Revues électroniques université Paris Ouest Nanterre La Défense
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Take it to the Stage: Hip hop, the White Enthusiast and the poetics of the mixboard
Angry Black White Boy by Adam's Mansbach is a relentless satire of its righteous character's megalomania and of the misguided use of religious enthusiasm in the field of racial politics. Yet this does not preclude the celebration of enthusiasm as an infectious form of poetic frenzy. Angry Black White Boy deserves to be regarded as a formally ambitious novel in which a poetics of enthusiasm is articulated. The art of "going over" or "crossing out", writing graffiti over another one, is one of the paragons which the lyrical prose of the portrait constantly strives to emulate. Another paragon, as this study will argue, is the DJ's art of "sampling". In its attempts to revive the real, charismatic presence of African American artists and political leaders of the 1960s and 1970s by the sampling of their lines, the novel turns into a novelistic mixboard, half-mocking and half-celebrating the relation of hip hop artists to the powerful voices of Civil Rights leaders ghosting their own voices
L'enthousiasme : sublime, terreur et aporie
Dans L’Enthousiasme, Lyotard établit un lien entre le sublime, la terreur et les « grands bouleversements historiques », au point que l’enthousiasme apparaisse tel l’affect privilégié de tout ce qui confronte la représentation et l’imagination à leur limite. Mode extrême du sublime, l’enthousiasme ouvre à une « esthétique » de la sidération qui culmine avec les images de la terreur diffusées par Al-Qaida, Aqmi, Aqpa ou Daech, et reprises par les médias occidentaux : attentats du 11 septembre, exactions à Abu Graïb, décapitations d’otages, bombardements au gaz sarin à Khan Cheikhoun… Exemplaire d’une culture de la destruction pornographique, l’enthousiasme questionne notre responsabilité face à l’image, à l’histoire et à la catastrophe en même temps qu’il permet d’isoler un noyau de jouissance qui n’est pas résorbable dans la rationalité, le discours et la société. Par cet aspect, l’enthousiasme est le dehors de l’esthétique et de ses catégories : il relève de l’informe, du négatif et de l’hétérologie ; sa radicalité réduit la théorie à l’impuissance en une assomption de l’échec, du non-sens et de la perte. Aporétique, il est le symptôme d’un réel qui est l’autre nom de l’impossible
Le romantisme (anglais) est un enthousiasme
Présentée sous la forme d'un énoncé sartrien, la proposition selon laquelle le romantisme anglais est un enthousiasme n'entend pas faire l'économie d'un rappel historique : celui de la querelle qui opposa, pendant toute la durée de la période, et même bien en amont, partisans et adversaires de l'enthousiasme. Le contentieux, de nature linguistique, théologique, mais également politique, conduisit les poètes romantiques à revendiquer le retour à un état, ainsi qu'à des modalités, anciens de l'enthousiasme, tel que pratiqué par les Grecs—à rebours des amalgames apparus tout au long des dix-septième et dix-huitième siècles anglais, tendant à associer enthousiasme et superstition religieuse, enthousiasme et soulèvement populaire, enthousiasme et aliénation mentale. A la faveur de l'examen de quatre notions (étymologie, interpellation, circonstance et transport), c'est à une relégitimation symbolique, sur la base d'une repoétisation de l'enthousiasme que devrait donner lieu cet article, nourri des ouvrages récents de Jon Mee sur l'enthousiasme, ainsi que de ceux de Michel Deguy et Jacques Derrida, entre autres, pour ce qui est de la théorie. Sans écarter la thèse, notamment portée par Clément Rosset, selon laquelle la « grandiloquence » de type enthousiaste court souvent le risque de forclore le réel, l'article se conclut sur les accents triomphants de Blake, pour qui enthousiasme n'est pas arrogance. Cast in the guise of a Sartrean phrase, the proposition which would have it that English Romanticism is an enthusiasm cannot afford to ignore the fierce antagonism which opposed declared partisans and enemies of enthusiasm throughout the period. The debate was to prove so fractious, from a linguistic, theological, as well as political point of view, that it led the Romantic poets to implement a return to such modalities of enthusiasm as practiced by the Greeks--in contradistinction to the amalgamations appeared in the course of the seventeenth, and eighteenth, centuries, which tended to associate enthusiasm and religious superstition, enthusiasm and popular uprisings, enthusiasm and mental alienation. Read in the light of four notions (etymology, interpellation, circumstance and transport), and benefiting from the invaluable contextual documentation provided by Jon Mee's recent studies on the subject as well as from the theoretical insights of Michel Deguy and Jacques Derrida, enthusiasm should thus come into its own, essentially by virtue of its being restored to its intrinsically poetic connotations. Despite ending with the triumphant accents of William Blake, the paper will not fail to address Clément Rosset's pointed reservations towards overgrandiloquent verbal expressions of enthusiasm, susceptible of forclosing the real
L'enthousiasme depuis son ombre
Cet article se propose d'interroger la part de l'ombre dans l'approche du concept d'enthousiasme en s'attachant à l'étude des liens et échos intertextuels entre le Ion de Platon, Problème XXX du corpus aristotélicien et l'essai Deuil et mélancolie de Freud. Si le texte de Platon met en lumière les ressorts de l'enthousiasme comme inspiration poétique, le régime rhétorique et la régie des voix en rend les valeurs plus ambiguës, voire indécidables. Les liens entre le texte de Platon et le corpus aristotélicien intitulé Problème XXX relèvent quant à eux d'un retournement puisque la création et les formes de transports qui lui sont liées sont associées à la labilité des états mélancoliques et aux seuils critiques qu'ils peuvent comporter. L'essai de Freud articulant la mélancolie et la manie reprend à nouveaux frais la question de cette part d'ombre qui indépartage le destin de l'une et de l'autre, tant dans les passions individuelles que collectives. Il donne également à entendre combien la rythmicité pulsionnelle prévaut sur l'ordre du temps
Hermétisme contre herméneutique : l'afrofuturisme de Kodwo Eshun et les défis de l'abstraction noire
This article engages with the Afrofuturist vision of the critic and theorist Kodwo Eshun in order to interrogate some of the dominant conceptions of referentiality raised by this special issue. Afrofuturism questions the forms of representation and cultural expression that might be appropriate to register the historical trauma of slavery and ongoing experience of alienation and racism. From this perspective, science fiction has been reinterpreted as a form of realism because it describes experiences of estrangement already livedby black people. However, Eshun’s sub-cultural writing carries a particularly provocative stance towards all forms of authenticity. In his book More Brilliant than the Sun(1998), he attempts to weaponize alienation and opaque forms of communication against any possible return to historical origins or stable textual referents. Against hermeneutical tendencies towards decoding, he embraces different forms of “hermeticism” and abstraction. I analyse this tension in his work, with close attention to the implied relationship between word and world. The latter part of the article uses the work of contemporary theorist Fred Moten to further problematize Eshun’s Afrofuturism.Cet article aborde la vision afrofuturiste du critique et théoricien Kodwo Eshun afin d’interroger certaines conceptions dominantes de la « référentialité » soulevées par ce numéro de L’Atelier. L’Afrofuturisme examine les formes de représentation et d'expression culturelle qui pourraient permettre de refléter le traumatisme historique de l’esclavage et l’expérience continue de l’aliénation et du racisme. De ce point de vue, la science-fiction a été réinterprétée comme une forme de réalisme car elle décrit des expériences d’aliénation déjà vécues par les Noirs. Cependant, l’écriture sous-culturelle d’Eshun est particulièrement provocatrice à l’égard de toutes les formes d’authenticité. Dans son livre, More Brilliant than the Sun(1998), il tente de faire de l’aliénation et des formes de communication opaques une arme contre tout retour possible aux origines historiques ou à des référents textuels stables. Contre les tendances herméneutiques au décodage, il embrasse différentes formes d’« hermétisme » et d’abstraction. Je propose d’analyser cette tension dans son travail, en portant une attention particulière à la relation implicite entre la parole et le monde. La dernière partie de l’article utilise les travaux du théoricien contemporain Fred Moten pour problématiser plus avant l’Afrofuturisme d’Eshun
Récupération et détournements des codes référentiels par l'image photographique chez Sophie Calle
In most of her works, the French artist Sophie Calle stages herself and throws herself in as her own character in order to explore the boundaries of privacy, (in)decency, banality and outrage. It comes as no surprise that she often relies on the codes of biography and autobiography while shaping her works, in order to willingly blur the limits between reality and representation. Autobiography, which is both highly referential and, according to Philippe Lejeune (1975), mostly based on the adequacy between the character, the narrator and the existing self of the writer, requires a certain readers’ perspective in which the impression of reality needs to be significant. Therefore, its comprehension is partly influenced by paratextual works and critical discourse, as they both affect the reading process, and entrench it in a referential perspective. Consequentially, it seems relevant to focus on analyzing Calle’s aesthetic strategies within this paratext: by paying attention to the different covers of Calle’s Des Histoires vraies (1994) – six in total – in parallel to the referential mechanism presented in Paul Auster's Gotham Handbook, we wish to demonstrate how Calle’s works play around the concept of referentiality in order to either reinforce or mislead readers’ expectations created by the perspective of autobiography. This analysis will first center on the inferences supporting the iconic characteristics of Calle’s photographs, and then on the text-image layout and their resulting contradictions.Dans la plupart de ses projets, l’artiste française Sophie Calle se met en scène, fait d’elle son propre personnage et explore les limites de la vie privée, de la pudeur et de l’indécence, de la banalité et du scandale. Aussi, il n’est pas étonnant qu’elle ait souvent recours aux codes du genre biographique et autobiographique dans la constitution de ses œuvres, codes grâce auxquels elle parvient à brouiller de manière manifeste les frontières entre la réalité et sa représentation. Genre majoritairement référentiel qui, nous l’apprenait Philippe Lejeune (1975), fonctionne à partir du moment où le texte produit une adéquation entre le personnage, le narrateur et la personne réelle de l’auteur, l’autobiographie exige une certaine perspective lectorale dans laquelle l’effet de réel doit forcément occuper une grande part. C’est donc dire que sa réception en est partie orientée par le paratexte (notamment grâce aux clés génériques qu’il donne) et le discours critique, qui conditionnent l’acte de lecture et l’ancrent dans une dimension référentielle. Pour cette raison, il nous apparaît pertinent d’évaluer les stratégies esthétiques privilégiées par Calle dans la mise en place de ce paratexte : en nous concentrant sur les couvertures successives de l’ouvrage Des Histoires vraies (1994) – qui sont au nombre de six –, nous comptons démontrer que les ouvrages de Calle manipulent cette notion de référentialité pour renforcer ou déjouer les attentes générées par la perspective autobiographique. Notre analyse portera d’une part sur les inférences que rendent possibles les caractéristiques iconiques et plastiques des photographies de Calle et, de l’autre, sur l’agencement texte-image et sur les contradictions que ce côtoiement cherche à susciter
“Her tongue clove to her palette" : dépeindre une langue à double-tranché dans la fiction de Brian Evenson
The tongue of contemporary American writer Brian Evenson did slip and cleave when he wrote “Her tongue clove to her palette” and “Bernt […] found his tongue cleaving to his palette”, respectively in his novel Dark Property(2002) and the short story “Grottor” (2012). By substituting a “palette” for a “palate”, he disfigured his tongue to recall the broad spectrum of sensual possibilities his very musical as well as visual material is endowed with. The violent intrusion of a “palette” in the mouth and in the text makes it possible to brush up and off the art of painting in a work paradoxically so insistent on its desire to break away from mimesis. The double-meaning of “stump” in relation to mutilation and drawing sketches the links between phantom limbs and the remnants of a creative movement – since one cannot radically sever the links with the referent, it must be blurred, even if its ghostly figure comes back, haunting the reader through its painful absence of stability. Its shadow is reflected through these fuzzy lines, the only surviving traces of pictorial and linguistic compositions autonomously decomposing and recomposing themselves.La langue tranchante de l’auteur américain contemporain Brian Evenson fourche à plusieurs reprises lorsqu’il écrit respectivement dans le roman Dark Property (2002) et dans la nouvelle « Grottor » (2012) « Her tongue clove to her palette » et « Bernt […] found his tongue cleaving to his palette ». En substituant une « palette » au « palais », il défigure sa langue pour rappeler le large spectre que recouvrent les possibilités sensibles de son matériau, tant visuelles que sonores. La violente intrusion de cette palette donne l’occasion de peindre tout autant que de dépeindre la langue en soulignant l’enjeu paradoxal du pictural dans une œuvre qui souhaite se détacher de l’idéal mimétique. Le mot polysémique anglais « stump », à la fois moignon et estompe, souligne les rapports qu'entretiennent membres fantômes et vestiges de geste créateur : à défaut de pouvoir radicalement se détacher de la référence, il s'agit de la brouiller, quitte à en conserver une silhouette fantomatique qui revient hanter le lecteur à travers sa douloureuse absence de stabilité. Son ombre mouvante se reflète dans ces contours flous, seuls survivants de compositions picturales et langagières en constantes décomposition et recomposition autonomes
Oliver Sacks's "violent enthusiasms": "immoderation" as medical/literary ethics
Alors qu’il avait conscience que sa fin était proche, Oliver Sacks prit Hume pour modèle ; mais il nuançait les affinités qu’il avait avec sa pensée, en revendiquant l’énergie de l’enthousiasme. C’est en effet l’enthousiasme qui le caractérisait ; les détours par la drogue ou la vitesse, dans sa jeunesse, furent autant de modalités sensorielles exaltantes permettant de déterritorialiser la perception ; il eut toute sa vie la passion de la médecine, des sciences naturelles, de la natation, de la musique et de l’écriture. A la carte striée de la médecine formelle de plus en plus technique et détachée, il voulut opposer une pratique nomade et déterritorialisée, naviguant entre les disciplines, à la croisée des sciences et de la littérature, du savoir et de l’humain. Née de l’interaction entre le patient et le médecin, la mise en récit vise à mettre en évidence la vulnérabilité, à partager l’expérience de troubles longtemps tus ou occultés. Certains critiques, comme Tom Shakespeare, refusent l’enthousiasme comme profession de foi, considérant que dérober la parole du patient relève toujours d’une imposture. On peut aussi considérer que la reconfiguration littéraire permet une forme de témoignage. Les interactions de Sacks avec son lectorat révèlent la fonction libératrice de ses écrits, tandis que ses récits engendrent à leur tour mise en musique ou mise en scène, un recyclage narratif qui témoigne de la prégnance de l’enthousiasme. Aware that his end was close, Oliver Sacks sought inspiration in Hume’s philosophical equanimity, while stressing an essential difference—his own belief in enthusiasm. Sacks indeed seemed to embody enthusiasm. In his youth, he sought to break the threshold of perception by dabbling in drugs and speed on his motorbike; he was characterized by his lifelong passions for swimming, music, plants and minerals, and above all medicine and writing. Refusing to fit within the formal frame of medical practice, perceived as technological and monolithic, Sacks longed for cross-disciplinary lines of flight, blending science and literature, abstract knowledge and a human or humane approach. Returning to the tradition of case studies and Romantic science, Sacks sought new ways of engaging with his patients by telling their stories. This may be read as voice appropriation, as pointed out by critics like Tom Shakespeare. But interaction with his readership also reveals the liberating dimension of his belief in enthusiasm; and the response of writers and artists, some of whom have a condition of their own, shows that his narratives breed other configurations that help to break social invisibility and prompt readers and spectators to rethink vulnerability
Ce signe qui met fin au monde : linguistique générale et suspension du référent
Ferdinand de Saussure's general linguistics challenges and criticizes the correlation between words and things, and tends to suspend their supposed natural relationships. It claims to study language in an intrinsic way and redefines it to do so in a new way. The referent is largely put in brackets, relegated to a relatively marginal position, under the effect of a theory of the sign and its circuit.La linguistique générale de Ferdinand de Saussure met en question et critique la corrélation entre les mots et les choses, et tend à suspendre leurs rapports supposés naturels. Elle prétend étudier la langue de manière intrinsèque et la redéfinit pour ce faire d’une manière nouvelle. Le référent se trouve largement mis entre parenthèses, relégué à une place relativement marginale, sous l’effet d’une théorie du signe et de son circuit
Ada de Vladimir Nabokov, ou la texture de la référentialité
This paper posits that with his magisterial Ada, Nabokov not only playfully undermines the specularity between world and words that is assumed by many readers, but also offers a personal reflection on and practice of referentiality. The diegetic world of Antiterra foregrounds its own specular relationship to the reader’s terrestrial “reality”, as Antiterra is a world that resembles our own from many aspects, but with significant differences: electricity was banned after a mysterious disaster, Russia and America are one and the same continent. Antiterra’s map is punctuated by places that are “doubles” of “real” places, or mergers of various existing territories. By using the 'repetition with variation' principle to create toponyms, Nabokov duplicates what Jean-Christophe Bailly terms “the mimetic field”, and uses referentiality not as a set of landmarks meant to guide us in our imagining the diegetic world, but as a playful tool to upset our usual bearings and invite us to play the wondrous game of fiction. The threefold demonstration follows the divergence/convergence pattern between world and words displayed in the novel, by focusing first on the geography of the alternate world of Antiterra, and its specific ramifications into the potentialities of language; then on the playful dimension of referentiality in its historical aspects, and finally on the closing of the novel on the fusion of Antiterra with Terra, and its effects on the referential relation.Cet article prend pour hypothèse qu'Ada permet à Nabokov de se jouer de la traditionnelle spécularité référentielle entre monde et mots, et lui permet de déployer une réflexion sur et une pratique de la référentialité. L'univers diégétique d'Antiterra exhibe sa relation au monde du lecteur, désigné sous le nom de Terra, planète-sœur d'Antiterra. C'est dans cette structure entre ces deux planètes que se déploie le jeu nabokovien sur la référentialité dans le roman. En effet Antiterra ressemble à notre monde, mais bien des éléments sont différents : l'électricité y est interdite, la Russie et l'Amérique ne forment d'un continent, entre autres. La carte d'Antiterra est ponctuée de lieux qui sont les doubles de lieux réels, ou des fusions de plusieurs lieux réels. En élargissant à l'ensemble de son roman le principe de répétition avec variation, Nabokov duplique le « champ mimétique » (Bailly), et se sert de la référentialité non pas comme cadre guidant la construction de l'univers diégétique dans l'esprit du lecteur, mais comme un outil lui permettant de se jouer de nos réflexes et de nos attentes, et de nous inviter au merveilleux jeu de la fiction. La démonstration en trois temps suit la structure de divergence/convergence entre monde et mots du roman, en s'attachant tout d'abord à la géographie d'Antiterra (espace) et son exploration des potentialités du langage, puis sur les jeux référentiels autour de l'histoire (temps), et se concentre enfin sur les dernières pages du roman où la fusion entre Antiterra et Terra s'opère