The Canadian Journal of Hospital Pharmacy (CJHP) / Le Journal canadien de la pharmacie hospitalière (JCPH)
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Cannabis Use for Therapeutic Purposes by Children and Youth at a Tertiary Teaching Hospital in Canada: A Retrospective Chart Review
ABSTRACTBackground: The study of the use of cannabis for therapeutic purposesin the pediatric population is increasing, yet data on efficacy and safety are limited. Characterization of pediatric cannabis use for therapeuticpurposes will improve understanding of the circumstances under which it occurs and the associated outcomes.Objective: To describe the use of cannabis for therapeutic purposes, regardless of authorization, in a pediatric tertiary teaching hospital.Methods: A retrospective chart review was completed for patients 18 years of age or younger who used cannabis for therapeutic purposes, regardless of authorization, between May 1, 2014, and May 1, 2017. Patients whose cannabis use was documented as recreational were excluded.Results: In total, 300 patients were identified, of whom 37 met the inclusion criteria. Of these, 30 patients had documentation of medically supervised cannabis use. Most were using cannabis for seizures (n = 28), and many of these (n = 23) were patients with seizures described as intractable or refractory. Of the 27 patients who were experiencing seizures at initiation of medical cannabis, 21 had documentation of a decrease in seizure frequency. This decrease was transient for 16 patients, with a mean duration of 130.4 days (standard deviation 99.1 days). Seven patientsself-medicated with cannabis. They obtained cannabis without author-ization and used it for chronic pain (n = 5) and/or anxiety (n = 5).Conclusions: Medically supervised cannabis use occurred most often in patients with intractable or refractory seizures. According to these data, seizure response is variable, and initial decreases may be transient forpediatric patients using cannabis. To ensure greater consistency and rigour in the conduct of prospective research and thus to generate better-quality research on the therapeutic effects of medical cannabis, development of a standardized care record is needed. RÉSUMÉContexte : Les études portant sur l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques par les enfants augmentent, mais les données concernant l’efficacité et la sécurité de cette drogue sont limitées. La caractérisationde l’usage du cannabis à des fins thérapeutiques permettra de mieux comprendre les circonstances de l’utilisation de cette drogue ainsi que les effets qui lui sont associés.Objectif : Décrire l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques, qu’elle soit autorisée ou non, dans un hôpital d’enseignement de soins pédiatriques tertiaires.Méthodes : Un examen rétrospectif des dossiers a été mené auprès de patients d’âge égal ou inférieur à 18 ans, qui ont fait un usage autorisé ou non de cannabis à des fins thérapeutiques entre le 1er mai 2014 et le 1er mai 2017. Les patients qui utilisaient du cannabis à des fins récréatives ont été exclus de l’étude.Résultats : Au total 300 patients ont été identifiés et 37 d’entre eux répondaient au critère d’inclusion. La prise de cannabis sous supervision médicale de 30 d’entre eux était documentée. La plupart utilisaient lecannabis en cas de crise (n = 28) et bon nombre d’entre eux (n = 23) étaient des patients dont les crises étaient décrites comme insolubles ou réfractaires. Des 27 patients qui avaient des crises au début de la prise de cannabis médical, 21 ont enregistré une diminution de la fréquence des crises. Seize patients ont obtenu une diminution éphémère, qui a duré en moyenne 130,4 jours (écart type : 99,1 jours). Sept patients se soignaienteux-mêmes à l’aide de cannabis. Ils obtenaient du cannabis sans autorisation et l’utilisaient pour soulager des douleurs chroniques (n = 5) ou leur anxiété (n = 5).Conclusions : Les patients qui subissaient des crises incurables ou réfractaires utilisaient le plus souvent du cannabis sous supervision médicale. Selon ces données, la réponse aux crises est variable et les baisses initiales du nombre de crises pourraient être éphémères chez les enfants utilisant du cannabis. Il convient de préparer un dossier de soins normalize pour mener des recherches prospectives plus cohérentes et rigoureuses et donc générer des recherches de meilleure qualité sur les effets thérapeutiques du cannabis médical
Compounded Topical Amitriptyline for Neuropathic Pain: In Vitro Release from Compounding Bases and Potential Correlation with Clinical Efficacy
ABSTRACTBackground: Topical amitriptyline has been described as having mixed clinical efficacy for neuropathic pain. A few case reports using higher concentrations of this compound found clinical benefit, but many of these studies did not describe the components used in formulating the amitriptyline preparations.Objective:To generate reproducible clinical measures of the characteristics of amitriptyline diffusion from selected compounding bases, to support a scientific approach to base selection when compounding this drug for neuropathic pain.Methods: Amitriptyline hydrochloride (1%, 5%, and 10%) was compounded with 3 proprietary compounding bases: Lipoderm base, Emollient Cream, and Mediflo 30 pluronic lecithin organogel (PLO) gel. In vitro release of the drug from each base and subsequent permeation across artificial human skin were investigated with the Franz diffusion system. Amitriptyline release mechanisms were determined with kinetic models. How quickly and to what extent the drug leaves each base to diffuse through the skin were characterized by determining steady-state flux, cumulative permeation, and lag times.Results: Release of amitriptyline was significantly higher from the Mediflo PLO gel than from the Lipoderm base or Emollient Cream (p < 0.05). Mean cumulative drug release after 24 h, from the 10% formulation, was 23.9% (standard deviation [SD] 4.1%) for Lipoderm base, 41.8% (SD 3.1%) for Emollient Cream, and 53.2% (SD 7.7%) for Mediflo PLO gel. A high percentage of amitriptyline was retained in all 3 bases. Although amitriptyline release was highest with Mediflo PLO gel, this base resulted in significantly lower cumulative permeation relative to Lipoderm base and Emollient Cream (p < 0.05). There was a strong overall correlation between amitriptyline concentration, lag time, and flux. Higher concentrations were associated with significantly lower lag times and increased flux. The highest lag time and flux were observed for Mediflo PLO gel.Conclusion: These data indicate that the therapeutic effectiveness of compounded amitriptyline for neuropathic pain depends on its diffusion out of the compounding bases and penetration through the skin. RÉSUMÉContexte : L’efficacité clinique de l’amitriptyline topique contre les douleurs neuropathiques a été décrite comme étant variable. Quelques rapports utilisant des concentrations plus élevées de cette base indiquent des avantages cliniques, mais bon nombre d’entre eux ne décrivent pas les composants des préparations d’amitriptyline.Objectif : Établir des mesures cliniques reproductibles des caractéristiques de la diffusion de l’amitriptyline selon une approche scientifique de la sélection des bases pour la préparation de ce médicament contre les douleurs neuropathiques.Méthodes : Le chlorohydrate d’amitriptyline (1 %, 5 % et 10 %) a été mélangé à trois bases de préparations magistrales brevetées : la base Lipoderm, la crème émolliente et le gel Mediflo PLO 30. La liberation in vitro du médicament de chaque base et la perméation qui s’en est suivie dans la peau humaine artificielle ont été étudiées à l’aide du système de diffusion Franz. La définition des mécanismes de libération de l’amitriptyline repose sur des modèles cinétiques. La rapidité et la durée de libération du médicament de chaque base pour se diffuser dans la peau ont été caractérisées par la détermination du flux constant, de la perméation cumulée et des temps de latence.Résultats : La libération de l’amitriptyline était sensiblement plus élevée quand le produit était mélangé au gel Mediflo PLO plutôt qu’à la base Lipoderm ou à la crème émolliente (p < 0,05). La libération cumulée du médicament, formule 10 %, après 24 h était de 23,9 % (écart type [É.T.] ± 4,1 %) avec la base Lipoderm; 41,8 % (É.T. ± 3,1 %) avec la crème émolliente et 53,2 % (É.T. ± 7,7 %) avec le gel Mediflo PLO. Les trois bases retenaient un pourcentage élevé d’amitriptyline. Bien que la libération d’amitriptyline était plus élevée en présence du gel Mediflo PLO, la perméation cumulée de cette base par rapport à celle de la base Lipoderm et de la crème émolliente était sensiblement moins élevée (p < 0,05). L’observation a révélé une forte corrélation générale entre la concentration d’amitriptyline, le temps de latence et le flux. Les concentrations plus élevées étaient associées à des temps de latence sensiblement moins élevés. C’est le gel Mediflo PLO qui a démontré une supériorité du temps de latence et du flux
Stability of Methadone Hydrochloride for Injection in Saline Solution
ABSTRACTBackground: Until October 2014, methadone hydrochloride forinjection (10 mg/mL) was available in Canada through Health Canada’s Special Access Programme. Diluted to 5 mg/mL in saline, it was used in pediatrics for acute and cancer-related pain. More recently, the department of pharmacy of the Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine in Montréal, Quebec, proposed compounding a solution of methadone hydrochloride for injection (5 mg/mL) from bulk powder and saline solution for pediatric administration.Objective: To assess the stability of the proposed compounded preparation.Methods: Solutions of methadone hydrochloride in saline were prepared from bulk powder and stored in clear glass vials for up to 180 days at room temperature (25 °C) or with refrigeration (5 °C), with testing on days 0, 7, 14, 30, 60, 90, and 180. The appearance of the solutions and presence of particulate matter were assessed. A stability-indicating highperformance liquid chromatography (HPLC) method was developed to assay the concentration of methadone over time.Results: No notable changes in appearance of the methadone solution were observed, particle counts did not exceed limits specified by the United States Pharmacopeia, and no microbial growth was observed. The HPLC analysis showed that the concentration of methadone remained above 90% on all study days.Conclusions:Methadone hydrochloride for injection prepared from bulk powder in saline solution at a concentration of 5 mg/mL remained chemically stable for at least 180 days when stored in clear glass vials at 5 °C and at 25 °C.RÉSUMÉContexte : Jusqu’en octobre 2014, le chlorhydrate de méthadone pourinjection (10 mg/mL) était disponible au Canada à l’aide du Programme d’accès spécial de Santé Canada. Dilué à 5 mg/mL dans une solutionsaline, il était utilisé en pédiatrie contre les douleurs aigües et celles liées au cancer. Plus récemment, le département de pharmacie du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine de Montréal au Québec a proposé de préparer une solution de chlorhydrate de méthadone pour injection (5 mg/mL) à partir d’une poudre en vrac et d’une solution saline en vue de l’administrer en pédiatrie.Objectif : Évaluer la stabilité de la préparation proposée.Méthodes : Les préparations de chlorhydrate de méthadone diluées dans une solution saline se font à partir d’une poudre en vrac, elles sont stockées dans des fioles en verre transparent pendant180 jours à la température ambiante (25 °C) ou réfrigérées (5 °C) et sont soumises à des tests les jours 0, 7, 14, 30, 60, 90 et 180. L’apparence des solutions et la présence de substances particulaires ont fait l’objet d’une évaluation. Une méthode de chromatographie liquide à haute performance (CLHP) indiquant la stabilité a été développée pour tester la concentration de methadone dans le temps.Résultats : Aucun changement notable de l’apparence de la solution de méthadone n’a été observé, le nombre de particules ne dépassait pas les limites précisées par l’United States Pharmacopeia et aucune croissance microbienne n’a été observée. L’analyse CLHP a indiqué que la concentration de méthadone était demeurée au-delà de 90% durant toute la durée de l’étude.Conclusions : Le chlorhydrate de méthadone pour injection préparé à partir de poudre en vrac dans une solution saline à une concentration de5 mg/mL est resté chimiquement stable pendant au moins 180 jours lorsqu’il était stocké dans des fioles en verre transparent à 5 °C et à 25 °
How Hospital Pharmacists Spend Their Time: A Work-Sampling Study
Background: The expanded scope of pharmacist practice allows for increased comprehensive care and improved patient outcomes at the cost of increased workload and time demands on pharmacists. There are limited descriptive metrics for the time that pharmacists spend on various activities during the workday. An evaluation of the time spent on different activities would allow for potential optimization of workflow, with a focus primarily on devoting more time to direct patient care activities.Objective: To quantify the amount of time that hospital and clinic-based pharmacists spend on clinical activities, including direct and indirect patient care, and nonclinical activities. Methods: An observational fixed-interval, work-sampling study was conducted at 2 hospitals, Vancouver General Hospital and Richmond Hospital, both in British Columbia. Trained observers followed individual pharmacists for a set period. The pharmacists’ activities were recorded in 1-min increments and classified into various categories. Results: In total, 2044 min of activity, involving 11 individual pharmacists, were observed. Clinical activities accounted for 82% of total time, 12% (251 min) on direct patient care activities and 70% (1434 min) on indirect patient care activities. The most common direct clinical activity was conducting patient medication history interviews (73 min; 4% of total time), and the most common indirect clinical activity was assessment and evaluation (585 min; 29%). The most common nonclinical activities were walking (91 min; 4% of total time), looking for something (57 min; 3%), and teaching pharmacy students on practicum (60 min; 3%). Conclusions: Although the pharmacists spent most of their time on clinical activities, face-to-face time with patients (direct clinical activities) seemed low, which highlights an area for potential improvement. The pharmacists spent much more time documenting information in pharmacy-specific monitoring forms (i.e., assessment and evaluation) than they spent writing notes or recommendations in the chart, for sharing with other health care professionals. Keywords: time, work sampling, pharmacist, activitiesRÉSUMÉContexte : L’élargissement du champ d’activité du pharmacien permet d’améliorer la qualité des soins et les résultats pour le patient au prix d’une augmentation de la charge et du temps de travail des pharmaciens. Il existe peu de mesures descriptives temps que les pharmaciens consacrent à leurs diverses activités de la journée. Une évaluation de ce temps permettrait d’optimiser le flux de travail afin que l’accent puisse être mis principalement sur l’augmentation du temps réservé aux activités de soins directs des patients.Objectif : Quantifier le temps que passent les pharmaciens des hôpitaux et des cliniques à effectuer des activités cliniques, y compris des activités de soins directs et indirects, ainsi que des activités non cliniques.Méthodes : Une étude observationnelle par échantillonnage à intervalles fixes a été menée dans deux hôpitaux : le Vancouver General Hospital et le Richmond Hospital, tous deux en Colombie-Britannique. Des observateurs formés ont suivi chaque pharmacien en particulier pendant une période déterminée. Leurs activités étaient consignées par tranches d’une minute et classées en diverses catégories.Résultats : L’observation a porté sur des activités totalisant 2044 minutes réparties entre 11 pharmaciens. Les activités cliniques représentaient 82 % du temps total, 12 % (251 min) des activités étaient consacrées aux soins directs et 70 % (1434 min), aux soins indirects. L’activité clinique directe la plus courante consistait à mener des entrevues portant sur les antécédents pharmacothérapeutiques des patients (73 min, 4 % du temps total) et l’activité clinique indirecte la plus courante était l’évaluation (585 min, 29 %). Les activités non cliniques les plus courantes étaient la marche (91 min, 4 % du temps total), la recherche de quelque chose (57 min, 3 %) et la formation des étudiants stagiaires en pharmacie (60 min, 3 %).Conclusions : Bien que les pharmaciens consacrent la plus grande partie de leur temps à des activités cliniques, le temps passé auprès des patients (activités cliniques directes) semblait faible, ce qui indique une possibilité d’amélioration. Les pharmaciens passent beaucoup plus de temps à consigner de l’information dans des formulaires de contrôle spécifiques à la pharmacie (c.-à-d. évaluation) qu’à rédiger des notes ou des recommandations dans les tableaux pour les partager avec les autres professionnels de la santé.Mots-clés : temps, échantillon de travail, pharmacien, activité
Cannabinoid Hyperemesis Syndrome: A Case Report and Discussion Regarding Patients with Concurrent Disorders
Analyse de minimisation de coût des fournitures utilisées pour la préparation et l’administration d’une dose d’antinéoplasique en établissement de santé
RÉSUMÉContexte : Il existe de nombreuses stratégies visant à réduire les risques d’exposition professionnelle aux médicaments dangereux qui pèsent sur les travailleurs du domaine de la santé, dont les systèmes utilisés pour la préparation et l’administration des médicaments.Objectif : L’objectif principal était de comparer le coût des fournitures utilisées pour la préparation et l’administration d’une dose d’antinéoplasique par voie intraveineuse (IV) dans un établissement de santé canadien pour adultes entre un système classique et un autre intégrant un système clos de transfert de médicament (SCTM).Méthode : Il s’agit d’une analyse de minimisation de coûts. La perspective adoptée est celle d’un établissement de santé universitaire type. L’évaluation ne porte que sur le coût des fournitures utilisées pour la préparation et l’administration d’une dose d’antinéoplasique IV. Il n’est pas nécessaire de procéder à l’actualisation des coûts. Nous avons déterminé 12 scénarios comportant certaines des 11 étapes possibles de la préparation et de l’administration d’une dose IV d’antinéoplasique.Résultats : Le coût des fournitures utilisées pour la préparation et l’administration d’une dose d’antinéoplasique varie entre 9,89 la dose pour le système classique et entre 12,34 la dose pour les systèmes intégrant un SCTM. Le surcoût moyen annuel des systems intégrant un SCTM est de 1,63 à 3,15 fois supérieur par rapport au système classique et il représente une dépense annuelle additionnelle allant de 363 566 par année pour un établissement de santé type pour adultes.Conclusion : Cette analyse de minimisation de coûts présente des données originales entourant la préparation et l’administration IV d’antinéoplasiques. Compte tenu des coûts importants associés à la préparation et l’administration des antinéoplasiques, les décideurs devraient mener des analyses complètes des coûts et des conséquences afin d’assurer une prise de décision éclairée.ABSTRACTBackground: Many strategies aim to reduce the risk of work-related exposure to hazardous drugs for health care workers; these strategies include the use of specific systems to prepare and administer these drugs.Objective: To compare the cost of supplies used for preparing and administering one IV dose of antineoplastic in an adult health care facility in Canada between the traditional approach and one using a closed-system drug transfer device (CSTD).Method: This study was a cost reduction analysis conducted from the perspective of a typical university health care facility. The assessment focused only on the cost of supplies used to prepare and administer oneIV dose of antineoplastic. It was not necessary to account for discounting. We developed 12 scenarios involving some of the 11 possible steps in preparing and administering one IV dose of antineoplastic.Results:The cost of supplies used to prepare and administer one IV dose of antineoplastic ranged between 22.37 per dose with the classical system, and between 64.19 per dose for systemsinvolving a CSTD. The annual average extra cost of systems involving a CSTD was 1.63 to 3.15 higher than the cost with the classical system and represents extra spending of between 1 238 072 each year for a typical adult health care institution.Conclusion: This cost reduction analysis presents original data relating to the preparation and administration of IV antineoplastics. Given the significant costs associated with preparing and administering antineoplastic drugs, decision-makers should perform a thorough analysis of costs and consequences to allow informed decisions to be made
Surveillance des substances contrôlées en établissements de santé : une contribution à la gestion de la crise des opioïdes au Canada
RÉSUMÉContexte : La consommation des substances contrôlées et plus particulièrement des opioïdes est un enjeu de santé publique. Le Canada se situe au deuxième rang des plus gros consommateurs d’opioïdes dans le monde. L’utilisation de ces substances est associée à des problèmes de mésusage. À preuve, une crise des opioïdes sévit en Amérique du Nord.Objectifs : Décrire et analyser les tendances de consommation des substances contrôlées au sein d’un établissement de santé de 2003-2004 à 2017-2018. Proposer un outil de surveillance de la consommation des substances contrôlées dans un établissement de santé.Methodologie : Étude descriptive rétrospective. À partir du logiciel de gestion des approvisionnements, nous avons extrait les données de consommation de toutes les substances contrôlées du 1er avril 2003 au 31 mars 2018. Les données ont été exprimées selon l’index de la classification Anatomical Therapeutic Chemical en nombre de dosesdéfinies journalières (DDJ) pour 1000 jours-présence avec les valeurs de DDJ proposées par l’Organisation mondiale de la santé. Seules des statistiques descriptives ont été effectuées.Resultats : Durant les 15 dernières années, la consommation des substances contrôlées a diminué de 43 % au sein de notre établissement (min. : 739; max. : 1292 DDJ/1000 jours-présence par année). De 2003- 2004 à 2017-2018, les principales classes thérapeutiques consommées par ordre décroissant étaient : opioïdes, hypnotiques et sédatifs, anxiolytiques et anesthésiques généraux. Les principales molécules opioïdes consommées en 2017-2018 sont l’hydromorphone et la morphine injectable.Conclusions : Cette étude descriptive rétrospective montre une diminution de la consommation des substances contrôlées au sein de notre établissement de 2003-2004 à 2017-2018. Elle démontre la faisabilité de développer un outil de surveillance de la consommation des substances contrôlées en établissement de santé. Une telle approche pourrait être implantée à large échelle afin de favoriser les comparaisons entre les établissements. ABSTRACTBackground: The use of controlled substances, especially opioids, is a public health concern. Canada is the country with the second greatest opioid use in the world. The use of these substances is associated with problems of misuse, as evidenced by North America’s opioid crisis.Objectives: To describe and analyze usage patterns for controlled substances in a health care facility from 2003/04 to 2017/18, and to propose a tool for monitoring the use of controlled substances in this setting.Method: In this retrospective descriptive study, usage data for all controlled substances were extracted from the institution’s supply management software for the period April 1, 2003, to March 31, 2018. The data are presented according to the Anatomical Therapeutic Chemical classification in terms of number of Defined Daily Doses(DDD) per 1000 inpatient-days, using the DDD values proposed by the World Health Organization. Only descriptive statistics were determined.Results:During the last 15 years, use of controlled substances at the study facility dropped by 43% (min. 739 and max. 1292 DDD/1000 inpatient-days per year). From 2003/04 to 2017/18, the main therapeutic classes consumed (in decreasing order) were opioids, hypnotics and sedatives, anxiolytics, and general anesthetics. The main opioid molecules consumed in 2017/18 were hydromorphone and injectable morphine.Conclusions: This retrospective descriptive study showed a decrease in the consumption of controlled substances in the study facility from 2003/04 to 2017/18. It also demonstrated the feasibility of developing a tool for monitoring the use of controlled substances in a health care facility. This approach could be implemented at a larger scale to foster comparisons between facilities