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Complications du traitement chirurgical du cancer du rein : évaluation à partir du PMSI
INTRODUCTION : Le traitement chirurgical des tumeurs du rein localisées est à l'origine de complications hémorragiques, thrombo-emboliques et infectieuses et bien d'autre. Nous avons étudié les données du Programme de Médicalisation des Systèmes d'Information national 2016 et 2017 pour en extraire leurs fréquences selon le type d'intervention chirurgicale (Néphrectomie totale élargie (NTE), Néphrectomie partielle (NP)) et selon la voie d'abord (laparotomie, coelioscopie, lombotomie, laparo-lombotomie). MÉTHODES : Les données étaient extraites pour la période 2016 et 2017 pour tous les patients anonymisés hospitalisés en France (tout établissement confondu) avec un diagnostic de tumeur rénale sauf voie excrétrice (C64). Étaient exclus les patients ayant des diagnostics associés en rapport avec des lésions secondaires ou ayant subi une chirurgie complexe. Les différents groupes chirurgicaux étaient sélectionnés à partir de leur code CCAM (chirurgie ouverte ou coelioscopique, partielle ou totale). Chaque complication était décrite en termes de fréquence et de pourcentage par type de chirurgie et par année. Les complications étaient sélectionnées à partir des codes diagnostics associés. Les données ont été analysées avec un test du Khi 2 ou un test exact de Fischer. RÉSULTATS : En 2016 et 2017, respectivement 8654 et 8808 patients ont été inclus. Les voies d'abord coelioscopiques comportaient quasi systématiquement moins de complications chaque année. Les complications les plus retrouvées parmi les NP étaient les infections urinaires, les sepsis, les complications hémorragiques et les anémies post-opératoires. Concernant les NTE il s'agissaient des infections urinaires, des insuffisances rénales aigues, des sepsis, des complications hémorragiques et des anémies post opératoires. CONCLUSION : La voie d'abord coelioscopique est effectivement moins morbide que la voie ouverte. Le PMSI est une source de données épidémiologiques très intéressante pour l'urologue Français. Il serait intéressant d'évaluer la validité de ses données par rapport aux données cliniques
A fluorescence-based assay for monitoring clinical drug resistance
BACKGROUND AND AIMS: Multidrug resistance (MDR) limits effectiveness in treating malignancy by modifying internalisation and/or externalisation of drugs through cancer cell membranes. In this study we describe an assay to monitor patients' responses to chemotherapy.METHODS: The assay is based on the fluorescent properties of doxorubicin alone as well as in combination with methotrexate, vinblastine, doxorubicin and cisplatin (MVAC). The slide-based cell imaging technique was first optimised using a panel of breast and urothelial cancer cell lines and then extended to fine needle breast aspiration biopsy and urine cytology.RESULTS: The drug fluorescence behaviour observed on smears of clinical specimens is identical to that obtained using fixed cultured cells. The fluorescence of sensitive cells to chemotherapy is mainly localised in the nucleus, whereas resistant cells show a weak fluorescence signal localised in the cytoplasm. The difference in terms of fluorescence intensity is also highlighted through fluorescence spectra.CONCLUSIONS: The results suggest that the assay provides clinically valuable information in predicting responses to doxorubicin and/or MVAC therapy. Originally set up on a confocal microscope, the assay was also effective using a standard epifluorescence microscope; as such it is technically simple, reliable and inexpensive
Magnetic Resonance imaging and computed tomography scan angioanatomy of the arterial blood supply to the penis and clitoris application in prostate cancer and vascular surgery
La dysfonction érectile est l’un des types de dysfonctionnement sexuel aussi complexe chez les hommes que les femmes. Elle implique un facteur venogénique, artériogénique et de neurogénique. L'étiologie des changements de la puissance sexuelle après la prostatectomie radicale ainsi que la chirurgie vasculaire ou la radiothérapie des organes pelviens est probablement multifactorielle, l'une de ces causes est la blessure de l’artère destinée pénienne (mâle) et clitoridienne (femelle) lors d’une opération ou d’une radiothérapie. L’anatomie des artères destinées péniennes et clitoridiennes ainsi que ses origines sont variées. L’Angiographie par résornance magnétique (RM) et tomodensitométrie (TDM) nous donnent des images très nettes qui peuvent être utilisées avant l'intervention pour identifier et localiser les artères pudendales internes (API) et les artères pudendales accessoires (APA), et peuvent aider les chirurgiens et les radiothérapeutes à planifier une opération efficace visant à préserver l’API et l’APA, probablement importantes pour la fonction érectile après l’intervention sur les organes et les vaisseaux pelviensErectile dysfunction is one of the types of sexual dysfunction, the etiology is complex in male and female. It involves venogenic factor, arteriogenic and neural origins. The aetiology of changes in sexual potency after radical prostatectomy and pelvic vascular surgery or pelvic radiotherapy is probably multifactorial, one of these cause is injury the penile artery (male) and clitoris artery (female) during the operation or radiotherapy. The anatomy of the penile and clitoral artery is variation. Magnetic resonance (MR) and Multiple detector computed tomography (MDCT) angiography give us a very sharp image, they can be pre-intervation used to identify and localize internal pudendal artery (IPA) and accessory pudendal artery (APA), and may help surgeons and radiotherapists plan an effective intervation that preserves IPA and APA possibly important for sexual function after surgery or radiotherapy of the pelvic organ
Prévention des conséquences du syndrome d'ischémie / reperfusion cardiaque et rénale (effets d'un inducteur de l'héméoxygenase-I et de l'amifostine)
LE KREMLIN-B.- PARIS 11-BU Méd (940432101) / SudocPARIS-BIUP (751062107) / SudocSudocFranceF
Les bandelettes sous-urétrales pour traiter l’incontinence urinaire féminine : évaluation des complications à l’aide du PMSI
L'auteur de la thèse a souhaité limiter l'accès aux membres de l'Enseignement supérieur français.INTRODUCTION : L’incontinence urinaire de la femme en France est une pathologie sous-estimée, avec une prévalence de l’ordre de 27% dont près de la moitié d’incontinence urinaire d’effort. Après l’échec des thérapeutiques rééducatives, sa prise en charge chirurgicale repose sur les bandelettes sous urétrales qui sont au centre de nombreuses controverses mettant en doute leur innocuité. OBJECTIF: Évaluer l’incidence des complications sur l’ensemble de la population française, ayant abouti à une hospitalisation dans les suites d’une pose de bandelette sous-urétrale en 2017, tout en comparant les deux techniques chirurgicales, la TVT et la TOT. MATÉRIEL ET MÉTHODES :Les données ont été collectées de manière anonyme et rétrospective via la base de données nationale du PMSI MCO et triées de sorte qu’elles ne comportent pas de doublon. Elles regroupaient toutes les hospitalisations en France, sur l’année 2017, comportant une pose de TVT ou TOT, différenciées par leurs codes CCAM respectifs. Étaient exclus les séjours comportant des interventions combinées. Les complications étaient décrites sous forme de pourcentage par type de chirurgie et étaient sélectionnée via leur code CIM-10 puis recherchées en tant que diagnostic principal ou diagnostic associé, les reprises chirurgicales étaient évaluées grâce à leur code CCAM. RÉSULTATS : Sur l’année 2017, 18 268 séjours pour TOT et 4 684 pour TVT ont été inclus. La TVT était plus souvent associée aux complications infectieuses urinaires (3,1% vs 2,1%), aux hémorragies et hématomes (1,7% vs 0,9%), aux perforations vésicales (1,4% vs 0,5%), aux troubles de vidange vésicale nécessitant une mise en place de sonde urinaire (9,8% vs 8,2%). Les douleurs chroniques étaient plus fréquentes après TOT (0,7% vs 0,4%). Les reprises chirurgicales pour ablation ou section de bandelette étaient plus fréquentes après TVT (4,1% vs 2,8%). Il n’y avait pas de différence majeure concernant la récidive d’incontinence urinaire avec nécessité de repose de bandelette sous-urétrale (1,1% après TVT vs 1,5%). CONCLUSION A deux ans de suivi la TVT parait plus morbide, avec plus de répercussions sur la santé des patientes. Il conviendrait de compléter cette étude avec les données de remboursement de l’assurance maladie afin d’évaluer la consommation globale de bien médicaux à la suite de ces interventions
Analyse ergonomique de la charge de travail physique du chirurgien en coeliochirurgie standard et assistée par robot : une évaluation subjective, musculaire et posturale
La coeliochirurgie standard (CS) est connue pour les positions anti-ergonomiques qu'elle impose au chirurgien, responsables d'une charge de travail physique et mentale pouvant mener à des troubles musculo-squelettiques. La coeliochirurgie assistée par robot (CAR), grâce à la position assise, offre de nouvelles conditions de travail. Le but de cette étude est d'évaluer la charge de travail physique du chirurgien ainsi que sa posture dans ces 2 techniques. Trois postures coeliochirurgicales (pelvis, lombaire et sus-mésocolique) et la posture aurobot sont étudiées. Les procédures sont réalisées sur l'animal et reproduisent de véritables interventions. L'activité électromyographique (trapezius, erector spinae, flexor digitorum, extensor digitorum), la fréquence cardiaque et la posture (cinématique 3D) sont enregistrées. La charge de travail mentale est évaluée par les échelles Borg CR-10 et le NASA-TLX. 23 chirurgien ont réalisé 44 procédures (11 CAR, 11x3 CS). La CS est associée à une posture de travail contraignante ainsi qu'à une importante charge de travail physique objective et perçue. La position assise et soutenue en CAR diminue l'investissement physique ressenti ainsi que la charge de travail musculaire. En conclusion, la coeliochirurgie assistée par robot apporte au chirurgien un confort physique amélior
Open versus mini-invasive partial and radical nephrectomy complications: results from the French national health database
International audienceBackground: Laparoscopic surgery is associated with a lower morbidity than open surgery. No recent data compared kidney cancer surgery in the French population using the National Health Insurance database (PMSI-MCO).Aims: We explore and compare the surgical morbidity rates between laparoscopic and open laparotomy for kidney cancer.Methods: The initial length of stay and complications parameters during the three postoperative months were described for renal cancer in every French center in 2018. We compared Relative Risks (RR [95% CI]) between laparoscopic and open surgery for both radical and partial nephrectomy.Results: Among 8,162 patients, 3,525 had a radical nephrectomy, 978 open, 2,547 laparoscopic surgeries; 4,637 patients had partial nephrectomies, 1,778 open 2,859 laparoscopic surgeries. For radical surgery, the most common complications were urinary infections (7.8%), acute renal failure (8.9%), sepsis (8.4%), bleeding (9.3%), and postoperative anemia (5.9%); the RR for laparoscopic versus open surgery were respectively 0.68 [0.54;0.86], 0.71 [0.57;0.88], 0.69 [0.55;0.86], 0.83 [0.66;1.03], 0.56 [0.43;0.73]. For partial nephrectomies, the most common complications were urinary infections (7.7%), bleeding (11.6%), and postoperative anemia (5.8%), with RR of 0.71 [0.58;0.87], 0.61 [0.52;0.71], and 0.64 [0.51;0.81]. The mean length of stay was 7.7 for open radical nephrectomy, 6.3 for laparoscopic radical nephrectomy, 7.5 for open partial nephrectomy, and 5 for laparoscopic partial nephrectomy.Conclusions: The laparoscopic approach had fewer postoperative complications and a shorter length of stay than open surgery for partial and radical nephrectomy. The PMSI analysis provided an exhaustive description of surgical practice for kidney cancer and surgical complications in France
Testicular microlithiasis and testicular tumor: a review of the literature
Résumé Introduction Il existe de nombreux articles sur les microlithiases testiculaires découvertes au cours d’une échographie. Nous voulions mettre à jour les données. Méthodes Pubmed a été utilisé pour identifier des articles originaux traitant de l’association entre les microlithiases testiculaires et les tumeurs testiculaires, de 1998 à mai 2017. Les études ont été incluses si les microlithiases étaient diagnostiquées par échographie. Les études ont été classées en sous-groupes selon certains critères (asymptomatiques, symptomatiques, infertilité, cryptorchidie, antécédents familiaux ou personnels de cancer des testicules, et « absence de motif pour la réalisation de l’échographie »). Nous avons utilisé un Z-test pour indiquer les différences au sein de ces groupes. De plus, nous avons identifié des cohortes prospectives de patients atteints de microlithiases testiculaires. Le nombre, la durée du suivi et la survenue de l’événement « tumeur testiculaire » ont été enregistrés pour chacun d’entre eux. Résultats Cent soixante-quinze articles ont été identifiés, dont 40 ont été inclus. Dans notre revue, il n’y a pas de lien évident pour que les microlithiases associées à la cryptorchidie soient un facteur de risque de tumeur testiculaire. Il semble y avoir une corrélation entre l’infertilité et les microlithiases avec un risque tumoral plus élevé. Il n’y avait pas assez d’études pour confirmer une relation entre les antécédents personnels ou familiaux associés aux microlithiases et le risque de tumeur. Il y avait aussi une corrélation avec un risque tumoral plus élevé pour les microlithiases dans le groupe symptomatique et le groupe « sans motif de réalisation de l’échographie ». Cependant, ces groupes sont supposés contenir des biais et des précautions doivent être prises en ce qui concerne les conclusions. En ce qui concerne les études de cohorte prospective, 16 tumeurs testiculaires sont apparues dans le suivi des patients atteints de microlithiases. Treize patients avaient des facteurs de risque. Conclusion En cas de découverte fortuite de microlithiases testiculaires à l’échographie associées à la présence de facteurs de risque (antécédents personnels de cancer des testicules, atrophie testiculaire, infertilité, cryptorchidie), une consultation avec un spécialiste doit être envisagée. En l’absence de facteurs de risque, la survenue d’un cancer du testicule chez les patients atteints de microlithiases est. similaire au risque pour la population générale. Mots-clés microlithiases testiculaires, tumeur testiculaire, cancer testiculaire, tumeur germinale, infertilité, échographie
Prevalence of diagnosed type 2 diabetes mellitus in the French general population: the INSTANT study.
International audienceAIMS: To estimate the prevalence of diagnosed type 2 diabetes mellitus in the French general population. Secondary objectives were to evaluate treatments and diabetic complications. METHODS: In this cross-sectional epidemiological survey, a representative sample of the French adult population was selected using a stratified quota method: 10,038 individuals were evaluated by a standardized face-to-face interview. The diagnosis of type 2 diabetes was determined on the basis of replies to six questions using a specific algorithm. Data were collected on risk factors, diabetes history, familial antecedents and diabetic complications. These patients also identified their treatments from an exhaustive list. RESULTS: The prevalence of type 2 diabetes was 5.08% in men and 4.11% in women, and rose progressively after the age of 50. Of these, 79 patients (13.4%) received no pharmacological treatment, 477 (80.9%) were taking an oral antidiabetic drug and 134 (22.7%) were taking insulin. Renal and ocular complications were reported by 6.8% and 21.0%, respectively, of the patients. Also, 10.4% had been hospitalized at some time of that year for a diabetes-related problem. The most frequently reported treatments were metformin and sulphonylureas, used by more than 50% of the patients. In addition, 380 patients (65.9%) claimed to be following a diet and 228 (39.2%) were consulting a dietitian. CONCLUSION: The prevalence of treated and untreated type 2 diabetes mellitus in France was 4.57%
