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Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
« “Note de lecture” du Dictionnaire René Char de Danièle Leclair et Patrick Née (dir.) »
International audienc
« Bestioles, fables et microscopes : les insectes entre naturalistes et romanciers »
International audienceLes insectes ont fasciné des générations de scientifiques, artistes et curieux. Représentants d’un puissant ailleurs phénoménologique, et du territoire captivant de l’infiniment petit, ces animaux véhiculent un merveilleux constant. La description, par Robert Hooke, des premières révélations du microscope, ou l’enthousiasme épique de l’entomologiste Fabre, témoignent d’une volonté de basculer dans un monde an-humain, où la projection imaginative précède et accompagne les avancées de la science. L’étude du croisement entre les textes scientifiques de Fabre et un roman, Le Pays sous l’écorce de Jacques Lacarrière, révèle l’importance du langage littéraire, parfois intensément travaillé du côté de la prose poétique, pour appréhender ces animaux insaisissables, des tréfonds d’une termitière aux pensées d’un criquet
« Le Souffle d’une aile : poétiques de l’éventail chez Mallarmé et Claudel »
International audienceMallarmé et Claudel, malgré leurs différences poétiques et existentielles, peuvent se rejoindre dans l’attention qu’ils ont portée à un objet particulier : l’éventail. Ainsi Mallarmé l’utilise-t-il comme support de courts poèmes, quand Claudel lui rend hommage dans l’inspiration orientale qui a guidé ses Cent phrases pour éventails. Malgré l’hétérogénéité des supports qui ont vu naître ces poèmes – éventails réels ou livre japonais – l’objet ailé concentre des problématiques communes aux deux poètes. Volonté de dépasser la lourdeur éditoriale et émancipation des règles graphiques font souffler un vent de liberté sur ces textes, rythmés de battements nouveaux. Pliant la plume et l’encre aux exigences du visuel, voire la syntaxe à l’influence de la pensée japonaise, les poètes révèlent au prisme de l’éventail une réflexion esthétique qu’il est fécond de relire dans son contexte original d’écriture
« “Portés d’un trait réel jusqu’aux abords du surréel” : Oiseaux de Saint-John Perse »
International audienceDans le recueil Oiseaux, composé en 1963, Saint-John Perse s’inspire à la fois des œuvres picturales de Georges Braque et de l’oiseau véritable, « le plus ardent à vivre », pour composer treize chants dans lesquels s’appréhende une réalité dépassant celle de l’humain. Les êtres mutiques du monde aviaire planent loin du langage ordinaire, et donnent au poète un exemple d’action et de pur dynamisme physique. Le « surréel » animal rompt les habitudes de pensée et d’écriture pour frôler l’« esclandre » d’une autre façon d’être en vie, que la poésie persienne célèbre et prend pour modèle
« Vers une juste altérité animale: inspirations préhistoriques en poésie moderne »
International audienceLa littérature a pris acte de l'injustice des rapports entre humains et animaux bien avant que l'ère de l'anthropocène n'en fasse un sujet de réflexion politique, éthique et juridique. Du côté de l'humain, la peur d'une dilution des frontières interspécifiques et le rejet d'une empathie déstabilisante ; du côté animal, l’image de la victime universelle et de la vulnérabilité sociale, sont dépeints dans maints corpus de poésie avec une justesse visionnaire. À rebours de cette relation moderne et faussée aux vivants jaillissent diverses sources de réconciliation, dont certaines sont issues de réflexions sur la Préhistoire. Les temps reculés, fantasmés comme une ère de la fusion bienheureuse, ou décrits à la lumière de l'émerveillement pour l'art pariétal, éclairent des liens originels entre une humanité émergente et la formidable faune qui accueille les premiers traits de sa culture. On observe dans ces représentations le rêve d'une justice première, une communauté des égaux fondée sur la fascination pour l'altérité, derrière laquelle le peintre de Lascaux s'efface pour naître à l'art dans la célébration du non-humain. Cet article étudie, au plus près des procédés formels de textes poétiques du XXe siècle, la justesse avec laquelle les poètes peuvent appréhender l'intervalle de l'altérité – historique, interspécifique, inter-médiale – qui fondent leur vision d'un temps où les relations entre vivants semblaient plus juste
« Des poèmes sur une aile : poétiques de l’éventail chez Mallarmé et Claudel »
International audienc
« "Des espèces en voies d’apparition" : la poésie, territoire des vivants »
International audienc
« “Silence à griffes, à mufles” : quelques apparitions de bêtes en poésie moderne »
International audienc
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