The Canadian Journal of Hospital Pharmacy (CJHP) / Le Journal canadien de la pharmacie hospitalière (JCPH)
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CSHP Professional Practice Conference 2024: Poster Abstracts / Conférence sur la pratique professionnelle 2024 de la SCHP : Résumés des affiches
Putting the Heart into Pharmacy: Creation and Implementation of a PharmD Cardiology Rotation in Tertiary Care
Barriers to and Facilitators of Delabelling of Antimicrobial Allergies: A Qualitative Meta-synthesis
Background: Patients who report penicillin allergies may receive alternative antibiotics. Such substitution contributes to antimicrobial resistance, lower treatment efficacy, increased frequency of adverse events, and increased costs. Approximately 90% of individuals who report a penicillin allergy can tolerate a penicillin.
Objective: To identify the barriers to and facilitators of removal by health care workers of inaccurate antimicrobial allergies from patient records, known as delabelling.
Data Sources: The MEDLINE database was searched from inception to December 29, 2020.
Study Selection and Data Extraction: Qualitative studies evaluating health care professionals’ perceptions of barriers to and/or facilitators of the act of delabelling a patient’s antimicrobial allergies were included in the meta-synthesis.
Data Synthesis: The Theoretical Domains Framework was used to code and group individual utterances from the included studies, which were mapped to the Behaviour Change Wheel and corresponding intervention function and policy categories.
Results: Four studies met the inclusion criteria. Eight themes were identified as representing barriers to delabelling: delabelling skills, patient education skills, knowledge, electronic health records (EHRs), communication frameworks, time, fear about allergic reactions, and professional roles. Behaviour change interventions that may overcome these barriers include education, training, algorithms and toolkits, changes to EHRs, use of dedicated personnel, policies, incentivization of correct labelling, and an audit system.
Conclusions: Eight themes were identified as barriers to delabelling of antimicrobial allergies. Future behaviour change interventions to address these barriers were proposed. Confidence in the findings of this study was judged to be moderate, according to the GRADE CERQual approach.
RÉSUMÉ
Contexte : Les patients qui signalent des allergies à la pénicilline peuvent recevoir d’autres antibiotiques. Une telle substitution contribue à la résistance aux antimicrobiens, à une moindre efficacité du traitement, à une fréquence accrue des événements indésirables et à une augmentation des coûts. Environ 90 % des personnes qui déclarent une allergie à la pénicilline peuvent la tolérer.
Objectif : Identifier les obstacles à l’élimination par les travailleurs de la santé des allergies antimicrobiennes inexactes des dossiers des patients, ce que l’on appelle « le désétiquetage », et les facteurs qui le favorisent.
Sources des données : La base de données MEDLINE a été consultée depuis sa création jusqu’au 29 décembre 2020.Sélection de l’étude et extraction des données : Des études qualitatives évaluant les perceptions des professionnels de la santé quant aux obstacles à l’acte de désétiquetage des allergies aux antimicrobiens d’un patient et les facilitateurs de celui-ci ont été incluses dans la métasynthèse.
Synthèse des données : Le cadre théorique des domaines a été utilisé pour coder et regrouper les énoncés individuels, qui ont ensuite été associés à la roue du changement de comportement ainsi qu’aux catégories de fonctions et de politiques d’intervention correspondantes.
Résultats : Quatre études répondaient aux critères d’inclusion. Huit thèmes ont été identifiés comme représentant des obstacles au désétiquetage : les compétences en la matière, les compétences en matière d’éducation des patients, les connaissances, les dossiers de santé électroniques (DSE), les cadres de communication, le temps, la peur des réactions allergiques et les rôles professionnels. Les interventions visant le changement de comportement qui peuvent surmonter ces obstacles comprennent l’éducation, la formation, les algorithmes et les boîtes à outils de désétiquetage, la modification des DSE, le recours à du personnel dédié, des politiques, l’incitation à un étiquetage correct et un système d’audit.
Conclusions : Huit thèmes ont été identifiés comme étant des obstacles au désétiquetage des allergies aux antimicrobiens. De futures interventions ciblant le changement de comportement pour les surmonter ont été proposées. La confiance dans les résultats de cette étude a été jugée modérée, selon l’approche GRADE CERQual
Ratios d’incidents et d’accidents totaux et médicamenteux par 1000 jours-présence en établissement de santé au Québec : une étude exploratoire
Contexte : Au Québec, la déclaration de tous les incidents et accidents (IA) en établissement de santé est obligatoire depuis 2002. Depuis 2011, un rapport synthèse de ces IA est publié chaque année. Il est toutefois difficile de comparer les établissements de santé entre eux, sachant qu’aucun dénominateur n’est proposé et qu’aucun ratio n’est calculé.
Objectif : L’objectif principal est de calculer les ratios d’IAT (incidents et accidents totaux) et d’IAM (incidents et accidents médicamenteux) par 1000 jours-présence (JP) par mission pour tous les établissements de santé du Québec.
Méthodologie : Cette étude descriptive et rétrospective incluait les données extraites sur la période entre le 1er avril 2016 et le 31 mars 2021. Les données ont été extraites du Registre national des incidents et accidents survenus lors de la prestation des soins et services de santé au Québec et de rapports financiers. Les ratios d’IAT/1000 JP et d’IAM/1000 JP moyen ± écart-type et médian [minimum; maximum] ont été calculés.
Résultats : Au total, 85 établissements/installations de santé comportaient des données exploitables, soit 33 de courte durée, 45 de longue durée et 7 de réadaptation. Le ratio moyen d’IAT/1000 JP variait de 33 ± 19 à 38 ± 22 en courte durée, de 14 ± 5 à 16 ± 7 en longue durée et de 99 ± 39 à 147 ± 55 en réadaptation. Le ratio moyen d’IAM/1000 JP variait de 11 ± 7 à 12 ± 7 en courte durée, de 3 ± 2 à 4 ± 3 en longue durée et de 24 ± 10 à 40 ± 21 en réadaptation.
Conclusions : Cette étude exploratoire démontre la faisabilité de calculer des ratios d’IA à partir du Registre national des incidents et accidents survenus lors de la prestation des soins et services de santé au Québec. Ils permettent de commenter l’évolution et la culture de déclaration des IA au sein du réseau de la santé. Il serait souhaitable que ces ratios soient ajoutés aux prochains rapports annuels québécois.
Mots-clés : établissement de santé, incidents, accidents, erreurs médicamenteuses
ABSTRACT
Background: Since 2022, it has been mandatory in Québec to report all incidents and accidents (I&As) occurring in health-care facilities.Since 2011, a summary report of these I&As has been published each year. However, it is difficult to compare health facilities given that no denominator is specified and ratios are not calculated.
Objective: The primary objective was to calculate the ratios of total I&As and medication-related I&As per 1000 inpatient-days per type of facility for all health-care facilities in Québec.
Methods: This retrospective descriptive study was based on data from the period of April 1, 2016, to March 31, 2021. Data were extracted from the National Register of Incidents and Accidents Occurring during the Provision of Health Care and Social Services in Québec (Registre national des incidents et accidents survenus lors de la prestation des soins et services de santé au Québec) and financial reports. The ratios of total I&As/1000 inpatient-days and medication-related I&As/1000 inpatient-days, expressed as the mean ± standard deviation and median [minimum; maximum], were calculated.
Results: A total of 85 health-care facilities had usable data, specifically 33 acute-care facilities, 45 long-term care facilities, and 7 rehabilitation facilities. The mean ratio for total I&As/1000 inpatient-days varied from 33 ± 19 to 38 ± 22 in acute-care facilities, from 14 ± 5 to 16 ± 7 in long-term care facilities, and from 99 ± 39 to 147 ± 55 in rehabilitation facilities. The mean ratio for medication-related I&As/1000 inpatient- days varied from 11 ± 7 to 12 ± 7 in acute care facilities, from 3 ± 2 to 4 ± 3 in long-term care facilities, and from 24 ± 10 to 40 ± 21 in rehabilitation facilities.
Conclusions: This exploratory study demonstrated the feasibility of calculating I&A ratios from the National Register of Incidents and Accidents Occurring during the Provision of Health Care and Social Services in Québec. These ratios facilitate discussion of the reporting culture of I&As within the health-care system. It is hoped that these ratios will be added to future annual reports from the QuébecI&A register.
Keywords: health-care facility, incidents, accidents, medication errors
Describing Intravenous Extravasation Injuries in Children (DIVE2 Study)
Background: Extravasation is the erroneous delivery of IV medication or fluid into the extravascular space. Complications ranging from mild injury to amputation can result, depending on the physical and pharmacologic properties of the infusate. Children are at increased risk for extravasation injuries. There is a paucity of data on the treatment and outcomes of extravasation injuries, particularly in terms of the role of pharmacologic antidotes.
Objectives: To describe the incidence of extravasation at a tertiary pediatric care centre (as an update to a previous study), to identify the agents most commonly involved in extravasation injuries, to describe the antidotes used for management of injuries and their related adverse drug effects, and to describe complications related to injuries.
Methods: The medical records of pediatric patients who experienced an extravasation injury at the BC Children’s and BC Women’s Hospitals, between September 1, 2008, and September 30, 2020, were reviewed. Data regarding management (adherence with institutional protocol) and outcomes of injuries were collected.
Results: The 242 charts included in the analysis noted a total of 245 extravasation injuries, for an extravasation incidence of 0.04% per patient-day. Of the 242 patients, 110 were excluded from secondary outcome analysis due to lack of data detailing the extravasation event. Of the remaining 132 patients, the majority were neonates (n = 54, 40.9%), infants (n = 33, 25.0%), and children (n = 34, 25.8%), and more than a third were treated on general pediatric wards (n = 50, 37.9%). The medications most frequently involved were total parenteral nutrition with lipids (36/132, 27.3%), vancomycin (36/132, 27.3%), and IV fluids (35/132, 26.5%). Most of the patients had mild outcomes and recovered without complications. No adverse drug events from antidotes were reported.
Conclusions: The incidence of extravasation at the study institution remained low, with the medications involved being similar to those reported in the literature and the majority of patients having mild outcomes. Additional prospective studies are needed to assess the efficacy and safety of antidotes administered for extravasation injuries.
Keywords: extravasation, IV medications, pediatrics, hyaluronidase, phentolamine, infiltration
RÉSUMÉ
Contexte : L’extravasation est l’administration erronée de médicaments ou de liquides IV dans l’espace extravasculaire. Des complications allant d’une blessure légère à l’amputation peuvent en résulter, en fonction des propriétés physiques et pharmacologiques de la perfusion. Les enfants courent un risque accru de blessures par extravasation. Il existe peu de données sur le traitement et les conséquences des blessures par extravasation, notamment en ce qui concerne le rôle des antidotes pharmacologiques.
Objectifs : Décrire l’incidence des extravasations dans un centre de soins pédiatriques tertiaires (en tant que mise à jour d’une étude précédente), recenser les agents les plus couramment impliqués dans les blessures par extravasation, décrire les antidotes utilisés pour la gestion des blessures et leurs effets indésirables liés aux médicaments et décrire les complications liées aux blessures.
Méthodologie : Les dossiers médicaux des patients pédiatriques ayant subi une blessure par extravasation entre le 1er septembre 2008 et le 30 septembre 2020 aux hôpitaux BC Children's Hospital et BC Women’s Hospital ont été examinés. Des données concernant la prise en charge (c’est-à-dire le respect du protocole de l’établissement) et les conséquences des blessures ont été recueillies.
Résultats : Les 242 dossiers inclus dans l’analyse indiquaient un total de 245 blessures par extravasation, pour une incidence d’extravasation de 0,04 % par jour-patient. Parmi les 242 patients, 110 ont été exclus del’analyse secondaire des conséquences en raison d’un manque de données concernant les détails de l’extravasation. Sur les 132 patients restants, la majorité était des nouveau-nés (n = 54, 40,9 %), des nourrissons (n = 33, 25,0 %) et des enfants (n = 34, 25,8 %) et plus du tiers ont reçu des soins dans un service de pédiatrie générale (n = 50, 37,9 %). Les médicaments les plus fréquemment impliqués étaient la nutrition parentérale totale avec des lipides (36/132, 27,3 %), la vancomycine (36/132, 27,3 %) et des liquides IV (35/132, 26,5 %). Les conséquences sur la plupart des patients étaient bénignes et ils se sont rétablis sans complications. Aucun effet indésirable lié aux antidotes n’a été signalé.
Conclusions : L’incidence des extravasations dans l’établissement à l’étude est restée faible, les médicaments impliqués étant similaires à ceux rapportés dans la littérature et les conséquences pour la majorité des patients étaient bénignes. Des études prospectives supplémentaires sont nécessaires pour évaluer l’efficacité et la sécurité des antidotes administrés pour les blessures par extravasation.
Mots-clés : extravasation, médicaments IV, pédiatrie, hyaluronidase, phentolamine, infiltratio
Prescribing Trends of Oral Vancomycin and Fidaxomicin following Guideline and Formulary Changes in Ontario Canada: An Interrupted Time Series Analysis
Background: Clostridioides difficile is a pathogen causing diarrheal illness, which can be treated with vancomycin or fidaxomicin.
Objective: To evaluate changes in monthly prescription volumes for oral vancomycin and fidaxomicin in Ontario community pharmacies following implementation of the 2017 and 2021 updates to guidelines from the Infectious Diseases Society of America (IDSA) and Society for Healthcare Epidemiology of America (SHEA) and after a 2019 provincial formulary change for vancomycin.
Methods: An interrupted time-series analysis was conducted from November 2015 to October 2021 using monthly projected prescription volumes obtained from IQVIA’s Compuscript database. Level and slope (trend) changes in prescribing were assessed using segmented linear regression.
Results: The volume of vancomycin prescriptions increased by 74 prescriptions per month (95% confidence interval [CI] 16 to 132) following implementation of the 2017 guideline update and by 73 prescriptions per month (95% CI 13 to 133) after the 2019 formulary change; however, no statistically significant changes were observed after implementation of the 2021 guideline update. No significant trend changes were observed for fidaxomicin.
Conclusion: Guidelines and formulary changes were correlated with increased volume of vancomycin prescriptions.
KEYWORDS: Clostridioides difficile, interrupted time-series analysis, clinical practice guideline, policy, antimicrobial stewardship, vancomycin, fidaxomicin
RÉSUMÉ
Contexte : Le Clostridioides difficile est un agent pathogène provoquant une maladie diarrhéique pouvant être traitée avec de la vancomycine ou de la fidaxomicine.
Objectif : Évaluer les changements de volume mensuel des prescriptions de vancomycine et de fidaxomicine par voie orale dans les pharmacies communautaires de l’Ontario après la mise en œuvre des lignes directrices actualisées en 2017 et 2021 de l’Infectious Diseases Society of America (IDSA) et de la Society for Healthcare Epidemiology of America (SHEA) et à la suite d’une modification au régime d’assurance-médicaments pour la vancomycine à l’échelle provinciale en 2019.
Méthodologie : Une analyse de séries chronologiques interrompues a été réalisée de novembre 2015 à octobre 2021 à l’aide des volumes mensuels de prescriptions projetés qui ont été obtenus grâce à la base de données Compuscript d’IQVIA. Les changements du volume des prescriptions et de son évolution dans le temps (le niveau et la pente, respectivement) ont été évalués à l’aide d’une régression linéaire segmentée
Résultats : Le volume des prescriptions de vancomycine a augmenté de 74 prescriptions par mois (intervalle de confiance [IC] à 95 % 16–132) après la mise en œuvre des lignes directrices actualisées en 2017; il a augmenté de 73 prescriptions par mois (IC à 95 % 13–133) après la modification du régime d’assurance-médicaments de 2019; cependant, aucun changement statistiquement significatif n’a été observé après la mise en œuvre des lignes directrices actualisées en 2021. Aucun changement significatif de tendance n’a été observé pour la fidaxomicine.
Conclusion : Les lignes directrices et les modifications du régime d’assurance-médicaments étaient corrélées à une augmentation du volume des prescriptions de vancomycine.
Mots-clés : Clostridioides difficile, analyse de séries chronologiques interrompues, ligne directrice de pratique clinique, politique, gestion des antimicrobiens, vancomycine, fidaxomicin
Antipsychotic Prescribing in Older Adults after In-Hospital Initiation
Background: In older adults, the use of antipsychotics to treat delirium or the behavioural and psychological symptoms of dementia is potentially inappropriate and may be associated with adverse effects. Antipsychotics newly initiated in hospital may be inadvertently continued after discharge. In the Saskatchewan Health Authority (SHA) – Regina area, the frequency and duration of antipsychotic continuation for older adults after initiation during a hospital stay is unknown.
Objectives: To describe potentially inappropriate antipsychotic use in older adults after discharge from hospital, specifically rates of postdischarge antipsychotic therapy after initiation in hospital and continuation up to 180 days after discharge; prescribing regimens used; risk factors associated with continuation; pharmacist involvement; and plans for antipsychotic discontinuation, tapering, and/or follow-up.
Methods: This retrospective chart review included inpatients 65 years of age or older who were discharged from medicine units at SHA – Regina area hospitals between September 30, 2021, and June 28, 2022. Outpatient dispensing histories were also gathered.
Results: Of the 189 patients included in the analysis, 60 (31.7%) had continuation of antipsychotic therapy at discharge. Of these, 48 (80.0%), 33 (55.0%), and 24 (40.0%) had continuation of antipsychotic therapy at 30, 90, and 180 days after discharge, respectively. Of the patients with continuing antipsychotic therapy, 53 (88.3%) were 75 years of age or older, and 9 (15.0%) had documentation of an outpatient antipsychotic follow-up plan.
Conclusions: Postdischarge continuation of antipsychotics was similar to that reported in the literature. Patients continued on antipsychotics after discharge were at a greater than 50% risk of continuation at 90 days and were unlikely to have a follow-up plan. Future quality improvement efforts should include standardized prioritization of medication reviews, documentation of indications, and regular reassessment of therapy.
Keywords: antipsychotics, older adults, delirium, dementia, behavioural and psychological symptoms of dementia, prescribing
RÉSUMÉ
Contexte : Chez les personnes âgées, l’utilisation d’antipsychotiques pour traiter le délire ou les symptômes comportementaux et psychologiques de la démence est potentiellement inappropriée et associée à des effets indésirables. Le traitement antipsychotique initié à l’hôpital pourrait se poursuivre par inadvertance après le congé. Dans la région de Regina de la Saskatchewan Health Authority (SHA), la fréquence et la durée du maintien d’antipsychotiques chez les personnes âgées après l’initiation au cours d’un séjour à l’hôpital sont inconnues.
Objectifs : Décrire l’utilisation potentiellement inappropriée d’antipsychotiques chez les personnes âgées après le congé de l’hôpital, en particulier les taux de traitement antipsychotique initié à l’hôpital qui continue après le congé et son maintien jusqu’à 180 jours après le congé; les schémas de prescription utilisés; les facteurs de risque associés au maintien; l’implication du pharmacien; et les plans visant à arrêter, réduire progressivement et/ou à faire le suivi de la prise d’antipsychotiques.
Méthodologie : Cet examen rétrospectif des dossiers comprenait des patients hospitalisés âgés d’au moins 65 ans qui étaient sortis des unités de médecine d’hôpitaux de la région de Regina de la SHA entre le 30 septembre 2021 et le 28 juin 2022. Les historiques de délivrance en ambulatoire ont également été recueillis.
Résultats : Sur les 189 patients inclus dans l’analyse, 60 (31,7 %) ont continué leur traitement antipsychotique au moment du congé. Parmi eux, 48 (80,0 %), 33 (55,0 %) et 24 (40,0 %) continuaient leur traitement antipsychotique à 30, 90 et 180 jours après leur congé, respectivement. Parmi les patients recevant un traitement antipsychotique continu, 53 (88,3 %) étaient âgés d’au moins 75 ans et 9 (15,0 %) avaient un plan de suivi antipsychotique ambulatoire.
Conclusions : Le maintien des antipsychotiques après le congé était similaire à celui rapporté dans la littérature. Les patients qui continuaient à prendre des antipsychotiques après leur congé couraient un risque supérieur à 50 % de continuer à 90 jours et étaient peu susceptibles de disposer d’un plan de suivi. Les futurs efforts d’amélioration de la qualité devraient comprendre une priorisation standardisée des examens des médicaments, la documentation des indications et une réévaluation régulière du traitement.
Mots-clés: antipsychotiques, personnes âgées, délire, démence, symptômes comportementaux et psychologiques de la démence, prescriptio
Adverse Drug Reactions and Predictors of Medication Adherence in Patients with Prostate Cancer
Background: Adherence to therapy with prostate cancer medicines is critical for delaying the progression of disease and enhancing health outcomes.
Objectives: To determine patients’ medication adherence, the predictors of adherence, and the frequency and types of adverse drug reactions (ADRs) in persons with prostate cancer.
Methods: A serial entry-point cross-sectional study of patients with prostate cancer was conducted in 3 cancer hospitals in Nigeria over a 12-month period (January 7, 2022, to January 3, 2023). Data on medication adherence were self-reported by patients, and data onADRs were obtained from hospital records. Descriptive and inferential statistical analyses were performed, and p less than 0.05 was considered statistically significant.
Results: Of the 133 study participants, most 112 (84.2%) reported high medication adherence. The cost of drugs was the most frequently reported potential barrier to adherence (n = 63, 47.4%). Adherence was significantly dependent on family history of cancer (df = 3, F = 4.557, p = 0.005) and health-related quality of life (HRQOL) (ß = 0.275, T = 2.170, p = 0.032) but not illness perception (ß = 0.046, T = 0.360, p = 0.72). Adverse events were observed in 36 participants (27.1%) and were deemed to be “possible ADRs” (n = 19, 53%) or “probable ADRs” (n = 17, 47%); all were nonpreventable and expected (100%), and most (n = 31, 86%) were within the level 1 category of severity. Loss of erection and low libido was the most frequently reported ADR (n = 14, 39%).
Conclusions: In this study, medication adherence was high, with cost being a potential barrier to adherence. Family history of cancer and HRQOL significantly predicted medication adherence. The medications were well tolerated, and observed ADRs had minor severity. Policies targeting the reduction of cost-related factors for prostate cancer medications are essential.
Keywords: Nigeria, medication adherence, adverse drug reaction, illness perception, quality of life, prostate cancer
RÉSUMÉ
Contexte : L’observance thérapeutique quant à la prise de médicaments contre le cancer de la prostate est essentielle pour retarder la progression de la maladie et améliorer les résultats en matière de santé.
Objectifs : Déterminer l’observance thérapeutique des patients, les facteurs prédictifs de l’observance ainsi que la fréquence et les types d’effets indésirables du médicament chez les personnes atteintes d’un cancer de la prostate.
Méthodologie : Une étude transversale en série a été menée auprès de patients atteints d’un cancer de la prostate dans trois hôpitaux spécialisés dans le traitement du cancer au Nigéria sur une période de 12 mois (du 7 janvier 2022 au 3 janvier 2023). Les patients ont eux-mêmes consigné les données relatives à l’observance thérapeutique et les données concernant les effets indésirables ont été obtenues à partir des dossiers de l’hôpital. Des analyses statistiques descriptives et inférentielles ont été réalisées, où une valeur de p inférieure à 0,05 était considérée comme significative d’un point de vue statistique.
Résultats : Des 133 participants à l’étude, la plupart (112, 84,2 %) ont déclaré une forte observance thérapeutique. Le coût des médicaments était l’obstacle potentiel à l’observance le plus fréquemment invoqué (n = 63, 47,4 %). L’observance dépendait significativement des antécédents familiaux de cancer (df = 3, F = 4,557, p = 0,005) et de la qualité de vie liée à la santé (QVLS) (ß = 0,275, T = 2,170, p = 0,032), mais pas de la perception de la maladie (ß = 0,046, T = 0,360, p = 0,72). Des événements indésirables ont été observés chez 36 participants (27,1 %) et ont été considérés comme des « effets indésirables du médicament possibles » (n = 19, 53 %) ou des « effets indésirables du médicament probables » (n = 17, 47 %); tous étaient inévitables et attendus (100 %), et la plupart (n = 31, 86 %) relevaient de la catégorie de gravité de niveau 1. La perte d’érection et la faible libido étaient les effets indésirables les plus fréquemment signalés (n = 14, 39 %).
Conclusions : Dans cette étude, l’adhésion au régime médicamenteux était élevée, le coût étant un obstacle potentiel à l’observance. Les antécédents familiaux de cancer et la QVLS prédisaient de manière significative l’observance thérapeutique. Les médicaments étaient bien tolérés et les effets indésirables du médicament observés n’étaient pas fort graves. Il est essentiel de mettre en place des politiques visant à réduire les facteurs liés au coût des médicaments contre le cancer de la prostate.
Mots-clés : Nigéria, observance thérapeutique, réaction indésirable aux médicaments, perception de la maladie, qualité de vie, cancer de la prostat