicaments dans l’organisme. Malheureusement, on ne connaît que peu de choses à propos des habitudes de suivi thérapeutique pharmacologique de l’enfant et des facteurs qui influencent la prescription d’examens mesurant les concentrations sériques des médicaments. Objectifs : Offrir un portrait des habitudes de suivi thérapeutique pharmacologique de la population pédiatrique au Canada, faire un compte rendu des médicaments qui nécessitent un suivi et la manière dont se déroule cette surveillance et déceler les facteurs qui influencent les habitudes de suivi thérapeutique pharmacologique de l’enfant. Méthodes : Un sondage électronique a été mis au point à l’aide d’un logiciel de sondage en ligne puis envoyé à 42 centres de soins pédiatriques au Canada de janvier à mars 2016. Résultats : Vingt (48 %) des 42 établissements interrogés ont répondu au sondage. Tous les établissements ont indiqué réaliser des suivis thérapeutiques pharmacologiques auprès de la population pédiatrique et le nombre médian de médicaments nécessitant une surveillance était de 18,5 (écart de 9 à 28) par établissement. Les établissements présentaient des différences en ce qui a trait aux habitudes de suivi thérapeutique pharmacologique (comme les indications pour les suivis thérapeutiques pharmacologiques et les types de mesures sériques de médicaments). À ce jour, les examens pharmacogénétiques ne jouent pas un rôle important dans le suivi thérapeutique pharmacologique. Selon les répondants, des éléments faisaient obstacle à la réalisation du suivi thérapeutique pharmacologique, notamment la croyance que certains médicaments n’ont pas de valeur clinique, l’accès limité à des tests diagnostiques et les retards dans l’obtention des résultats d’examen.Conclusions : La réalisation du suivi thérapeutique pharmacologique est répandue au Canada. Afin de l’exercer de façon plus optimale dans le cadre de la pratique clinique, le personnel de la santé doit être davantage sensibilisé à la valeur clinique du suivi thérapeutique pharmacologique et il est nécessaire d’améliorer la rapidité d’accès aux résultats de ce suivi