The Canadian Journal of Hospital Pharmacy (CJHP) / Le Journal canadien de la pharmacie hospitalière (JCPH)
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Use of the 2008 Basel Consensus Statements to Assess, Realign, and Monitor Pharmacy Practice at a Tertiary Care Hospital in Northern Uganda: Illustrative Case Study, Part 2
Comparaison de la disponibilité de formes orales commercialisées utilisables en pédiatrie en France et au Canada
Outcome after Discontinuation of Proton Pump Inhibitors at a Residential Care Site: Quality Improvement Project
ABSTRACTBackground: Increased prescribing of proton pump inhibitors (PPIs) in the past few decades can be attributed mainly to long-term use of this type of therapy. Recent evidence indicates signals of harm associated with long-term use of PPIs, such as increased risk of Clostridium difficile infection, recurrence of C. difficile infection, and fracture. A few studies have assessed the effectiveness of step-down management of patients receiving long-term PPI therapy in ambulatory care settings. However, it is unknown whether PPIs can be discontinued in older people without return of gastrointestinal symptoms.Objectives: To determine the proportion of residents receiving long-term PPI therapy who were able to discontinue the drug without experiencing gastrointestinal symptoms warranting recommencement of the PPI or initiation of a histamine-2 receptor antagonist.Methods: The records of residents who had been taking a PPI for longer than 6 months at a single residential care site were audited by one pharmacist to determine the PPI indication. For residents who fit the criteria for discontinuation (no indication for long-term PPI therapy, not currently experiencing gastrointestinal symptoms, no previous trial of PPI discontinuation without success, and no anxiety when medications are discontinued), the pharmacist faxed a recommendation to discontinue PPI therapy without tapering to the physicians’ offices. For cases in which the recommendation was accepted, 3 pharmacists followed the residents weekly for 8 weeks to assess whether gastrointestinal symptoms returned.Results: The pharmacist identified 28 residents who fit the criteria, and the recommendation to discontinue therapy was accepted for 27. At 8 weeks after the intervention, 19 (70%) of these residents were still asymptomatic and did not require re-initiation of medications to manage their gastrointestinal symptoms.Conclusions: These results support discontinuation of long-term PPI therapy for older people who fit the criteria for discontinuation. The study provided limited evidence to support the use of tapering. However, tapering can be used to identify the lowest effective dose and may increase patient comfort with deprescribing. Further research is needed to determine the effects of and best approaches to PPI discontinuation in older populations.RÉSUMÉContexte : L’augmentation des prescriptions d’inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) au cours des dernières décennies peut être attribuée principalement à l’utilisation à long terme de ce type de traitement. Des données récentes indiquent que l’utilisation à long terme des IPP comporte des dangers potentiels, notamment une augmentation du risque d’infection par Clostridium difficile, de récurrence de cette infection et de fracture. Quelques études ont évalué l’efficacité de la déprescription des IPP chez des patients recevant un traitement prolongé en milieu ambulatoire. Cependant, on ne sait pas s’il est possible de cesser l’utilisation d’IPP chez le patient âgé tout en évitant la réapparition de symptômes gastro-intestinaux.Objectif : Déterminer la proportion de résidents pour qui l’on a été en mesure de cesser le traitement à long terme par IPP sans qu’apparaissent des symptômes gastro-intestinaux nécessitant la reprise du traitement par IPP ou l’amorce d’un traitement par antagoniste des récepteurs H2 de l’histamine.Méthodes : L’étude a eu lieu dans un seul centre d’hébergement et de soins de longue durée. Un pharmacien y a analysé les dossiers médicaux des résidents qui prenaient des IPP depuis plus de six mois afin de déterminer l’indication du médicament. Pour les résidents répondant aux critères de déprescription (aucune indication pour un traitement d’entretien, aucun symptôme gastro-intestinal à l’heure actuelle, aucune tentative antérieure de déprescrire un IPP en vain et aucune réaction anxieuse à l’arrêt de traitements), le pharmacien a envoyé par télécopieur aux bureaux des médecins un document recommandant l’interruption du traitement par IPP sans posologie dégressive. Dans les cas où la recommandation a été acceptée, trois pharmaciens ont suivi hebdomadairement les résidents pendant huit semaines afin de vérifier si des symptômes gastro-intestinaux réapparaissaient.Résultats : Le pharmacien a repéré 28 résidents répondant aux critères et la recommandation d’interruption de traitement a été acceptée pour 27 d’entre eux. Huit semaines après l’intervention, 19 (70 %) de ces résidents étaient toujours asymptomatiques et n’ont pas eu besoin qu’on leur prescrive de nouveau des médicaments pour traiter des symptômes gastro-intestinaux.Conclusions : Ces résultats viennent appuyer l’interruption du traitement à long terme d’IPP chez le patient âgé qui répond aux critères d’interruption. Cette étude n’a founi que peu de preuves qui appuient le recours à la posologie dégressive. Cependant, celle-ci peut servir à déterminer quelle est la plus faible dose efficace et elle peut aider les patients à être plus à l’aise avec l’interruption du traitement. Des recherches plus approfondies sont nécessaires pour préciser les conséquences de l’arrêt des IPP chez les personnes âgées et la meilleure approche à cette fin
The 2016 Clinical Practice Guidelines for Management of Hospital-Acquired and Ventilator-Associated Pneumonia
Pharmacist Performance of Physical Assessment: Perspectives of Clinical Pharmacists Working in Different Practice Settings
Baseline Competency Assessment of Pharmacists Prescribing and Managing Vancomycin Therapy in the Regina Qu’Appelle Health Region
ABSTRACTBackground: Pharmacists in the Regina Qu’Appelle Health Region (RQHR), Saskatchewan, independently dose, monitor, and adjust vancomycin therapy. No framework exists for ongoing competency assessment of pharmacists.Objectives: The primary objective was to determine pharmacists’ overall level of competency for all components of the vancomycin prescribing procedure. The secondary objectives were to determine competency for individual prescribing phases, to stratify overall competency in relation to pharmacist and patient factors, and to identify the 3 most frequent errors.Methods: A retrospective chart audit was performed of patients who received a prescription for vancomycin between November 1, 2015, and January 31, 2016. Patients were included if they received pharmacistprescribed vancomycin as an inpatient or outpatient of an RQHR facility. Patients under the care of a pediatrician, those receiving vancomycin for surgical prophylaxis or via any route other than the IV route, and those whose vancomycin was prescribed by a current pharmacy resident were excluded. A rubric was created that assigned a numeric value for the appropriate completion of various procedure criteria.Results: A total of 326 patients received vancomycin during the study period, of whom 200 met the inclusion criteria, representing 511 discrete episodes of prescribing by 42 pharmacists. The median overall competency rate, for all phases of prescribing, was 100% (interquartile range [IQR] 90.1%–100%). The median competency rates for the empiric therapy and monitoring phases were 94.4% (IQR 88.9%–100%) and 100% (IQR 87.5%–100%), respectively. No statistically significant differences were found in relation to pharmacists’ experience or postbaccalaureate education, patients’ level of acuity, or timing of prescribing. The competency score was significantly higher among pharmacists prescribing for patients with normal renal function than among those prescribing for patients with reduced renal function (p = 0.008). The 3 most common errors were failure to document risk factors for nephrotoxicity, failure to document requirement to obtain future trough levels, and failure to document that samples for trough levels had been drawn correctly.Conclusions: During the study period, pharmacists at RQHR showed competency in all phases of vancomycin prescribing using the approved procedure. Documentation of clinical plans and assessments was identified as an area for improvement.RÉSUMÉContexte : Des pharmaciens de la régie régionale de la santé de Regina Qu’Appelle (RRSRQ) en Saskatchewan s’occupent eux-mêmes de doser la vancomycine ainsi que d’en surveiller et d’en ajuster la posologie. Or, à ce jour, aucun cadre n’entoure l’évaluation continue de la compétence de ces pharmaciens.Objectifs : L’objectif principal était de déterminer le niveau global de compétence des pharmaciens pour tous les éléments de la marche à suivre pour prescrire la vancomycine. Les objectifs secondaires consistaient à déterminer le niveau de compétence pour chaque étape de la prescription, à stratifier le niveau global de compétence en fonction de facteurs se rapportant au pharmacien et au patient et à identifier les trois erreurs les plus courantes.Méthodes : On a réalisé une vérification rétrospective des dossiers médicaux de patients qui se sont fait prescrire la vancomycine entre le 1er novembre 2015 et le 31 janvier 2016. Les patients admis à l’étude devaient avoir reçu la vancomycine sur la prescription d’un pharmacien alors qu’ils étaient hospitalisés ou en consultation externe dans un établissement de la RRSRQ. Les patients soignés par un pédiatre, ceux ayant reçu un traitement prophylactique de vancomycine pour une intervention chirurgicale, ceux ayant reçu le médicament autrement que par voie intraveineuse et ceux dont la vancomycine a été prescrite par un résident en pharmacie à l’époque ont été exclus. Une grille d’évaluation a été créée afin d’accorder une valeur numérique selon le degré de conformité de l’exécution aux différents critères de la marche à suivre.Résultats : Au total, 326 patients ont reçu la vancomycine pendant la période d’étude. Parmi eux, 200 répondaient aux critères d’inclusion, ce qui représentait 511 actes distincts de prescription réalisés par 42 pharmaciens. Le taux de compétence global médian pour toutes les phases de la prescription était de 100 % (écart interquartile [ÉIQ] de 90,1 % à 100 %). Les taux de compétence médians pour les phases de l’antibiothérapie empirique et du suivi étaient respectivement de 94,4 % (ÉIQ de 88,9 % à 100 %) et de 100 % (ÉIQ de 87,5 % à 100 %). Aucune différence statistiquement significative quant à la compétence n’a été relevée par rapport à l’expérience du pharmacien, aux études universitaires de cycles supérieurs, à la gravité de l’état du patient ou au moment de la réalisation de la prescription. Le score de compétence était significativement plus élevé chez les pharmaciens prescrivant à des patients dont la fonction rénale est normale que pour ceux prescrivant à des patients atteints d’insuffisance rénale (p = 0,008). Les trois erreurs les plus courantes étaient : négliger de consigner les facteurs de risque néphrotoxique, négliger de consigner que l’obtention de futures concentrations minimales était nécessaire et négliger de consigner que les échantillons pour les concentrations minimales avaient été prélevés correctement.Conclusions : Pendant la période d’étude, les pharmaciens travaillant à la RRSRQ ont fait preuve de compétence dans l’ensemble des phases de prescription de la vancomycine en utilisant la marche à suivre approuvée. On a noté qu’il fallait améliorer la consignation des plans cliniques et des évaluations
Fosfomycin Susceptibility in Multidrug- Resistant Enterobacteriaceae Species and Vancomycin-Resistant Enterococci Urinary Isolates
ABSTRACTBackground: Broad-spectrum antibiotics are often used to treat urinary tract infections (UTIs) due to drug-resistant species of Enterobacteriaceae and Enterococcus (e.g., organisms producing extended-spectrum ß-lactamase [ESBL] or AmpC ß-lactamase, as well as vancomycin-resistant enterococci [VRE]). However, this type of therapy can promote selection of resistant organisms and may necessitate venous access. Fosfomycin is an orally administered, single-dose antibiotic for the treatment of uncomplicated UTI. Little is known about its microbiologic activity against urinary isolates, including in southwestern Ontario, since fosfomycin susceptibility testing is not routinely performed.Objective: To explore a cost-effective alternative for the treatment of lower UTIs caused by multidrug-resistant Enterobacteriaceae and VRE organisms resistant to usual first-line therapies by determining fosfomycin susceptibility rates.Methods: Urinary isolates were collected prospectively from November 2015 to April 2016 at 3 hospitals in southwestern Ontario. Susceptibility testing was completed according to guidelines of the Clinical and Laboratory Standards Institute, with interpretation by zone of inhibition (as diameter in millimetres). Patients 18 years of age or older with isolation of multidrug-resistant Enterobacteriaceae or VRE were eligible for inclusion. Urinary isolates from these patients were subjected to susceptibility testing. The primary outcome was the rate of fosfomycin susceptibility of these isolates.Results: A total of 137 urinary isolates were tested: 106 positive for ESBL or AmpC ß-lactamase producing Enterobacteriaceae (95 Escherichia coli, 11 Klebsiella spp.) and 31 positive for vancomycin-resistant Enterococcus faecium. Susceptibility rates for ESBL- and AmpC ß-lactamase producing E. coli were 100% for ertapenem, 96% for fosfomycin, 83% for nitro - furantoin, 72% for gentamicin, 56% for trimethoprim-sulfamethoxazole, and 14% for ciprofloxacin. Susceptibility rates of vancomycin-resistant E. faecium urinary isolates were 100% for linezolid, 81% for fosfomycin, 68% for tetracycline, 6% for ampicillin, 3% for penicillin, and 0% for both nitrofurantoin and ciprofloxacin.Conclusion: Given susceptibility rates at the study institutions, fosfomycin was deemed the most reliable oral option for the treatment of lower UTI in patients with suspected or documented multidrug-resistant uropathogens.RÉSUMÉContexte : Les antibiotiques à large spectre sont souvent employés pour traiter les infections urinaires causées par des espèces d’entérobactériacées et d’Enterococcus résistantes aux médicaments (par exemple, des organismes qui produisent des ß-lactamases à spectre étendu [BLSE] ou des ß-lactamases AmpC de même que des entérocoques résistants à la vancomycine [ERV]). Or, ce type de traitement peut favoriser la sélection d’organismes résistants et peut nécessiter un accès veineux. La fosfomycine est un antibiotique oral à dose unique servant au traitement d’infections urinaires non compliquées. On connaît peu de choses sur son activité microbiologique contre les isolats urinaires, en l’occurrence dans le sudouest de l’Ontario, car on ne teste pas systématiquement la fosfomycine dans les antibiogrammes.Objectif : Chercher une solution ayant un bon rapport coût-efficacité pour le traitement des infections urinaires basses causées par des espèces d’entérobactériacées multirésistantes aux antibiotiques et des ERV qui ne répondent pas aux traitements de première intention normalement utilisés en déterminant les degrés de sensibilité à l’égard de la fosfomycine.Méthodes : Des isolats urinaires ont été recueillis de façon prospective entre novembre 2015 et avril 2016 dans trois hôpitaux du sud-ouest de l’Ontario. Des antibiogrammes ont été réalisés selon les lignes directrices du Clinical and Laboratory Standards Institute, et l’interprétation était fondée sur la zone d’inhibition (soit le diamètre en millimètres). Les patients de 18 ans et plus chez qui on avait isolé des entérobactériacées ou des ERV multirésistants aux antibiotiques étaient admissibles à l’étude. Les isolats urinaires provenant de ces patients étaient soumis à un antibiogramme. Le principal paramètre d’évaluation était le taux de sensibilité à la fosfomycine des isolats urinaires.Résultats : Au total, 137 isolats urinaires ont été testés; 106 étaient positifs pour des espèces d’entérobactéricées produisant des BLSE ou des ßlactamases AmpC (95 Escherichia coli, 11 espèces de Klebsiella) et 31 étaient positifs pour l’Enterococcus faecium résistant à la vancomycine. Les taux de sensibilité d’E. coli produisant des BLSE et des ß-lactamases AmpC étaient de 100 % pour l’ertapénem, 96 % pour la fosfomycine, 83 % pour la nitrofurantoïne, 72 % pour la gentamicine, 56 % pour le co-trimoxazole et 14 % pour la ciprofloxacine. Les taux de sensibilité pour les isolats urinaires d’Enterococcus faecium résistant à la vancomycine étaient de 100 % pour le linézolide, 81 % pour la fosfomycine, 68 % pour la tétracycline, 6 % pour l’ampicilline, 3 % pour la pénicilline et 0 % pour la nitrofurantoïne et la ciprofloxacine.Conclusion : En raison des taux de sensibilité obtenus aux établissements à l’étude, la fosfomycine a été jugée comme le médicament oral le plus fiable pour le traitement des infections urinaires basses chez les patients pour lesquels la présence d’uropathogènes multirésistants aux antibiotiques est soupçonnée ou connue
Roles of Infectious Diseases Consultant Pharmacists and Antimicrobial Stewardship Pharmacists: A Survey of Canadian Tertiary Care Academic Hospitals
ABSTRACTBackground: Infectious diseases consultant (IDC) pharmacists work within an IDC service to care for inpatients with complex infections. With Accreditation Canada’s new Required Organizational Practice promoting the establishment of antimicrobial stewardship (AMS) programs, AMS pharmacists are being employed in acute care hospitals. There is potential for overlap in responsibilities between IDC and AMS pharmacists, but there is no literature outlining the current duties for each group in Canada.Objective: To describe the demographic characteristics and roles of IDC and AMS pharmacists in Canadian tertiary care academic hospitals.Methods: A survey of IDC and AMS pharmacists at Canadian tertiary care academic hospitals was conducted between February and April 2015. The questionnaire included questions about the pharmacist’s experience, education, and training; the institution where the pharmacist was practising; the IDC or AMS team characteristics; and the pharmacist’s roles in clinical, educational, administrative, and research sectors.Results: The survey response rate was 77% (68/88). The 68 respondents self-identified as IDC pharmacists (14 [21%]), AMS pharmacists (34 [50%]), or dual-role IDC and AMS pharmacists (20 [29%]). Compared with AMS pharmacists, IDC pharmacists reported more of the following unique clinical activities: directly communicating with patients, attending rounds, involving patients in decision-making, and providing patient education. The 3 groups of pharmacists described similar educational responsibilities. The AMS pharmacists performed more of the following administrative and research duties: development of antibiograms and preprinted orders, collection of antimicrobial metrics, and drug-use evaluations for antimicrobials. Dual-role IDC and AMS pharmacists were involved in fewer of the unique activities described by those who practised within a single subspecialty.Conclusions: Self-identified IDC and AMS pharmacists in Canadian tertiary care academic hospitals were performing many similar roles; however, distinct differences within the clinical, administrative, and research domains were identified among IDC pharmacists, AMS pharmacists, and those who identified as dual-role IDC and AMS pharmacists.RÉSUMÉContexte : Les pharmaciens consultants en maladies infectieuses travaillent au sein d’un service de consultants en maladies infectieuses afin de prodiguer des soins aux patients hospitalisés atteints d’infections complexes. Or, en raison de la nouvelle Pratique organisationnelle requise d’Agrément Canada qui encourage la mise en oeuvre de programmes de gérance des antimicrobiens, des pharmaciens sont affectés à cette fonction dans les hôpitaux de soins de courte durée. On distingue un possible chevauchement des responsabilités entre les pharmaciens consultants en maladies infectieuses et ceux chargés de la gérance des antimicrobiens, mais il n’y a aucun document qui définit les responsabilités actuelles pour chacun de ces groupes au Canada.Objectif : Décrire les caractéristiques démographiques et les rôles des pharmaciens consultants en maladies infectieuses et de ceux chargés de la gérance des antimicrobiens dans les hôpitaux universitaires de soins tertiaires au Canada.Méthodes : Entre février et avril 2015, on a mené un sondage auprès des pharmaciens consultants en maladies infectieuses et de ceux chargés de la gérance des antimicrobiens travaillant dans les hôpitaux universitaires de soins tertiaires au Canada. Les questions portaient, entre autres, sur l’expérience du pharmacien, ses études et sa formation, l’établissement où il travaillait, les caractéristiques des équipes de consultants en maladies infectieuses et de gérance des antimicrobiens ainsi que sur ses rôles dans les secteurs cliniques et administratifs et dans les secteurs de la formation et de la recherche.Résultats : Le taux de réponse au sondage était de 77 % (68/88). Les 68 répondants s’identifiaient comme des pharmaciens consultants en maladies infectieuses (14 [21 %]), des pharmaciens chargés de la gérance des antimicrobiens (34 [50 %]) ou des pharmaciens occupant les deux rôles (20 [29 %]). Comparativement à leur collègues chargés de la gérance des antimicrobiens, les pharmaciens consultants en maladies infectieuses ont davantage indiqué accomplir les activités cliniques uniques suivantes : communiquer directement avec les patients, participer aux tournées médicales, amener les patients à participer aux prises de décisions et offrir des conseils aux patients. Les trois groupes de pharmaciens ont évoqué des responsabilités éducatives similaires. Les pharmaciens chargés de la gérance des antimicrobiens accomplissaient davantage les tâches administratives et de recherche suivantes : élaboration d’antibiogrammes et d’ordonnances préimprimées, cueillette de mesures sur les antimicrobienset évaluation de l’utilisation des antimicrobiens. Les pharmaciens qui cumulaient les deux rôles participaient à un moins grand nombre des activités uniques décrites par ceux qui exerçaient une seule sous-spécialité.Conclusions : Les pharmaciens des hôpitaux universitaires de soins tertiaires au Canada qui s’identifiaient eux-mêmes comme des pharmaciens consultants en maladies infectieuses ou des pharmaciens chargés de la gérance des antimicrobiens exécutaient bon nombre de tâches similaires. Cependant, des différences marquées en ce qui touche aux domaines clinique et administratif et à celui de la recherche ont été repérées entre les pharmaciens consultants en maladies infectieuses, ceux chargés de la gérance des antimicrobiens et ceux occupant les deux rôles