The Canadian Journal of Hospital Pharmacy (CJHP) / Le Journal canadien de la pharmacie hospitalière (JCPH)
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    Providing Suitable Pediatric Formulations for Canadian Children: A Call for Action

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    Background: Many medications given to children have no commercially available, age-appropriate formulations. This leads to manipulation of dosage forms designed for adults (compounding), which can result in an increased risk of dosing errors and adverse events, lack of medication adherence because of taste issues, and suboptimal dosing with therapeutic failure.Objectives: To determine which drugs required compounding for oral administration to children in a Canadian hospital and, for each compounded drug, to determine whether it was available as licensed oral pediatric formulations in the United States or the European Union.Methods: Drugs requiring compounded liquid formulations for oral administration, dispensed from January 1 to December 31, 2015, at a Canadian university-affiliated tertiary pediatric hospital, and prepared in a quantity exceeding 0.5 L per year, were retrospectively identified. The online drug databases of Health Canada, the US Food and Drug Administration, the European Medicines Agency (EMA), and the UK Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency were searched to determine the availability of child-friendly oral formulations for these drugs. The regulatory status in each jurisdiction was also compared. For licensed formulations with potential concerns about excipient safety, EMA guidelines for sorbitol, propylene glycol, ethanol, and sodium benzoate were used to determine pediatric suitability.Results: Of the 56 compounded drugs investigated, 27 (48%) had a suitable commercialized child-friendly formulation available outside Canada. Overall, these drugs had been on the Canadian market for a median of 35 years, and almost half (27 [48%]) had a pediatric indication in Canada.Conclusions: Canada is lagging behind the United States and the European Union in ensuring availability of and access to suitable pediatric formulations. Potential explanations for this gap include small market size, regulatory uncertainties, and reimbursement shortcomings. Steps must be taken to implement pediatric-sensitive regulations and incentives, as well as reimbursement policies, to address these unmet needs.Keywords: compounding, child-friendly medicines, pediatric oral medicinesRÉSUMÉContexte : Plusieurs médicaments administrés aux enfants ne sont pas disponibles commercialement sous une forme pharmaceutique adaptée à leur âge. Ceci entraîne une manipulation des formes destinées aux adultes (préparation magistrale) et peut conduire à une augmentation du risque d’erreurs de dosage et d’effets indésirables, un manque d’observance médicamenteuse secondairement à des problèmes de goût, et un dosage sous-optimal associé à des échecs thérapeutiques.Objectifs : Définir les médicaments qui exigent une préparation magistrale pour être administrés par voie orale aux enfants dans un hôpital canadien et, pour chaque médicament faisant l’objet d’une préparation magistrale, déterminer s’il est disponible sous une forme pharmaceutique orale autorisée pour les enfants aux États-Unis ou dans l’Union européene.Méthodes : Les médicaments nécessitant des préparations magistrales liquides pour administration orale, distribués entre le 1er janvier et le 31 décembre 2015 dans un hôpital de soins pédiatriques tertiaires affilié à une université canadienne et dont la quantité préparée était supérieure à 0.5 L par an, ont été déterminés rétrospectivement. Les bases de données en ligne de médicaments de Santé Canada, de la Food and Drug Administration américaine, de l’Agence européenne des médicaments (AEM) et de la Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency (Royaume-Uni) ont été interrogées pour déterminer la disponibilité de formes pharmaceutiques orales adaptées aux enfants pour ces médicaments. Le statut réglementaire de chaque pays a également fait l’objet d’une comparaison. Pour les formes pharmaceutiques autorisées présentant des problèmes potentiels d’innocuité des excipients, les directives de l’AEM concernant le sorbitol, le propylène glycol, l’éthanol et le benzoate de sodium ont servi à déterminer si un usage pédiatrique était acceptable.Résultats : Des 56 médicaments étudiés faisant l’objet d’une préparation magistrale, 27 (48 %) avaient une forme pharmaceutique commercialisée adaptée aux enfants en dehors du Canada. Au total, ces médicaments sont sur le marché canadien depuis une médiane de 35 ans et près de la moitié (27 [48 %]) ont une indication pédiatrique au Canada.Conclusions : Le Canada accuse un retard par rapport aux États-Unis et à l’Union européenne quant à la disponibilité et à l’accès à des formes pharmaceutiques adéquates pour les enfants. La petite taille du marché, les incertitudes en matière réglementaire et les lacunes concernant le remboursement pourraient notamment expliquer cet écart. Il est nécessaire de prendre des mesures pour mettre en place des réglementations et des incitatifs ainsi que des politiques de remboursement axés sur les enfants pour répondre à ces besoins criants.Mots-clés : préparation magistrale, médicaments adaptés aux enfants, médicaments pédiatriques pour administration oral

    Patient Factors Associated with Prescribing of Iron for IV Administration: A Descriptive Study

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    Background: IV administration of iron is appropriate for the treatment of iron deficiency anemia (IDA) when orally administered iron has not been effective, tolerated, or clinically appropriate. In Calgary, Alberta, high levels of IV iron utilization required review, because of significant health care resource utilization, high cost, and reduced accessibility. Objectives: The primary objective was to describe the population of adult patients in Calgary with estimated glomerular filtration rate greater than or equal to 30 mL/min/1.73 m2 for whom IV iron was dispensed from acute care facilities, in terms of pretreatment laboratory data, previous use of oral iron, and treatment location, as well as to characterize dose and product selection for IV iron. The secondary objective was to determine the proportion of inpatients whose treatment was in alignment with the Toward Optimized Practice clinical practice guideline for IDA. Methods: A retrospective review of electronic charts was used to obtain data about patients with a first dose of IV iron dispensed in Calgary hospitals between March 1 and December 31, 2018. The data were analyzed descriptively. Results: A total of 1352 patients met the inclusion criteria. These patients received a total of 3532 doses of IV iron, 97.1% of which were iron sucrose, at a median of 300 mg per infusion. Laboratory indices assessed before the first infusion were hemoglobin (mean 92, standard deviation [SD] 19.6 g/L), mean corpuscular volume (mean 81 [SD 10.3] fL), and ferritin (median 18 [interquartile range 9–48] μg/L). Among the included patients, 233 (17.2%) had oral iron dispensed within 90 days before their first IV dose of iron. Only 146 (20.1%) of the 726 inpatients had treatment that was in alignment with the Toward Optimized Practice IDA guideline. Conclusions: There was substantial variation in baseline hemoglobin, mean corpuscular volume, and ferritin, and in the use of oral iron before initiation of IV iron treatment. Provision of educational tools and stewardship initiatives may help in ensuring alignment of iron prescribing with current guidelines. RÉSUMÉ Contexte : L’administration de fer par intraveineuse (IV) convient au traitement de l’anémie ferriprive lorsque son administration par voie orale n’a pas été efficace, tolérée ou appropriée d’un point de vue clinique. À Calgary (Alberta), il a fallu réviser les quantités de fer administrées par IV en raison de la mobilisation importante des ressources de soins de santé et des coûts élevés que cela exigeait ainsi que de l’accessibilité réduite au produit. Objectifs : L’objectif principal consistait à décrire la population de patients adultes, dont le taux estimé de filtration glomérulaire était supérieur ou égal à 30 mL/min/1,73 m2 et à qui on administrait du fer par IV dans des installations de soins intensifs de Calgary. La description devait se faire en termes de données de laboratoire préalables au traitement, d’administration antérieure de fer par voie orale et de lieu du traitement; il s’agissait aussi de décrire la dose et la sélection du produit pour l’administration de fer par IV. L’objectif secondaire consistait à déterminer la proportion de patients hospitalisés, dont le traitement s’alignait sur les directives de pratique clinique Toward Optimized Practice relatives à l’anémie ferriprive. Méthodes : Un examen rétrospectif des tableaux électroniques a permis d’obtenir des données sur les patients, ayant reçu une première dose de fer par IV dans les hôpitaux de Calgary, entre le 1er mars et le 31 décembre 2018. Les données ont fait l’objet d’une analyse descriptive. Résultats : Au total, 1352 patients répondaient au critère d’inclusion. Ils ont reçu 3532 doses de fer par IV, dont 97,1 % de saccharose de fer à raison d’une médiane de 300 mg par perfusion. Les indices de laboratoire évalués avant la première perfusion concernaient l’hémoglobine (moyenne 92, écart-type [ET] 19,6 g/L), le volume corpusculaire moyen (moyenne 81 [ET 10,3] fL) et la ferritine (moyenne 18 [écart interquartile 9-48] μg/L). Parmi les patients de l’étude, 233 (17,2 %) avaient reçu du fer par voie orale 90 jours avant la première dose de fer administrée par IV. Seuls 146 (20,1 %) des 726 patients hospitalisés avaient reçu un traitement conforme aux directives de pratique clinique Toward Optimized Practice relatives à l’anémie ferriprive. Conclusions : On a constaté une variation importante de l’hémoglobine de base, du volume corpusculaire moyen et de la ferritine, ainsi que de l’utilisation du fer par voie orale avant le début du traitement par IV. Des outils pédagogiques et des initiatives de gestion pourraient aider à assurer l’alignement de la prescription de fer sur les directives actuelles

    Reconstruire, en mieux

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    2020 Recipients of Foundation Research and Education Grants and ASHP PLA Scholarship

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    Burnout among Hospital Pharmacists: Prevalence, Self-Awareness, and Preventive Programs in Pharmacy School Curricula

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    Background: Clinician burnout is a work-related syndrome characterized by emotional exhaustion, depersonalization, and reduced personal accomplishment. It is associated with reduced quality of care, as well as the occurrence of medical errors and mental illness. Although burnout has been extensively studied in populations of physicians and nurses, there is limited research assessing burnout in pharmacists and their exposure to burnout-related education. Objectives: To determine the prevalence of burnout and its associated risk factors among hospital pharmacists and to explore the status of preventive programs in pharmacy school curricula. Methods: A cross-sectional online survey was conducted with hospital pharmacists working in the province of Ontario, Canada. Respondents completed the Maslach Burnout Inventory (MBI) and responded to questions about career characteristics and professional satisfaction. A multivariable regression analysis was used to determine factors independently associated with burnout. In addition, all pharmacy schools in Canada were surveyed electronically about their burnout-prevention curricula. Results: Of 2465 hospital pharmacists in Ontario, 270 responded (11% response rate). Most respondents were women (77% [195/252]) and were working full-time (90% [227/252]), with a substantial proportion working in the acute care setting (39% [96/246]). The burnout rate was 61.1% (165/270; 95% confidence interval 55.5%–66.8%). Factors independently associated with burnout were dissatisfaction with work–life balance (odds ratio [OR] 2.62, p = 0.005) and feeling that contributions were unappreciated (OR 2.60, p = 0.019). Of those whose MBI score indicated burnout, 23% (36/158) were not aware of experiencing burnout. All 10 Canadian pharmacy schools responded to the survey, with 9 (90%) reporting that they did not have burnout-prevention curricula; however, 8 (80%) reported interest in incorporating such material. Conclusions: The rate of burnout among hospital pharmacists in Ontario was high, and preventive action is needed. Opportunities exist to both improve pharmacists’ resilience at the undergraduate level and reduce institutional stressors in the workplace. RÉSUMÉ Contexte : L’épuisement professionnel du clinicien est un syndrome lié au travail qui se caractérise par une fatigue émotionnelle, une dépersonnalisation et l’amoindrissement des réalisations personnelles. Il est associé à la réduction de la qualité des soins, à la survenance d’erreurs médicales et à la maladie mentale. Bien que ce sujet ait fait l’objet d’études approfondies dans les populations de médecins et d’infirmiers, les recherches qui se penchent sur l’épuisement des pharmaciens et la possibilité qui leur est offerte de bénéficier de formations relatives à l’épuisement sont limitées. Objectifs : Déterminer la prévalence du surmenage professionnel et des facteurs de risque qui lui sont associés parmi les pharmaciens d’hôpitaux et examiner les programmes de prévention dans les formations en école de pharmacie. Méthode : Une enquête transversale en ligne a été menée auprès des pharmaciens hospitaliers travaillant en Ontario, au Canada. Les répondants ont rempli le Maslach Burnout Inventory (MBI) [Evaluation du syndrome de l’épuisement professionnel de Maslach] et répondu à des questions portant sur les caractéristiques d’emploi et la satisfaction professionnelle. Une analyse de régression multivariable a permis de déterminer les facteurs indépendamment associés à l’épuisement. De plus, une enquête électronique portant sur le programme de prévention de l’épuisement a été menée dans toutes les écoles de pharmacie au Canada. Résultats : Sur les 2465 pharmaciens d’hôpitaux en Ontario, 270 ont répondu (taux de réponse de 11 %). La plupart des répondants étaient des femmes (77 % [195/252]) travaillant à temps plein (90 % [227/252]); une part importante travaillait dans un environnement de soins aigus (39 % [96/246]). Le taux d’épuisement était de 61,1 % (165/270, intervalle de confiance 95 % 55,5 %-66,8 %). Les facteurs indépendamment associés à l’épuisement étaient l’insatisfaction liée à l’équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle (rapport de cotes [RC] 2,62, p = 0,005) et l’impression d’un manque d’appréciation de sa contribution (RC 2,60, p = 0,019). Parmi les personnes dont le score MBI indiquait un épuisement professionnel, 23 % (36/158) ne savaient pas qu’elles en étaient victimes. Les dix écoles de pharmacie canadiennes ont répondu à l’enquête et neuf (90 %) ont rapporté ne pas avoir de programme axé sur la prévention de l’épuisement professionnel, cependant, huit (80 %) ont montré leur intérêt pour un tel programme. Conclusions : Le taux d’épuisement professionnel parmi les pharmaciens d’hôpitaux en Ontario était élevé et des actions préventives sont nécessaires. Les possibilités existent pour améliorer la résilience des pharmaciens au niveau du premier cycle universitaire et réduire les facteurs de stress institutionnels sur le lieu de travail

    Therapeutic Drug Monitoring of Vancomycin in Adult Patients with Methicillin-Resistant Staphylococcus aureus Bacteremia or Pneumonia

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    Background: Vancomycin remains widely used for methicillin-resistant Staphylococcus aureus (MRSA) infections; however, treatment failure rates up to 50% have been reported. At the authors’ institution, monitoring of trough concentration is the standard of care for therapeutic drug monitoring of vancomycin. New guidelines support use of the ratio of 24-hour area under the concentration–time curve to minimum inhibitory concentration (AUC24/MIC) as the pharmacodynamic index most likely to predict outcomes in patients with MRSA-associated infections.Objectives: To determine the discordance rate between trough levels and AUC24/MIC values and how treatment failure and nephrotoxicity outcomes compare between those achieving and not achieving their pharmacodynamic targets. Methods: This retrospective cohort study involved patients with MRSA bacteremia or pneumonia admitted to the study hospital between March 1, 2014, and December 31, 2018, and treated with vancomycin. Data for trough concentrations were collected, and minimum concentrations (Cmin) were extrapolated. The AUC24/MIC values were determined using validated population pharmacokinetic models. The Cmin and AUC24/MIC values were characterized as below, within, or above pharmacodynamic targets (15–20 mg/L and 400–600, respectively). Discordance was defined as any instance where a patient’s paired Cmin and AUC24/MIC values fell in different ranges (i.e., below, within, or above) relative to the target ranges. Predictors of treatment failure and nephrotoxicity were determined using logistic regression. Results: A total of 128 patients were included in the analyses. Of these, 73 (57%) received an initial vancomycin dose less than 15 mg/kg. The discordance rate between Cmin and AUC24/MIC values was 21% (27/128). Rates of treatment failure and nephrotoxicity were 34% (43/128) and 18% (23/128), respectively. No clinical variables were found to predict discordance. Logistic regression identified initiation of vancomycin after a positive culture result (odds ratio [OR] 4.41, 95% confidence interval [CI] 1.36–14.3) and achievement of target AUC24/MIC after 4 days (OR 3.48, 95% CI 1.39–8.70) as modifiable predictors of treatment failure. Conclusions: The relationship between vancomycin monitoring and outcome is likely confounded by inadequate empiric or initial dosing. Before any modification of practice with respect to vancomycin monitoring, empiric vancomycin dosing should be optimized.  RÉSUMÉ Contexte : La vancomycine reste largement utilisée contre les infections dues au Staphylococcus aureus méthicillinorésistant (SAMR); cependant, on rapporte des taux d’échec de traitement allant jusqu’à 50 %. Dans l’institution où travaillent les auteurs, la surveillance de la concentration minimale constitue la norme de soins du suivi thérapeutique pharmacologique de la vancomycine. De nouvelles lignes directrices soutiennent l’utilisation du ratio de 24 h de l’aire sous la courbe de concentration-temps à concentration minimale inhibitrice (AUC24/MIC) en tant qu’indice pharmacodynamique, vraisemblablement pour prédire certains résultats concernant les patients présentant des infections associées au SAMR. Objectifs : Déterminer le taux de discordance entre la concentration minimale et les valeurs de l’AUC24/MIC et la manière dont les échecs de traitement et les résultats de néphrotoxicité se comparent entre les personnes atteignant leurs cibles pharmacodynamiques et celles qui ne l’atteignent pas. Méthodes : Cette étude de cohorte rétrospective impliquait des patients atteints d’une bactériémie au SAMR ou d’une pneumonie au SAMR, admis à l’hôpital où se déroulait l’étude entre le 1er mars 2014 et le 31 décembre 2018 et traités à l’aide de vancomycine. Les données relatives aux concentrations minimales ont été recueillies, et les concentrations minimales (Cmin) extrapolées. Les valeurs de l’AUC24/MIC ont été déterminées à l’aide de modèles de population pharmacocinétiques validés. La caractérisation des valeurs de la Cmin et des valeurs de l’AUC24/MIC se décrit comme suit : « en dessous », « à l’intérieur » ou « au-dessus » des cibles pharmacodynamiques (respectivement 15-20 mg/L et 400-600). La discordance était définie comme une situation où les valeurs associées de la Cmin et de l’AUC24/MIC tombaient dans des plages différentes (c.-à-d., en dessous, à l’intérieur ou au-dessus) par rapport aux plages cibles. Une régression logistique a permis de déterminer les prédicteurs d’échecs de traitement et de néphrotoxicité. Résultats : Au total, 128 patients ont été inclus dans les analyses. De ceux-ci, 73 (57 %) ont reçu une dose initiale de vancomycine de moins de 15 mg/kg. Le taux de discordance entre les valeurs de la Cmin et de l’AUC24/MIC était de 21 % (27/128). Les taux d’échec de traitement et de néphrotoxicité se montaient respectivement à 34 % (43/128) et 18 % (23/128). Aucune variable clinique n’a pu prédire la discordance. La régression logistique a permis de déterminer le début de l’administration de la vancomycine après un résultat de culture positif (rapport de cotes [RC] 4,41, 95 % intervalle de confiance [IC] 1,36–14,3) et l’atteinte de la cible de l’AUC24/MIC après quatre jours (RC 3,48, 95 % IC 1,39-8,70) en tant que prédicteurs modifiables de l’échec du traitement. Conclusions : Il existe probablement une confusion relative à la relation entre la surveillance de la vancomycine et le résultat à cause d’un dosage empirique ou initial inadéquat. Avant de modifier la pratique relative à la surveillance de la vancomycine, le pharmacien doit optimiser son dosage empirique

    Entamer des conversations d’une importance capitale sans rompre les ponts

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    Soins plus — mise en place d’une intervention à trois volets visant à accroître la visibilité et la disponibilité du pharmacien dans un hôpital pédiatrique : une étude randomisée contrôlée

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    RÉSUMÉ Contexte : Le rôle du pharmacien au sein de l’équipe multidisciplinaire est souvent méconnu. Diverses interventions peuvent être mises en place pour promouvoir le rôle du pharmacien en milieu hospitalier auprès des familles, des patients et des autres professionnels de la santé. Peu d’études décrivent la faisabilité et évaluent l’impact de ces interventions, particulièrement en pédiatrie. Objectifs : Décrire l’implantation d’une intervention à trois volets visant à accroître la visibilité du pharmacien et de son rôle dans l’équipe traitante, pour permettre d’optimiser les soins pharmaceutiques des patients hospitalisés dans les unités de pédiatrie générale du CHU Sainte-Justine, à Montréal (Québec). Comparer la perception et la satisfaction des parents de patients hospitalisés et des soignants recevant soit des soins pharmaceutiques usuels, ou soit des soins pharmaceutiques intégrant l’intervention. Méthode : Étude expérimentale randomisée contrôlée à simple aveugle portant sur des patients admis dans les unités de pédiatrie générale entre le 5 mars et le 8 août 2019. Outre des soins usuels, l’intervention comporte la remise d’une brochure d’information sur les services et soins pharmaceutiques, l’accès à une ligne téléphonique permettant aux familles et aux patients de prendre contact avec un résident en pharmacie pendant leur séjour à l’hôpital et jusqu’à un mois après le congé et le remplissage par le pharmacien responsable du patient d’un formulaire de congé standardisé. Un sondage de perception et de satisfaction a aussi été réalisé auprès des participants et des professionnels de la santé concernés. Résultats : Six cent quarante et un (641) participants ont été inclus dans l’étude, 321 dans le groupe intervention et 320 dans le groupe témoin. La brochure a été remise à tous les parents du groupe intervention. Douze appels téléphoniques ont été faits au moyen d’une ligne téléphonique spéciale. Le formulaire de congé standardisé de 46,7 % (150/321) des participants du groupe intervention a été rempli. Une majorité des parents et des patients ayant répondu au sondage (81,2 %, 298/367) se disent satisfaits des services et des soins pharmaceutiques reçus dans les deux groupes. Une proportion de 83,9 % des participants du groupe intervention se disent satisfaits des soins et services pharmaceutiques reçus comparativement à 78,5 % du groupe témoin (p = 0,18). De plus, 60,3 % (111/184) des participants du groupe intervention disent que l’information transmise pendant l’hospitalisation concernant les médicaments leur a apporté de nouvelles connaissances, contre 48,1 % (87/181) des participants du groupe témoin (p = 0,019). Les résultats du sondage montrent que les soignants sont en accord avec l’intervention. Conclusion : Les trois volets de l’intervention ont été implantés dans les unités de pédiatrie sur une période de cinq mois. Cette intervention est perçue comme étant positive par les parents et les soignants concernés et les répondants ont été majoritairement satisfaits des services et des soins pharmaceutiques offerts. ABSTRACT Background: The pharmacist’s role within the multidisciplinary team is often poorly understood. Various interventions can be put into place to promote the role of the pharmacist in the hospital setting with families, patients, and other health care professionals. Few studies have described the feasibility and assessed the impact of such interventions, particularly in pediatrics. Objectives: To describe the implementation of a 3-part intervention aimed at increasing the visibility of pharmacists and their role on the treatment team, with the goal of optimizing the pharmaceutical care of hospitalized patients in the general pediatric units of CHU Sainte-Justine, in Montréal, Quebec, and to compare the perceptions and satisfaction of patients’ parents and of health care professionals with exposure to either usual pharmaceutical care or to pharmaceutical care incorporating the intervention. Methods: This single-blind, randomized, controlled experimental study involved patients admitted to general pediatric units between March 5 and August 8, 2019. In addition to usual care, the intervention included delivery of an information brochure about pharmaceutical services and care, access to a telephone line (which allowed families and patients to contact a pharmacy resident during their stay in hospital and up to 1 month after discharge), and completion of a standardized discharge form by the pharmacist responsible for the patient. The participants and health professionals concerned were surveyed to determine their perceptions and level of satisfaction. Results: A total of 641 participants were included in the study, 321 in the intervention group and 320 in the control group. The brochure was given to all parents in the intervention group. Twelve phone calls were made through the dedicated telephone line. The standardized discharge form was completed for 46.7% (150/321) of the participants in the intervention group. Most of the parents and patients who responded to the survey, in either group (81.2%, 298/367), reported satisfaction with the pharmaceutical services and care received. Of participants in the intervention group, 83.9% were satisfied with the pharmaceutical care and services received, compared with 78.5% of those in the control group (p = 0.18). In addition, 60.3% (111/184) of participants in the intervention group said that the information about medications that was provided during the hospital stay gave them new knowledge, compared with 48.1% (87/181) of those in the control group (p = 0.019). The results of the survey showed that care providers were in agreement with the intervention. Conclusions: The 3 components of the intervention were implemented in the pediatric units over a period of 5 months. The intervention was perceived as positive by the parents and care providers concerned, and the respondents were mostly satisfied with the services and pharmaceutical care offered

    Profile of Antimicrobial Use in the Pediatric Population of a University Hospital Centre, 2015/16 to 2018/19

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    Background: Antimicrobial stewardship is a standard practice in health facilities to reduce both the misuse of antimicrobials and the risk of resistance. Objective: To determine the profile of antimicrobial use in the pediatric population of a university hospital centre from 2015/16 to 2018/19. Methods: In this retrospective, descriptive, cross-sectional study, the pharmacy information system was used to determine the number of days of therapy (DOTs) and the defined daily dose (DDD) per 1000 patient-days (PDs) for each antimicrobial and for specified care units in each year of the study period. For each measure, the ratio of 2018/19 to 2015/16 values was also calculated (and expressed as a proportion); where the value of this proportion was ≤ 0.8 or ≥ 1.2 (indicating a substantial change over the study period), an explanatory rating was assigned by consensus. Results: Over the study period, 94 antimicrobial agents were available at the study hospital: 70 antibiotics (including antiparasitics and antituberculosis drugs), 14 antivirals, and 10 antifungals. The total number of DOTs per 1000 PDs declined from 904 in 2015/16 to 867 in 2018/19. The 5 most commonly used antimicrobials over the years, expressed as minimum/maximum DOTs per 1000 PDs, were piperacillin-tazobactam (78/105), trimethoprim-sulfamethoxazole (74/84), ampicillin (51/69), vancomycin (53/68), and cefotaxime (55/58). In the same period, the care units with the most antimicrobial use (expressed as minimum/ maximum DOTs per 1000 PDs) were hematology-oncology (2529/2723), pediatrics (1006/1408), and pediatric intensive care (1328/1717). Conclusions: This study showed generally stable consumption of antimicrobials from 2015/16 to 2018/19 in a Canadian mother-and-child university hospital centre. Although consumption was also stable within drug groups (antibiotics, antivirals, and antifungals), there were important changes over time for some individual drugs. Several factors may explain these variations, including disruptions in supply, changes in practice, and changes in the prevalence of infections. Surveillance of antimicrobial use is an essential component of an antimicrobial stewardship program. RÉSUMÉ Contexte : La gestion des antimicrobiens est une pratique courante dans les centres hospitaliers afin de réduire l’utilisation inappropriée des antimicrobiens et le risque de résistance. Objectif : Décrire l’évolution de l’utilisation des antimicrobiens dans un centre hospitalier universitaire de 2015-16 à 2018-19. Méthodes : Dans cette étude rétrospective, descriptive et transversale, les dossiers pharmacologiques ont servi à déterminer le nombre de jours de traitement (NJT) et la dose définie journalière (DDD) par 1000 jours-présence (JP) pour chaque antimicrobien et pour chaque unité de soins par année de l’étude. Pour chaque mesure, on a également comparé le ratio de 2018-19 à celui de 2015-16, qui est exprimé en proportion; lorsque la valeur de cette proportion était ≤ 0,8 ou ≥ 1,2, ce qui indiquait un changement important durant la période de l’étude, une note explicative a été attribuée par consensus. Résultats : Durant la période à l’étude, 94 antimicrobiens ont été disponibles dans notre centre : 70 antibiotiques (dont les antiparasitaires et les antituberculeux), 14 antiviraux et 10 antifongiques. Le nombre total de NJT par 1000 JP a diminué de 904 en 2015-16 à 867 en 2018-19. Les cinq antimicrobiens utilisés le plus fréquemment et présentés en minimum / maximum de NJT par 1000 JP étaient les suivants : piperacilline-tazobactam (78/105), trimethoprim-sulfamethoxazole (74/84), ampicilline (51/69), vancomycine (53/68) et cefotaxime (55/58). Pendant la même période, les unités de soins qui faisaient la plus grande utilisation d’antimirobiens (exprimée en minimum / maximum de NJT par 1000 JP) étaient hématologie-oncologie (2529/2723), pédiatrie (1006/1408) et soins intensifs pédiatriques (1328/1717). Conclusions : Cette étude démontre une consommation stable d’antimicrobiens entre 2015-16 et 2018-19 dans un centre hospitalier universitaire mère-enfant canadien. Malgré le fait que la consommation entre les groupes d’antimicrobiens (antibiotiques, antiviraux, antifongiques) était stable, on a constaté d’importantes variations concernant certains médicaments individuels. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette variation, notamment des ruptures d’approvisionnement, des changements de pratique et des changements dans la prévalence d’infections. La surveillance de la consommation des antimicrobiens est une partie essentielle de tout programme d’antibiogouvernance

    Are We “Closing the Loop” on Meeting the Therapeutic Needs of Critically Ill Patients?

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