The Canadian Journal of Hospital Pharmacy (CJHP) / Le Journal canadien de la pharmacie hospitalière (JCPH)
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Implementation and Assessment of a Pharmacy Educational Program Concerning Laboratory Monitoring for Medications
ABSTRACTBackground: The pharmacist’s role in monitoring medication therapy, including the ability to order laboratory tests as a delegated medical function, has increased dramatically over the past 20 years.Objectives: To implement and assess the impact of an intervention designed to educate pharmacists about appropriate medication-related laboratory monitoring and clinical interpretation of results.Methods: This pilot project had a pretest–posttest study design. The intervention was an educational program comprising 8 self-directed learning modules, each with a corresponding seminar. Evaluation of the program included scoring of the appropriateness and significance of clinical interventions related to laboratory monitoring, pre- and postprogram test scores, and participants’ subjective assessments of their abilities to order and assess the results of medication-related laboratory investigations. Descriptive statistics, the Wilcoxon signed rank test, the Student t-test, and the paired Student t-test were used where appropriate. Associations were assessed with the Pearson or Spearman rho correlation coefficient. All statistical tests were 2-tailed, and the p value for significance was established a priori at 0.05.Results: There was no statistically significant difference with regard to the appropriateness (p = 0.70) or significance (p = 0.94) of clinical interventions undertaken before and after the educational program. Among the 21 pharmacists who completed the program, the average test score (± standard deviation) was 27.2 ± 8.1 before the program, increasing to 39.2 ± 8.7 after the program (p < 0.001). There was a statistically significant improvement in the perceived level of knowledge for each individual module (p < 0.05 for all).Conclusions: The establishment of an educational program led to improvements in both subjective and objective measures of knowledge and perceived abilities to order and assess the results of medication-related laboratory tests.RÉSUMÉContexte : Le rôle du pharmacien dans la surveillance de la pharmacothérapie, notamment la capacité de prescrire des examens de laboratoire en tant qu’acte médical délégué, a grandement gagné en importance au cours des vingt dernières années.Objectifs : Mettre en place une intervention conçue pour enseigner aux pharmaciens comment surveiller adéquatement la pharmacothérapie au moyen d’examens de laboratoire pertinents et comment réaliser l’interprétation clinique des résultats, puis évaluer les effets de cet enseignement.Méthodes : Le présent projet pilote emploie un plan d’étude prétest post-test. L’intervention prenait la forme d’un programme d’enseignement comptant huit modules d’apprentissage autodirigé, chacun assorti d’un séminaire correspondant. L’évaluation du programme comprenait : l’attribution d’un score pour la pertinence et la portée des interventions cliniques liées à la surveillance par des examens de laboratoire, la comparaison des notes obtenues au test administré avant et après le programme d’enseignement et des évaluations subjectives par les participants de leurs capacités à prescrire des examens de laboratoire adaptés à la pharmacothérapie et à en évaluer les résultats. Le cas échéant, des éléments de statistique descriptive, le test de Wilcoxon, le test de Student et le test t pour échantillons appariés ont été employés. Les associations ont été évaluées à l’aide du coefficient de corrélation de Spearman ou de Pearson. Tous les tests statistiques étaient bilatéraux et le seuil de signification a été établi a priori à 0,05.Résultats : On n’a observé aucune différence statistiquement significative en ce qui touche à la pertinence (p = 0,70) ou à la portée (p = 0,94) des interventions cliniques effectuées avant et après le programme d’enseignement. Parmi les 21 pharmaciens ayant complété le programme, la note moyenne (± l’écart-type) obtenue au test était de 27,2 ± 8,1 avant le programme d’enseignement pour ensuite atteindre 39,2 ± 8,7 après le programme (p < 0,001). On a relevé une amélioration statistiquement significative quant au niveau subjectif de connaissance pour chaque module (p < 0,05 pour chacun).Conclusions : La mise en place d’un programme d’enseignement a mené à des améliorations, tant sur le plan des mesures subjectives et objectives des connaissances que des capacités subjectives à prescrire des examens de laboratoire adaptés à la pharmacothérapie et à en évaluer les résultats
Nasal-Swab Results for Methicillin-Resistant Staphylococcus aureus and Associated Infections
ABSTRACTBackground: Nasal-swab screening for methicillin-resistant Staphylo coccus aureus (MRSA) has a quicker turnaround time than other bacterial culture methods, with results available within 24 h. Although MRSA nasal-swab screening is not intended to guide antimicrobial therapy, this method may give clinicians additional information for earlier tailoring of empiric antimicrobial agents.Objective: To describe the diagnostic characteristics of nasal-swab screening in predicting MRSA infections in hospitalized patients receiving empiric treatment with IV vancomycin.Methods: A retrospective observational chart review was conducted for newly admitted adult patients of the Peter Lougheed Centre in Calgary, Alberta, who were treated empirically with IV vancomycin from January to October 2015 and who underwent nasal-swab screening for MRSA. The diagnostic characteristics of nasal-swab screening were calculated in relation to corresponding culture results for samples collected on admission.Results: For the 273 patients included in this study, nasal-swab screening for MRSA showed the following diagnostic characteristics in relation to bacterial culture results: sensitivity 58.3% (95% confidence interval [CI] 28.6%–83.5%), specificity 93.9% (95% CI 90.0%–96.3%), positive predictive value 30.4% (95% CI 14.1%–53.0%), negative predictive value 98.0% (95% CI 95.1%–99.3%), positive likelihood ratio 9.5 (95% CI 4.9–18.7), and negative likelihood ratio 0.4 (95% CI 0.2–0.9).Conclusions: Given the high specificity of this rapid method, clinicians should ensure that patients who are receiving empiric treatment for MRSA infection and who have a positive result on nasal-swab screening continue to receive MRSA coverage until culture results are available. In addition, the high negative predictive value and positive likelihood ratio for nasal-swab screening in a low-prevalence setting suggest that a negative result significantly reduces the probability of MRSA infection. Although nasal-swab screening for MRSA is currently used for determining isolation precautions, this method also had utility in helping clinicians to predict the probability of MRSA infection and in guiding decisions about antimicrobial therapy.RÉSUMÉContexte : Le dépistage du Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) par écouvillonnage nasal procure des résultats d’examen plus promptement que les autres techniques de culture bactérienne, les résultats étant disponibles dans les 24 heures. Bien que les résultats du dépistage du SARM par écouvillonnage nasal ne soient pas destinés à guider le choix de traitement antimicrobien, cette technique peut fournir aux cliniciens des informations supplémentaires leur permettant de préciser plus rapidement les antibiothérapies empiriques adéquates. Objectif : Présenter les caractéristiques diagnostiques du dépistage par écouvillonnage nasal comme outil servant à prédire les infections à SARM chez les patients hospitalisés qui reçoivent un traitement empirique de vancomycine par voie intraveineuse.Méthodes : On a mené une analyse d’observation rétrospective au moyen des dossiers médicaux de patients adultes nouvellement admis au Peter Lougheed Centre à Calgary, en Alberta, ayant reçu un traitement empirique de vancomycine par voie intraveineuse entre janvier 2015 et octobre 2015 et ayant subi un dépistage du SARM par écouvillonnage nasal. Les caractéristiques diagnostiques du dépistage par écouvillonnage nasal ont été obtenues par comparaison avec les résultats de culture correspondants qui provenaient des échantillons recueillis à l’admission. Résultats : Pour ce qui est des 273 patients retenus pour la présente étude, le dépistage du SARM par écouvillonnage nasal a affiché les caractéristiques diagnostiques suivantes comparativement aux résultats des cultures bactériennes : sensibilité de 58,3 % (intervalle de confiance [IC] à 95 % de 28,6 % à 83,5 %), spécificité de 93,9 % (IC à 95 % de 90,0 % à 96,3 %), valeur prédictive positive de 30,4 % (IC à 95 % de 14,1 % à 53,0 %), valeur prédictive négative de 98,0 % (IC à 95 % de 95,1 % à 99,3 %), rapport de vraisemblance positif de 9,5 (IC à 95 % de 4,9 à 18,7) et rapport de vraisemblance négatif de 0,4 (IC à 95 % de 0,2 à 0,9).Conclusions : Compte tenu de la spécificité élevée de cette technique rapide, les cliniciens devraient s’assurer que les patients qui reçoivent un traitement empirique pour une infection à SARM et dont le résultat du dépistage du SARM par écouvillonnage nasal se révèle positif continuent à être traités contre le SARM jusqu’à l’obtention des résultats de culture. De plus, la valeur prédictive négative élevée et le rapport de vraisemblance positif élevé associés au dépistage par écouvillonnage nasal dans un contexte de faible prévalence suggèrent qu’un résultat négatif réduit de façon significative les probabilités d’infection à SARM. Enfin, bien que le dépistage du SARM par écouvillonnage nasal soit présentement utilisé pour déterminer les précautions à prendre concernant l’isolation, ce type d’analyse avait aussi le potentiel d’aider les cliniciens à prévoir les probabilités d’infection à SARM et de guider leur choix quant à l’antibiothérapie
Antimicrobial Stewardship Initiative in Treatment of Urinary Tract Infections at a Rehabilitation and Complex Continuing Care Hospital
Thiamine Prescribing Practices for Adult Patients Admitted to an Internal Medicine Service
ABSTRACTBackground: Thiamine (vitamin B1) is an essential cofactor responsible for the breakdown of glucose, and its deficiency is associated with Wernicke encephalopathy (WE). There is a lack of evidence from systematic studies on the optimal dosing of thiamine for WE.Objectives: The primary objective was to describe the prescribing patterns for IV thiamine in adult patients admitted to a large teaching hospital. The secondary objective was to evaluate the clinical resolution of WE symptoms (confusion, ataxia, and/or ocular motor abnormalities) inrelation to the dose of IV thiamine prescribed.Methods: A retrospective design was used to review data for adult patients admitted to an internal medicine service from June 1, 2014, to June 30, 2015. All patients included in the study received IV thiamine: low-dose therapy was defined as 100 mg IV daily and high-dose therapy was defined as dosage greater than 100 mg IV daily.Results: A total of 141 patients were included; low-dose thiamine was prescribed for 115 (81.6%) and high-dose thiamine for 26 (18.4%). Patients for whom high-dose thiamine was prescribed were more likely to be those in whom a diagnosis of WE was being considered (12/26[46.2%] versus 5/115 [4.3%], p < 0.001). Of the total 219 IV thiamine doses ordered, 180 (82.2%) were for 100 mg, and 143 (65.3%) were prescribed for once-daily administration. There was no statistically significant difference in the time to resolution of WE symptoms for patients receiving high-dose versus low-dose thiamine.Conclusions: A wide variety of thiamine prescribing patterns were noted. This study did not show a difference in time to resolution of WE symptoms in relation to the dose of IV thiamine. Additional large-scale studies are required to determine the optimal dosing of thiamine for WE.RÉSUMÉContexte : La thiamine (vitamine B1) est un cofacteur essentiel responsable du métabolisme du glucose. Une carence en thiamine est associée à l’encéphalopathie de Wernicke (EW). Or, on observe une absence de données probantes provenant d’analyses systématiques portant sur laposologie optimale de thiamine dans le traitement de l’EW.Objectifs : L’objectif principal était de décrire les habitudes de prescription de thiamine à administrer par voie intraveineuse chez les patients adultes admis dans un important hôpital universitaire. L’objectif secondaire était d’évaluer la disparition clinique des symptômes de l’EW (confusion, ataxie ou troubles moteurs oculaires) en fonction de la dose prescrite de thiamine à administrer par voie intraveineuse.Méthodes : Un plan d’étude rétrospectif a été utilisé pour étudier les données concernant les patients adultes admis à un service de médecine interne entre le 1er juin 2014 et le 30 juin 2015. Tous les patients à l’étude ont reçu de la thiamine par voie intraveineuse : le traitement à faible dose était de 100 mg par jour et le traitement à dose élevée excédait 100 mg par jour.Résultats : Au total, 141 patients ont été admis à l’étude; l’on a prescrit une faible dose de thiamine à 115 (81,6 %) d’entre eux et une dose élevée aux 26 (18,4 %) autres. Les patients qui se sont vus prescrire une dose élevée de thiamine étaient vraisemblablement ceux pour qui l’on envisageait un diagnostic d’EW (12/26 [46,2 %] contre 5/115 [4,3 %], p < 0,001). Pour l’ensemble des 219 doses prescrites de thiamine à administrer par voie intraveineuse, 180 (82,2 %) étaient de 100 mg et 143 (65,3 %) devaient être injectées à une fréquence uniquotidienne. On n’a relevé aucune différence statistiquement significative quant au temps de disparition des symptômes de l’EW entre les patients ayant reçu une dose élevée de thiamine et ceux en ayant reçu une faible dose.Conclusions : On a noté une grande variété d’habitudes de prescription de la thiamine. La présente étude n’a pas montré que la dose de thiamine administrée par voie intraveineuse changeait le temps nécessaire à la disparition des symptômes de l’EW. Il est nécessaire de mener de plus amples études à grande échelle afin de déterminer quelle est la posologie optimale de thiamine dans le traitement de l’EW
Provincial Comparison of Pharmacist Prescribing in Canada Using Alberta’s Model as the Reference Point
ABSTRACTBackground: In the past decade, pharmacist practice has evolved tremendously in Canada, but the scope of practice varies substantially from one province to another.Objective: To describe pharmacists’ scopes of practice relevant to prescribing within various jurisdictions of Canada, using the prescribing model in Alberta (authors’ province) as the reference point.Methods: This cross-sectional survey consisted of clinical scenarios for emergency prescribing, adapting or renewing a prescription, and initial-access prescribing for a chronic disease. Pharmacists were asked about their ability to administer injections and to order or access the results of laboratory tests, as well as certification and training requirements and reimbursement models.Results: Thirteen pharmacists representing Canadian provinces other than Alberta were surveyed in late 2015, for comparison with Alberta. With specific reference to the scenarios presented, pharmacists were able to prescribe in an emergency in 9 of the 10 provinces, renew prescriptions in all provinces, and adapt prescriptions in 6 provinces. Three provinces required that pharmacists have collaborative practice agreements identifying a specific practice area in order to initiate a prescription for a chronic disease (with 6–12 pharmacists per province having such agreements). Alberta required pharmacists to have authorization, based on a detailed application, in order to initiate any provincially regulated drug (with about 1150 pharmacists having this authorization). Pharmacists were allowed to administer vaccines in 9 provinces, and 5 provinces allowed pharmacists to administer drugs by injection. Three provinces had systems in place for pharmacists to access laboratory test results, and 2 allowed pharmacists to order laboratory tests. Five provinces had government-reimbursed programs in place for select prescribing services; however, all 9 provinces with public vaccination programs reimbursed pharmacists for this service.Conclusions: Pharmacist prescribing differs among Canadian provinces. Although most provinces allow emergency prescribing and renewal or adaptation of prescriptions by pharmacists, only 4 provinces allow prescription initiation, with variable criteria and scope. Despite some progress to enhance patient flow through the health care system (e.g., by allowing pharmacists to extend prescriptions), further work should be pursued to harmonize clinical practices across Canada and to enable pharmacists to initiate and manage drug therapy.RÉSUMÉContexte : Au cours de la dernière décennie, la pratique des pharmaciens a énormément évolué au Canada; or, le champ de pratique est très différent d’une province à l’autre.Objectif : Décrire les champs de pratique des pharmaciens en ce qui touche au droit de prescrire dans les différentes provinces canadiennes en utilisant le modèle de prescription en Alberta (province d’appartenance des auteurs) comme point de référence.Méthodes : La présente enquête transversale s’appuyait sur des scénarios cliniques pour la prescription en situation d’urgence, l’ajustement ou la prolongation d’une ordonnance et la prescription initiale en cas de maladie chronique. On a demandé aux pharmaciens de parler de leur capacité d’administrer des substances injectables; de prescrire des examens de laboratoire ou d’en accéder aux résultats; des exigences en matière de certification et de formation; et des modèles de remboursement.Résultats : Treize pharmaciens représentant les provinces canadiennes autres que l’Alberta ont été sondés à la fin de l’année 2015 pour comparer leurs champs de pratique à celui de l’Alberta. En fonction de détails précis des scénarios préétablis, les pharmaciens étaient en mesure de prescrire en situation d’urgence dans 9 des 10 provinces, de prolonger des ordonnances dans toutes les provinces et d’ajuster des ordonnances dans 6 provinces. Trois provinces exigeaient des pharmaciens qu’ils aient des ententes de pratique en collaboration spécifiant un domaine de pratique afin d’initier une thérapie médicamenteuse en cas de maladie chronique (6 à 12 pharmaciens par province possédaient de telles ententes). L’Alberta exigeait des pharmaciens qu’ils aient une autorisation en fonction d’une demande détaillée pour amorcer un traitement à l’aide d’un médicament réglementé par la province (environ 1 150 pharmaciens détenaient une telle autorisation). Les pharmaciens pouvaient administrer des vaccins dans 9 provinces et des médicaments injectables dans 5 provinces. Trois provinces possédaient des systèmes permettant aux pharmaciens de consulter les résultats d’examens de laboratoire et 2 provinces les autorisaient à prescrire de tels examens. Cinq provinces avaient en place des programmes de remboursement pour certains services de prescription; cependant, les 9 provinces dotées de programmes publics de vaccination remboursaient les pharmaciens pour ce service.Conclusions : Le droit de prescrire des pharmaciens varie d’une province canadienne à l’autre. Bien que la majorité des provinces permettent aux pharmaciens de prescrire en situation d’urgence et de prolonger ou d’ajuster une ordonnance, seules 4 provinces leur permettaient d’initier une thérapie médicamenteuse, et le champ et les critères encadrant cette activité étaient variables. Malgré des progrès visant à améliorer l’accès des patients aux soins et aux services de santé (notamment à l’aide de la prolongation des ordonnances par les pharmaciens), il est nécessaire d’harmoniser davantage les pratiques cliniques dans l’ensemble du Canada et de permettre aux pharmaciens d’amorcer et de gérer la pharmacothérapie