The Canadian Journal of Hospital Pharmacy (CJHP) / Le Journal canadien de la pharmacie hospitalière (JCPH)
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Faire avancer les soins climatiques dans les soins de santé : feu vert au secteur de la pharmacie
Health Care Workers’ Perceptions of a Pharmacist-Led Collaborative Practice Agreement for Prescribing Nirmatrelvir/Ritonavir to Eligible Patients with COVID-19
Impact of Short-Acting Spinal Anesthetic on Discharge from Postanesthetic Care Unit: A Retrospective Analysis
Background: Chloroprocaine has recently regained accessibility as a short-acting local anesthetic in Canada. It offers an alternative to bupivacaine, the predominant spinal anesthetic used at Vancouver Coastal Health sites in Vancouver, British Columbia.
Objective: To compare the recovery profile of surgical patients who received either chloroprocaine or bupivacaine for spinal anesthesia.
Methods: This multicentre retrospective cohort study involved adult patients who received chloroprocaine or bupivacaine as spinal anesthetic for short-duration surgery. The primary outcome was the time from admission to the postanesthesia care unit (PACU) to discharge from the PACU. Time from PACU admission to discharge readiness was also assessed, along with the perioperative variables of type of operation performed, duration of surgery, dose of anesthetic, dose of intraoperative analgesic, and number of days from operation to hospital discharge.
Results: The study involved 145 patients aged 30 to 94 years: 72 who received chloroprocaine and 73 who received bupivacaine. For the primary outcome, there was a nonsignificant shorter time from PACU admission to discharge for the chloroprocaine cohort (mean difference 36 minutes, p = 0.07). There was a significant difference favouring chloroprocaine over bupivacaine in the time from PACU admission to meeting PACU discharge criteria (mean difference 48 minutes, p < 0.001). Chloroprocaine was associated with significantly shorter surgery duration (mean difference 5 minutes, p = 0.026). Regression analysis showed a significant correlation between the anesthetic given and the time to meeting PACU discharge eligibility (p < 0.001).
Conclusion: Use of chloroprocaine was associated with earlier time to patients meeting PACU discharge criteria. These findings support the potential benefit of chloroprocaine over bupivacaine in terms of achieving earlier PACU discharge readiness, although this difference did not consistently translate into earlier actual PACU discharge.
Keywords: chloroprocaine, bupivacaine, spinal anesthesia, postanesthetic recovery
RÉSUMÉ
Contexte : La chloroprocaïne est récemment redevenue disponible en tant qu’anesthésique local à action courte au Canada. Elle peut être utilisée à la place de la bupivacaïne, l’anesthésique spinal prédominant utilisé aux sites de Vancouver Coastal Health, à Vancouver (Colombie-Britannique).
Objectif : Comparer le profil de rétablissement des patients chirurgicaux ayant reçu de la chloroprocaïne ou de la bupivacaïne pour une anesthésie spinale.
Méthodologie : Cet examen rétrospectif multicentrique des dossiers impliquait des patients adultes ayant reçu de la chloroprocaïne ou de la bupivacaïne comme anesthésique spinal pour une chirurgie de courte durée. Le principal critère de l’évaluation était le temps écoulé entre l’admission à l’unité de soins post-anesthésie (USPA) et le congé de l’USPA. Le temps écoulé entre l’admission à l’USPA et la préparation au congé a également été évalué, ainsi que des variables périopératives, soit, le type d’opération réalisée, la durée de la chirurgie, la dose d’anesthésique, la dose d’analgésique peropératoire et le nombre de jours entre l’opération et le congé de l’hôpital.
Résultats : Cet examen portait sur 145 patients âgés de 30 à 94 ans : 72 ayant reçu de la chloroprocaïne et 73, de la bupivacaïne. Concernant le principal critère de l’évaluation, un temps plus court mais non statistiquement significatif entre l’admission à l’USPA et le congé pour la cohorte de patients ayant reçu de la chloroprocaïne (différence moyenne de 36 minutes, p = 0,07) a été constaté. On a par contre constaté une différence significative en faveur de la chloroprocaïne par rapport à la bupivacaïne quant au temps entre l’admission à l’USPA et le moment où les critères de congé de l’USPA étaient remplis (différence moyenne de 48 minutes, p < 0,001). La chloroprocaïne a été associée à une durée de chirurgie plus courte statistiquement significative (différence moyenne 5 minutes, p = 0,026). L’analyse de régression a montré une corrélation significative entre l’anesthésique administré et le temps nécessaire pour répondre aux critères d’admissibilité au congé de l’USPA (p < 0.001).
Conclusion : L’utilisation de la chloroprocaïne a été associée à un délai plus court avant que les patients répondent aux critères de congé de l’USPA. Ces résultats appuient l’avantage potentiel de la chloroprocaïne par rapport à la bupivacaïne sur le plan de la préparation plus précoce au congé de l’USPA, bien que cette différence ne se traduise pas systématiquement en un congé réel plus rapide de l’USPA.
Mots-clés : chloroprocaïne, bupivacaïne, anesthésie spinale, rétablissement post-anesthésiqu
Enteral Nimodipine in Aneurysmal Subarachnoid Hemorrhage: Real-World Application and Challenges
Background: Guidelines recommend nimodipine as the standard of care for patients with aneurysmal subarachnoid hemorrhage (aSAH). Compared with placebo, this agent has been shown to reduce death and dependency on others for activities of daily living. However, retrospective data suggest that patients may not receive full treatment with nimodipine.
Objectives: The primary objective was to determine the proportion of patients with aSAH admitted to an intensive care unit (ICU) or high-acuity unit (HAU) at a tertiary referral hospital who received the guideline-recommended dose and duration of nimodipine. A secondary objective was to describe barriers to receiving full treatment.
Methods: This retrospective chart review involved a convenience sample of 100 patients with aSAH who were admitted to the ICU or HAU of a tertiary referral hospital between January 1, 2012, and August 31, 2022. The analysis was based on descriptive statistics.
Results: Of the 100 patients with aSAH admitted to the ICU or HAU, 1 (1%) received the guideline-recommended dose and duration of nimodipine. Ninety-five (95%) of the patients experienced a delay to initiation, mainly due to transfer from another hospital (n = 45, 47%) and/or lack of a safe enteral route (n = 62, 65%). Sixty-six (66%) of the patients received alternative dosing, most because their blood pressure was below target (n = 16, 24%) or because of vasospasm requiring a higher blood pressure target (n = 22, 33%). A total of 99 patients (99%) had early discontinuation and/or treatment interruption of nimodipine; reasons included vasospasm requiring a higher blood pressure target (n = 12, 12%) and nimodipine not being continued on transfer or discharge (n = 14, 14%).
Conclusions: Most of the patients in this study did not receive the full course of nimodipine therapy due to multiple barriers. Pharmacists can play a role in optimizing treatment by educating staff at transferring sites about timely initiation of therapy, reconciling medications on transfer or discharge, and mitigating interactions with concomitant medications.
Keywords: aneurysmal subarachnoid hemorrhage, cerebral vasospasm, nimodipine, calcium channel blocker
RÉSUMÉ
Contexte : Les lignes directrices recommandent la nimodipine comme la norme de soins pour les patients atteints d’une hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale (HSA). Il a été démontré que ce médicament réduisait la mortalité et la dépendance à l’égard d’autrui pour les activités de la vie quotidienne, par rapport au placebo. Cependant, des données rétrospectives indiquent que les patients pourraient ne pas recevoir le traitement complet à base de nimodipine, tel que prescrit.
Objectifs : L’objectif principal consistait à déterminer la part de patients atteints d’une HSA admis en unité de soins intensifs (USI) ou en unité de soins de haute acuité (USHA) dans un hôpital de référence tertiaire ayant reçu la dose de nimodipine recommandée par les lignes directrices pendant la durée du traitement également recommandée. L’objectif secondaire consistait quant à lui à décrire les obstacles empêchant le patient de recevoir le traitement complet, tel que prescrit.
Méthodologie : Cette étude rétrospective des dossiers portait sur un échantillon de commodité de 100 patients atteints d’une HSA, admis en USI ou en USHA d’un hôpital de référence tertiaire entre le 1er janvier 2012 et le 31 août 2022. L’analyse se basait sur des statistiques descriptives.
Résultats : Sur les 100 patients atteints d’une HSA admis en USI ou en USHA, un seul (1 %) a reçu la dose de nimodipine recommandée par les lignes directrices pendant la durée de traitement recommandée. L’initiation du traitement était retardée chez 95 patients (95 %), les raisons principales étant le transfert depuis un autre hôpital (n = 45, 47 %) et l’absence d’une voie entérale sécuritaire (n = 62, 65 %). Soixante-six patients (66 %) ont reçu un autre dosage, soit parce que la valeur de leur tension artérielle était inférieure à la cible (n = 16, 24 %), soit en raison d’un vasospasme nécessitant une valeur cible de tension artérielle plus élevée (n = 22, 33 %). Au total, 99 patients (99 %) ont vu l’arrêt précoce ou l’interruption de leur traitement par nimodipine; les raisons comprenaient un vasospasme nécessitant une valeur cible de tension plus élevée (n = 12, 12 %) et la non-continuité de la nimodipine lors du transfert ou du congé de l’hôpital (n = 14, 14 %).
Conclusions : La plupart des patients de cette étude n’ont pas reçu le traitement complet à base de nimodipine en raison de multiples obstacles. Les pharmaciens peuvent jouer un rôle pour optimiser le traitement en sensibilisant le personnel des établissements de transfert à l’initiation rapide de la thérapie, en conciliant les médicaments lors du transfert ou du congé et en atténuant les interactions avec les médicaments concomitants.
Mots-clés : hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale, vasospasme cérébral, nimodipine, bloqueur des canaux calcique
Canadian Monitoring Program for Surface Contamination with 11 Antineoplastic Drugs in 126 Centres: Results for 2023
Background: Occupational exposure to antineoplastic drugs can lead to long-term adverse effects on workers’ health.
Objective: To describe contamination with 11 antineoplastic drugs measured on surfaces within health care centres.
Methods: Centres sampled 12 standardized sites: 6 in oncology pharmacies and 6 in outpatient clinics. Samples were analyzed by ultra- performance liquid chromatography–tandem mass spectrometry.
Results: A total of 126 Canadian centres participated over the period January to April 2023. Cyclophosphamide (411/1476, 28%) and gemcitabine (352/1476, 24%) were frequently found on surfaces; less than 10% of samples were contaminated with the other 9 drugs. The 90th percentile of concentration was 0.0095 ng/cm2 for cyclophosphamideand 0.0040 ng/cm2 for gemcitabine. The armrest of a treatment chair (93/123, 76%) and the front grille inside the biological safety cabinet (61/123, 50%) were frequently contaminated with cyclophosphamide.
Conclusions: This monitoring program allowed centres to benchmark their contamination and helped increased awareness. Frequent decontamination, safe handling practices, and the use of personal protective equipment are mandatory.
Keywords: occupational exposure, surface monitoring, antineoplastic drugs, cyclophosphamide, gemcitabine
RÉSUMÉ
Contexte : L’exposition des travailleurs aux médicaments antinéoplasiques peut mener à des effets indésirables à long terme sur leur santé.
Objectif : Décrire la contamination des surfaces des établissements de santé à 11 antinéoplasiques.
Méthodologie : Les établissements participants ont échantillonné 12 surfaces standardisées, soit 6 dans les pharmacies d’oncologie et 6 dans les cliniques externes. Les échantillons étaient analysés par chromatographie liquide à ultra haute performance couplée à la spectrométrie de masse.
Résultats : Au total, 126 établissements canadiens ont participé entre janvier et avril 2023. Le cyclophosphamide (411/1476, 28 %) et la gemcitabine (352/1476, 24 %) étaient fréquemment mesurés sur les surfaces; moins de 10% des échantillons étaient contaminés avec les neuf autres médicaments dosés. Le 90e percentile de la concentration était de 0,0095 ng/cm2 pour le cyclophosphamide et de 0,0040 ng/cm2 pour la gemcitabine. Les bras des fauteuils d’administration (93/123, 76 %) et les grilles des enceintes de sécurité biologique (61/123, 50 %) étaient fréquemment contaminés avec le cyclophosphamide.
Conclusions : Ce programme de surveillance a permis aux établissements de comparer leur contamination et d’accroître la sensibilisation des travailleurs. La décontamination fréquente, les pratiques de manipulation sécuritaires et le port d’équipement de protection individuelle sont essentiels.
Mots clés : exposition professionnelle, surveillance environnementale, antinéoplasiques, cyclophosphamide, gemcitabin
Nova Scotia Health Influenza Treatment Team: Virtual Care Pathway to Antiviral Treatment
CSHP Professional Practice Conference 2025: Poster Abstracts / Conférence sur la pratique professionnelle 2025 de la SCPH : Résumés des affiches
Counting the Carbon: Quantifying Financial and Environmental Implications of Wasted Inhaler Doses in the Hospital Setting
Background: Inhalers contribute to health care–related environmental impacts, particularly through greenhouse gas emissions. They are dispensed in multidose formats, which leads to waste, yet little is known about the environmental impact of inhaler waste in the hospital setting.
Objectives: The primary objective was to quantify wasted inhaler actuations on adult medicine and respiratory wards at a community and a tertiary hospital. Secondary objectives were to quantify the cost and carbon footprint of wasted doses, to determine the rate of duplicate inhaler dispensing, and to quantify the prevalence of dispensed inhalers remaining unused.
Methods: For this multicentre, retrospective chart review, the pharmacy informatics team generated a report of adult inpatients for whom one or more inhalers were dispensed from the pharmacy to the respiratory and general medicine wards at a 500-bed tertiary hospital or to the medicine–surgery ward at a 48-bed community hospital over 3 nonconsecutive months (during fiscal year 2021/22). The number of inhalers dispensed was compared with the number of doses documented on patients’ medication administration records.
Results: In this study, 23 031 actuations (211 inhalers) were dispensed for 132 patients. Of these, 81.9% were wasted, at a total cost of sur les trois mois à l’étude. Pour 22 patients (16,7 %), au moins un inhalateur a été délivré sans qu’aucune dose n’ait été administrée; pour 16 patients (12,1 %), un inhalateur a été délivré deux fois. L’empreinte carbone des doses gaspillées s’élevait à 1 226 342 grammes d’équivalent dioxyde de carbone, soit l’équivalent de 5951 km parcourus en voiture.
Conclusions : Cette étude a mis en évidence un gaspillage important d’inhalateurs en milieu hospitalier, qui contribue à l’empreinte carbone des soins de santé, sans contribuer aux soins pour les patients. Ces résultats soulèvent des questions importantes sur la manière de continuer à offrir des soins de haute qualité, tout en réduisant l’empreinte carbone et les coûts pour les soins de santé.
Mots-clés: gaspillage de médicaments, médicaments multidoses, inhalateurs, émissions de gaz à effet de serre, changement climatiqu