Pharmactuel (E-Journal)
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Évaluation de l’efficacité et de l’innocuité de l’idarucizumab pour renverser l’effet anticoagulant du dabigatran
Compatibilité du citrate de caféine injectable avec plusieurs autres médicaments
RésuméObjectif : Établir la compatibilité du citrate de caféine injectable avec 99 autres médicaments lors d’une administration en Y.Méthode : Le citrate de caféine dosé à 20 mg/mL (équivalant à 10 mg/mL de caféine base) a été combiné (ratio 1:1) à 99 médicaments injectables non dilués (10 mL chacun) à la température ambiante. Chaque préparation a été réalisée deux fois. La première a subi une évaluation visuelle et un test de dénombrement des particules par obstruction de lumière immédiatement après le mélange. Ces tests ont été répétés quatre heures après le mélange en utilisant la seconde préparation. Pour être considérés comme compatibles, les mélanges ne devaient pas présenter de précipitation ou tout autre changement observable (turbidité, cristaux, formation de gaz, changement de couleur) et devaient respecter la spécification établie par la norme USP <788> 1.B, à la fois au temps zéro et quatre heures après le mélange.Résultats : Au total, 80 des 99 médicaments injectables testés avec le citrate de caféine se sont révélés compatibles à la fois visuellement à l’oeil nu et à l’aide du compteur de particules selon la norme USP <788>. L’incompatibilité des 19 autres médicaments a pu être vérifiée visuellement, car elles étaient nettement visibles. Mais dans le cas du propofol, il n’a pas été possible de démontrer sa compatibilité.Conclusion : Un certain nombre de médicaments se sont révélés compatibles lorsqu’ils sont mélangés dans un ratio de 1:1 avec le citrate de caféine. Il faut cependant prendre en considération le fait que seuls les critères physiques ont été pris en compte dans cette étude.AbstractObjective: To determine the compatibility of injectable caffeine citrate with 99 other drugs during Y-site administration.Method: Caffeine citrate solution 20 mg/mL (equivalent to 10 mg/mL of caffeine base) was combined (1:1 ratio) with 99 undiluted injectable drugs (10 mL each) at room temperature. Each preparation was made in duplicate. One of the test samples underwent a visual evaluation and a light obscuration particle count test immediately after mixing. Four hours after mixing, these tests were repeated on the other test sample. To be considered compatible, a mixture had to be free of precipitate or any other observable change (turbidity, crystals, gas formation or colour change) and had to meet the specification for Test 1.B of standard USP <788>, both at time 0 and 4 hours after mixing.Results: In all, 80 of the 99 injectable drugs tested with caffeine citrate were found to be compatible with it, both visually, with the unaided eye, and with the particle counter, as per standard USP <788>. We were able to ascertain the incompatibility of the other 19 drugs visually because it was visibly evident. The compatibility of propofol could, however, not be determined.Conclusion: A certain number of drugs tested were found to be compatible with caffeine citrate when they were mixed in a ratio of 1:1. We must take into consideration that only physical criteria were used in this evaluation
Efficacité d’un nouveau vaccin avec adjuvant contre le zona pour les adultes de 50 ans et plus
Étude HOPE-3 : Y a-t-il un avantage à entreprendre une médication hypolipémiante et antihypertensive en prévention primaire?
Affiches présentées dans le cadre de l'Événement des pharmaciens 2017 le 2 juin 2017 à Québec (Québec) Canada
Urgence informatique : expérience pratique et plan de contingence
RésuméObjectif : Présenter la manière de gérer une panne informatique au sein d’un département de pharmacie d’un établissement de santé. Présenter un plan de contingence pour prévenir un bris de service.Description de la problématique : Le département de pharmacie du Centre universitaire de santé McGill a dû composer avec la perte de son système informatique de pharmacie pendant une période de 54 heures en décembre 2014. La perte du système était due à un bris d’équipement informatique d’un serveur de l’hôpital, ce qui a mené à une panne du système informatique de pharmacie causant une corruption de la base de données.Résolution de la problématique : Les gestionnaires de la pharmacie ont eu besoin de réaménager les ressources humaines et matérielles en s’inspirant du plan de contingence existant. Pendant cette période, le personnel de pharmacie a été contraint de gérer les profils pharmacologiques et le processus de distribution des médicaments de façon manuelle. La communication interdépartementale a été une des clés du succès de la gestion de cette panne.Conclusion : La panne informatique a obligé le personnel du département de pharmacie à travailler manuellement pendant 54 heures avant de pouvoir récupérer son système. Les médecins et les infirmières ont également subi des désagréments occasionnés par le bris du circuit du médicament. Un plan d’urgence a été mis en place pour réduire les effets de cette panne et pouvoir assurer la distribution sécuritaire des médicaments.AbstractObjective: To explain how to deal with a computer outage in a health-care facility’s pharmacy department and to present a contingency plan to prevent a disruption in service.Problem description: The McGill University Health Centre’s Department of Pharmacy experienced a loss of its pharmacy computer system for a period of 54 hours in December 2014. The outage was due to a hardware malfunction on one of the hospital’s servers, which caused the pharmacy’s computer system to crash and, in the process, the database to become corrupted.Problem resolution: The pharmacy’s managers had to rearrange the human and physical resources, taking guidance from the existing contingency plan, and the pharmacy’s staff had to manage the drug profiles and the drug dispensing process manually during this period. Interdepartmental communication was one of the keys to success in dealing with the outage.Conclusion: The computer outage forced the Department of Pharmacy’s staff to do their work manually for 54 hours before its system was restored. As well, the physicians and nurses were inconvenienced by the interruption in the medication circuit. An emergency plan was put in place to minimize the impact of the outage and to ensure safe drug dispensing
Démarche structurée pour rechercher des décisions rendues relatives à l’exercice de la pharmacie
RésuméObjectif : Déterminer des bases de données juridiques, les comparer et développer une démarche structurée pour rechercher les décisions relatives à l’exercice de la pharmacie.Mise en contexte : Les standards de pratique professionnels rappellent au pharmacien l’obligation d’assurer la mise à jour de ses compétences, ce qui implique notamment de connaitre le cadre juridique applicable à sa profession. Il s’agit d’une étude descriptive dans laquelle une recherche en ligne et une analyse comparative à partir de critères et de mots clés ont été menées, puis un algorithme a été établi par remue-méninges.Résultats : Détermination de cinq bases de données qui répertorient les jugements au Canada soit CanLII, SOQUIJ, LexisNexis Quicklaw, WestlawNext Canada et La référence. Chaque base de données comporte un historique d’indexation des décisions par tribunal. Sur 125 recherches consécutives, 1311 à 17 736 décisions ont été retrouvées selon le tribunal, le nombre d’années d’indexation, le mot clé et la chaîne de caractères utilisés. CanLII offre le plus grand nombre de décisions, soit par ordre décroissant 17 736 décisions avec le terme médicament, 9129 avec pharmac*, 3511 avec pharmacien, 2669 avec pharmacie et 2332 avec pharmaceutique.Conclusion : Cette étude a permis de déterminer et de comparer cinq bases de données disponibles au Canada et de développer une démarche structurée pour retrouver les décisions relatives à l’exercice de la pharmacie. Le terme médicament permet de retrouver davantage de décisions, peu importe le tribunal ciblé. Le terme pharmacien est plus spécifique et devrait être privilégié pour retrouver des décisions portant sur l’exercice de la pharmacie.AbstractObjective: To identify and compare legal databases and develop a structured search strategy for decisions regarding pharmacy practice.Background: Professional practice standards outline pharmacists’ duty to keep their skills up to date, which includes, among other things, knowing the profession’s legal framework. This was a descriptive study in which online searching and a comparative analysis using criteria and keywords were performed. Subsequently, an algorithm was developed by brainstorming.Result: The identification of five databases in which decisions in Canada are recorded: CanLII, SOQUIJ, LexisNexis Quicklaw, WestlawNext Canada and La référence. Each database contains an indexing history of decisions by court. During 125 consecutive searches, a total of 1311 to 17,736 decisions were identified, depending on the court, the number of years of indexing, and the keyword/character string used. CanLII yielded the largest number of decisions. They were, in decreasing order, as follows: 17,736 decisions with the term “médicament” (drug), 9129 with “pharmac*”, 3511 with “pharmacien” (pharmacist), 2669 with “pharmacie” (pharmacy) and 2332 with “pharmaceutique” (pharmaceutical).Conclusion: This study enabled us to identify and compare five Canadian databases and to develop a structured search strategy for decisions concerning pharmacy practice. More decisions can be found with the term “médicament”, regardless of the court targeted. The term “pharmacien” is more specific and should be used when searching for decisions pertaining to pharmacy practice
Face aux erreurs médicamenteuses, quelles sont l’expérience et la perception des professionnels de santé d’un centre hospitalier français ?
RésuméObjectif : Explorer l’expérience et la perception des professionnels de santé face aux erreurs médicamenteuses.Description de la problématique : En 2017, une baisse importante de près de 50 % des déclarations d’erreurs médicamenteuses a été constatée au Centre hospitalier Lucien Hussel. Une enquête a été menée afin de déterminer les freins à la déclaration et de mettre en place des mesures d’amélioration.Résolution de la problématique : Un questionnaire a été créé et remis à 607 professionnels de la santé. Le taux de réponses était de 31,5 %. Une proportion de 77 % avaient été témoins d’une erreur médicamenteuse. Seuls 30 % des professionnels l’avaient déclarée par méconnaissance de l’organisation des signalements, par peur de reproches ou de manque de retour d’information. L’étape concernant l’administration du médicament était le plus souvent mise en cause. La morphine et les antibiotiques étaient les médicaments le plus fréquemment impliqués. Les facteurs de risque cités étaient : fatigue / stress / précipitation (80 %), charge de travail (70 %), interruption de tâche (65 %). Près de 80 % du personnel avaient été sensibilisés au risque d’erreurs médicamenteuses lors de formations initiales.Conclusion : Cette enquête a permis de mesurer les connaissances du personnel sur la prévention des erreurs médicamenteuses et de cibler les freins à leur déclaration. Des actions de sensibilisation ont été menées et des mesures d’incitation à la déclaration ont été prévues. Les indicateurs mis en place permettront de mesurer l’influence des mesures prises sur l’augmentation des signalements.AbstractObjective: To explore health care professionals’ experience with and perception of medication errors.Problem description: In 2017, there was a significant decrease of nearly 50% in medication error reports in our hospital. A survey was conducted to identify the obstacles to reporting medication errors and to institute remedial measures.Problem resolution: A questionnaire was created and sent to 607 health care professionals. The response rate was 31.5%. Seventy-seven percent had witnessed a medication error. Only 30% had reported it, this due to unfamiliarity with the reporting system, the fear of being reprimanded or a lack of follow-up. The administration stage was the one most often at issue, and morphine and antibiotics were the drugs involved most often. The risk factors mentioned were fatigue/stress/haste (80%), workload (70%) and task interruptions (65%). Nearly 80% of the personnel had been made aware of the risk of medication errors during their initial training.Conclusion: This survey enabled us to measure the personnel’s knowledge of medication error prevention and to target the obstacles to medication error reporting. Awareness-raising intiatives have been conducted, and reporting incentive measures have been instituted. The indicators put in place will make it possible to gauge the impact of the measures taken to increase reporting