540 research outputs found

    Guénel, Pascal

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    Occupational exposures and cancers in women

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    Thèse en cotutelle internationale (Université Paris-Saclay) / Thesis completed under international cotutelle (Université Paris-Saclay)CONTEXTE : Des résultats issus d'études sur les migrants suggèrent que les facteurs de risque environnementaux peuvent jouer un rôle dans la pathogenèse du cancer du sein, de l'ovaire et du poumon. Néanmoins, le rôle de ces facteurs dans l’étiologie de ces cancers reste mal connu. Les facteurs de risque professionnels chez les femmes ont été relativement peu étudiés malgré la proportion importante de la main-d'œuvre féminine à travers le monde. Peu d'études ont en effet examiné les professions fréquentes chez les femmes et les risques professionnels liés aux cancers féminins. OBJECTIFS : Etudier les associations entre 1) la profession, les expositions professionnelles et le cancer de l'ovaire, 2) les expositions professionnelles et le cancer du sein, et 3) la profession, les expositions professionnelles et le cancer du poumon. METHODES : Les données de trois études cas-témoins réalisées en population générale chez des femmes au Canada et en France qui disposaient d’informations sur l'historique professionnel ont été utilisées : l'étude PROVAQ sur le cancer de l'ovaire (491 cas, 897 témoins), l'étude CECILE sur le cancer du sein (1 206 cas, 1 294 témoins) et l'étude WELCA sur le cancer du poumon (731 cas, 751 témoins). Dans ces trois études, un hygiéniste industriel a codé la profession de chaque emploi de chaque participante. Les codes de profession ont été croisés avec une matrice emplois-expositions canadienne afin d’estimer les expositions professionnelles aux agents les plus répandus. La relation entre l'exposition à chacun des agents et le risque de cancer a été évaluée : 29 agents pour le cancer de l'ovaire, 49 agents pour le cancer du sein et 41 agents pour le cancer du poumon. Pour les cancers de l'ovaire et du poumon, les risques associés aux professions les plus fréquemment rencontrées ont également été étudiés. Les associations avec le risque de cancer pour les professions et les expositions professionnelles ont été estimées par régression logistique et en ajustant pour des facteurs de confusion, identifiés à l'aide de graphes acycliques dirigés. RESULTATS : Des risques accrus de cancer de l'ovaire ont été suggérés pour les professions dans le domaine de la comptabilité, de la vente, de la coiffure et de la couture, ainsi que pour les expositions aux agents chimiques utilisés dans les métiers de la coiffure. Pour le cancer du sein, les expositions professionnelles aux poussières de fibres textiles, aux solvants organiques, aux hydrocarbures aromatiques polycycliques, aux poussières de plastique et aux fumées de pyrolyse, étaient associées à des augmentations du risque. Les odds ratios différaient selon les sous-types de cancer du sein et en fonction du statut ménopausique pour certains agents. Pour le cancer du poumon, des odds ratios élevés ont été observés dans les métiers de l'enseignement, les professions libérales, chez les cols-blancs, la vente et les services. Des associations étaient également observées avec de nombreuses expositions professionnelles, en cohérence avec des études antérieures chez les femmes, telles que les fumées de cuisson, le formaldéhyde, les solvants organiques, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les métaux et les peintures/vernis. Les risques de cancer du poumon pour certains agents semblaient différer selon le statut tabagique. CONCLUSIONS : Certaines professions et expositions professionnelles peuvent être associées à des risques accrus de cancer de l'ovaire, du sein et du poumon chez les femmes. Du fait de la nature exploratoire du travail, d'autres recherches chez des femmes en population générale doivent être menées afin de confirmer ces résultats. Des études portant sur des échantillons plus importants et l’évaluation des expositions par experts, permettant d’utiliser des méthodes statiques avancées, pourraient être utiles pour identifier le rôle spécifique de certaines expositions professionnelles dans le risque de cancer.BACKGROUND: Evidence from migrant studies suggests that environmental risk factors may play a role in the pathogenesis of breast, ovarian, and lung cancers, yet the etiology of these cancers remains poorly understood. Women account for a significant proportion of the labour force worldwide, yet research on occupational hazards of female workers is limited. Few studies have examined occupations common to women and occupational risks in relation to female cancers. OBJECTIVES: The specific objectives of the thesis were: 1) to study the association between occupation, occupational exposures and ovarian cancer, 2) to study the association between occupational exposures and breast cancer, and 3) to study the association between occupation, occupational exposures and lung cancer in women. METHODS: Data from three population-based case-control studies on women in Canada and France that collected occupational history information was used to achieve the objectives: the PROVAQ study on ovarian cancer (491 cases, 897 controls), the CECILE study on breast cancer (1,206 cases, 1,294 controls), and the WELCA study on lung cancer (731 cases, 751 controls). In all three studies, an industrial hygienist coded the occupation of each participant’s job. Job codes were linked to the Canadian job-exposure matrix, thereby generating exposure estimates for many agents. The relationship between exposure to each of the most prevalent agents and cancer risk was assessed, specifically 29 agents for ovarian cancer, 49 agents for breast cancer, and 41 agents for lung cancer. For ovarian and lung cancers, prevalent occupations were additionally examined by comparing participants employed in an occupation for <10 years and ≥10 years vs. never employed in the occupation. Associations with cancer risk for occupations and occupational exposures were estimated using logistic regression and adjusting for minimally sufficient confounder sets, identified using directed acyclic graphs. RESULTS: Excess ovarian cancer risks were suggested for accountancy, sales, hairdressing, and sewing occupations, and for occupational exposure to agents linked to hairdressing-related occupations. Interpretations of results for single agents were limited due to multiple correlated exposures. For breast cancer, occupational exposure to agents, particularly textile fibre dusts, organic solvents, polycyclic aromatic hydrocarbons, plastic dusts and pyrolysis fumes, were potentially associated with increased risks. Relative risks were suggested to differ among breast cancer subtypes and according to menopausal status for some agents. For lung cancer, elevated odds ratios were observed for teaching, professional, white-collar, sales, and service occupations, and for numerous occupational exposures, some of which were consistent with previous studies in women, such as cooking fumes, formaldehyde, organic solvents, polycyclic aromatic hydrocarbons, metals, and paints/varnishes. Lung cancer risks for some agents were suggested to differ by smoking status. CONCLUSIONS: Certain occupations and occupational exposures may be associated with excess ovarian, breast, and lung cancer risks in women. As many odds ratios observed were imprecise, further population-based research on women is warranted to replicate findings. Studies with larger sample sizes and expert assessment information that can perform more advanced statistical methods accounting for multiple exposures may be useful in disentangling the effects of correlated agents in the estimation of cancer risk

    Family-related, personal and environmental risk factors of thyroid cancer : Analysis of case-control studies

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    Objectifs : Les cancers de la thyroïde représentent environ 2% de l‘ensemble des cancers dans les pays développés mais sont les cancers les plus fréquents des glandes endocrines. L’incidence des cancers de la thyroïde se caractérise par de fortes variations géographiques dans le monde, les taux les plus élevés étant observés en Nouvelle-Calédonie, et par une augmentation régulière au cours des dernières décennies dans les pays occidentaux. Cette augmentation d’incidence est en grande partie attribuée à l’évolution des pratiques médicales mais pourrait aussi être en partie liée à une évolution des modes de vie et/ou à des expositions environnementales. En dehors de l’exposition aux radiations ionisantes dans l’enfance, les facteurs de risque de cancer de la thyroïde restent très mal connus. L’objectif de ce travail était d’étudier le rôle des antécédents familiaux de pathologie de la thyroïde, des caractéristiques de la vie hormonale et reproductive, des caractéristiques anthropométriques et des expositions environnementales et professionnelles dans l’étiologie des cancers de la thyroïde. Méthode : Les analyses reposent principalement sur une étude cas-témoins en population menée en France métropolitaine (étude CATHY). Nous avons également utilisé les données d’une étude cas-témoins menée en Nouvelle-Calédonie pour étudier le rôle des antécédents familiaux dans cette zone géographique de forte incidence. L’étude CATHY repose sur 621 cas diagnostiqués dans trois départements français (Calvados, Marne, Ardennes) entre 2002 et 2007 et sur 706 témoins, appariés par fréquence aux cas sur l’âge, le sexe et le département de résidence. L’étude cas-témoins en Nouvelle-Calédonie repose sur 332 cas diagnostiqués entre 1985 et 1999, et sur 412 témoins appariés par fréquence aux cas sur l’âge et le sexe. Résultats : Les résultats montrent une augmentation du risque de cancer de la thyroïde chez les individus ayant des apparentés de premier degré atteints de cancer de la thyroïde ou de goitre multinodulaire, en France métropolitaine comme en Nouvelle-Calédonie. Parmi les facteurs hormonaux et reproductifs, un âge tardif aux premières règles, une ménopause précoce et une parité élevée étaient associés à une augmentation du risque de cancer de la thyroïde. Une relation dose-effet inverse était observée entre la durée cumulée des cycles menstruels au cours de la vie et le risque de cancer de la thyroïde. La prise d’une contraception orale était associée à une diminution du risque de cancer de la thyroïde, avec une relation dose-effet inverse entre la durée de la contraception orale et le risque de cancer de la thyroïde. La taille, l’indice de masse corporelle et la surface corporelle étaient positivement associés au risque de cancer de la thyroïde. Une augmentation du risque de cancer de la thyroïde était observée dans certains secteurs d’activité professionnelle comme l’industrie du papier, l’industrie du caoutchouc et des plastiques, le travail du bois, la réparation automobile et la métallurgie.Objectives: Thyroid cancer accounts for 2% of all cancers in industrialized countries but is the most common endocrine cancer. There is a marked worldwide geographic variation in thyroid cancer incidence, the highest incidence rates being observed in New Caledonia, and a constant increase of thyroid cancer incidence has been observed during the past several decades. Although the evolution in medical practice probably accounts for some of the increase, other factors such as environmental and/or lifestyle factors may also play a role. However, there are few established risk factors of thyroid cancer apart from ionizing radiation exposure in childhood. We aimed to investigate the etiologic role of a family history of thyroid cancer, of hormonal and reproductive factors, anthropometric factors and environmental and occupational exposures in thyroid cancer. Methods: Analyses mainly rely on a population-based case-control study conducted in metropolitan France (“CATHY study”). Data of a case-control study conducted in New-Caledonia were also used to investigate the role of a family history of thyroid cancer as a risk factor for thyroid cancer in this area where thyroid cancer incidence is very high. The CATHY study is based on 621 cases diagnosed from 2002 to 2007 in three administrative areas: the Calvados, the Marne and the Ardennes, and 705 controls matched to cases by age, sex and residence area. The New Caledonian case-control study is based on 332 cases diagnosed form 1985 to 1999 and 412 controls matched to cases by age and sex. Results: A family history of thyroid cancer or multinodular goiter in first degree relatives was associated with an increased risk of thyroid cancer in France as well as in New Caledonia. Among hormonal and reproductive factors, a later age at menarche, a younger age at menopause and a elevated number of full-term pregnancies were associated with an increased risk of thyroid cancer. An inverse relationship was observed between the cumulative number of menstrual cycles and risk of thyroid cancer. Oral contraceptive use was associated with a lower risk of thyroid cancer, and an inverse relationship was observed between oral contraceptive use duration and risk of thyroid cancer. Height, body mass index and body surface area were positively associated with thyroid cancer risk. Analyses by occupation showed a higher risk of thyroid cancer for workers in leather industry, in plastics and rubber industry, in papermaking, in wood manufacturing, in automotive repair and in metallurgy

    Biomarkers of exposure to organochlorine compounds and breast cancer risk : analysis of the CECILE study, a population-based case-control study in France, based on pharmacokinetic models to assess exposure during critical exposure windows

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    Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers de la femme. Son incidence n’est expliquée que partiellement par les facteurs de risque bien établis comme les facteurs reproductifs, hormonaux ou génétiques. Plusieurs éléments suggèrent l’existence de facteurs de risque environnementaux, tels que les polluants organochlorés persistants connus comme perturbateurs endocriniens. Les objectifs de ce travail sont : d’étudier les niveaux d’exposition, et leurs déterminants, au DDE (principal métabolite de l’insecticide DDT) et aux polychlorobiphényles (PCB) ; d’estimer par une modélisation pharmacocinétique à base physiologique (PBPK) les niveaux d’exposition au PCB-153 à la période péri-pubertaire qui constitue une fenêtre de susceptibilité accrue de la glande mammaire aux agents environnementaux ; d’étudier le rôle du DDE et du PCB-153 dans le risque de cancer du sein, à la fois à partir de prélèvements sanguins actuels et, pour le PCB-153, à partir de niveaux estimés à la période péri-pubertaire.Ce travail a été effectué à partir de l’étude CECILE, étude cas-témoins en population générale incluant 1055 témoins et 1080 cas de cancer du sein diagnostiqués de février 2005 à mars 2008 dans les départements d’Ille-et-Vilaine et de Côte d’Or chez lesquels un prélèvement sanguin a permis d’effectuer des dosages de p,p’-DDE et de PCB-153. La modélisation PBPK mise en place en coopération avec une équipe de toxicologues canadiens a permis de simuler des profils toxicocinétiques vie entière de PCB-153 et d’estimer les niveaux d’exposition au cours de la puberté. Cette modélisation est basée sur les niveaux mesurés au moment de l’enquête, les facteurs individuels de variation (poids, taille, grossesses, allaitement) connus d’après le questionnaire et la courbe de contamination environnementale au cours du temps.Les niveaux de contamination biologique observés sont plus faibles que ceux rapportés précédemment dans les populations occidentales. Nous montrons également que les principaux facteurs prédictifs des niveaux sériques de p,p’-DDE et de PCB-153 chez les femmes incluent l’âge, les habitudes alimentaires, le poids et ses variations au cours du temps, les grossesses et l’allaitement, et le lieu de résidence. Nous n’observons pas d’association entre les niveaux de p,p’-DDE et le risque de cancer du sein, mais une association inverse apparaît pour les cancers du sein de type négatifs pour les récepteurs hormonaux. Nous observons également une association inverse avec les niveaux de PCB-153 chez les femmes de 50 ans et plus. L’association inverse est renforcée lorsque les niveaux sont estimés pour la période péri-pubertaire à l’aide des modèles PBPK chez les femmes de la génération 1951-1960, correspondant à la cohorte de naissance des femmes de plus de 50 ans ayant connu les expositions aux PCB les plus élevées durant leur puberté.Plusieurs mécanismes biologiques pourraient expliquer l’association inverse observée entre le cancer du sein et l’exposition aux PCB. Ces résultats doivent être confirmés par des études tenant compte des fenêtres de susceptibilité de la glande mammaire et constituent une piste intéressante à approfondir.Breast cancer is the most frequent cancer in women. Its incidence is only partially explained by well-established risk factors as reproductive, hormonal or genetic factors. It has been suggested that endocrine disrupting chemicals such as persistent organochlorine pollutants also play a role in breast cancer. The objectives of this study were: to assess exposure levels to DDE (main metabolite of DDT) and to polychlorobiphenyls (PCBs), and to explore their determinants; to estimate PCB-153 levels during the puberty using physiologically-based pharmacokinetic (PBPK) models, as this period of life constitutes a critical exposure window with increased susceptibility to carcinogens; to study the associations between breast cancer risk and separately DDE, PCB-153 measured at the time of diagnosis, and PCB-153 levels estimated during puberty.The analyses were based on data from the CECILE study, a population-based case-control study including 1055 controls and 1080 breast cancer cases who gave a blood specimen. The cases were diagnosed from February 2005 to March 2008 in two French administrative areas (Ille-et-Vilaine and Côte d’Or). p,p’-DDE and PCB-153 serum levels were measured. PBPK modeling allowed simulating PCB-153 lifetime toxicokinetic profiles and estimating exposure levels during puberty. These PBPK models were based on blood measurements at the time of recruitment in the study, on individual characteristics elicited from the questionnaire (weight, height, pregnancies, breastfeeding) and on the curve of environmental contamination by PCBs estimated since the 1930’s. The levels of biological contamination were lower than those previouly reported in Western populations in earlier periods. The main predictive factors of p,p’-DDE and PCB-153 serum levels included age; dietary habits; weight and its variations; pregnancies and breastfeeding; and residence area. We did not observed any association between p,p’-DDE levels and the risk of breast cancer, but an inverse association was observed for estrogen receptor-negative breast cancers. We also observed an inverse association of breast cancer with PCB-153 among women above 50 years. This inverse association was reinforced when considering PCB-153 levels estimated during peripubertal period from PBPK models, particularly among women born in 1951-1960, a birth cohort with peak exposure to PCB-153 during puberty. Biological mechanisms explaining the observed inverse association between breast cancer and PCB exposure are considered. These findings should be confirmed by further studies

    Hormonal and Anthropometric Factors in the Risk of Female Breast Cancer : CECILE Study

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    Contexte : Il est établi que les traitements hormonaux de la ménopause à base d’estroprogestatifs augmentent le risque de cancer du sein, mais ce risque pourrait varier selon les types de progestatifs utilisés. Par ailleurs, le rôle des traitements à base de progestatifs seuls dans le cancer du sein a été peu étudié. Du fait des particularités françaises dans la prescription de ces traitements, nous avons analysé le risque de cancer du sein en fonction des types de traitement hormonaux prescrits chez les femmes en France.Le surpoids et l’obésité sont associés à une diminution du risque de cancer du sein en préménopause, mais augmentent le risque en période post-ménopausique. Les mécanismes sous-jacents ne sont pas complètement élucidés et des questions restent en suspens quant au rôle du gain de poids à différentes périodes de la vie. Méthodes : Ce travail porte sur les données d’une étude cas-témoins réalisée en population générale en France, incluant 1232 cas et 1317 témoins recrutés chez les femmes des deux départements d’Ille-et-Vilaine et de Côte d’Or, entre 2005 et 2007. Des informations détaillées sur l'utilisation des traitements hormonaux, sur le poids à différentes périodes de la vie et sur diverses caractéristiques reproductives et médicales ont été obtenues au cours d'entretiens en face-à-face. Les odds ratios et intervalles de confiance à 95% après ajustement sur les facteurs de risque du cancer du sein ont été calculés à l’aide de modèles de régression logistique. Des analyses de trajectoires d’indice de masse corporelle entre l’âge de 20 ans et l’âge au moment du diagnostic ont été pratiquées.Résultats : Le risque de cancer du sein était augmenté chez les utilisatrices de progestatifs de synthèse combinés ou non avec un estrogène. Ce risque était restreint à la prise récente du traitement hormonal et augmentait avec la durée d’utilisation. A l’inverse, les traitements à base de progestérone naturelle n’étaient pas associés à une augmentation du risque de cancer du sein. Chez les femmes non ménopausées, un IMC élevé et un gain de poids antérieur étaient associés à une diminution du risque de cancer du sein. Chez les femmes ménopausées, seul un gain de poids dans la période précédant la ménopause (entre 40 et 50 ans) était associé à une augmentation du risque de cancer du sein. Cette association était plus marquée chez les femmes maigres à 20 ans (IMC≤ 18,5 kg/m²), ou chez les femmes plus âgées. Conclusion : Ce travail confirme d’une part les effets cancérogènes des traitements hormonaux à base de progestatifs de synthèse, et d’autre part l’absence d’effet délétère de la progestérone naturelle sur le risque de cancer du sein. L’utilisation de progestérone naturelle doit toutefois être évaluée au regard des bénéfices et des risques qu’elle peut entraîner. Nous avons également pu préciser les relations existant entre le gain de poids et le risque de cancer du sein, et suggéré qu’un gain de poids pendant la période précédant la ménopause pouvait être plus favorable à la survenue de cancer du sein en post-ménopause.Background: There is evidence that menopausal combined estrogen-progestagen therapy increases the risk of breast cancer, but the risk may vary depending on the types of progestagen used. Moreover, the role of progestagen-only therapy in breast cancer has been little studied. Because of French specificities in prescribing these treatments, we analyzed the risk of breast cancer based on these different types of hormone treatment prescribed among women in France.Overweight and obesity are associated with a reduced risk of premenopausal breast cancer, but increase the risk in postmenopausal period. The underlying mechanisms are not fully understood, and questions remain about the role of weight gain in different periods of life.Methods: This work relates on data from a case-control study in the general population in France, including 1232 cases and 1317 controls recruited among women in two departments of Ille-et-Vilaine and Côte d'Or, between 2005 and 2007. Detailed information on hormonal treatments use, on weight at different periods of life and various reproductive and medical characteristics were obtained during a face-to-face interview. Odds ratios and 95% confidence intervals after adjustment for breast cancer risk factors were calculated using logistic regression models. Analyzes of BMI trajectories between the age of 20 and the age at diagnosis were performed.Results: The risk of breast cancer was increased in users of synthetic progestagen combined or not combined with an estrogen. This risk was restricted to the recent use of the hormone treatment and increased with the duration of use. Conversely, the natural progesterone based treatment was not associated with an increased risk of breast cancer.In premenopausal women, higher BMI and a previous weight gain were associated with a decreased risk of breast cancer. In postmenopausal women, only weight gain in the period preceding the menopause (40 to 50 years) was associated with an increased risk of breast cancer. This association was stronger among women who were lean women at the age of 20 (IMC≤ 18.5 kg / m²), or in older women.Conclusion: This study confirms the carcinogenic effects of hormonal treatments with synthetic progestagen, and the absence of deleterious effects of natural progesterone on breast cancer risk. However, the use of natural progesterone must be evaluated according to the benefits and risks that may result. We could also clarify the relationship between weight gain and the risk of breast cancer, and suggested that weight gain during the period before menopause could be more favorable to the occurrence of breast cancer in post-menopausal

    Occupation, occupational exposure to solvents and breast cancer analyse of two epidemiological breast cancer studies in male and women

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    Notre avons étudié le rôle de la profession et des expositions professionnelles aux solvants pétroliers et chlorés dans deux études épidémiologiques sur les facteurs de risque professionnels des cancers du sein chez l'homme et chez la femme. A l’inverse du cancer du sein féminin (50000 nouveaux cas par an en France), le cancer du sein chez l’homme est un cancer rare (<500 cas par an). Il constitue cependant un modèle intéressant pour l’étude des expositions professionnelles qui sont généralement plus élevées chez l’homme que chez la femme. Chez les hommes, nos résultats suggèrent un risque de cancer augmenté chez les mécaniciens de véhicules à moteur et un rôle cancérogène des solvants tels que le benzène et le trichloréthylène. Chez les femmes, malgré des risques élevés mais non significatifs dans plusieurs professions, aucune association avec les expositions aux solvants n’était mise en évidence pour les faibles niveaux d’exposition observés.We have investigated the role of the occupation and of occupational exposures to petroleum and chlorinated solvents using the data of two epidemiological studies on occupational risk factors of breast cancers in men and in women. Unlike female breast cancer (50,000 new cases per year inFrance), cancer of male breast cancer is a rare disease (<500 cases per year). It should be seen as an interesting model for studying the effects of occupational exposures in the disease as these exposure are generally much higher in men than in women. For men, our results suggest that the risk of cancer is increased among motor vehicle mechanics and support the hypothesis of a carcinogenic effect of solvents such as benzene and trichloroethylene in disease occurrence. In women, several occupations were at increased risk of breast cancer, but results were generally not statistically significant. No association of female breast cancer incidence with exposure to solvents was observed

    Exposition à la lumière artificielle extérieure la nuit, travail de nuit et risque de cancer du sein ; résultats de trois études : CECILE, E3N-Generation et CONSTANCES

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    Contexte : L'incidence du cancer du sein est en constante augmentation. La modernisation rapide des sociétés et le marché du travail ont entraîné une exposition accrue à la lumière artificielle nocturne (LAN) et au travail de nuit. Ces facteurs contribuent à la perturbation du rythme circadien, un facteur de risque potentiel pour les cancers hormono-dépendants comme le cancer du sein. La littérature sur le travail de nuit, la LAN extérieure et le risque de cancer du sein reste incohérente en raison des différences entre les méthodes d'évaluation de l'exposition et la prise en compte des facteurs de confusion. Cette thèse vise à étudier le rôle de l'exposition environnementale à la LAN et celui du travail de nuit sur le risque de cancer du sein en tenant compte des facteurs de confusion potentiels, à partir d’études en France.Méthodes : L'association entre la LAN extérieure et le risque de cancer du sein a été étudiée dans l’étude cas-témoins en population, CECILE (1185 cas et 1218 témoins), et dans l’étude cas-témoins nichée dans la cohorte prospective E3N-Générations (5222 cas et 5222 témoins). L'exposition à la LAN extérieure a été évaluée à l'aide d'images satellite du programme américain de satellites météorologiques (Defense Meteorological Satellite Program). L'association entre le travail de nuit et le cancer du sein a été étudiée dans l'étude C3-Nuit, une étude cas-témoins nichée dans la cohorte CONSTANCES (671 cas et 1016 témoins). Une évaluation détaillée de l'exposition au travail de nuit a été réalisée à partir de l'historique professionnel. Des modèles de régression logistique ont été utilisés pour obtenir les estimations de risque, en tenant compte des principaux facteurs de confusion comme la pollution de l’air ou la proximité d’espaces verts (indice de végétation normalisé : Normalized Difference Vegetation Index).Résultats : Dans l'étude CECILE et dans la cohorte E3N-générations, nous avons observé des odds ratios légèrement élevés de cancer du sein associés à l'exposition à la LAN extérieure qui persistaient après ajustement sur les co-expositions environnementales. Ces deux études suggèrent que le risque de cancer du sein lié à la LAN serait plus élevé chez les femmes ménopausées que chez celles en pré-ménopause. Une association plus marquée pour le sous-type de cancer du sein HER2+ a été observée dans l'étude CECILE. Dans l'étude C3-Nuit, aucune association entre le travail de nuit et le risque de cancer du sein n'a été observée globalement, mais les estimations de risque étaient plus élevées chez les femmes travaillant en horaires de nuit alternants. Les associations étaient plus prononcées chez les femmes ménopausées que chez les femmes pré-ménopausées, chez celles qui avaient un chronotype du matin par rapport à celles ayant un chronotype du soir ou neutre, et chez celles qui avaient commencé à travailler de nuit avant leur première grossesse.Conclusion : Les résultats de cette thèse suggèrent que l'exposition à la LAN extérieure et au travail de nuit, particulièrement en travail alternant, pourraient contribuer au risque de cancer du sein, soutenant l’hypothèse d’un effet des perturbations du ryhtme circadien sur le risque de cancer du sein. Cependant, les limites méthodologiques, les erreurs de classement sur l’exposition, d’éventuels effets de confusion résiduels ont pu affecter la validité des associations observées. Ces résultats nécessitent confirmation par de futures études utilisant des méthodes avancées d’évaluation de l’exposition.Background: The incidence of breast cancer is increasing and is projected to continue rising. Rapid modernization and growth in the global workforce have increased exposure to artificial light at night (LAN) and night shift work. These factors contribute to circadian disruption, a potential risk factor for hormone-dependent cancers, including breast cancer. Directly assessing circadian disruption through biomarkers like melatonin in large-scale epidemiological studies is resource-intensive and time-consuming. Existing literature on night shift work, outdoor LAN, and breast cancer risk remains inconsistent due to variations in exposure assessment methods and inadequate adjustment for confounders. This thesis aims to investigate the role of environmental exposure to outdoor LAN and night shift work in breast cancer risk in the French population.Methods: Three epidemiological studies were utilized to achieve the objectives. The association of outdoor LAN and breast cancer risk was studied using a population-based case-control study, CECILE (1185 cases and 1218 controls), and a nested case-control study within the prospective E3N-Generations cohort (5222 cases and 5222 controls). Outdoor LAN exposure was assessed using satellite images from the Defense Meteorological Satellite Program. The association between night shift work and breast cancer risk was studied using C3-Nuit, a nested case-control study within the CONSTANCES cohort (671 cases and 1016 controls). A detailed assessment of exposure to night shift work was conducted using a comprehensive questionnaire on occupational history.).Logistic regression models were used to obtain risk estimates adjusting for important confounders, including environmental exposure such as air pollution and residential greenness (Normalized Difference Vegetation IndexResults: In the CECILE study and the E3N-Generations cohort, we found slightly increased odds ratios (ORs) of breast cancer associated with exposure to outdoor LAN that persisted after adjustment for environmental co-exposures. Both studies suggested a potential increased risk for post-menopausal women, while a stronger association for the HER2+ cancer subtype was found in the CECILE Study.In the C3-nuit study, no clear association between night shift work and breast cancer risk was seen overall, but the ORs for breast cancer were increased among women working alternating night shifts. The associations were more pronounced among post-menopausal women than premenopausal women, those with morning chronotypes compared to evening or neutral chronotypes, and those who started night work before their first pregnancy.Conclusions: The findings from this thesis suggest that both exposure to outdoor LAN and night shift work, particularly alternating night shift work, potentially contribute to breast cancer risk, supporting the hypothesis of the role of circadian disruption in breast cancer. However, methodological limitations, exposure misclassification, potential selection bias, and residual confounding may undermine the validity of the observed associations. These findings warrant confirmation through future studies with refined methodologies

    Composés organochlorés et cancer du sein

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    Plusieurs études se sont intéressées à l'effet possible des polychlorobiphényles (PCB) et des pesticides organochlorés. Une association entre exposition et survenue d’un cancer n’a pas été confirmée, mais le rôle des expositions survenant à certaines périodes clés de la vie et les interactions avec des facteurs de susceptibilité génétique restent très largement inexplorés. Le projet "CECILE-P/E " financé par le PNR EST en 2011 se focalise sur le rôle d'autres composés plus rarement étudiés incluant des dioxines et furanes, qui sont aussi des composés organochlorés persistants

    Perturbateurs endocriniens et cancer du sein: Perturbateurs endocriniens et cancer du sein : niveaux sériques de PCB et dioxines chez les femmes de l’enquête CECILE, une étude cas‐témoins en Ille-et-Vilaine et Côte-d’Or

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    National audienceLe cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme, avec plus de 50.000 nouveaux cas chaque année en France. C’est aussi la première cause de décès par cancer chez la femme avec 12.000 décès par an. D’une manière générale, les facteurs de risque connus, principalement liés à la vie hormonale et reproductive, ne permettent d’expliquer qu’une minorité des cas de cancers. Cela suggère qu’il existe d’autres facteurs de risque. On soupçonne notamment des expositions d’origine environnementale ou professionnelle. Parmi les causes suspectées, l’exposition aux perturbateurs endocriniens a été mentionnée comme cause possible des cancers du sein

    Travail de nuit et cancers du sein: Rôle du travail de nuit et des gènes du rythme circadien dans la survenue des cancers du sein : étude épidémiologique en population générale

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    National audienceDepuis une vingtaine d’années, l’hypothèse selon laquelle le travail de nuit ou à horaires décalés pourrait jouer un rôle sur l’augmentation du risque de cancer a été évoquée pour expliquer l’augmentation d’incidence des cancers du sein dans les pays industrialisés. Le mécanisme évoqué fait intervenir des perturbations de l’horloge biologique. L'étude CECILE-nuit est une enquête cas‐témoins sur les cancers du sein en population générale. Les cas sont les patientes atteintes d’un cancer du sein diagnostiqué dans la période 2005‐2007 dans les départements d’Ille‐et‐Vilaine et de Côte d’Or. Les résultats confortent l’idée que les variants génétiques au niveau des gènes de l’horloge biologique sont impliqués dans le processus de cancérogénèse
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