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Le congé de paternité, à quoi ça sert ?
A quoi sert le congé de paternité ? A partir de 25 entretiens réalisés avec des pères 1 à 3 mois avant la naissance de leur enfant, cette présentation revient sur les différents sens et usages que les pères associent à ce dispositif.
Le congé de paternité est actuellement constitué de 11 jours consécutifs utilisables entre la naissance et les 4 mois de l'enfant. Questionner à quoi sont destinés ces jours selon les pères permet de mieux comprendre les différentes manières dont ils s'approprient la politique publique : à quel moment souhaitent-ils l’utiliser ?pour quelles raisons certains le prolongent avec des congés annuels tandis que d’autres n’envisagent pas de l’utiliser ? quels facteurs entrent en jeu dans leur décision ? Il s'agit, avant de comprendre ce que le congé peut ou non faire aux pères dans l'exercice de leur paternité, de mieux comprendre dans un premier temps ce que les pères font au congé
Do French couples adapt their division of housework to their careers? A longitudinal analysis
How partners adapt their division of domestic chores to their earnings variations ?
Using fixed-effect models on the GGS French survey (Erfi, 2005, 2008, 2011), this study explores how changes in partners’ absolute incomes, relative incomes and work hours affect the division of chores within French couples. To our knowledge, this is the first longitudinal study to do so on French data. We examine bargaining, gender display, autonomy and time availability perspectives.
Our results give support to the autonomy theory. We find that absolute earnings better explain the division of housework than relative earnings. Couples do adapt their division of housework when women or men reach the highest earnings brackets
Showing up : paternity leave, fathering practices and masculinities from pregnancy to infancy
Les congés destinés aux pères sont considérés comme des leviers d’action clefs pour réduire les inégalités de genre. À partir d’enquêtes quantitatives et d’entretiens auprès d’hommes avant et après la naissance de leur premier enfant, cette thèse questionne dans quelle mesure, et par quels procédés, le congé de paternité de deux semaines (2002-2021) favorise effectivement la participation masculine aux tâches parentales et ménagères en France. Elle croise sociologie de l’action publique, de la famille et du genre. Alors que la littérature s’est d’abord intéressée aux effets de la durée des congés, cette thèse montre que la période de recours révèle des interprétations et usages variés de la politique, qui n’ont pas les mêmes implications. Lorsqu’il est posé dès la naissance, le congé entraine un pic d’engagement paternel. A plus long terme, les hommes qui ont posé un congé participent légèrement plus aux tâches les plus valorisées, mais leurs compagnes ne réduisent pas leur investissement temporel. Ainsi, sans la mise en place d’autres arrangements professionnels durables, le recours perturbe peu la division genrée des rôles parentaux. Par ailleurs, le suivi des trajectoires parentales souligne que la façon dont les pères s’approprient la politique préfigure, plus qu’elle n’influence, différents « styles de paternité ».Finalement, le recours au congé est particulièrement emblématique des normes de « présence paternelle » actuelles, en ce qu’il permet à la plupart des pères de rendre visible un intérêt pour l’enfant sans compromettre l’activité professionnelle. Le prestige lié à la démonstration de l’implication paternelle n’est cependant pas également accessible à tous.Leave for fathers is seen as a key lever for reducing gender inequalities. Based on quantitative surveys and interviews with men before and after the birth of their first child, this thesis examines the extent to which, and the means by which, the two-week paternity leave (2002-2021) actually encourages male participation in childcare and housework in France. It brings together insights from sociology of public action, sociology of family and gender studies.While previous studies have primarily explored the effects of leave duration, this thesis shows that the period of recourse reveals varied interpretations and uses of the policy, sometimes far removed from institutional intentions. When leave is taken from birth, it leads to a peak in paternal involvement. However, without the establishment of lasting professional arrangements, the use of leave does little to disrupt the gendered division of parental roles in the long term. Men who have taken leave are slightly more involved in the most valued tasks, but their partners do not reduce their time investment. Furthermore, tracking parental trajectories highlights that the way fathers appropriate the policy prefigures, rather than influences, different "fathering styles".Finally, the use of leave is particularly emblematic of today's norms of "paternal presence", in that it allows, for the most part, to make visible an interest in the child without compromising professional activity. However, the prestige associated with demonstrating paternal involvement is not equally accessible to all
Quels freins limitent encore le recours au congé de paternité chez les jeunes pères ?
International audienceLe congé de paternité instauré en 2002 et réformé en 2021 se présente comme une mesure favorable à l’égalité femmes-hommes. Alors que la majorité des pères recourent au dispositif, environ 3 sur 10 n’exercent pas leur droit. Quels facteurs peuvent limiter la prise du congé de paternité ? Dans quelle mesure ce non-recours est-il lié à leur degré d’implication dans la sphère familiale ? Ce Céreq Bref mobilise la dernière vague de l'enquête Génération 2010 pour explorer les déterminants du recours au congé de paternité chez les jeunes devenus pères entre 2010 et 2017
Quels freins limitent encore le recours au congé de paternité chez les jeunes pères ?
National audienceLe congé de paternité instauré en 2002 et réformé en 2021 se présente comme une mesure favorable à l’égalité femmes-hommes. Alors que la majorité des pères recourent au dispositif, environ 3 sur 10 n’exercent pas leur droit. Quels facteurs peuvent limiter la prise du congé de paternité ? Dans quelle mesure ce non-recours est-il lié à leur degré d’implication dans la sphère familiale ? Ce Céreq Bref mobilise la dernière vague de l'enquête Génération 2010 pour explorer les déterminants du recours au congé de paternité chez les jeunes devenus pères entre 2010 et 2017
Se montrer présent : réception du congé de paternité, parentalités et masculinités de la grossesse à la petite enfance
Leave for fathers is seen as a key lever for reducing gender inequalities. Based on quantitative surveys and interviews with men before and after the birth of their first child, this thesis examines the extent to which, and the means by which, the two-week paternity leave (2002-2021) actually encourages male participation in childcare and housework in France. It brings together insights from sociology of public action, sociology of family and gender studies.While previous studies have primarily explored the effects of leave duration, this thesis shows that the period of recourse reveals varied interpretations and uses of the policy, sometimes far removed from institutional intentions. When leave is taken from birth, it leads to a peak in paternal involvement. However, without the establishment of lasting professional arrangements, the use of leave does little to disrupt the gendered division of parental roles in the long term. Men who have taken leave are slightly more involved in the most valued tasks, but their partners do not reduce their time investment. Furthermore, tracking parental trajectories highlights that the way fathers appropriate the policy prefigures, rather than influences, different "fathering styles".Finally, the use of leave is particularly emblematic of today's norms of "paternal presence", in that it allows, for the most part, to make visible an interest in the child without compromising professional activity. However, the prestige associated with demonstrating paternal involvement is not equally accessible to all.Les congés destinés aux pères sont considérés comme des leviers d’action clefs pour réduire les inégalités de genre. À partir d’enquêtes quantitatives et d’entretiens auprès d’hommes avant et après la naissance de leur premier enfant, cette thèse questionne dans quelle mesure, et par quels procédés, le congé de paternité de deux semaines (2002-2021) favorise effectivement la participation masculine aux tâches parentales et ménagères en France. Elle croise sociologie de l’action publique, de la famille et du genre. Alors que la littérature s’est d’abord intéressée aux effets de la durée des congés, cette thèse montre que la période de recours révèle des interprétations et usages variés de la politique, qui n’ont pas les mêmes implications. Lorsqu’il est posé dès la naissance, le congé entraine un pic d’engagement paternel. A plus long terme, les hommes qui ont posé un congé participent légèrement plus aux tâches les plus valorisées, mais leurs compagnes ne réduisent pas leur investissement temporel. Ainsi, sans la mise en place d’autres arrangements professionnels durables, le recours perturbe peu la division genrée des rôles parentaux. Par ailleurs, le suivi des trajectoires parentales souligne que la façon dont les pères s’approprient la politique préfigure, plus qu’elle n’influence, différents « styles de paternité ».Finalement, le recours au congé est particulièrement emblématique des normes de « présence paternelle » actuelles, en ce qu’il permet à la plupart des pères de rendre visible un intérêt pour l’enfant sans compromettre l’activité professionnelle. Le prestige lié à la démonstration de l’implication paternelle n’est cependant pas également accessible à tous
Se montrer présent : réception du congé de paternité, parentalités et masculinités de la grossesse à la petite enfance
Leave for fathers is seen as a key lever for reducing gender inequalities. Based on quantitative surveys and interviews with men before and after the birth of their first child, this thesis examines the extent to which, and the means by which, the two-week paternity leave (2002-2021) actually encourages male participation in childcare and housework in France. It brings together insights from sociology of public action, sociology of family and gender studies.While previous studies have primarily explored the effects of leave duration, this thesis shows that the period of recourse reveals varied interpretations and uses of the policy, sometimes far removed from institutional intentions. When leave is taken from birth, it leads to a peak in paternal involvement. However, without the establishment of lasting professional arrangements, the use of leave does little to disrupt the gendered division of parental roles in the long term. Men who have taken leave are slightly more involved in the most valued tasks, but their partners do not reduce their time investment. Furthermore, tracking parental trajectories highlights that the way fathers appropriate the policy prefigures, rather than influences, different "fathering styles".Finally, the use of leave is particularly emblematic of today's norms of "paternal presence", in that it allows, for the most part, to make visible an interest in the child without compromising professional activity. However, the prestige associated with demonstrating paternal involvement is not equally accessible to all.Les congés destinés aux pères sont considérés comme des leviers d’action clefs pour réduire les inégalités de genre. À partir d’enquêtes quantitatives et d’entretiens auprès d’hommes avant et après la naissance de leur premier enfant, cette thèse questionne dans quelle mesure, et par quels procédés, le congé de paternité de deux semaines (2002-2021) favorise effectivement la participation masculine aux tâches parentales et ménagères en France. Elle croise sociologie de l’action publique, de la famille et du genre. Alors que la littérature s’est d’abord intéressée aux effets de la durée des congés, cette thèse montre que la période de recours révèle des interprétations et usages variés de la politique, qui n’ont pas les mêmes implications. Lorsqu’il est posé dès la naissance, le congé entraine un pic d’engagement paternel. A plus long terme, les hommes qui ont posé un congé participent légèrement plus aux tâches les plus valorisées, mais leurs compagnes ne réduisent pas leur investissement temporel. Ainsi, sans la mise en place d’autres arrangements professionnels durables, le recours perturbe peu la division genrée des rôles parentaux. Par ailleurs, le suivi des trajectoires parentales souligne que la façon dont les pères s’approprient la politique préfigure, plus qu’elle n’influence, différents « styles de paternité ».Finalement, le recours au congé est particulièrement emblématique des normes de « présence paternelle » actuelles, en ce qu’il permet à la plupart des pères de rendre visible un intérêt pour l’enfant sans compromettre l’activité professionnelle. Le prestige lié à la démonstration de l’implication paternelle n’est cependant pas également accessible à tous
How do fathers use their paternity leave in France?
Ce poster revient sur les différentes manières dont les pères recourent ou non à leur congé de paternité lorsqu'ils y sont éligibles. Le congé de paternité est, à ce jour, un congé de 11 jours consécutifs indemnisés à 80% par la sécurité sociale, qui peuvent être pris jusqu'aux 4 mois de l'enfant. Ce poster est issu des tous premiers résultats de ma thèse entamée en septembre 2019 à partir d'entretiens réalisés avec des pères entre 1 et 3 mois avant la naissance de leur enfant. Il montre les diversités dans l'appropriation de ce dispositif public : prise du congé à la naissance, pendant les vacances, après le congé de maternité... Il présente de premiers mécanismes pour comprendre comment les pères font leur choix
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