Madagascar Conservation & Development (E-Journal)
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    Analyse cognitive d’une politique publique : justice environnementale et « marchés ruraux » de bois-énergie

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    Résumé Madagascar élabore depuis 1999 une politique publique relative à l’énergie domestique expérimentée d’abord dans le cadre d’un programme pilote financé par l’aide internationale. Les deux principaux objectifs de cette politique sont, d’une part, l’approvisionnement durable des populations urbaines à faible pouvoir d’achat en charbon de bois pour la cuisson et, d’autre part, de réduire la pauvreté des ménages ruraux par des activités génératrices de revenus tels que l’exploitation et le commerce du charbon de bois dans le cadre d’une gestion durable des forêts. L’article est fondé sur les enquêtes de terrain de l’auteur et présente une analyse cognitive (c’est-à-dire social-constructiviste) de ce programme pilote qui débouche sur quatre principales conclusions. (i) L’inefficacité écologique des marchés ruraux n’est pas perçue comme un problème public tant que l’approvisionnement des villes en charbon au moindre coût est socialement tenu pour résolu efficacement et avec justesse. (ii) Le relativisme culturel de cette conception de la justice environnementale est « universalisable » en ce que l’impératif surplombant d’approvisionner les villes africaines en énergie domestique au moindre coût est également invoqué par les organismes de développement. (iii) Le programme analysé est un cas typique d’inversion normative où les solutions disponibles ont déterminé les manières d’identifier le problème. (iv) Le concept de marché rural de bois-énergie est un « cadre d’interprétation du monde » qui justifie les mesures à prendre en démontrant le lien avec le diagnostic empirique même si les populations et administrations destinataires en font d’autres interprétations.   Abstract The article describes how the policy concept of ‘rural charcoal markets’ coined in the 1990s by French technical assistants in West Africa was implemented a decade later in Madagascar by a pilot project to experiment a nationwide policy of forest management for domestic energy. The main goals of this policy are to provide cheap and sustainable domestic energy sources to poor urban dwellers; and to reduce the poverty of rural households by promoting sustainable forest management including income generation through producing and marketing charcoal. The article is based on the author’s personal fieldwork and presents a cognitive (i.e., social constructivist) analysis of this policy program which leads up to four main conclusions. (i) The ecological inefficiency of rural markets is not considered a public problem as long as the task of providing cheap charcoal to urban dwellers is socially perceived to be effectively and equitably solved by parallel product chains. (ii) The cultural relativity of this conception of environmental justice is universal insofar as the overriding goal of providing cheap charcoal to urban dwellers is shared and invoked by international aid donors. (iii) The pilot project under study is a case of normative inversion where previously existing policy solutions determined the ways in which the public problem came to be identified. (iv) The concept of rural fuel-wood market is a cognitive framework for viewing the world, which justifies policy measures to be adopted by invoking factual information even when this cultural representation is not widely shared by targeted populations and administrations

    Exploring discourses of indigeneity and rurality in Mikea Forest environmental governance

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    ABSTRACT This article examines discourses of indigeneity and rurality that define and classify different categories of resource users in the context of Mikea Forest environmental governance. Many Malagasy peoples live in, have deep cultural ties with, and directly depend on the island’s forests, but Mikea people are the only to be legally recognized as ‘indigenous peoples’ as defined by Operational Directive 4.20 of the World Bank. In policy documents, scholarship, and media productions, Mikea people are represented as a small, culturally distinct population of primitive forest foragers. In contrast, other subsistence producers living in the region are represented as invasive and harmful to Mikea people and the Mikea Forest environment. However, there are significant incongruities between these representations and local history, cultural norms, and social-environmental realities. While the intent of international norms for indigenous rights in conservation and development contexts is to mitigate risk of harm and improve democratic participation among historically underrepresented peoples, this case highlights how imposed notions of indigeneity can in some cases actually increase local vulnerabilities. Mikea Forest environmental policies should be amended to mitigate risk of insecurities faced by a broad range of forest residents, Mikea and non-Mikea, due to socio-political exclusions, restricted livelihoods, and reduced territorial rights.   RÉSUMÉ L’objectif de cet article est d’examiner comment dans le cadre de la mise en place de politiques publiques à l’échelle de la forêt des Mikea, et dans les discours sur l’indigénisme et la ruralité qui y sont associés, sont définies et classifiées les différentes catégories d’utilisateurs des ressources. De nombreux malgaches vivent, ont des attaches culturelles et dépendent directement des îlots forestiers pour leur subsistance ; néanmoins seuls les Mikea sont légalement reconnus comme des « peuples autochtones » tels que définis par la directive opérationnelle 4.20 de la Banque Mondiale et auraient dés lors des droits particulier sur le territoire et les forêts. Dans les textes des politiques environnementales ou dans les médias, les Mikea sont présentés comme une population autochtone au mode de vie originel et détentrice d’une culture inédite tandis que les populations voisines sont perçues comme des envahisseurs perturbant l’organisation sociale et les forêts des Mikea. Toutefois, il existe des décalages importants entre ces représentations et les réalités du terrain : les fondements de l’identité locale ne correspondent pas aux définitions officielles de l’autochtonie présentée dans les documents du développement. Les Mikea et les populations voisines sont en fait largement interdépendants et tous pratiquent un éventail d’activités économiques fondées sur les facteurs de saisonnalité, les compétences ou les demandes du marché. Contrairement aux représentations officielles présentant la culture des Mikea comme unique et autonome, ceux-ci appartiennent aux mêmes clans et partagent les mêmes pratiques que leurs voisins jugés illégitimes au regard de la gestion des territoires. L’histoire montre en outre une longue participation des peuples Mikea aux échanges commerciaux régionaux et mondiaux et des échanges constants avec les missionnaires. L’objectif des normes internationales pour les droits des peuples autochtones est de réduire les risques de vulnérabilité et d’améliorer la participation démocratique des peuples sous-représentés dans les instances officielles ; notre recherche montre au contraire que les notions imposées de l’autochtonie peuvent dans certaines situations accentuer les vulnérabilités des peuples à l’échelle locale. Les politiques environnementales concernant la forêt Mikea devraient être améliorées pour prendre en compte les insécurités rencontrées par une grande partie des résidents de la forêt, Mikea et non Mikea. Les acteurs de la conservation et du développement pourraient parvenir à mettre en place des politiques plus justes et plus démocratiques, et devraient chercher à atténuer les conséquences négatives des politiques déjà en place.

    Who wants to conserve remaining forest fragments in the Manompana Corridor?

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    Contiguous forests in Madagascar are continuously converted into forest fragments due to deforestation, and dispersed into landscape mosaics dominated by agriculture. These fragments are of increasing importance for biodiversity conservation as well as for the well being of rural inhabitants, providing a high diversity of timber and non- timber forest products. An increasing number of international projects are therefore trying to preserve remaining forests and to transfer the management of these forests to local communities. However, it is not known how important the preservation of forest fragments is to local people. We therefore explore the importance of forest fragments as a source of cash income to different groups separated by wealth level and access to forest resources. A multi-method research approach was taken, based on score application exercises as well as interviews with individual households and focus groups. Our study site was located at the east coast of Madagascar in the Manompana corridor. Results show that some groups are significantly more interested in the preservation of forest fragments than others. Interest is significantly related to the wealth of local inhabitants as well as to the walking distance between villages and forest resources. Nevertheless, interest in resource preservation does not depend on how important fragments are to local people, but rather on the awareness about resource scarcity.  Résumé En raison d’une forte déforestation sur la côte est de Madagascar, de nombreux massifs forestiers d’un seul tenant et de vastes écosystèmes interconnectés ont été détruits, laissant des fragments de forêts qui s’intègrent dans une mosaïque paysagère dominée par l’agriculture. Ces fragments gagnent en importance. Ils jouent un rôle de premier plan dans les réseaux de biodiversité en assurant un certain niveau de connectivité. Mais les fragments sont essentiels au bien - être de la population locale, fournissant produits et services pour la consommation quotidienne ou donnant accès à un revenu monétaire. Sur un plan global, aussi bien les organisations de protection de la nature que les milieux scientifiques essayent d’endiguer la déforestation. Depuis les années 1996 la politique nationale à Madagascar a généré lois et processus visant à transférer la gestion des ressources forestières de l’Etat aux communautés locales. Cependant, il n’a pas été possible, jusqu’à ce jour, d’atténuer l’ampleur de la destruction et de la fragmentation des forêts pluviales de l’île. Plus encore, à l’heure actuelle la perception de l’importance des fragments de forêts n’est pas connue par la population. Un projet de recherche a été lancé pour contribuer à combler cette lacune, dans le corridor de Manompana, sur la côte. Les buts de ce projet étaient (i) d’explorer l’importance des fragments de forêts pour les revenus monétaires de la population locale et (ii) d’analyser la perception de l’importance des fragments de forêts par la population locale. Les recherches se sont déroulées dans quatre villages situés à des distances différentes du grand massif forestier. La population locale a été répartie en différentes catégories de niveau de vie et en fonction de la distance à parcourir entre les villages et la forêt. Cette approche a permis d’étudier le rôle de la forêt quant aux revenus monétaires des différents groupes de la population. Nous avons également cherché à établir un lien entre l’ampleur des revenus monétaires et un intérêt à conserver les fragments de forêts qui subsistent. Nos méthodes de recherche font recours à des exercices de « scoring », à des discussions avec des groupes ciblés et à des enquêtes de ménages. Il ressort des analyses que certains groupes ont un intérêt à conserver les fragments forestiers. Cet intérêt est significativement lié, d’une part, au niveau de vie de la population, d’autre part, à la distance entre le village et le massif forestier. Cependant, l’intérêt à conserver les fragments de forêts est plus fortement lié à la conscience de la finitude des ressources forestières qu’au montant des revenus monétaires que la population peut tirer des produits forestiers.

    Notes on bat diversity at Berenty Private Reserve and Beza Mahafaly Special Reserve in southern Madagascar

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    Surveys of bat diversity are rare for the southern domain of Madagascar. Mistnetting for bats took place at Berenty Private Reserve in southeastern Madagascar during a six months study in 2009 and at Beza Mahafaly Special Reserve in southwestern Madagascar for one month in 2011. At Berenty, Hipposideros commersoni, Triaenops rufus, Myotis goudoti, and Miniopterus spp. were captured along trails and clearings inside forests. Two bats, T. rufus and Miniopterus sp., were captured near the Beza Mahafaly Special Reserve. These captures increase the known bat diversity reported for both sites, but more surveys at Berenty and Beza Mahafaly are recommended.  RÉSUMÉ Dans le Sud de Madagascar, les études sur les chauves-souris sont rares. Des opérations de capture furent conduites dans la réserve privée de Berenty dans le cadre d’une étude de six mois en 2009 puis dans la Réserve Spéciale de Beza Mahafaly pendant un mois en 2011. Avant cette étude à Berenty, la biodiversité microchiroptère de la réserve était méconnue. Hipposideros commersoni, Triaenops rufus, Myotis goudoti et Miniopterus spp. furent capturés le long des sentiers et dans des clairières à Berenty. La capture de T. rufus et de Miniopterus sp. près de Beza Mahafaly porta à sept le nombre d’espèces de chauves-souris répertoriées sur le site. Pour les deux réserves, il est souhaitable de mener d’avantage d’études dans des habitats variés et à des saisons différentes. Des spécimens de référence et des échantillons de tissus devraient être collectés afin de faciliter les identifications de certaines espèces de Miniopterus. Il est également nécessaire d’estimer la disponibilité en insectes et en dortoirs à Berenty, à Beza Mahafaly et dans d’autres localités malgaches afin de déterminer les facteurs limitants de ces sites

    Survival of a wild ring-tailed lemur (Lemur catta) with abdominal trauma in an anthropogenically disturbed habitat

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    Soft tissue injuries are rarely reported in wild primates as these heal fast, are not obvious, and are rapidly scavenged or decompose after death. An adult female ring-tailed lemur (Lemur catta) was found to have a chronic gastrointestinal fistula in Beza Mahafaly Special Reserve, Madagascar. She was observed monthly for 13 months until her remains, which showed evidence of dog predation, were found. Until then, she was in good body condition, had gained weight from the previous year and was observed to exhibit normal behaviour and produce an infant. This report documents a wild strepsirrhine primate able to survive significant soft tissue injury in an anthropogenically disturbed habitat.  RÉSUMÉ Il est rare que des blessures dans les tissus mous soient signalés chez les primates vivant à l’état sauvage car ces blessures guérissent rapidement, sont moins visibles ou que les animaux eux-mêmes se décomposent ou sont rapidement mangés par d’autres animaux après leur mort. Une femelle adulte de lémur catta (Lemur catta) a été trouvée avec une fistule gastro-intestinale chronique. Elle avait été observée vivante tous les mois pendant 13 mois avant que nous ne trouvions son cadavre, qui montrait des signes de prédation par des chiens. Jusque-là, elle était en bonne condition physique, avait pris du poids par rapport à l’année précédente, montrait un comportement normal et avait donné naissance à un petit. Ce rapport documente une lésion grave des tissus mous sur un Prosimien qui a été capable de survivre dans un habitat perturbé par l’homme

    Ideology and the self-fulfilling prophecy in conservation and social science research

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    In this essay, I propose an analytical model, ‘zones of intermediality’, designed to research socio-cultural dynamics in foreign large-scale land projects. ‘Zones of intermediality’ refers to the ontological grids of (inter)national-local stakeholder encounters where diverse ideologies, discourses and practices of land use and valuation are mediated. The model was constructed to analyze conceptual similarities and differences between and within stakeholder groups in such land projects. Just as local ‘communities’ are composed of people with varied social realities, economies, political relations, knowledge, views and perceptions, so are other stakeholder groups. Researchers are not immune to such realities. The subjectivity and epistemologycal rooting of the researcher impact on what he or she sees in the field and what is eventually reported in research publications. Thus, the essay argues for a reflection on these processes in view of the fact that we ourselves mediate representations of ‘local’ people to academic and non-academic audiences. I hope that the ‘zones of intermediality’ model will be useful in facilitating such reflections. RÉSUMÉ Dans cet article, je propose de considérer un modèle analytique dénommé ‘zones d’intermédialité’ conçu pour faire progresser les outils de recherche des dynamiques socioculturelles associées avec des projets d’acquisition foncière de grande envergure en Afrique continentale et à Madagascar. Le modèle ‘zones d’intermédialité’ s’inscrit dans des grilles ontologiques de rencontres d’intervenants (inter)nationaux à locaux dans lesquelles divers idéologies, discours et pratiques ont une influence sur l’utilisation des terres et sur l’évaluation foncière. Le modèle a été conçu pour procéder à une analyse détaillée des différences et des similarités entre et au sein de tels projets d’acquisition foncière. Au même titre que les ‘communautés’ locales sont constituées de personnes avec des réalités sociales, économiques et politiques différentes, et que cette diversité a un effet sur leur opinion et leurs perceptions, convient-il de préciser que ces diverses réalités s’imposent également aux autres groupes d’intervenants et même aux chercheurs qui ne sont pas indifférents à de telles réalités. Les racines subjectives et épistémologiques du chercheur influencent ce qu’il observe sur le terrain et ce qu’il rapporte ultérieurement dans ses publications. C’est pour toutes ces raisons que j'invite à une réflexion sur ces procédés dans la mesure où nous sommes nous-mêmes amenés à influencer les représentations des gens locaux destinés à un public universitaire ou non. J’espère que le modèle ‘zones d’intermédialité’ facilitera de telles réflexions.

    Biodiversity offsetting – en vogue in Madagascar?

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    Editorial for 7:

    A survey of cardinalfish (Apogonidae) of Antsiranana Bay, northern Madagascar

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    The cardinalfish of Antsiranana Bay, northern Madagascar, were surveyed over an 11 month period by underwater census employing a simple search pattern using self-contained underwater breathing apparatus. Over this period 15 species were observed including one species not previously recorded in Madagascar, Siphamia versicolor. Whilst some species were ubiquitous across sites within the bay others appeared only as single records. Cardinalfish communities were compared between sites within the bay using PRIMER 6 (Plymouth Routines In Multivariate Ecological Research) and on a national scale against existing records. Overall the species richness of cardinalfish in Antsiranana Bay is less than that observed in other regions of Madagascar. The reasons behind these regional variations include oceanic currents, temperature, depth, disturbance and sedimentation, a recognised threat to Madagascar’s marine communities. This final point was reaffirmed by comparison of cardinalfish communities between sites within the bay which revealed little variation in species composition between sites, with the exception of highly-sedimented sites in the north-east of the bay that had a significantly different cardinalfish fauna to the rest. As a family that relies on the complexity of the coral reef for shelter, and exhibit high site fidelity, examination of cardinalfish communities may provide a measure of the health of a region’s reef. RÉSUMÉ L’inventaire des poissons de la famille des Apogonidae de la baie d’Antsiranana, dans le Nord de Madagascar a été réalisé au cours d’une période de 11 mois sous forme d’un recensement sous-marin utilisant un modèle de recherche simple en plongée en scaphandre autonome. Au cours de cette période, 15 espèces ont été observées, dont une espèce qui n’était pas encore connue de Madagascar, Siphamia versicolor. Alors que certaines espèces étaient omniprésentes dans tous les sites de la baie, d’autres n’ont été relevées qu’une seule fois. Les communautés d’Apogonidae ont été comparées entre les sites de la baie à l’aide de PRIMER 6 (Plymouth Routines in Multivariate Ecological Research) et avec d’autres données existantes à l’échelle nationale. Dans l’ensemble, la richesse en espèces d’Apogonidae dans la baie d’Antsiranana est inférieure à celle observée dans d’autres régions de Madagascar. Les raisons de ces variations régionales peuvent être expliquées par les différences relevées sur les courants océaniques, la température, la profondeur, les perturbations et la sédimentation, cette dernière étant une menace reconnue pour les communautés marines de Madagascar. La sédimentation est ressortie dans la comparaison des communautés d’Apogonidae entre les sites de la baie qui a révélé peu de variation dans la composition des espèces entre les sites, si ce n’est que les sites présentant une sédimentation importante dans le Nord-est de la baie abritaient une faune différente des autres sites. Les Apogonidae ont besoin de trouver refuge dans la barrière de corail pour s’abriter et montrent ainsi une fidélité élevée aux sites ; l’étude des communautés d’Apogonidae peut ainsi constituer une mesure de l’état des récifs d’une région donnée

    Volume 7 | Issue 1

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    Geoconservation and geodiversity for sustainable development in Madagascar

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    Madagascar is well known for its unique and rare natural beauty, and it is one of the biodiversity hotspots for conservation priorities. Many efforts have been made for the protection of biodiversity, yet initiatives towards the conservation of geodiversity are often neglected. Geoconservation refers to the conservation of geological diversity or geodiversity, and it is often applied to a specific location, known as a geosite, where important earth features (geological, paleontological, geomorphological, hydrological and pedological) are protected, preserved and managed. Madagascar is very rich in natural resources and has many spectacular geological features, such as the beautiful gorges and canyons of Isalo, Tsingy de Bemaraha, Ankarana caves, hot springs and volcanic lakes of Itasy, all of which should be conserved and protected by local authorities, the private sector and local communities. Such initiatives can not only help to maintain and protect geological sites of particular importance, but also contribute to sustainable economic development. This essay aims to introduce geoconservation and sustainability in Madagascar, and to increase public knowledge and awareness of geodiversity and its conservation. The creation of geological tourism sites or geoparks is undoubtedly one of the most important steps to promote the conservation of geosites, and the promotion of earth science education should help expand and consolidate their protection. RÉSUMÉ Madagascar est renommée pour la beauté exceptionnelle de sa nature qui est unique. L'île est classée parmi les sites stratégiques nécessitant la mise en place de politiques de conservation de la biodiversité. Malgré les efforts déployés par les protecteurs de la nature au cours des dernières années pour la conservation des écosystèmes, la géoconservation demeure un nouveau concept de conservation qui est méconnu par la plupart des Malgaches. La géoconservation se réfère à la conservation de la diversité géologique ou géodiversité, qui s’applique généralement à un endroit spécifique désigné en tant que géosite, dans lequel on reconnait des éléments et des dispositifs géologiques importants qui méritent d’être protégés, préservés et gérés comme par exemple dans les domaines de la paléontologie, la géomorphologie, l’hydrologie et la pédologie. La géodiversité de Madagascar compte parmi les plus spectaculaires au monde, allant des rares gisements de minéraux à des paysages et des reliefs spectaculaires, en passant par de belles plages et des grottes qui sont autant de richesses qui pourraient être classées en tant que patrimoine géologique mondial. Face à la dégradation rapide de la géodiversité à Madagascar, il est urgent d’adopter une politique efficace de géoconservation de nombreux sites au profit de la population locale, qui devra aussi permettre de donner un coup de pouce au progrès vers le développement durable du pays.

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