1,721,026 research outputs found

    Understanding the individual and collective spatial memories of Moorea’s lagoon fishermen through freehand drawing

    No full text
    International audienceMoorea is a prominent island in French Polynesia, located near Tahiti in the Society Archipelago. A coral barrier surrounds it, averaging about 800 meters away. The lagoon covers an area of roughly 49 km² and has a depth not exceeding 5 meters. To date, there's been limited research on the spatial mental representations of the island's lagoon fishermen. Yet, three-quarters of Moorea's households have at least one person who fishes regularly, primarily for subsistence. To gain insights into the spatial memories of this community, we collected 93 hand-drawn mental maps from 47 male and 12 female fishermen. Our analysis of these alternative cartographic materials will be threefold. First, we'll examine the spatial perspectives depicted by the participants. Beyond the predominant allocentric and egocentric views, there's a "circular" perspective that stands out and warrants attention due to its novelty. We'll then shift our focus to the symbols used – both common (legends, north arrows, pictograms, etc.) and unique (e.g., a fisherman drawing himself or emoticons). We'll conclude our analysis with a look at the few maps drawn collaboratively in small groups of two to three people, aiming to understand and characterize the collective dynamics (agreements, negotiations, shared memories, etc.) that influenced these joint sketches

    Approches (dés)incarnées des Espaces-Temps en Océanie — Pour une décolonisation des savoirs et des méthodes anthropogéographiques dans l’aire océanienne

    No full text
    Ce volume inédit contribue à la décolonisation des connaissances et des méthodes issues de la recherche océaniste, en particulier dans les domaines de la géographie, de l’anthropologie et des sciences géomatiques.Au plan théorique, je défends dans les chapitres I et II une position relativement audacieuse, à savoir que le spatialisme inhérent à la discipline géographique fausse la manière d’appréhender la recherche avec – et non pas sur – les sociétés océaniennes contemporaines. Substantialiser l’Espace en faisant de ce dernier non plus une notion intuitive, mais un concept opératoire, invite ipso facto à penser le vécu des Océaniens à travers son prisme limité et limitant. S’il reste théoriquement envisageable, ce parti pris épistémologique est in fine lourd de conséquences. En plus d’évacuer le Temps de l’équation – pourtant indissociable de l’Espace – il provoque effectivement des ruptures en cascade, non seulement entre les humains et leur environnement immédiat, mais aussi avec leurs communautés, humaines (familles, clans, partenaires de pêche, etc.) comme non-humaines (ancêtre, défunts et déités). Pour appréhender au mieux les continuums multiples par lesquels se définissent généralement les peuples de l’Océanie, la primauté accordée à l’Espace doit être abandonnée au profit d’une approche intégrée de l’Espace et du Temps. Dans cette optique, mon projet scientifique part des travaux pionniers de Bernard Guy sur le Mouvement, et de Max Velmans sur le monisme réflexif, en défendant la position selon laquelle l’expérience vécue des Océaniens peut être approchée efficacement en prêtant attention aux Espaces-Temps qu’ils révèlent au quotidien. Précisément, la perspective révélationniste développée ici part du principe que ces agencements spatiotemporels ne sont pas produits, comme l’entend le paradigme productionniste Lefebvrien, mais déjà présents, à l’état de potentialités, puis actualisés consciemment par le biais d’une réflexivité triple de la conscience – propre (couplage avec l’environnement), étendue (imbrication dans un réseau de consciences plurielles) et immagente (faculté à établir des connexions avec les entités et les phénomènes invisibles). Pour appréhender concrètement ces mécanismes réflexifs, je propose de mettre la focale sur trois types de techniques interdépendantes – corporelle, mentale et artefactuelle.Sur le plan méthodologique, le chapitre III propose des pistes concrètes pour parvenir à une véritable décolonisation algorithmique de la carte et des systèmes d’information géographique (SIG). L’idée étant de dépasser l’approche anticolonialiste, qui consiste à utiliser la carte et/ou les SIG pour défendre les intérêts « autochtones » (p. ex. lors de revendications foncières), afin de refondre en profondeur ces outils et les adapter aux cultures océaniennes. Sur la base du cadre théorique étayé dans les chapitres I et II, je développe une ontologie géospatiale de haut niveau – baptisée BOO (Basic Oceanian Ontology) – à partir de laquelle je formalise ensuite des objets-relations destinés à être implémentés sur SIG. Ces objets-relations – point-relationnel (rpoint), ligne-relationnelle (rline) et région-relationnelle (rregion) – sont conçus pour intégrer dans leur définition même les dimensions relationnelles (sociales, mais aussi temporelles) intrinsèques des Espaces-Temps océaniens. De façon complémentaire, sont formalisés et implémentés une extension des rregions – les régions de parenté – et quatre opérateurs ad hoc (filiation, alliance, avunculat et germanité) qui permettent de vérifier l’existence de liens entre celles-ci. Je présente également une méthode fonctionnelle qui permet de modéliser des objets aux limites floues à partir de descriptions textuelles et de cartes mentales. Cette approche est un premier pas vers l’opérationnalisation des discours et des supports analogiques (p. ex. dessins sur la sable, sculptures en bois, etc.) qui, bien que mobilisés par les Océaniens, ne sont pour le moment pas reconnus par les politiques, en raison de leur nature hautement « subjective » (métrique inconsistante, multiscalarité, etc.)

    Approches (dés)incarnées des Espaces-Temps en Océanie — Pour une décolonisation des savoirs et des méthodes anthropogéographiques dans l’aire océanienne

    No full text
    Ce volume inédit contribue à la décolonisation des connaissances et des méthodes issues de la recherche océaniste, en particulier dans les domaines de la géographie, de l’anthropologie et des sciences géomatiques.Au plan théorique, je défends dans les chapitres I et II une position relativement audacieuse, à savoir que le spatialisme inhérent à la discipline géographique fausse la manière d’appréhender la recherche avec – et non pas sur – les sociétés océaniennes contemporaines. Substantialiser l’Espace en faisant de ce dernier non plus une notion intuitive, mais un concept opératoire, invite ipso facto à penser le vécu des Océaniens à travers son prisme limité et limitant. S’il reste théoriquement envisageable, ce parti pris épistémologique est in fine lourd de conséquences. En plus d’évacuer le Temps de l’équation – pourtant indissociable de l’Espace – il provoque effectivement des ruptures en cascade, non seulement entre les humains et leur environnement immédiat, mais aussi avec leurs communautés, humaines (familles, clans, partenaires de pêche, etc.) comme non-humaines (ancêtre, défunts et déités). Pour appréhender au mieux les continuums multiples par lesquels se définissent généralement les peuples de l’Océanie, la primauté accordée à l’Espace doit être abandonnée au profit d’une approche intégrée de l’Espace et du Temps. Dans cette optique, mon projet scientifique part des travaux pionniers de Bernard Guy sur le Mouvement, et de Max Velmans sur le monisme réflexif, en défendant la position selon laquelle l’expérience vécue des Océaniens peut être approchée efficacement en prêtant attention aux Espaces-Temps qu’ils révèlent au quotidien. Précisément, la perspective révélationniste développée ici part du principe que ces agencements spatiotemporels ne sont pas produits, comme l’entend le paradigme productionniste Lefebvrien, mais déjà présents, à l’état de potentialités, puis actualisés consciemment par le biais d’une réflexivité triple de la conscience – propre (couplage avec l’environnement), étendue (imbrication dans un réseau de consciences plurielles) et immagente (faculté à établir des connexions avec les entités et les phénomènes invisibles). Pour appréhender concrètement ces mécanismes réflexifs, je propose de mettre la focale sur trois types de techniques interdépendantes – corporelle, mentale et artefactuelle.Sur le plan méthodologique, le chapitre III propose des pistes concrètes pour parvenir à une véritable décolonisation algorithmique de la carte et des systèmes d’information géographique (SIG). L’idée étant de dépasser l’approche anticolonialiste, qui consiste à utiliser la carte et/ou les SIG pour défendre les intérêts « autochtones » (p. ex. lors de revendications foncières), afin de refondre en profondeur ces outils et les adapter aux cultures océaniennes. Sur la base du cadre théorique étayé dans les chapitres I et II, je développe une ontologie géospatiale de haut niveau – baptisée BOO (Basic Oceanian Ontology) – à partir de laquelle je formalise ensuite des objets-relations destinés à être implémentés sur SIG. Ces objets-relations – point-relationnel (rpoint), ligne-relationnelle (rline) et région-relationnelle (rregion) – sont conçus pour intégrer dans leur définition même les dimensions relationnelles (sociales, mais aussi temporelles) intrinsèques des Espaces-Temps océaniens. De façon complémentaire, sont formalisés et implémentés une extension des rregions – les régions de parenté – et quatre opérateurs ad hoc (filiation, alliance, avunculat et germanité) qui permettent de vérifier l’existence de liens entre celles-ci. Je présente également une méthode fonctionnelle qui permet de modéliser des objets aux limites floues à partir de descriptions textuelles et de cartes mentales. Cette approche est un premier pas vers l’opérationnalisation des discours et des supports analogiques (p. ex. dessins sur la sable, sculptures en bois, etc.) qui, bien que mobilisés par les Océaniens, ne sont pour le moment pas reconnus par les politiques, en raison de leur nature hautement « subjective » (métrique inconsistante, multiscalarité, etc.)

    Impact of social interactions on the acquisition of spatial knowledge

    No full text
    International audienceThe rise of online mapping, mobile Internet, and smart devices allows to renew the content analysis of externalized mental maps in the form of sketch maps. Thanks to these technologies, it is now possible to connect physically distant people who move within the same space at the same time. Aims: Our research aimed at evaluating the impact of interactions produced via a shared mapping application on the acquisition of spatial knowledge and its restitution in the form of sketch maps. Methods: Two groups walked freely in the Plaine Saint-Denis district of Paris. Each movement was recorded in real time using a tracking device. Once the exploration finished, the participants were asked to draw on a sheet of paper the environment they had just walked through.•Group 1: 40 people who walked individually without any tools.•Group 2: 8 groups of 5 people interacted with each other (commenting and posting photos about places) using a shared mapping mobile application on which the real-time paths of each walker appeared on a white background.Preliminary results and Conclusion: Preliminary analyses of tracking data and sketch maps show that unlike participants of Group 1, individuals of Group 2 mentioned on their mental maps landmarks that they did not visit during their exploration. In other words, those results suggest that collective interactions seem to have an impact on the process of spatial knowledge acquisitio

    Mapping the Nature-Culture Continuum through the Non-Aristotelian Approach of Cartography

    No full text
    International audienceFor almost half a century, the sacralization of geographical space has been privileged by public policies to protect the environment. In the field of environmental humanities, this approach based on the strict conservation of Nature is now criticized. More inclusive measures such as OECMs are starting to emerge. In addition to limiting or even blocking access to the resource in some regions of the world, the enclosure of perfectly delimited portions of the geographical space only reinforces the ontological rupture between Nature and Culture, and by extension the disconnection between human beings and their living environment. As a privileged medium of communication between scientists, politicians and the local population, the map is primarily concerned, because it conveys a vision of reality based on separation and therefore exclusion. In this context, this presentation will outline the theoretical foundations of a new approach of cartography – called non-Aristotelian – which breaks with the Aristotelian law of excluded middle and attempts to re-establish a continuum between geographical space held as “objective” and human spatial experience considered as subjective. The first part of this presentation will expose an alternative logic to that of Aristotle, based on the Nāgārjunian tetralemma (Catuskoti). Once this perspective on the included middle revealed, we will describe the key concepts of non-Aristotelian cartography (i.e. microgeographic spaces, topogenesis, and geographic relata), and finally focus on representational considerations, since the main challenge is to link two antagonistic visions of geographical reality in the same space of representation

    (Ré)Concilier les représentations des espaces physiques et vécus par l’approche non-aristotélicienne de la cartographie

    No full text
    International audienceDans le champ des Sciences de l’Information Géographique, la cartographie « objective » s’oppose à la cartographie subjective. Alors que la première cherche à représenter de manière objective les phénomènes et les composantes de l’environnement physique, la seconde, elle, met l’accent sur l’expérience vécue de l’individu (cartes sensibles) et la structuration de ses connaissances spatiales (cartes mentales). Cette dichotomie représentationnelle, qui résulte ni plus ni moins du dualisme cartésien dont l’origine remonte aux écrits de Platon et d’Aristote, est enracinée dans la logique aristotélicienne. Accrochées toutes deux au principe du tiers exclu, les cartographies « objectives » et subjectives s’enferment respectivement dans l’objectivation et la subjectivation d’un espace géographique tenu pour réel. Une (ré)conciliation est-elle dès lors envisageable ? Radicalement différente de la synthèse hégélienne, l’approche non-aristotélicienne de la cartographie – dont les fondements seront explicités dans la présente conférence – entend précisément explorer une voie médiale qui prend appui sur une logique du tiers inclus inspirée du tétralemme nāgārjunien (Catuṣkoṭi)

    Participatory mapping and marine spatial planning in Oceania: the specific case of marine protected areas in Moorea lagoon

    No full text
    International audienceMoorea (French Polynesia) experienced a demographic boom in the 1980s. The population of the island doubled within 20 years, which generated significant anthropic pressures on the lagoon and the coastal area. In this context, the local authorities have worked since the end of the 1990s on a plan to regulate the uses of the lagoon. The PGEM – Plan de Gestion de l’Espace Maritime – formalized in 2004 includes eight marine protected areas (MPAs) and two regulated fishing areas (RFAs). Although the PGEM shows encouraging results from an ecological perspective, it is however considered a failure from a societal point of view. Among the reasons for this failure, I will emphasize in particular the problematic use of conventional mapping in the participatory workshops that contributed to the delimitation of MPAs and RFAs. After clarifying this cultural issue – actually, conventional maps induce ruptures, while the Oceanian culture is based on continuums –, I will outline the methodological approach that we are currently exploring in the ANR HITI research project in order to develop cartographic artifacts that meet the operational requirements of the PGEM managers, as well as the Oceanian cultural specificities

    Understanding the individual and collective spatial memories of Moorea’s lagoon fishermen through freehand drawing

    No full text
    International audienceMoorea is a prominent island in French Polynesia, located near Tahiti in the Society Archipelago. A coral barrier surrounds it, averaging about 800 meters away. The lagoon covers an area of roughly 49 km² and has a depth not exceeding 5 meters. To date, there's been limited research on the spatial mental representations of the island's lagoon fishermen. Yet, three-quarters of Moorea's households have at least one person who fishes regularly, primarily for subsistence. To gain insights into the spatial memories of this community, we collected 93 hand-drawn mental maps from 47 male and 12 female fishermen. Our analysis of these alternative cartographic materials will be threefold. First, we'll examine the spatial perspectives depicted by the participants. Beyond the predominant allocentric and egocentric views, there's a "circular" perspective that stands out and warrants attention due to its novelty. We'll then shift our focus to the symbols used – both common (legends, north arrows, pictograms, etc.) and unique (e.g., a fisherman drawing himself or emoticons). We'll conclude our analysis with a look at the few maps drawn collaboratively in small groups of two to three people, aiming to understand and characterize the collective dynamics (agreements, negotiations, shared memories, etc.) that influenced these joint sketches

    Participatory mapping and marine spatial planning in Oceania: the specific case of marine protected areas in Moorea lagoon

    No full text
    International audienceMoorea (French Polynesia) experienced a demographic boom in the 1980s. The population of the island doubled within 20 years, which generated significant anthropic pressures on the lagoon and the coastal area. In this context, the local authorities have worked since the end of the 1990s on a plan to regulate the uses of the lagoon. The PGEM – Plan de Gestion de l’Espace Maritime – formalized in 2004 includes eight marine protected areas (MPAs) and two regulated fishing areas (RFAs). Although the PGEM shows encouraging results from an ecological perspective, it is however considered a failure from a societal point of view. Among the reasons for this failure, I will emphasize in particular the problematic use of conventional mapping in the participatory workshops that contributed to the delimitation of MPAs and RFAs. After clarifying this cultural issue – actually, conventional maps induce ruptures, while the Oceanian culture is based on continuums –, I will outline the methodological approach that we are currently exploring in the ANR HITI research project in order to develop cartographic artifacts that meet the operational requirements of the PGEM managers, as well as the Oceanian cultural specificities
    corecore