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    Abū 'Uṯmān al-Ḥīrī et la synthèse de la spiritualité ḫurāsānienne

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    Abū 'Uṯmān al-Ḥīrī was one of the major spiritual masters of Nīšābūr, and of Ḫurāsān in general during the 3th/9th century due to the deep transformation he brought about to the spirituality of this region. In fact, in the early works of the period he appears as the representative of several movements: more particularly the malāma, the futuwwa and the zuhd which he was able to synthesize into a recognizable modes of spirituality by directing his disciples to collective forms of spirituality. Moreover, he brought about a rapproachment with the Sufis of Bagdad, without any self-interest, due to the many exchanges he initiated which led to a mutual penetration of several movements and to a doctrinal synthesis of the Baghdadī and Ḫurāsānī traditions. Hence, the Sufism of Bagdad appears in Nīšābūr. Thus, even though the Ṭabaqāt al-ṣūfiyya of Sulamī puts Ǧunayd in a central position within the history of Sufism, it actually presents al-Ḥīrī as his alter ego, although in a less conspicuous manner since he is the representative of a mode of sainthood less obvious than Ğunayd's.Abū 'Uṯmān al-Ḥīrī est l'un des maîtres spirituels majeurs de Nīšābūr, et plus largement du Ḫurāsān, pour le iiie/ixe siècle, à cause de la profonde mutation qu'il fait subir à la spiritualité de cette région. Il s'inscrit comme le représentant de plusieurs courants : plus particulièrement la Malāma, la futuwwa et le zuhd qu'il est capable de synthétiser et de concilier, orientant ses disciples vers des formes collectives de spiritualité. Aussi, il se rapproche des soufis bagdadiens, non par calcul, mais parce que les multiples échanges ont conduit à une interpénétration des divers mouvements et à une unification des doctrines. Le soufisme bagdadien peut dès lors faire son apparition à Nīšābūr. Ainsi, si les Ṭabaqāt al-ṣūfiyya de Sulamī placent Ǧunayd dans une position centrale dans l'histoire du soufisme, elles présentent al-Ḥīrī comme son alter ego, mais de manière moins ostensible, car il est le représentant d'une sainteté moins visible

    Abū 'Uṯmān al-Ḥīrī et la synthèse de la spiritualité ḫurāsānienne

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    Abū 'Uṯmān al-Ḥīrī was one of the major spiritual masters of Nīšābūr, and of Ḫurāsān in general during the 3th/9th century due to the deep transformation he brought about to the spirituality of this region. In fact, in the early works of the period he appears as the representative of several movements: more particularly the malāma, the futuwwa and the zuhd which he was able to synthesize into a recognizable modes of spirituality by directing his disciples to collective forms of spirituality. Moreover, he brought about a rapproachment with the Sufis of Bagdad, without any self-interest, due to the many exchanges he initiated which led to a mutual penetration of several movements and to a doctrinal synthesis of the Baghdadī and Ḫurāsānī traditions. Hence, the Sufism of Bagdad appears in Nīšābūr. Thus, even though the Ṭabaqāt al-ṣūfiyya of Sulamī puts Ǧunayd in a central position within the history of Sufism, it actually presents al-Ḥīrī as his alter ego, although in a less conspicuous manner since he is the representative of a mode of sainthood less obvious than Ğunayd's.Abū 'Uṯmān al-Ḥīrī est l'un des maîtres spirituels majeurs de Nīšābūr, et plus largement du Ḫurāsān, pour le iiie/ixe siècle, à cause de la profonde mutation qu'il fait subir à la spiritualité de cette région. Il s'inscrit comme le représentant de plusieurs courants : plus particulièrement la Malāma, la futuwwa et le zuhd qu'il est capable de synthétiser et de concilier, orientant ses disciples vers des formes collectives de spiritualité. Aussi, il se rapproche des soufis bagdadiens, non par calcul, mais parce que les multiples échanges ont conduit à une interpénétration des divers mouvements et à une unification des doctrines. Le soufisme bagdadien peut dès lors faire son apparition à Nīšābūr. Ainsi, si les Ṭabaqāt al-ṣūfiyya de Sulamī placent Ǧunayd dans une position centrale dans l'histoire du soufisme, elles présentent al-Ḥīrī comme son alter ego, mais de manière moins ostensible, car il est le représentant d'une sainteté moins visible

    Les voies des Hommes sincères parmi les soufis

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    This paper proposes the translation of a treaty of sufism by Abû 'Abd al-Rahmân al-Sulamî (937-1021) entitled Manâhij al-sâdiqîn min al-sûfiyya. This is a new edition, in the course of publication in Arabic, of a text already published under the title Manâhij al-'ârifîn, which was in fact a shortened version of the full text proposed here. This methodically constructed treaty is both apologetic and didactic, and sets out the doctrine of sufism and the successive steps in the spiritual path of the sufis. Sometimes it explicitates the technical terminology of their language. The spirituality that Sulamî presents is strongly influenced by the vision of the masters of Khurâsân, although Junayd (died 911), one of the main masters of Iraki sufism, is mentioned several times. The original features of the ancient schools of spirituality, those of Baghdad and Nishapur in particular, remain present in the author's writings, although they disappeared in his times to merge into a single designation under the name sufiyya. This text is of interest to us in that it retains this diversity of terminology, methods and steps in spiritual education. In addition, we note the efforts deployed by the author to place the sufis within the field of orthodoxy, and sufism as a science in its own right alongside the other disciplines of Islamic learning.Cet article propose la traduction d'un traité de soufisme d'Abû 'Abd al-Rahmân al-Sulamî (937-1021) intitulé Manâhij al-sâdiqîn min al-sûfiyya. Il s'agit d'une nouvelle édition, en cours de publication en langue arabe, d'un texte déjà édité sous le titre Manâhij al-'ârifîn qui n'était en réalité qu'une version abrégée du texte intégral ici proposé. Œuvre tout à la fois apologétique et didactique, ce traité, méthodiquement construit, expose la doctrine du soufisme et les étapes successives du cheminement spirituel des soufis. Parfois, il explicite la terminologie technique de leur langage. La spiritualité que présente Sulamî est fortement influencée par la vision des maîtres du Khurâsân même si Junayd (m. 911), l'un de maîtres majeurs du soufisme irakien, est plusieurs fois mentionné. Les traits originels des anciennes écoles de spiritualité, celles de Bagdad et de Nichapour en particulier, demeurent présents dans les écrits de l'auteur, bien qu'ils aient disparu à son époque pour se fondre dans une appellation unique sous le terme sufiyya. C'est l'intérêt de ce texte que de nous conserver cette diversité dans la terminologie, les méthodes et les étapes de l'éducation spirituelle. On notera en outre les efforts déployés par l'auteur pour inscrire les soufis dans le champ de l'orthodoxie et le soufisme comme une science à part entière aux côtés des autres disciplines du savoir islamique

    Les voies des Hommes sincères parmi les soufis

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    This paper proposes the translation of a treaty of sufism by Abû 'Abd al-Rahmân al-Sulamî (937-1021) entitled Manâhij al-sâdiqîn min al-sûfiyya. This is a new edition, in the course of publication in Arabic, of a text already published under the title Manâhij al-'ârifîn, which was in fact a shortened version of the full text proposed here. This methodically constructed treaty is both apologetic and didactic, and sets out the doctrine of sufism and the successive steps in the spiritual path of the sufis. Sometimes it explicitates the technical terminology of their language. The spirituality that Sulamî presents is strongly influenced by the vision of the masters of Khurâsân, although Junayd (died 911), one of the main masters of Iraki sufism, is mentioned several times. The original features of the ancient schools of spirituality, those of Baghdad and Nishapur in particular, remain present in the author's writings, although they disappeared in his times to merge into a single designation under the name sufiyya. This text is of interest to us in that it retains this diversity of terminology, methods and steps in spiritual education. In addition, we note the efforts deployed by the author to place the sufis within the field of orthodoxy, and sufism as a science in its own right alongside the other disciplines of Islamic learning.Cet article propose la traduction d'un traité de soufisme d'Abû 'Abd al-Rahmân al-Sulamî (937-1021) intitulé Manâhij al-sâdiqîn min al-sûfiyya. Il s'agit d'une nouvelle édition, en cours de publication en langue arabe, d'un texte déjà édité sous le titre Manâhij al-'ârifîn qui n'était en réalité qu'une version abrégée du texte intégral ici proposé. Œuvre tout à la fois apologétique et didactique, ce traité, méthodiquement construit, expose la doctrine du soufisme et les étapes successives du cheminement spirituel des soufis. Parfois, il explicite la terminologie technique de leur langage. La spiritualité que présente Sulamî est fortement influencée par la vision des maîtres du Khurâsân même si Junayd (m. 911), l'un de maîtres majeurs du soufisme irakien, est plusieurs fois mentionné. Les traits originels des anciennes écoles de spiritualité, celles de Bagdad et de Nichapour en particulier, demeurent présents dans les écrits de l'auteur, bien qu'ils aient disparu à son époque pour se fondre dans une appellation unique sous le terme sufiyya. C'est l'intérêt de ce texte que de nous conserver cette diversité dans la terminologie, les méthodes et les étapes de l'éducation spirituelle. On notera en outre les efforts déployés par l'auteur pour inscrire les soufis dans le champ de l'orthodoxie et le soufisme comme une science à part entière aux côtés des autres disciplines du savoir islamique

    Evaluation de l'utilisation d'un dossier périnatal partagé en Basse-Normandie

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    CAEN-BU Médecine pharmacie (141182102) / SudocSudocFranceF

    La présence des Soufis, de leurs doctrines et de leurs pratiques, dans quelques contes des Mille et une nuits.

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    Ce texte est la version française d'un article qui paraitra en anglais sous les référence suivantes : " Presence of Sufi Teachings and Practices in Some Tales of The Arabian Nights " in Essays on Arabian Nights, ouvrage collectif éd. Rizwanur Rahman, Primus Books, New Delhi. Actes du colloque International symposium on Reception of Arabian Nights in Word Literature, Centre of Arabic and African Studies, Jawharlal Nehru University, New Delhi, 21-23 février 2010.This contribution sets out to explore the presence of sufism in the Arabian Nights, a collection of texts meant in principle for entertainment, and not to laud asceticism or spirituality. Whether through the great figures of Iraki sufism or via dervishes, kalenders, fuqarâ', ascetics or ordinary sufis, we observe a presence, admittedly discreet, yet real, of spirituality. Through this range of personae, holiness, often anonymous or unrelated to the great saints of Muslim history, is fully present. The saint is a heroic figure apt to fire the imagination, enjoying a form of proximity with the audience of the tales, because he shares with them both anonymity and a lowly condition. However, he is credited with exceptional powers: he can cure diseases, offer protection against dangers, forestall perils; in a word he can be a decisive agent of the world's hidden order that lies beyond mere mortal experience. Appearances notwithstanding, these texts may be more serious than they appear at first sight, at least some of those that transmit knowledge and propose a moral, "that of the education of the spirit", for there is indeed wisdom, or rather treasures of wisdom in the Nights. And sufism is one of the modes of expression of this universal wisdom.Cette contribution propose d'explorer la présence du soufisme dans Les Mille et Une Nuits, recueil destinés en principe au divertissement et non à mettre en valeur l'ascèse ou la spiritualité. Que ce soit à travers les grandes figures du soufisme irakien ou par l'entremise des derviches, calenders, fuqarâ', ascètes ou soufis ordinaires, nous observons une présence, certes discrète mais réelle, de la spiritualité. À travers cette palette de personnages, la sainteté, souvent anonyme ou sans rapport avec les grands saints de l'histoire musulmane, est bien présente. Le saint est une figure du héros propre à susciter l'imaginaire, entretenant avec le public des contes une forme de proximité, car il partage avec lui anonymat et condition modeste. Cependant, des pouvoirs exceptionnels lui sont attribués : il peut guérir, protéger contre les dangers, sauver des périls, en un mot être un agent décisif de cet ordre occulte du monde qui échappe au commun de mortels. Au-delà des apparences, ces textes pourraient être plus sérieux qu'il n'y paraît, du moins certains contes qui transmettent un savoir et proposent une morale, " celle de la formation de l'âme ", car il y a bien une sagesse ou plutôt des trésors de sagesse véhiculés par les nuits. Et le soufisme est l'un des modes d'expression de cette sagesse universelle

    Dictionnaire des femmes mystiques

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    L'amour mystique (mahabba) dans la voie spirituelle chez les premiers soufis: Cet article aborde la question de l'amour mystique (mahabba) chez les premiers soufis, son lexique et son rôle dans le cheminement spirituel. Malgré les fortes réticences des théologiens, le langage de l'expérience spirituelle s'est très tôt orienté vers celui de l'amour, si bien qu'au XIe siècle il fait partie de l'enseignement de la grande majorité des maîtres spirituels. Une attention particulière est portée aux premiers manuels du soufisme afin d'observer la manière dont ils abordent cette question et la terminologie employée. Nous relevons l'apparition de ce terme, ses premiers développements et les thèmes auxquels il est associé comme celui de connaissance (ma'rifa), de la chevalerie spirituelle (futuwwa) ou de l'ivresse. Dans la formation de leurs disciples, les points de vue et les approches des maîtres spirituels de Bagdad et ceux de Nichapour diffèrent. Si l'amour est devenu une donnée essentielle de la voie spirituelle, tous les maîtres, n'en usent pas de la même manière. Certains, conscients de la difficulté de canaliser ses débordements, réservent l'amour aux plus hauts degrés de l'expérience spirituelle, tandis que d'autres font appel à sa puissance transformante dès l'entrée dans la voie.

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    International audienceThis paper deals with the question of mystical love (mahabba) among the first sufis, its lexicon and its role in advancement along the spiritual path. Despite the strong reserves of theologians, the language of spiritual experience was early orientated towards that of love, so that in the 11th century it had become part of the teachings of the great majority of spiritual masters. Special attention is given to the first manuals of sufism to examine how they address this question, and what terminology they use. We record the appearance of this term, its first developments and the themes with which it is associated, such as knowledge (ma'rifa), spiritual chivalry (futuwwa) or rapture. In the training of their disciples, the points of view and approaches of the spiritual masters of Baghdad and of Nishapur differ. Although love became an essential feature of the spiritual path, not all the masters deal with it in the same way. Some, conscious of the difficulty channelling its excesses, keep love for the highest degrees of spiritual experience, while others appeal to its transforming power as soon as the spiritual path is enteredCet article aborde la question de l'amour mystique (mahabba) chez les premiers soufis, son lexique et son rôle dans le cheminement spirituel. Malgré les fortes réticences des théologiens, le langage de l'expérience spirituelle s'est très tôt orienté vers celui de l'amour, si bien qu'au XIe siècle il fait partie de l'enseignement de la grande majorité des maîtres spirituels. Une attention particulière est portée aux premiers manuels du soufisme afin d'observer la manière dont ils abordent cette question et la terminologie employée. Nous relevons l'apparition de ce terme, ses premiers développements et les thèmes auxquels il est associé comme celui de connaissance (ma'rifa), de la chevalerie spirituelle (futuwwa) ou de l'ivresse. Dans la formation de leurs disciples, les points de vue et les approches des maîtres spirituels de Bagdad et ceux de Nichapour diffèrent. Si l'amour est devenu une donnée essentielle de la voie spirituelle, tous les maîtres, n'en usent pas de la même manière. Certains, conscients de la difficulté de canaliser ses débordements, réservent l'amour aux plus hauts degrés de l'expérience spirituelle, tandis que d'autres font appel à sa puissance transformante dès l'entrée dans la voie
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