Pharmactuel (E-Journal)
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Compatibilité physique des médicaments administrés en Y aux soins intensifs, en particulier la dexmédétomidine, le lévosimendan et la kétamine
Résumé Objectif : Déterminer la compatibilité physique de divers mélanges de médicaments, en particulier la dexmédétomidine, le lévosimendan et la kétamine, administrés en Y aux soins intensifs pédiatriques. Méthode : Des échantillons, ainsi qu’une réplique de chacun d’eux, ont été produits avec les médicaments testés à leur concentration maximale et en proportions égales. Un examen visuel a eu lieu au temps initial, puis après 15 minutes, une heure et quatre heures. En l’absence de précipités visibles, l’échantillon était soumis au compteur de particules au temps initial et après quatre heures. Les combinaisons devaient réussir l’examen visuel et le décompte de particules pour être qualifiées de compatibles. Le nombre de particules acceptable repose sur la norme USP <788> 1.B, norme qui s’applique aux solutions parentérales ou injectables, dont le volume est inférieur à 100 mL, ce qui est le cas dans la présente étude.Résultats : Des 23 combinaisons incluant la dexmédétomidine, seule celle avec la micafungine s’est montrée incompatible. Parmi les 41 mélanges incluant la kétamine, 21 ont été jugés incompatibles alors que ceux effectués avec le lévosimendan se sont tous révélés compatibles. Pour ce qui est des 21 mélanges réalisés avec divers médicaments, neuf d’entre eux ont été classés incompatibles et un mélange, soit la combinaison d’imipénem-cilastatine et de céfoxitine, n’a pas pu être analysé par le compteur de particules vu son opacité dès le départ.Conclusion : Des 92 combinaisons testées, 28 ont été classées physiquement incompatibles. Le compteur de particules s’est révélé utile pour valider les conclusions tirées de l’examen visuel.AbstractObjective: To determine the physical compatibility of various combinations of drugs, in particular, dexmedetomidine, levosimendan and ketamine, administered via a Y-site connector in pediatric intensive care. Method: Samples, and copies of each of them, were produced with the tested drugs at their maximum concentration and in equal proportions. A visual inspection was performed at baseline and then after 15 minutes, 1 hour and 4 hours. If there were no visible precipitates, the sample was run through a particle counter at baseline and after 4 hours. The combinations had to pass the visual inspection and the particle count in order to be deemed compatible. The acceptable particle count was based on USP standard <788>, Test 1.B, which applies to parenteral or injectable solutions with a volume of less than 100 mL, which was the case in this study.Results: Of the 23 combinations including dexmedetomidine, only the one containing micafungin was found to be incompatible. Of the 41 combinations including ketamine, 21 were found to be incompatible, while all those with levosimendan were found to be compatible. As for the 21 combinations made with various drugs, nine were deemed incompatible and one, the combination of imipenem-cilastatin and cefoxitin, could not be analyzed by the particle counter because of its opacity from the outset.Conclusion: Of the 92 combinations tested, 28 were deemed physically incompatible. The particle counter was useful for confirming the conclusions drawn from the visual inspection
Étude INDAO : comparaison de l’effet du glyburide et de l’insuline sous-cutanée sur les complications périnatales lors du traitement du diabète gestationnel
Édoxaban, une nouvelle option pour le traitement des thromboembolies veineuses des patients cancéreux ?
Doctorat professionnel en pharmacie de la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal : reflet de l’agrément d’un programme d’études
Résumé Objectif : La Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal désire partager son expérience d’agrément du Programme de doctorat de premier cycle en pharmacie (Pharm.D.) par le Conseil canadien de l’agrément des programmes de pharmacie (CCAPP). Mise en contexte : La Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal a permis à son université d’être la première au Canada à lancer le Pharm.D. en septembre 2007 et parmi les premières à le faire agréer en 2012. Après dix ans d’existence, elle renouvèle l’agrément en 2018 : la visite des évaluateurs externes s’est déroulée du 21 au 23 novembre 2017 et le rapport final du CCAPP a été remis en juin 2018.Résultats : Le Programme répond majoritairement aux normes exigées : organisation et gouvernance de l’institution, ressources du Programme, services aux étudiants et programme universitaire. Le point central sur lequel elle doit concentrer ses efforts est la mise en œuvre d’un processus d’évaluation continue de la qualité. Les normes partiellement conformes sont : les ressources financières, les ressources humaines, la planification stratégique, les contrats avec les pharmacies communautaires, les comités facultaires et l’équilibre entre les cours obligatoires. Conclusion : Le vice-décanat aux études de premier cycle et la direction du Programme ont élaboré un plan d’action pour se conformer aux normes. Ce plan d’action comporte 10 éléments, dont quatre ont été menés à bien : 1) révision de la gouvernance, 2) révision de la planification stratégique, 3) élaboration du cadre d’amélioration continue de la qualité et 4) détermination des indicateurs.AbstractObjective: The Université de Montréal’s Faculty of Pharmacy wishes to share its experience regarding the accreditation of the undergraduate Doctor of Pharmacy (Pharm.D.) program by the Canadian Council for Accreditation of Pharmacy Programs (CCAPP). Background: The Université de Montréal was the first university in Canada to launch a Pharm.D. program, in September 2007, and one of the first to have such a program accredited, in 2012. After 10 years of existence, it renewed the accreditation in 2018. The visit by the external evaluators took place from November 21 to 23, 2017, and the CCAPP’s final report was submitted in June 2018.Results: The program meets most of the required standards: institutional organization and governance, program resources, student services and university program. The key focus of its efforts should be the implementation of an ongoing quality assessment process. The partially compliant standards are financial resources, human resources, strategic planning, contracts with community pharmacies, faculty committees, and balance between the required courses. Conclusion: The office of the Assistant Dean of Undergraduate Studies and the program’s management have developed an action plan to comply with the standards. This is a 10-point plan, four of which have been completed: 1) governance review, 2) strategic planning review, 3) development of an ongoing quality improvement framework, and 4) identification of indicators
Uniformisation des listes d’abréviations interdites et des médicaments de niveau d’alerte élevé dans un centre intégré universitaire de santé et de services sociaux
Résumé Objectif : Décrire l’élaboration de listes fusionnées des abréviations interdites et des médicaments de niveau d’alerte élevé dans un centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS de l’Estrie-CHUS).Description de la problématique : La fusion d’établissements de santé depuis 2015 oblige l’uniformisation et la révision de plusieurs outils, protocoles et ordonnances collectives. La liste des abréviations interdites et de médicaments de niveau d’alerte élevé est un outil primordial pour assurer aux patients une prestation de soins sécuritaires.Résolution de la problématique : Une analyse préliminaire, puis des discussions en plus grand groupe au sein d’un comité de pharmacologie ont permis d’élaborer une liste uniformisée d’abréviations interdites et de médicaments de niveau d’alerte élevé au CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Les listes finales représentent un équilibre entre une inclusion exhaustive et une facilité d’utilisation et d’application dans toutes les installations de l’établissement.Conclusion : L’uniformisation de ces listes nous permet de créer des outils centralisés pouvant être utilisés par tous, plutôt que de dupliquer le travail dans chaque installation. L’harmonisation de la liste des médicaments de niveau d’alerte élevé implique d’adapter au besoin les stratégies de gestion des risques avec ces abréviations et ce groupe de médicaments et de l’appliquer à l’ensemble de l’établissement.AbstractObjective: To describe the development of merged lists of prohibited abbreviations and high-alert drugs in an integrated university health and social services centre (CIUSSS de l’Estrie-CHUS).Problem description: The merger of health-care facilites since 2015 requires the standardization and review of several tools, protocols and collective prescriptions. The list of prohibited abbreviations and high-alert drugs is an essential tool for ensuring safe patient care.Problem resolution: A preliminary analysis and subsequent larger-group discussions within a pharmacy and therapeutics committee led to the development of a standardized list of prohibited abbreviations and high-alert drugs at the CIUSSS de l’Estrie-CHUS. The final lists represent a balance between comprehensive inclusion and ease of use and application at all of the CIUSSS’s facilities.Conclusion: The standardization of these lists is enabling us to create centralized tools that everyone can use, rather than duplicating work at each facility. Harmonizing the list of high-alert drugs involves adapting, as necessary, the strategies for managing the risks associated with these abbreviations and this group of drugs and using it throughout the institution
Un cas de neutropénie secondaire à la prise de lévodopa-carbidopa
Résumé Objectif : Présenter un cas de neutropénie probablement associé à la prise de lévodopa-carbidopa pour le traitement de la maladie de Parkinson.Résumé du cas : Le cas rapporté dans cet article est celui d’une femme de 90 ans admise à l’hôpital pour des chutes et des hallucinations. La maladie de Parkinson, pour laquelle elle ne reçoit aucun médicament, est peut-être à l’origine des chutes, c’est pourquoi la patiente entame un traitement à la lévodopa-carbidopa. Par la suite, elle développera une neutropénie modérée secondaire, qui pourrait avoir été causée par ce médicament.Discussion : On trouve dans la littérature scientifique des descriptions de cas de neutropénie en relation avec plusieurs classes de médicaments. Le résultat obtenu à l’aide de l’algorithme de Naranjo nous indique qu’il est probable que la lévodopa-carbidopa ait causé cette neutropénie, mais la présence d’un autre problème hématologique ne peut être exclue, étant donné que le bilan hématologique est incomplet. Lors de neutropénie légère à modérée qui n’est pas causée par des agents de chimiothérapie, le retrait de l’agent suspecté est souvent le seul geste requis pour assister à une normalisation du décompte des neutrophiles. Il est généralement associé à des mesures de prévention des infections pour les patients à risque.Conclusion : On rapporte peu de cas de neutropénie en relation avec la lévodopa seule ou combinée. Le personnel médical doit néanmoins garder présent à l’esprit cet effet indésirable quand une neutropénie se déclare chez un patient traité avec ce médicament.AbstractObjective: To present a case of neutropenia likely related to the use of levodopa-carbidopa to treat Parkinson’s disease.Case summary: The case reported in this article involved a 90-year-old woman hospitalized for falls and hallucinations. The falls may have been due to Parkinson’s disease, for which she was not receiving any medication. She was started on levodopa-carbidopa. Subsequently, she developed moderate secondary neutropenia, which may have been caused by this drug.Discussion: Cases of neutropenia associated with several classes of drugs are described in the scientific literature. The result given by the Naranjo algorithm indicated that levodopa-carbidopa was the probable cause of her neutropenia, but the presence of another hematological problem cannot be ruled out, given that her hematological workup was incomplete. During mild to moderate neutropenia not caused by chemotherapeutic agents, withdrawal of the suspected agent is often the only action required to bring about a normalization of the neutrophil count. Generally, in at-risk patients, infection prevention measures are taken as well.Conclusion: There are few reported cases of neutropenia associated with levodopa alone or in combination. Medical personnel should nonetheless keep this adverse effect in mind when a patient treated with this drug develops neutropenia
Spécialisation et pratique avancée de la pharmacie dans le monde
RésuméObjectif : L’objectif de cet article est de dresser un portrait de la spécialisation et de la pratique avancée de la pharmacie dans le monde et d’effectuer un parallèle avec la situation au Québec.Méthode : La recherche d’articles effectuée sur PubmedMD, GoogleMD et les sites respectifs des associations en pharmacie à travers le monde s’est principalement concentrée sur le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie en raison de la similarité entre leur pratique de la pharmacie et celle du Québec.Résultats : Il n’y a pas de système de certification des pharmaciens spécialistes au Canada. Cependant, le Manitoba accorde le titre d’Extended Practice Pharmacist qui permet de prescrire et d’ajuster la pharmacothérapie selon une pratique collaborative. Aux États-Unis, la spécialisation en pharmacie s’obtient par la réussite d’un examen de certification à la suite d’expériences reconnues de pratique clinique et le titre de pharmacien de pratique avancée existe dans certains États. Le Royaume-Uni et l’Australie reconnaissent la pratique avancée en pharmacie en fonction de standards de compétences et de recommandations de pairs. La reconnaissance de la pratique avancée et de la spécialisation en pharmacie varie dans les autres pays du monde.Conclusion : Le Québec pourrait s’inspirer de certains exemples de pratique avancée ou de spécialisation en pharmacie dans le monde. Pour ce faire, une définition claire de la pratique avancée et de la spécialisation serait utile pour améliorer la compréhension de ces concepts.AbstractObjective: The objective of this article is to provide an overview of advanced pharmacy practice and specialization in pharmacy worldwide and to draw a parallel with the situation in Quebec. Method: A search was done in PubMed and Google and on the respective websites of pharmacy associations worldwide focused mainly on Canada, the United States, the United Kingdom and Australia because of the similarity between pharmacy practice in those countries and that in Quebec.Results: There is no specialist pharmacist certification system in Canada. However, the province of Manitoba in Canada grants the title of Extended Practice Pharmacist, whereby these pharmacists can prescribe and adjust pharmacotherapy within a collaborative practice. In the United States, pharmacy specialization is obtained with a certification examination after having accumulated recognized clinical practice experience, and the title of Advanced Practice Pharmacist exists in certain states. The United Kingdom and Australia recognize advanced pharmacy practice on the basis of competency standards and peer recommendations. The recognition of advanced practice and specialization in pharmacy varies in other countries of the world.Conclusion: These examples of advanced practice and specialization in pharmacy in the world could serve as a model for Quebec. A clear definition of advanced practice and specialization would be useful for a better understanding of these concepts.