Revue Marocaine des Sciences Agronomiques et Vétérinaires
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Contamination des fèves de cacao par les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) en Côte d’Ivoire
This study aim is to evaluate the contamination of cocoa beans by polycyclic aromatic hydrocarbons (PAH) in three cocoa-producing regions of Côte d’Ivoire (Divo, Gagnoa and Soubré). A total of 30 samples of cocoa beans were taken from the three major cocoa production regions. These samples were transported to the laboratory for analysis using High-Performance Liquid Chromatography (HPLC). The results of this study showed that some samples were contaminated with PAHs with the highest levels found in samples from the town of Soubré. The average BaP contents vary from 0.001 to 0.030 µg/kg, much lower than the maximum residue limit which is 2 µg/kg. For the BaA molecules, no traces were detected in the different samples analyzed. In general, the contaminations observed in the three localities could be due to poor agricultural practices.
Key words: PAH, residues, cocoa beans, contaminationCette étude se propose d’évaluer la contamination des fèves de cacao par les hydrocarbures aromatiques polycycliques dans trois régions productrices de cacao en Côte d’Ivoire (Divo, Gagnoa et Soubré). Au total, 30 échantillons de fèves de cacao ont été prélevés dans les trois grandes régions de production cacaoyère. Ces échantillons ont été transportés au laboratoire pour analyse à l’aide d’une chaîne de Chromatographie Liquide à Haute Performance (HPLC). Les résultats de cette étude ont montré que certains échantillons ont été contaminés par les HAP. Les teneurs les plus élevées se retrouvent dans les échantillons de la localité de Soubré. Ces teneurs moyennes en BaP varient de 0,001 à 0,030 µg/kg, très inférieures à la limite maximale de résidus qui est de 2 µg/kg. Pour les molecules de BaA, aucune trace n’a été détectée dans les différents échantillons analysés. D’une manière générale, les contaminations observées dans les trois localités pourraient être dues à de mauvaises pratiques agricoles.
Mots clés: HAP, résidus, fèves de cacao, contaminatio
Le Maroc truffier: la répartition géographique des truffes et truffes du désert et leur productivité
Truffles are an important natural resource for the rural economy in Morocco and can play an important role in relieving pressure on forest and pastoral resources. However, there is a lack of knowledge of their geographical distribution and as well as their productivity. A documentary analysis, field surveys, interviews and workshops with resource persons and forest and agricultural managers across the country have made it possible to draw up an inventory of existing species, their geographical distribution maps and productivity. Morocco has ten species of desert truffles of the genera Terfezia, Tirmania, Delastria, Picoa and Tuber, widespread in four main truffle areas: the forest of Maâmora, the Sahel of Doukkala-Abda, the North-East region and the Moroccan Sahara. Productivities are also variable between zones and within zones. They are influenced by the nature of the soil and the distribution of precipitation. The results obtained in cartographic form, a map of the geographical distribution of truffles and a productivity map, constitute a first step towards understanding the truffle potential and improving decision-making for the valuation of Moroccan truffles.
Keywords: Truffles, Desert truffles, Truffle areas, Oriental, Maâmora, Doukkala-Abda, Sahara, Morocco truffleLes truffes constituent au Maroc une ressource naturelle importante pour l’économie rurale et peuvent jouer un rôle important dans l’allégement de la pression sur les ressources forestières et pastorales. Cependant, on note un manque de connaissance de leur répartition géographique et moins encore de leur productivité. Une analyse documentaire, des prospections de terrain, des interviews et des ateliers avec des personnes ressources et des gestionnaires forestiers et d’agriculture à l’échelle du pays ont permis la réalisation d’un inventaire des espèces existantes, de leurs cartes de répartition géographique et de productivité. Le Maroc compte une dizaine d’espèces des truffes de désert des genres Terfezia, Tirmania, Delastria, Picoa et Tuber, répandues dans quatre principales zones trufficoles : la région Nord-Est, la forêt de la Maâmora, le Sahel Doukkala-Abda et le Sahara marocain. Les productivités sont variables entre les zones et à l’intérieur des zones. Elles sont influencées par la nature des sols et la répartition des précipitations. Les résultats obtenus sous forme cartographique, une carte de répartition géographique des truffes et une carte de productivité, constituent un premier pas vers la connaissance du potentiel truffier et l’amélioration de la prise de décision pour la valorisation des truffes marocaines.
Mots-clés : Truffes, Truffes du désert, Zones trufficoles, Oriental, Maâmora, Sahel Doukkala-Abda, Sahara, Maroc truffie
Effet de la litière de biochar à base de rafles de maïs sur les performances zootechniques du poulet de chair au Nord Bénin
This study aims to evaluate the effect of biochar from corn cobs on the performance of chickens. For this study, 201 broiler chicks from the Cobb 500 strain were divided into three batches of 67 chicks laid each on litter consisted of (i) 100% corn cobs (Rafle); (ii) 100% corn cobs biochar (Biochar) and (iii) 50% corn cobs plus 50% Biochar designated (Mixte). The performance parameters including live weight, feed consumption, feed consumption index, morbidity and mortality were monitored and the weight of some organs was measured. The result indicated a significant improvement in feed intake and average daily gain in the Biochar treatment compared to the ‘Rafle’ batch only during the growth phase. Chickens from the Biochar and ‘Rafle’ treatment had heavier legs and gizzards than those from the ‘Mixte’ litter. The use of biochar litter therefore gave the best performances. Economic and environmental analyzes are necessary to promote the use of these biomass as bedding in poultry farming.
Keywords: bedding materials, biochar, corncobs, Cobb 500, production, BeninCette étude a pour objectif d’évaluer l’effet de l’utilisation du biochar à base de rafles de maïs sur les performances zootechniques des poulets de chair. A cet effet, 201 poussins de chair de souche Cobb 500 ont été répartis en trois lots de 67 poussins: un premier lot sur la litière constituée de 100% de rafles de maïs (Rafle); un deuxième lot constitué de100% de litière de biochar (Biochar) et un troisième à litière constituée de 50% de rafles de maïs et 50% de biochar (Mixte). Les paramètres zootechniques tels que le GMQ, l’ingestion alimentaire, l’indice de consommation, la morbidité et la mortalité ont été relevés et les poids de certains organes déterminés après abattage. Les résultats indiquent une amélioration significative de l’ingestion alimentaire et du GMQ pour le lot Biochar comparé au lot Rafle en phase de croissance. Les poulets des lots Biochar et Rafles ont eu des pattes et des gésiers plus lourds que ceux du lot Mixte. L’usage de la litière au biochar a donc donné les meilleures performances zootechniques. Des analyses d’ordre économique et environnementale seront nécessaires pour promouvoir l’utilisation de cette biomasse comme litière en aviculture.
Mots clés: litière, biochar, rafles de maïs, Cobb 500, Béni
Analyse de la situation de la riziculture pluviale au sud du Sénégal
In Senegal, rice occupies an important place in the diet of the population. This article aims to analyze the situation of rainfed rice cultivation in the south of the country. To achieve this objective, we carried out an empirical study in the regions of Kolda and Sédhiou falling within the SODAGRI intervention area. Thus, we surveyed by questionnaire 60 producers and conducted interviews with institutional actors operating in the rice sector at the zone level. The results obtained show that rice cultivation remains a self-sufficiency activity practiced in a still traditional way. The work is manual on small areas, yields remain low and all harvest and post-harvest operations are also manual. There are more and more actors in the rice value chain, but they are not structured. The marketing component remains the most affected by this non-structuring and faces many problems.
Keywords: Rice, sector, value chain, commercialization, SenegalAu Sénégal, le riz occupe une place importante dans l’alimentation de la population. Le présent article vise à analyser la situation de la riziculture pluviale au niveau du sud du pays. Pour atteindre cet objectif, nous avons réalisé une étude empirique dans les régions de Kolda et de Sédhiou relevant de la zone d’intervention de la SODAGRI (Société de développement agricole et industriel du Sénégal). Ainsi, nous avons enquêté par questionnaire 60 producteurs et mené des entretiens auprès des acteurs institutionnels évoluant dans la filière du riz au niveau de la zone d’étude. Les résultats obtenus montrent que la riziculture reste une activité d’autosuffisance pratiquée de manière encore traditionnelle. Le travail est manuel sur de petites surfaces, les rendements demeurent faibles et toutes les opérations de récoltes et post récoltes sont aussi manuelles. Les acteurs de la chaine de valeur riz sont de plus en plus nombreux mais non structurés. Le volet de la commercialisation reste le plus touché par cette non-structuration et connaît de nombreux problèmes.
Mots clés : Riz, filière, chaine de valeur, commercialisation, Sénéga
Évaluation des coûts sanitaires non-marchands liés à l’utilisation des pesticides
This research work aims to assess non market health cost of pesticide use in the agricultural sector. For this purpose, the contingent valuation method (CVM) is applied to estimate farmers’ willingness to pay (WTP) to avoid health risk of pesticide in the Souss-Massa region. The willingness to pay is taken as an indirect health cost of pesticide. A telephonic survey was carried out with 100 farmers in the study area. The results of this analysis revealed that age, education level and risk perception has a positive effect on farmer’s willingness to pay for safer pesticides. Results show that farmers are willing to pay 14% of current pesticide expenditure. The average willingness to pay was estimated at 1280 Dirham (Dh) per hectare per year. In conclusion, the non-market health costs related to pesticide use in the Souss-Massa region are about 577,491 Millions Dh per year.
Keywords: Pesticides, health costs, contingent valuation method, willingness to pay, Souss-MassaLe présent travail de recherche a pour objectif principal d’évaluer les coûts sanitaires non-marchands liés à l’utilisation des produits phytosanitaires dans le secteur agricole. Pour ce faire, la méthode d’évaluation contingente (MEC) a été appliquée afin d’estimer le consentement à payer (CAP) des agriculteurs de la région Souss-Massa pour éviter les risques sanitaires des pesticides. Pour collecter les données nécessaires à l’élaboration de ce travail, une enquête téléphonique a été effectuée auprès de 100 agriculteurs de la zone d’étude. Cette analyse a permis de calculer un CAP moyen et d’identifier les principaux facteurs qui influencent la décision des agriculteurs. Il ressort de la lecture des résultats du modèle d’Heckman en deux étapes que l’âge, le niveau d’éducation et la perception des risques impacte positivement le CAP des agriculteurs enquêtés. Ces derniers, consentent à payer une prime moyenne de l’ordre de 14% par rapport à leurs dépenses actuelles en termes de pesticides, soit un CAP moyen de l’ordre de 1280 Drihams (Dh) par hectare et par an. Par ailleurs, les coûts sanitaires non-marchands liés à l’utilisation des pesticides dans la région Souss-Massa sont d’environ 577, 491 Millions de Dh par an.
Mots clés: Pesticides, coûts sanitaires, méthode d’évaluation contingente, consentement à payer, Souss-Mass
Utilisation de nouvelles technologies dans les élevages de volailles de chair au Maroc
Intensification of poultry production, increase of infrastructure capacity and rearing of higher numbers of birds requires appropriate technical and economic management procedures to be implemented on farms to meet market requirements. Biosecurity and follow-up measures require increased monitoring of poultry production, health and welfare. Implementation of “smart” management systems such as technologies used in “so-called” precision farms, installation of sensors, processes automation and use of platforms facilitate real-time management to optimize production, minimize costs and facilitate decision making based on collected data. The objective of this study was to establish a typology of technologies in use in 15 poultry production units (10 of broilers and 5 of turkey) using exhaustive phone surveys conducted between March and June 2020. Sensors for monitoring ambient conditions (Temperature, humidity), automate using generated data-connected objects, sensors for ventilation, feed consumption, etc... And cameras were the most used technologies. Cameras primarily operated for the purpose of surveillance outside farm buildings are used in 60% of broiler farms, and 80% of turkey units. The investigations did not reveal any use of biosensors, connected glasses, microphones, robots or radio-identification chips, etc... Access to data generated by technologies through applications mainly related to ambient conditions, ventilation, feed consumption, etc… was reported in 50% of broiler chicken units, and 60% of turkey farms. The major obstacle to the functioning of “connected” technologies remains the availability of the network in production areas. Other technologies may be proposed to improve management and productivity of poultry entities. The suggestion of possible “smart” means will help operators make better decisions, reduce risks and increase profitability of their respective operations.
Keywords: Big data, Connected technology, Internet of things, Poultry, MoroccoL’intensification des productions avicoles, l’augmentation de la capacité des infrastructures et la gestion de plus grands effectifs de volailles nécessitent des procédures de gestion technico économique (GTE) appropriées mises en œuvre dans les exploitations en vue de satisfaire les exigences des marchés. Les mesures de biosécurité et de suivi exigent une surveillance accrue des productions, de la santé et du bien-être des volailles. La mise en place de systèmes «intelligent» de gestion telles les technologies utilisées dans les élevages dits de précision, l’installation de capteurs, l’automatisation des process et des plateformes facilitent la conduite en temps réel permettant d’optimiser la production, de minimiser les coûts et aident aux prises de décision fondées sur les données collectées. Cette étude a eu pour objectif de constituer une typologie des technologies en place dans 15 unités de production de volailles de chair (10 de poulets et 5 de dindes) à l’aide d’enquêtes exhaustives menées par téléphone entre Mars et Juin 2020. Les sondes de contrôle des conditions d’ambiance (température, humidité), les automates recevant des données générées par les objets connectés, les capteurs (ventilation, consommation alimentaire, etc…) et les caméras ont été les technologies les plus utilisées. Les caméras exploitées principalement à des fins de surveillance à l’extérieur des bâtiments d’élevage sont utilisées à 60% dans les unités de poulets de chair et 80% dans celles de dindes. Les enquêtes effectuées n’ont pas révélé d’utilisation de biocapteurs, de lunettes connectées, de microphones, de robots ou de puces de radio-identification (RFID). L’accès aux données générées par les technologies à travers les applications essentiellement relatives aux conditions d’ambiance, ventilation, consommation alimentaire, etc… a été déclaré dans 50% élevages de poulets de chair et 60% de dindes de chair. L’entrave majeure au fonctionnement des technologies «connectées» demeure la disponibilité du réseau d’internet dans certaines zones de production. D’autres technologies peuvent être proposées en vue d’améliorer la gestion et la productivité des entités avicoles. La suggestion d’éventuels moyens «intelligents» aidera les opérateurs à prendre des décisions mieux fondées, en temps réel, diminuera les risques et accroîtra la rentabilité de leurs entreprises.
Mots-clés : Big data, Technologies connectées, Internet des objets, Volailles, Maro
Activités biologiques et potentiel nutritionnel de Rubia peregrina et Malva sylvestris chez les ovins et les caprins
The chemical and wall composition, secondary metabolites and antioxidant activity were determined for Rubia peregrina L. and Malva sylvestris collected from the Tabarka region of northwestern Tunisia. In vitro fermentation parameters were measured in 100 ml glass syringes for 48 hours to determine gas production and to infer organic matter digestibility (d MO), metabolizable energy (ME) and total concentration of volatile fatty acids (VFA). The analyzes of the chemical composition of the shrubs showed a low dry matter content of 20.6 % and 25.5 % respectively for Rubia peregrina L. and Malva sylvestris, a Mineral Matter (MM) content of 15.9 % DM and 14.5 % DM for Rubia peregrina L. and Malva Sylvestris. The MAT content was significantly higher in Malva sylvestris compared to Rubia peregrina L. (20.4 vs. 10.6 % DM). Our results indicate the following fiber contents: 54.3 % MS of NDF; ADF 35.1 % DM; 30.7 % MS of ADL for Rubia peregrina L. and 50.0 % MS of NDF; 28.2 % MS of ADF; 24.5 % DM of ADL for Malva sylvestris with no statistical differences between the two species. The volume of gas after 48 hours of incubation of Rubia peregrina L. is the same in both animal species. The plant has comparable d MO, EM and AGV values for goats and sheep. Unlike Malva sylvestris, the gas volume is in favor of goats which induced a statistical difference in ruminal fermentation parameters between the two animals species.
Keywords: Rubia peregrina L., Malva sylvestris, chemical composition, wall composition, secondary metabolites, antioxidant activity, In vitro fermentationLa composition chimique et pariétale, les métabolites secondaires et l’activité antioxydante ont été déterminés pour la Rubia peregrina L. et Malva sylvestris collectés de la région de Tabarka du Nord-Ouest de la Tunisie. Les paramètres de fermentation in vitro ont été mesurés dans des seringues en verre de 100 ml pendant 48 heures afin de déterminer la production de gaz et de déduire la digestibilité de la matière organique (d MO), l\u27énergie métabolisable (ME) et la concentration totale d\u27acides gras volatils (AGV). Les analyses de la composition chimique des arbustes ont montré une teneur faible en matière sèche, respectivement 20,6 % et 25,5 % pour la Rubia peregrina L. et Malva sylvestris, une teneur en Matières Minérales (MM) de 15,9 %MS et 14,5 % MS pour Rubia peregrina L. et Malva sylvestris. La teneur en Matière Azotée Totale (MAT) était significativement plus élevée chez la Malva sylvestris par rapport à la Rubia peregrina L. (20,4 contre 10,6 %MS). Nos résultats indiquent les teneurs suivantes des fibres: 54,3 % MS d’NDF; 35,1 % MS d’ADF; 30,7 % MS d’ADL pour Rubia peregrina L. et 50,0 % MS d’NDF; 28,2 % MS d’ADF; 24,5 % MS d’ADL pour la Malva sylvestris sans différences significatives entre les deux espèces. Le volume du gaz après 48 h d’incubation de Rubia peregrina L. est le même chez les deux espèces animales. La plante a des valeurs de d MO, EM et AGV comparables pour les caprins et les ovins. Contrairement à la Malva sylvestris, le volume de gaz est en faveur des caprins ce qui induit une différence statistique des paramètres de fermentation ruminale entre les deux espèces.
Mots clés: Rubia peregrina L., Malva sylvestris, composition chimique, composition pariétale, métabolites secondaires, activité antioxydante, Fermentation in vitr
Variabilité du carbone dans les différentes fractions organiques du sol suivant les modes d’utilisation des terres en Afrique de l’Ouest
The nature of organic matter in different particle size fractions is a better indicator of the level of soil degradation. The objective of the present study is to evaluate the influences of different land use patterns on the distribution of organic carbon in the different soil fractions in the upper basin of Magou. Three sites were selected on a reasoned basis. One hundred and eight soil samples were collected from the three sites according to land use, depth, and toposequence. Soil organic carbon content was determined by the Walkley and Black method. Soil samples were fractionated according to Feller\u27s principle and then the data for C/N ratio and soil organic fractions were subjected to multiple regression analysis by land use. The results revealed that in the organic-mineral fraction, the soil organic carbon content decreases from 0-10 cm (0.13%) to 20-30 cm (0.09%). This decrease is also observed from downslope (1.01%) to topslope (0.97%), in particular in the fine sand fraction. Moreover, on the agricultural lands, the organic matter is more stable in the organo-mineral fraction than in the natural formations where it is the sandy fractions that increase the organic matter over the first 30 cm. It is therefore necessary to develop sustainable agricultural practices likely to stimulate the accumulation of carbon at all levels of the topo-sequence and then in the three fractions in order to increase the fertility and productivity of the land.
Key words: land degradation, agricultural practices, organic carbon, soil fertility, upper basin of MagouLa nature de la matière organique dans les différentes fractions granulométriques est un meilleur indicateur du niveau de dégradation du sol. La présente étude a pour objectif d’évaluer les influences des différents modes d’utilisation des terres sur la répartition du carbone organique dans les différentes fractions du sol dans le bassin supérieur de Magou. Trois sites ont été choisis de façon raisonnée. Cent huit échantillons de sol ont été prélevés sur les trois sites suivant le mode d’utilisation des terres, la profondeur et la topo-séquence. La teneur en carbone organique du sol a été déterminée par la méthode de Walkley et Black. Les échantillons de sol ont été fractionnés suivant le principe de Feller puis les données concernant le rapport C/N et les fractions organiques du sol ont fait l’objet d’une analyse de régression multiple par mode d’utilisation des terres. Les résultats ont révélé que dans la fraction organo- minérale, la teneur en carbone organique du sol diminue entre 0-10 cm (0,13%) et 20-30 cm (0,09%). Cette diminution s’observe aussi du bas de pente (1,01%) vers le haut de pente (0,97%) notamment dans la fraction sable fin. De plus, sur les terres travaillées, la matière organique est plus stable dans la fraction organo- minérale que dans les formations naturelles où ce sont les fractions sableuses qui font augmenter la matière organique sur les 30 premiers centimètres. Il s’impose alors le développement des pratiques agricoles durables susceptibles de stimuler l’accumulation de carbone à tous les niveaux de la topo-séquence puis, dans les trois fractions afin d’augmenter la fertilité et la productivité des terres.
Mots clés: dégradation des terres, pratiques agricoles, carbone organique, fertilité du sol, bassin de Mago
Revue complète - REMAV 11(1) Mars 2023
Full issue - REMAV 11(1) March 2023Revue complète - REMAV 11(1) Mars 202
Effets des pratiques biopesticides sur l’entomofaune et la production de tomate (Solanum lycopersicum) dans la station expérimentale de l’ISAE (Dakar-Sénégal)
In Senegal, the tomato represents 22.5% of the overall vegetable production estimated at 70,000 tons and is the second most important vegetable crop. However, its production is exposed to many constraints, including the threat of insects. To face the problems posed by these pests, it is necessary to implement effective control methods, capable of reducing the pest population to a tolerable economic threshold. For this reason, this study was conducted in the experimental field of application and incubator of ISAE at UCAD in 2021 in order to test the effectiveness of biological controls on insect pests and tomato yield. A Fisher experimental set-up consisting of three (3) blocks divided into nine (9) plots was installed. The results of this study show that the number of insects is significantly higher (14.7) in untreated plants. On the other hand, the incidence of insects is significantly lower (8.08) with plants treated with Capscicum annum than with plants treated with Azadirachta indica (8.5).
Key words: Azadirachta indica, Capscicum annum, incidence, Production, pest, TomatoAu Sénégal, la tomate représente 22,5 % de la production globale de légumes estimée à 710 000 tonnes et occupe la deuxième place des cultures maraichères. Cependant, sa production est exposée à de nombreuses contraintes dont la menace des insectes. Pour faire face aux problèmes posés par ces déprédateurs, il est nécessaire de mettre en œuvre des méthodes de lutte efficaces, capables de réduire la population des ravageurs à un seuil économique tolérable. C’est pour cela que cette étude a été réalisée dans le champ d’expérimentation d’application et incubateur de l’ISAE à l’UCAD en 2021 dans le but de tester l’efficacité des luttes biologiques sur les insectes ravageurs et sur le rendement de la tomate. Un dispositif expérimental de Fisher constitué en trois (3) blocs repartis en neuf (9) placettes a été installé. Les résultats de cette étude montrent que le nombre d’insectes est significativement plus élevé (14,7) sur les plantes non traitées. Par contre, l’incidence des insectes est significativement plus faible (8,08) avec les plantes traitées avec le Capscicum annum qu’avec les plantes traitées à l’Azadirachta indica (8,5).
Mots clés : Azadirachta indica, Capscicum annum, incidence, Production, ravageur, Tomat