Revue Marocaine des Sciences Agronomiques et Vétérinaires
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Diversité variétale et conservation des ignames cultivées Dioscorea cayenensis Lam.- Dioscorea rotundata Poir. et Dioscorea alata L. dans la région de la Kara (Togo)
Yam is a strategic crop in Togo. Inventory and evaluation of cultivated varieties in different traditional agroeco-systems allows safeguard of this genetic heritage and its use in breeding programs. As welle ethnobotanical surveys were conducted in 30 localities of Kara region. The inventory allowed the recording 134 yam varieties distributed as follow 122 of D. cayenensis D. rotundata complex (57 % early varieties and 43 % late varieties) and 12 varieties of the type D. alata. The varietal richness by site varies betewen 7 and 30 with a predominance of D. cayenensis-D. rotundata. Varietal diversity has increased in 22 % of villages because of varietal introductions representing 19.2 % of the varieties. They come mainly from Bénin (52 %), Ghana (40 %) and Nigeria (8 %). The exchange (45 %), inheritance (65 %), the gift (72.5 %) and the purchase (35 %) are the varieties acquisition modes. In contrast to 78% of the localities there is a reduction of varietal diversity. Ten main factors mainly agronomic and social are the cause of the reduction. 83 % of the varieties are sparsely distributed and require urgent action on farm conservation because they are endangering. The storage may be done in 9 over the 30 localities that has about 80% of the varietal diversity.
Keywords: Yam, varieties loss, genetic erosion, conservation, Togo.L’igname est une culture stratégique au Togo. L’inventaire des variétés cultivées dans différents agro-éco-systèmes traditionnels permettent la sauvegarde et de ce patrimoine génétique ainsi que son utilisation dans des programmes de sélection. Des enquêtes ethno-botaniques ont été conduites dans 30 localités de la région de la Kara a permis de recenser 134 variétés: 122 de D. cayenensis-D. rotundata (57% précoces et 43 % tardives) et 12 de D. alata. La richesse variétale par localité varie de 7 à 30 variétés avec une moyenne de 19 ± 6 et une prédominance de D. cayenensis-D. rotundata. Dans 22% des localités, la diversité variétale a augmenté du fait des introductions (19 %) du Bénin (52 %), du Ghana (40 %) et du Nigeria (8 %). Les acquisitions variétales se font par achat (72 %), héritage (65 %), échange (45 %) et don (35 %). L’adoption d’une variété est déterminée par des critères agronomiques, commerciaux, technologiques, socio-culturels. Dans 78 % des localités, il y a une réduction de la diversité variétale du fait des pressions économiques, technologiques et sociales. 82 % des variétés sont faiblement distribuées et nécessitent une action urgente de conservation au champ. Cette conservation peut se faire dans 9 localités qui abritent 80 % de la richesse variétale totale.
Mots clés: Ignames, perte de variétés, érosion génétique, conservation, Togo.
 
Caractérisation moléculaire du virus des nervures jaunes nécrotiques de la betterave (BNYVV) infectant la betterave à sucre au Tadla
Sugar beet is the most important sugar crop in Morocco. The main production areas of sugar beet are Doukkala, Tadla, Gharb, and Moulouya. Rhizomania, caused by Beet necrotic yellow vein virus (BNYVV, genus Benyvirus), was first described in Italy and has spread in most sugar beet-growing areas of the world within a few decades. In the Tadla region, Rhizomania is one of the major phytosanitary problems for the sugar-beet industry. In 2010, five isolates from different locations in the Tadla region were collected for molecular characterization studies by sequencing the coat protein gene (CPg). The obtained results showed that all the sequenced isolates were in the B type of BNYVV and revealed the highest nucleotide similarity with the Belgian isolate B2 (AY696077), with a sequence homology of 100 %. To the best of our knowledge, this is the first molecular characterization of BNYVV isolates in Morocco.
Keywords: Rhizomania, sugar beet, molecular characterization, coat protein gene, Morocco.La betterave sucrière est la principale source de sucre au Maroc. Les principales zones de production de la betterave à sucre sont Doukkala, Tadla, Gharb, et Moulouya. La rhizomanie, causée par le virus des nervures jaunes nécrotiques de la betterave (BNYVV, genre Benyvirus), a été décrite pour la première fois en Italie et s\u27est propagée dans la plupart des régions productrices de la betterave sucrière. Dans la région de Tadla, la rhizomanie est l\u27un des principaux problèmes phytosanitaires majeurs pour la culture de la betterave sucrière. En 2010, cinq isolats de différentes localités de la région de Tadla ont été collectés pour des études de caractérisation moléculaire par le séquençage du gène de protéine de la capside (CP). Les résultats obtenus ont montré que les isolats marocains étaient dans le groupe B de BNYVV; ces isolats ont montré une grande similarité nucléotidique avec l\u27isolat Belge B2 (AY696077), avec une homologie de séquence de 100 %. Au mieux de nos connaissances, il s\u27agit de la première caractérisation moléculaire des isolats de BNYVV au Maroc.
Mots-clés: Rhizomanie, betterave sucrière, caractérisation moléculaire, gène de la protéine de la capside, Maroc
Prospection et première caractérisation moléculaire de l\u27exocortis (Citrus exocortis viroid, CEVd) dans la région du Gharb
Viroids are graft and mechanically transmissible agents, disseminated through budding. A field survey was conducted, during July 2013, for citrus viroids in the Gharb region. A total of 53 samples were collected and used for inoculation of \u27Etrog\u27 lemon before being tested by RT-PCR for the detection of exocotris (Citrus exocortis viroid, CEVd). The results showed that CEVd was widespread in the region with an infection rate of 84.9% in the analyzed samples. After genomic sequencing, a study of the genetic diversity was conducted on three representative local isolates of CEVd. The comparison between the nucleotide sequences of Moroccan CEVd isolates revealed a genetic diversity of less than 3 %.
Keywords: Citrus, Citrus exocortis viroid, RT-PCR, sequencing, Gharb.Les viroïdes sont des agents transmissible mécaniquement et par greffage, et disséminés à longue distance par le matériel végétal. Des prospections ont été menées, durant Juillet 2013, dans la région du Gharb à la recherche des viroïdes des agrumes. Un total de 53 échantillons a été collecté et utilisé pour l\u27inoculation du cédratier \u27Etrog\u27 avant d\u27être testé par RT-PCR pour la détection de l\u27exocotris (Citrus exocortis viroid, CEVd). Les résultats obtenus ont montré que le CEVd a été très répandu dans la région avec un pourcentage d\u27infection de 84,9 % des échantillons analysés. Après le séquençage génomique, une étude de la diversité génétique a été réalisée sur trois isolats locaux représentatifs du CEVd. La comparaison entre les séquences nucléotidiques marocaines du CEVd a montré une diversité génétique inférieure à 3 %.
Mots-clés: Agrumes, Citrus exocortis viroid, RT-PCR, séquençage, Gharb
Valeur ethnobotanique de l’espèce, Khaya senegalensis (Desr.) A. Juss (meliaceae) auprès des populations riveraines de la chaîne de l\u27Atacora au Togo
An Ethnobotanical study of the species Khaya senegalensis was conducted in 2015 on Atacora mountains in the ecological zone II of Togo. Its general objective is to contribute to valorization of the species K. senegalensis and aims specifically to (i) evaluate the knowledge on the uses of the species and (ii) determine the interethnic convergence for uses of different parts of the species. The data collection is based on semi-structured ethnobotanical surveys by focus groups with 200 people from 5 ethnic groups. The parts of K. senegalensis used are bark, wood, leaves, and roots with bark being the most cited use (99.0%). These plant parts are used especially in traditional medicine for the treatment of 34 diseases and symptoms. The difference in average number of uses of the parts of the species is significant at the level of the ethnic groups (P = 0.000), age groups (P = 0.003) and gender (P = 0.040). The level of knowledge of the uses of the species is higher among ethnic groups Tem, Lamba, Kabyè and Tamberma. The study emphasizes the importance of ethnobotanical use value to improve sustainable management of this economically important species for its timber production.
Keywords: Khaya senegalensis, ethnobotanical, Atacora mountains, Togo.Une étude ethno-botanique de l’espèce Khaya senegalensis a été réalisée en 2015 sur la chaîne de l’Atacora de la zone écologique II au Togo. Elle a pour objectif général de contribuer à la valorisation de l’espèce K. senegalensis et vise spécifiquement à (i) évaluer les connaissances des usages de l’espèce et (ii) déterminer la convergence d’usage inter-ethnique des différentes parties de l’espèce. La collecte des données est basée sur des enquêtes ethno-botaniques semi-structurées par focus groupes auprès de 200 personnes appartenant à 5 ethnies. Les parties de K. senegalensis utilisées sont l’écorce, le bois, les feuilles et les racines avec les écorces comme l’usage le plus cité (99,0 %). Ses organes sont utilisés surtout en médecine traditionnelle dans le traitement de 34 maladies et symptômes. La différence en nombre moyen d’usage des organes de l’espèce est significative au niveau des ethnies (P= 0,000), des classes d’âge (P= 0,003) et du genre (P= 0,040). Le niveau de connaissance des usages de l’espèce est plus élevé chez les ethnies Tem, Lamba, Kabyè et Tamberma. L’étude met l’accent sur l’importance de la valeur d’usage ethno-botanique pour améliorer le statut de gestion durable de cette espèce économiquement importante pour sa production en bois d’œuvre.
Mots-clés: Khaya senegalensis, ethno-botanique, chaîne de l’Atacora, Togo.
 
Évaluation de la productivité en gomme de Sterculia setigera Del. en fonction du diamètre et de l\u27état de l\u27arbre
Sterculia setigera Del. is well-known in Sub-Saharan Africa as a multipurpose tree species, especially due to the economic value of its gum. The present study carried out in the Kantindi experimental station was a contribution to the valorisation of S. setigera in Togo. It sought to appraise the gum yield capacity of S. setigera according to stem girth and target trees’ status. Trees tapping were realized on forty bearings non-burnt and twelve burnt trees with a girth equal or greater than 90 cm. Trees were tapped from 1 to 5 April 2014 and the harvest-time occurred three weeks later, 30th April 2014. The mean value of gum exudate from trees early burnt is higher than those obtained from non-burnt trees, respectively 103.25 ± 68.54 g and 64.44 ± 35.32 g. It increases with an increase in diameter. Even thought, the mean gum yield seems greater on burnt trees than non-burnt trees; the statistic tests showed no significant difference (p = 0.095). In contrast there is a significant difference according to the variation of tree diameter (p = 0.047). Expectation studies will scrutinize both quantitatively and qualitatively methods of gum tapping, nursery, and regeneration techniques.
Key words: Sterculia setigera, gum, yield, tree diameter, ecosystem services, Togo.Sterculia setigera Del. est bien connue en Afrique subsaharienne comme espèce à multiples usages et en particulier pour l’importance économique de sa gomme. La présente étude réalisée dans la station expérimentale de Kantindi est une contribution à la valorisation de S. setigera au Togo. Elle a évalué la capacité de production de gomme de S. setigera en fonction du diamètre et de l’état du pied. La saignée des arbres a été réalisée du 1er au 5 avril 2014 sur 40 pieds seins non brulés et 12 pieds brulés de circonférence g ? 90 cm. La récolte de la gomme est intervenue trois semaines plus tard, le 30 avril. La valeur moyenne de gomme exsudée sur les pieds précédemment brulés est supérieure à celle des arbres sains, respectivement 103,25 ± 68,54 g et 64,44 ± 35,32 g. La quantité de gomme exsudée augmente suivant la circonférence. Même si la productivité moyenne en gomme est plus grande sur les pieds brulés que les pieds non brulés, les tests statistiques montrent qu’il n’existe pas de différence significative (p = 0,095). Par contre, une différence significative s’observe en fonction de la circonférence du pied (p = 0,047). Des études complémentaires examineront les méthodes quantitative et qualitative de production de gomme, les techniques de production des pépinières et de régénération.
Mots clés : Sterculia setigera, gomme, production, circonférence, Togo
L’inactivation thermique de la lactoperoxydase, la phosphatase alcaline et la y-glutamyltransférase du lait de chamelle
Thermal inactivation of alkaline phosphatase (PAL), lactoperoxydase (LP) and ?-glutamyltransferase (GGT) in camel milk was evaluated after heat treatment at the temperature range of 60 to 95°C during 30 s to 40 min. PAL was the most heat resistant, its activity in camel milk samples was still detectable after treatment at 85°C for 40 min. GGT was more heat sensitive than PAL, completely inactivated at 85°C after 2.5 min treatment. Likewise, the LP showed the highest heat sensitivity among the three enzymes studied; its total inactivation was at 80°C in less than 1 min. The use of a test involving lactoperoxydase would be the most suitable control method for the reliability of camel milk pasteurization.
Keywords: Camel milk, y- glutamyltransférase, heat treatment, lactoperoxydase, alkaline phosphatase.L’inactivation thermique de la phosphatase alcaline (PAL), la y- glutamyltransférase transférase (GGT) et la lactoperoxydase (LP) dans le lait de chamelle a été évaluée après traitement thermique à des températures allant de 60 à 95°C pendant 30 s à 40 min. La PAL a été la plus thermorésistante, son activité dans les échantillons de lait de chamelle a été détectable même après un traitement de 85°C pendant 40 min. La GGT a été plus thermosensible que la PAL, inactivée totalement à 85°C pendant 2,5 min. Cependant, la LP a montré la thermosensibilité la plus élevée parmi les trois enzymes avec une inactivation totale à 80°C en moins d’une minute. L’utilisation d’un test impliquant la lactoperoxydase serait donc la méthode la plus adaptée pour le contrôle de la pasteurisation du lait de chamelle.
Mots-clés: Lactoperoxydase, lait de chamelle, y- glutamyltransférase, phosphatase alcaline, traitement thermique
Évaluation du risque sulfites dans la filière «Crustacés»
The main objective of this work is to evaluate the use of sulphites in crustacean sector. Sulphites are additives used by professionals to prevent melanosis in crustaceans. The study was based on data analysis of the notifications of the Rapid Alert System for Food and Feed (RASFF), surveys with shipowners (n=27) and two packing companies as well as the determination of residual SO2 content in 22 samples by the two methods, the Monier Williams (official method) and the strips technique. The analysis of RASFF data between 1981 and 2015 revealed that crustaceans accounted for 8.7 % of notifications concerning fishery products and that sulphites were the main reason. The results of surveys showed that the use of sulfiting agents is a common practice in the crustacean sector. Professionals use sulphite preparations at a rate of 2 % and its use is strictly controlled by veterinary services. The sulphite content found by the official method ranged from 7 to 280 ppm with an average of 64.3 ppm. The strips technique yielded accurate values for low levels (<50 ppm) and mixed results for high levels. A risk assessment showed that the daily amount of sulphite, of all origins, a 60 kg adult consumer can safely ingest is 42 mg. The amount of SO2 obtained in a 200 g portion, based on the average, was 12.9 mg, which constitutes 30.7% of the Acceptable Daily Intake (ADI). Crustaceans analyzed are thus free of any risk to the consumer. The conformity of almost all the samples confirmed the relevance of co-regulation in controlling the health risk of sulphites.
Keywords: Crustacean, sulphites, analysis, risk, sulphite, use of sulfiting agents, co-regulation, Morocco.L’objectif de ce travail est de statuer sur l’utilisation des sulfites dans la filière des crustacés. Les sulfites sont des additifs utilisés par les professionnels pour prévenir la mélanose des crustacés. L’étude a été conduite par l’analyse des notifications du RASFF, des enquêtes auprès des armateurs (n=27) et deux établissements de conditionnement, ainsi que la détermination des teneurs résiduelles en SO2 dans 22 échantillons par la méthode officielle de Monier Williams et celle des bandelettes. L’analyse des données du RASFF entre 1981 et 2015 a montré qu’au sein des produits de la pêche, les crustacés ont fait l’objet de 8,7 % des notifications, et que les sulfites en sont le principal motif. Les enquêtes montrent que la sulfitation est une pratique courante. Les professionnels utilisent des préparations de sulfites à raison de 2 %. L’addition des sulfites fait l’objet d’un contrôle strict par les services vétérinaires. Les teneurs de sulfites trouvées par la méthode officielle varient entre 7 et 280 ppm avec une moyenne de 64,3 ppm. La technique des bandelettes a donné des valeurs sures pour les teneurs faibles (<50 ppm) et des résultats mitigés pour les teneurs élevées. Une évaluation du risque a permis de montrer que la quantité journalière de sulfites, toutes origines confondues, qu’un consommateur adulte de 60 kg peut ingérer sans danger est de 42 mg. La quantité de SO2 présente dans une ration de 200 g selon la moyenne obtenue est de 12,9 mg, ce qui constitue 30,7% de la Dose journalière admissible (DJA). Les crustacés analysés sont donc dénués de tout risque pour le consommateur. La conformité de la quasi-totalité des échantillons confirme la pertinence de l’approche corégulation dans la maîtrise du risque sanitaire des sulfites.
Mots-clés: Crustacés, sulfites, analyse, risque, sulfitation, corégulation, Maroc
Programme de certification du figuier (Ficus carica. L) au Maroc
Certification and sanitation programs for pathogen-tested material of the fig tree have the aim of providing plants that are true-to-type, free from virus and substantially free from other pests. In Morocco, this certification scheme provides detailed guidance on the production of vegetative propagated fig plants. The organization of certification through its steps is detailed and the agencies involved in the sanitary controls, which guarantee the freedom of certified stocks from virus causing mosaic on fig plants are described. This program involves the sectors of research, public institutions and Moroccan nurseries in order to set up a system of sanitary certification of fig tree in Morocco.
Keywords: Fig plants, certification, virus, trueness-to-type, Morocco.Le programme de certification et d’assainissement des plants de figuier ont pour objectif la production des plants dont l’authenticité variétale est reconnue, indemnes de virus et d’autres pathogènes. Au Maroc, ce système de certification comprend des indications détaillées sur la production des plants de figuier à multiplication végétative. L’organisation de la certification dans ses différentes étapes est détaillée, les organismes sollicités et le contrôle sanitaire garantissant des plants certifiés indemnes de maladies virales causant la mosaïque du figuier sont décrits. Ce programme implique les secteurs de la recherche, les institutions publiques, les sociétés privées, les pépiniéristes Marocains, afin de mettre en place un système de certification phytosanitaire du figuier.
Mots-clés: Figuier, certification, virus, authenticité variétale, Maroc.
 
Tendances de la recherche agricole marocaine: une analyse bibliométrique exploratoire (2005-2015)
The objective of the study is to analyze the agricultural research publications in Morocco during 2005-2016 period based on the SCOPUS database. In Morocco, The national higher education and research system has been rapidly evolving during the last decade with new actors, a series of new policies and research funding programs, as well as a profound change in the overall economic and political context of the country. In the agricultural sector, since 2008, policy has relied on «Moroccan Green Plan», a national strategy for sustainable development. The specific objectives of this work were to identify the thematic orientations and the effects of this policy on both scientific production as well as agricultural production. Research carried out in the public agricultural research institutions of the country is contrasted with research from universities, as well as with other research done in collaboration with national and international partners. This first study examined the growth of publications and citations, the collaboration patterns through co-authorship, and the thematic orientations through an original classification adapted to the agricultural field. This pilot study could be useful for policy makers, researchers and engineers in the country in order to devise indicators that focus on orientations, strengths and weaknesses of the agricultural research system.
Key words: Agricultural research, Publication productivity, R&D trend, Bibliometric study, Research governance. La présente étude a comme objectif l\u27analyse de la production scientifique agricole du Maroc durant la période 2005-2016 sur la base des publications présentées par la base de données SCOPUS. L\u27évolution du système national d\u27enseignement supérieur et de recherche marocain a été remarquable au cours de la dernière décennie. Ainsi, de nouvelles politiques et programmes de financement de la recherche, de nouveaux acteurs, ainsi qu\u27un profond changement dans le contexte économique et politique général du pays ont contribué entre autres à cette évolution. La stratégie agricole «Plan vert marocain» a contribué à cette dynamique depuis 2008. Les objectifs spécifiques de ce travail ont été d\u27identifier les retombées de cette politique sur la recherche scientifique agricole, tout en caractérisant les recherches menées par les institutions publiques relevant du département de l\u27agriculture et celles par les universités, ainsi que celles réalisées dans un contexte de collaborations nationales et internationales. Cette première étude examine la croissance des publications agricoles marocaines, les citations, les modèles de collaboration, les auteurs et les institutions les plus productives. Les orientations thématiques de recherche sont également identifiées par une classification originale adaptée au domaine agricole. Ce travail constitue une étude pilote, tant pour les décideurs que pour les chercheurs et les ingénieurs du pays, afin de concevoir des indicateurs axés sur les orientations, les forces et les faiblesses du système de recherche agricole.
Mots clés: Recherche agricole, Production scientifique, Recherche développement, étude bibliométrique, Gouvernance de la recherche.La présente étude a comme objectif l’analyse de la production scientifique agricole du Maroc durant la période 2005-2016 sur la base des publications présentées par la base de données SCOPUS. L’évolution du système national d’enseignement supérieur et de recherche marocain a été remarquable au cours de la dernière décennie. Ainsi, de nouvelles politiques et programmes de financement de la recherche, de nouveaux acteurs, ainsi qu’un profond changement dans le contexte économique et politique général du pays ont contribué entre autres à cette évolution. La stratégie agricole «Plan vert marocain» a contribué à cette dynamique depuis 2008. Les objectifs spécifiques de ce travail ont été d’identifier les retombées de cette politique sur la recherche scientifique agricole, tout en caractérisant les recherches menées par les institutions publiques relevant du département de l’agriculture et celles par les universités ainsi que celles réalisées dans un contexte de collaborations nationales et internationales. Cette première étude examine la croissance des publications agricoles marocaines, les citations, les modèles de collaboration, les auteurs et les institutions les plus productives. Les orientations thématiques de recherche sont également identifiées par une classification originale adaptée au domaine agricole. Ce travail constitue une étude pilote, tant pour les décideurs que pour les chercheurs et les ingénieurs du pays, afin de concevoir des indicateurs axés sur les orientations, les forces et les faiblesses du système de recherche agricole.
Mots clés: Recherche agricole, Production scientifique, Recherche développement, Étude bibliométrique, Gouvernance de la recherch
Évaluation de la compaction d\u27un vertisol par pénétromètrie horizontale et verticale
Modern agriculture is pushing to intensively use heavy agricultural machinery. The traffic of those machines can lead to soil compaction and considerably influence soil physical properties such as bulk density and porosity and thus limiting storage of water and soil aeration. As a result, root development and plant growth are impeded. In order to evaluate compaction in a vertisol, a horizontal measurement tool was developed and compared with a vertical cone penetrometer. The measuring tool is based on a chassis equipped with furrow opener and hydraulic cylinder coupled to a hydraulic pressure sensor (Bosch®, P max = 1500 Bars). The penetrometer (V cone) was also connected to an equivalent hydraulic pressure sensor to evaluate the vertical penetration force. The results obtained from the horizontal method showed compaction zones measured by voltage variations from different points of the experimental site. The voltage variations obtained in the middle (473.5 - 630.8 mV) and in the extremities (480 mV-700 mV) of the site are relative, respectively, to the penetration forces (0.002 - 4.60 MPa) and (0.002 - 7,27 MPa). Also, the vertical method allowed the detection of 694 mV (7.04 MPa) and 935 mV (16.33 MPa) measurements respectively in the middle and in the extremities of the site. The results obtained showed that there was a problem of soil compaction in the studied site and that physico-chemical aspects and soil management can indicate reasons for the vulnerability of vertisol to compaction and help to optimize soil management.
Keywords: Vertisol, Compaction, Vulnerability, Horizontal penetrometer, Vertical penetrometer.L’agriculture moderne pousse à utiliser intensivement des machines agricoles lourdes. Le trafic de ces machines peut entraîner une compaction du sol et influencer considérablement leurs propriétés physiques, en l’occurrence la densité apparente et la porosité, limitant ainsi le stockage de l’eau et l’aération du sol. Par conséquent, le développement racinaire et la croissance des plantes sont entravés. Afin d’évaluer la compaction dans un vertisol, un outil de mesures horizontales a été développé et comparé avec un pénétromètre vertical à cône. L’outil de mesure est basé sur un châssis muni d’un soc et vérin hydraulique couplé à un capteur de pression hydraulique (Bosch®, P max=1500 Bars). Le pénétromètre (cône V) a été aussi connecté à un capteur de pression hydraulique équivalent pour évaluer l’effort de pénétration verticale. Les résultats obtenus avec la méthode horizontale ont permis de montrer des zones de compactions tenant compte des variations de voltage acquises dans différents points mesurés sur le site expérimental. Les variations de voltage obtenues au milieu (473,5 - 630,8 mV) et dans l’extrémité (480 mV-700 mV) du site sont relatives aux efforts de pénétration (0,002 - 4,60 MPa) et (0,002 - 7,27 MPa), respectivement. Par ailleurs, la méthode verticale a permis de détecter des mesures de 694 mV (7,04 MPa) et 935 mV (16,33 MPa) respectivement au milieu et aux extrémités du site. Les résultats obtenus ont montré qu’il y a un problème de compaction dans le site étudié et la recherche des aspects physico-chimiques et de gestion du sol peuvent déceler les raisons de la vulnérabilité du vertisol à la compaction et aider à optimiser le mode de travail du sol.
Mots-clés: Vertisol, Compaction, Vulnérabilité, Pénétromètre horizontal, Pénétromètre vertical.