Madagascar Conservation & Development (E-Journal)
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    Understanding species-level primate diversity in Madagascar

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    Over the past couple of decades Madagascar has witnessed an explosion in the number of primate species generally recognized. Much of this proliferation can be traced less to increasing knowledge of the lemur fauna than to the complete replacement of biological notions of the species by the Phylogenetic Species Concept (PSC), which views species as irreducible diagnosable units. The consequent focus on autapomorphy (unique possession of morphological and molecular derived features) as ‘the’ criterion for species recognition has led to the almost complete disappearance of lemur subspecies from Madagascar faunal lists; yet subspecies are an expected result of the evolutionary forces that gave rise to the island’s current pattern of biodiversity. Thanks in part to the perspective introduced by the PSC, it has become clear both that there is much more species-level diversity among Madagascar’s lemurs than was evident only a couple of decades ago, and that this diversity is much more complexly structured than we had thought. But it does not appear to be aptly reflected in the hard-line procedural adoption of the PSC across the board, a move that typically results in fifty-percent inflation in species numbers relative to those yielded by biological concepts. I argue here that the reflexive wholesale application of the PSC to Madagascar’s lemurs is inappropriate from both systematic and conservation standpoints, and that a return to biological species concepts, and to the corresponding criteria for species recognition, will allow us to attain a much fuller and more nuanced appreciation of lemur diversity at low taxonomic levels.   Résumé Depuis la fin du siècle dernier, nous avons été les témoins d’une explosion du nombre d’espèces de primates à Madagascar. Cette profusion découle cependant bien moins de l’évolution de nos connaissances sur les lémuriens que de la substitution des concepts biologiques de l’espèce par le Concept Phylogénétique de l’Espèce (CPE ou Phylogenetic Species Concept – PSC), ce dernier considérant l’espèce comme le plus petit groupe irréductible d’organismes qui puisse être différencié d’un autre groupe. L’autapomorphie (c'est-à-dire la possession de caractères dérivés uniques, morphologiques et moléculaires) est ainsi devenue ‘le’ critère pour distinguer les espèces, de sorte que la quasi-totalité des sous-espèces de lémuriens ont disparu des listes fauniques de Madagascar ; sachant cependant que les sous-espèces sont un résultat escompté des forces de l’évolution qui ont forgé la biodiversité que nous observons aujourd’hui sur l’île. Élever toutes les sous-espèces au rang d’espèces pour la simple raison qu’elles peuvent être diagnostiquées revient à amputer la faune malgache du mécanisme que nous connaissons et qui est justement à l’origine de la fameuse diversité malgache à des niveaux taxinomiques inférieurs. C’est en partie grâce à la perspective offerte par le CPE qu’il est devenu clair que la diversité des espèces de lémuriens de Madagascar était bien plus importante qu’on ne le pensait il y a encore quelques dizaines d’années, mais aussi que cette diversité avait une structure bien plus complexe que nous ne l’avions imaginée. Il semble cependant que dans l’ensemble, le CPE n’ait pas été adopté correctement dans sa procédure pure et dure, de sorte que nous assistons à une inflation de cinquante pourcent du nombre des espèces par rapport à celles qui sont révélées par les concepts biologiques. Je soutiens ici que l’application globale et réflexive du CPE aux lémuriens de Madagascar est inappropriée aussi bien du point de vue de la systématique que de la protection de la nature, et qu’un retour vers des concepts biologiques des espèces, et leurs critères inhérents à la reconnaissance des espèces, nous permettra de mieux appréhender la diversité des lémuriens avec les nuances nécessaires pour considérer les niveaux taxinomiques inférieurs. Accepter que les espèces sont dynamiques mais aussi des entités historiquement individualisées plutôt que des unités typologiques définies par la seule présence de caractères dérivés uniques nous permettra d’y voir plus clair et de nous poser les bonnes questions afin d’appréhender la diversité et la complexité biologiques de Madagascar

    Étude des impacts écologiques du dynamisme spatio-temporel des habitats naturels sur la faune menacée du Complexe Zones Humides Mahavavy-Kinkony, Madagascar

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    This study of the Mahavavy-Kinkony Wetland Complex (MKWC) assesses the impacts of habitat change on the resident globally threatened fauna. Located in Boeny Region, northwest Madagascar, the Complex encompasses a range of habitats including freshwater lakes, rivers, marshes, mangrove forests, and deciduous forest. Spatial modelling and analysis tools were used to (i) identify the important habitats for selected, threatened fauna, (ii) assess their change from 1950 to 2005, (iii) detect the causes of change, (iv) simulate changes to 2050 and (v) evaluate the impacts of change. The approach for prioritising potential habitats for threatened species used ecological science techniques assisted by the decision support software Marxan. Nineteen species were analysed: nine birds, three primates, three fish, three bats and one reptile. Based on knowledge of local land use, supervised classification of Landsat images from 2005 was used to classify the land use of the Complex. Simulations of land use change to 2050 were carried out based on the Land Change Modeler module in Idrisi Andes with the neural network algorithm. Changes in land use at site level have occurred over time but they are not significant. However, reductions in the extent of reed marshes at Lake Kinkony and forests at Tsiombikibo and Marofandroboka directly threaten the species that depend on these habitats. Long term change monitoring is recommended for the Mahavavy Delta, in order to evaluate the predictions through time. The future change of Andohaomby forest is of great concern and conservation actions are recommended as a high priority. Abnormal physicochemical properties were detected in lake Kinkony due to erosion of the four watersheds to the south, therefore an anti-erosion management plan is required for these watersheds. Among the species of global conservation concern, Sakalava rail (Amaurornis olivieri), Crowned sifaka (Propithecus coronatus) and dambabe (Paretroplus dambabe) are estimated the most affected, but at the site level Decken’s sifaka (Propithecus deckeni), kotsovato (Paretroplus kieneri) and Madagascan big-headed turtle (Erymnochelys madagascariensis) are also threatened. Local enforcement of national legislation on hunting means that MKWC is among the sites where the flying fox (Pteropus rufus) and Madagascan rousette (Rousettus madagascariensis) are well protected. Ecological restoration, ecological research and actions to reduce anthropogenic pressures are recommended.   RÉSUMÉ Cette recherche menée dans le Complexe Zones Humides Mahavavy-Kinkony a pour but d’évaluer les impacts écologiques du changement des habitats naturels sur les espèces menacées de sa faune. Des outils tels que le SIG, la télédétection ainsi que Marxan ont été combinés avec les études bibliographiques et les travaux de terrains pour (i) identifier les habitats naturels prioritaires pour la faune menacée du site, (ii) évaluer leur changement entre 1950 et 2005, (iii) déceler les causes du changement, (iv) élaborer une prospective des changements en 2050 et (v) évaluer les impacts du changement. Le changement des habitats naturels s’est déroulé au cours des temps mais il n’a pas été assez important au niveau global du site pour transformer radicalement les occupations du sol. Toutefois, le recul des phragmitaies du lac Kinkony et des forêts de Tsiombikibo et de Marofandroboka menace les espèces qui en dépendent. Le suivi du delta de Mahavavy doit être poursuivi et intensifié pour évaluer les menaces qui pèsent sur lui dans le contexte des changements climatiques. La situation de la forêt d’Andohaomby est préoccupante et son avenir menacé en l’absence d’actions concrètes. L’analyse de vulnérabilité à l’érosion du bassin du Kinkony a démontré que les changements physico-chimiques dus à l’érosion dans les quatre bassins au Sud du lac rendent nécessaires des aménagements anti-érosifs. Parmi les espèces de la faune vertébrée, Amaurornis olivieri, Propithecus coronatus et Paretroplus dambabe sont les espèces les plus affectées globalement, mais au niveau du site Propithecus deckeni, Paretroplus kieneri et Erymnochelys madagascariensis sont tout aussi vulnérables. Pteropus rufus et Rousettus madagascariensis seraient les espèces les mieux protégées

    The Eco-Geo-Clim model: explaining Madagascar’s endemism

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    Pleistocene paleoclimatic oscillations have had a major influence on the hydrological balance in Madagascar, from the scale of individual sites to watersheds. Water availability is one of the major factor influencing plant and animal life. An Eco-Geo-Clim model is considered here that encompasses ecological and geomorphological features in the context of changing climate to identify areas where water remained available during the driest periods, but also how water availability increased again when climatic conditions become warmer and wetter. This model is applied to a portion of western Madagascar encompassing the Tsiribihina and Mangoky watersheds and the Central Menabe center of endemism to describe the mechanism leading to landscape-level evolution and especially the distribution patterns observed today in some of the island’s endemic animal species, comparing narrowly vs. broadly endemic taxa. Résumé Les oscillations paléoclimatiques au cours du Pléistocène ont influencé tous les termes du bilan d'énergie stationnel (rayonnements, flux de chaleur latente, flux de chaleur dans le sol et flux de chaleur sensible). Associées aux précipitations, ces fluctuations ont contrôlé les bilans hydriques stationnels. Les bilans hydrologiques des bassins versants sont l'intégration spatiale et temporelle de ces bilans hydriques. La végétation et plus généralement la biomasse végétale sont dépendantes de ces deux types de bilans. L'interface entre l'atmosphère et la végétation est occupée par les sols et les formations superficielles, celles-ci sont le résultat de la dégradation des roches et de l'érosion des versants. Lorsqu'ils existent, ces sols ou géosols sont hérités de périodes humides antérieures. La disponibilité en eau est l'élément majeur de la vie végétale et animale, or celle-ci a fluctué au cours du Pléistocène ; lors de périodes sèches, les bilans sont déficitaires, la biomasse diminue, l'érosion hydrique domine l'altération, le paysage entier évolue d'amont en aval. Lors des bilans hydriques humides le retour vers un état voisin de l'actuel n'a pas été immédiat car chaque composante du milieu naturel possède une résilience temporelle propre. La proximité d'un bilan hydrique stationnel positif est indispensable à la survie de la faune et de la flore sylvicoles. Dans le cas de l'endémisme à Madagascar, cette difficulté a été résolue de deux manières opposées et a produit deux types d'endémisme. D'une part par l'existence de cours d'eau prenant leurs sources à haute altitude, d'autre part par certains reliefs résiduels dans lesquels l'eau libre existe exceptionnellement. 1) Au cours du Pléistocène, les hauts reliefs ont eu une alimentation permanente en précipitations, les sources et les cours d'eaux ont été alimentés, les ripisylves sont restées humides. À l'opposé, lors des périodes sèches, l'aval des bassins versants a été sec, les écoulements discontinus, les forêts ont reculé, les animaux associés ont disparu. Ce n'est pas le cas de sous bassins versants dans lesquels un écoulement a été pérenne et où la forêt et sa faune associée ont pu subsister. 2) Dans certaines parties basses, profitant de spécificité géologiques et géomorphologiques, des milieux exceptionnels ont facilité la conservation, la transformation et l'évolution de certaines espèces endémiques. Ce processus est dénommé modèle Eco-Geo-Clim

    The fitoaty: an unidentified carnivoran species from the Masoala peninsula of Madagascar

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    Little is known about carnivoran ecology and population dynamics in northeastern Madagascar, especially on the little studied Masoala peninsula. This leaves the status of threatened carnivores on the Masoala peninsula poorly understood. Even less is known about the relative taxonomic position and role of domestic, feral, and possible wild cats in Madagascar. Adequate conservation of the Masoala peninsula will remain limited until the status, threats, and roles of felines and native carnivorans in regional system dynamics are documented. Six of the ten car­nivoran species belonging to the endemic family Eupleridae, as well as introduced civets, domestic dogs, and cats are known to exist on the peninsula. This paper reports an animal of unknown identity in the Masoala carnivoran assemblage, the fitoaty. Specifically it, (i) reports preliminary observations on the fitoaty collected on the Masoala peninsula, and (ii) describes fitoaty distribution and habits based on local knowledge. Fitoaty appear to have a broad geographic range on the peninsula and to prefer contiguous forests near and within the Masoala National Park. The author tentatively identifies the fitoaty as Felis sp. but extensive carnivoran trapping and genetic testing of the fitoaty are needed to adequately assess the range and identity of this carnivoran and its potential impact on local ecosystems.   RÉSUMÉ L’écologie et la dynamique des populations de carnivores du Nord - est de Madagascar sont mal connues, plus particulièrement sur la presqu’île Masoala qui a été peu étudiée. Ce manque de connaissances empêche de statuer sur le degré de menace auquel font face les carnivores de la presqu’île. Il en est de même de la position taxinomique et du rôle écologique des chats domestiques et sauvages à Madagascar. La conservation de la presqu’île Masoala finira par pêcher tant que le statut, les menaces et les rôles des félins et des carnivores autochtones ne seront pas documentés dans la dynamique régionale. Parmi les dix espèces de carnivores appartenant à la famille endémique des Eupleridae, six sont connues de la presqu’île Masoala. La civette allochtone, les chiens domestiques et des chats ont également été recensés sur la presqu’île. Cet article décrit un animal d’une identité inconnue de la communauté des carnivores de la presqu’île Masoala, le fitoaty. Plus spécifiquement, il présente l’observation d’un carnivore non identifié par l’auteur d’une part et les résultats d’une évaluation indirecte à travers des enquêtes villageoises portant sur la présence de cet animal sur la presqu’île Masoala, d’autre part. À l’exception de sa grande taille (avec un poids estimé à 3–4 kg), d’une musculature développée, d’un pelage noir uniforme, court et brillant, et de ses yeux rouge - orangé, la morphologie du fitoaty rappelle celle d’un chat domestique. Il semblerait que le fitoaty serait distribué sur une vaste étendue géographique de la presqu’île Masoala. Contrairement aux chats sauvages rencontrés ailleurs à Madagascar, le fitoaty semble préférer les forêts du Parc National de Masoala et de ses environs. Même dans les villages où le fitoaty a été vu à de nombreuses reprises, il est considéré comme rare. Le fitoaty est provisoirement identifié comme une espèce de félins, à savoir Felis sp. mais une appartenance spécifique dépendra des résultats d’un programme de capture des carnivores et du dépistage génétique du fitoaty qui permettra également d’évaluer sa distribution et son impact éventuel sur les systèmes locaux. Dans la mesure où la presqu’île Masoala abrite l’un des derniers grands blocs de forêt humide de basse altitude à Madagascar et que les carnivores allochtones sont connus pour leurs impacts négatifs sur les espèces autochtones de Madagascar, il est indispensable de vérifier rapidement ce qu’il en est de l’identité, de la distribution et de l’impact écologique du fitoaty

    Étude de la sociologie des exploitants de bois de rose malgaches

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    At the start of 2009, there were 13 rosewood traders in Madagascar. By early 2012 their number had increased to 103 traders in the SAVA region alone. It has been in Antalaha that the growth of these traders has been the most explosive: the ‘original’ traders were joined by family members and also by their former wood collectors. These people were followed by newcomers, the result of which is a current total of 63 traders residing in just this urban centre. Notably, this is despite a ban on the exploiting of rosewood having been implemented in March 2010. Because of the rosewood trading community’s ongoing and concentrated activities in Antalaha, this small port could be cited as an urban centre where a faction of the community is actively challenging the State. The State dare not apply the laws implemented towards prohibiting trading of rosewood, but of course, there is a are common interests between the State and the operators. The current situation described here is not unique: it has recurred through various periods: pre-colonial, colonial and post-independence.   RÉSUMÉ Les exploitants de bois de rose étaient officiellement 13 au début de 2009. Leur nombre est passé à 103 pour la seule région SAVA au début 2012. Mais c’est à Antalaha que leur croissance a été la plus remarquable : les opérateurs historiques ont été rejoints par les membres de leurs familles et leurs anciens collecteurs, puis par des nouveaux venus, pour atteindre le chiffre record de 63 opérateurs dans cette seule ville, malgré l’interdiction d’exploiter le bois de rose depuis mars 2010. Cette communauté a fait d’Antalaha une ville à part à Madagascar car elle y fait jeu égal avec l’État qui n’ose lui appliquer les lois de la République, à moins qu’il n’ait conclu avec elle un mariage d’intérêt. Cette situation s’avère en outre être un invariant historique qui a remarquablement traversé les époques précoloniale, coloniale et postindépendance.

    Nécrologie / Obituary. Robert Earl Dewar

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    Volume 8 | Issue 1

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    Journal MC

    Non-flying mammalian fauna of Ampijoroa, Ankarafantsika National Park

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    There is no list of the mammalian fauna of Ampijoroa Forest Station, a dry deciduous forest within Ankarafantsika National Park. We set Sherman traps and pitfall traps and carried out transect surveys to survey the non-flying mammalian fauna of Ampijoroa In total, 19 species of mammals were recorded, comprising 10 families. Records include three species of Tenrecidae, two species of Soricidae, one species of Muridae, three species of Nesomyidae, three species of Cheirogaleidae, one species of Lepilemuridae, two species of Lemuridae, two species of Indriidae, one species of Eupleridae, and one species of Suidae.  RÉSUMÉ Nous avons procédé à des observations de la faune mammalienne de la station forestière d’Ampijoroa, du Parc National d'Ankarafantsika. Pour compléter les données visuelles, nous avons posé des pièges Sherman, des trous pièges ou pitfall traps afin de capturer des animaux vivants qui furent relâchés ultérieurement sur leur lieu de capture. Au total, 19 espèces de mammifères ont été confirmées dans cette forêt, appartenant à 10 familles dont trois espèces de Tenrecidae, deux espèces de Soricidae, une espèce de Muridae, trois espèces de Nesomyidae, trois espèces de Cheirogaleidae, une espèce de Lepilemuridae, deux espèces de Lemuridae, deux espèces d’Indriidae, une espèce d’Eupleridae et une espèce de Suidae

    Madagascar's nascent locally managed marine area network

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    Since 2004, the creation of locally managed marine areas (LMMAs) in Madagascar has exponentially increased, highlighting the need for improved information sharing between communities and between support organizations. Until recently, however, these LMMAs operated in relative isolation, with little communication or coordination between LMMA community associations. Madagascar’s first national LMMA forum was held to address this need in June 2012 in the village of Andavadoaka. The forum brought together 55 community members from 18 LMMAs throughout Madagascar, representing a total of 134 villages. A principle outcome of this meeting was the formation of a national LMMA network named MIHARI, a Malagasy acronym that translates into ‘local marine resource management’. The nascent MIHARI network is an informal network that was inspired by the success of the LMMA Network in the Indo-Pacific region. MIHARI aims to facilitate peer-to-peer learning amongst coastal communities, improve communication, raise the profile and expand the use of the LMMA approach and serve as a unified lobbying platform for the interests of Madagascar’s traditional fishers. The creation of MIHARI represents a significant development towards uniting community-led approaches to conservation in Madagascar and highlights the significant role LMMAs can play in marine conservation on a national scale. This is of particular significance in Madagascar, a country with little capacity or financial resources to oversee large-scale marine conservation efforts, a problem compounded by both the vast coastline and geographical isolation of many fishing communities. Madagascar’s new LMMA network is leading the way for coastal community conservation in the western Indian Ocean and aims to serve as the basis for a wider regional LMMA network.     Résumé Depuis 2004, la mise en place d’Aires Marines Gérées Localement (AMGL) à Madagascar suit une augmentation exponentielle, mettant en lumière la nécessité d’améliorer le partage d’informations entre les communautés et les organisations partenaires. Néanmoins, jusqu'à récemment, ces AMGLs opéraient de façon isolée, ne bénéficiant que d’une très faible communication ou coordination entre les différentes AMGLs et les associations communautaires. Afin de combler ce besoin, le premier forum national sur les AMGLs à Madagascar fut tenu en Juin 2012 dans le village d’Andavadoaka. Le forum a rassemblé 55 représentants de communautés provenant de 18 AMGLs différentes à travers Madagascar, représentant un total de 134 villages. Un des aboutissements phares de ce rassemblement fut la création d’un réseau national d’AMGLs, dénommé MIHARI, un acronyme malgache qui se traduit par ‘gestion locale des ressources marines’. Ce réseau naissant MIHARI est un réseau informel qui s’inspire du succès de son homologue dans la région Indo-Pacifique. MIHARI a pour objectif de faciliter l’enseignement entre pairs au sein des communautés côtières, d’augmenter la communication, d’accroitre la visibilité, d’encourager et de faciliter le recours à l’approche AMGL, et de servir de plateforme commune de lobby dans l’intérêt des pêcheurs traditionnels de Madagascar. La création de MIHARI représente un développement conséquent en vue de l’unification des approches communautaires pour la conservation à Madagascar, et met en lumière le rôle important que jouent les AMGL dans le domaine de la conservation marine à l’échelle nationale. Cela a une importance primordiale à Madagascar, un pays où les ressources en termes de capital et de compétences sont insuffisantes  pour la supervision d’initiatives de conservation marine à grande échelle; une problématique elle-même exacerbée par l’étendue des zones côtières et l’isolation géographique de nombreuses communautés de pêcheurs. Le nouveau réseau d’AMGL de Madagascar fait figure de chef de file pour la conservation communautaire dans l’Océan Indien, et compte bien servir de socle pour un réseau AMGL régional

    Les Sapotaceae de Madagascar, deux nouvelles espèces du genre Mimusops L.

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    Members of the family Sapotaceae, occurring in Madagascar’s various forest types, are mostly known as nanto in local dialects; some of their cultural and social values are described here. While the circumscription of Mimusops is well-defined, the delimitation of species within the genus remains unclear and their identification is often difficult. A study of herbarium specimens assigned to this genus deposited in key herbaria, two in Madagascar (TAN and TEF) and three outside the country (G, MO and P), revealed two new species: Mimusops boeniensis Randrianaivo sp. nov. and Mimusops masoalensis Randrianaivo sp. nov. This brings the number of Mimusops species recognized in Madagascar to 16. Both of these newly recognized species are illustrated, and detailed information is provided concerning their morphology and the differences between them and other members in the genus, as well as on their ecology and distribution.   RÉSUMÉ Les Sapotaceae de Madagascar sont rencontrés dans tous les types de forêt de l’île et sont connus sous un même nom vernaculaire sur l’ensemble du territoire, nanto. Les nanto sont importants dans la Société malgache et leur valeur culturelle est décrite ici. La circonscription taxinomique de Mimusops est bien définie. En revanche, la délimitation entre les différentes espèces au sein du genre reste confuse et l’identification des récoltes est souvent difficile. L’étude des spécimens d’herbier connus dans les herbiers nationaux (TAN et TEF) et internationaux (G, MO et P) nous a néanmoins permis de reconnaitre et de décrire deux nouvelles espèces : Mimusops boeniensis Randrianaivo sp. nov. et Mimusops masoalensis Randrianaivo sp. nov., le nombre d’espèces malgaches de Mimusops passant ainsi de 14 à 16. Cet article s’attache ensuite à fournir une description morphologique détaillée et illustrée de ces deux espèces ainsi que des renseignements sur leur distribution et leur écologie. Les différences qu’elles présentent avec les espèces les plus proches sur le plan morphologique sont par la suite discutées

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