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    L’origine et la signification du glossonyme lingala

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    Cet article démontre que le nom lingála ou mangála[1] que l’on utilise comme glossonyme est une forme raccourcie ou une expression elliptique de mangála má libɔkɔ ou parfois, lingála lí mabɔkɔ qui signifie « le langage des marchés » en bobangi. Le nom lingála ou mangála, en soi, signifie « le langage » ou « le jargon » pendant que libɔkɔ signifie « le grand marché ». Le présent travail démontre les limites des autres hypothèses sur l’origine du nom de la langue qui ont été suggérées dans la littérature, à savoir: (i) le glossonyme lingala ne peut provenir de l’ethnonyme bangala, car le peuple Bangála n’a jamais existé; (ii) le nom li-ngála/ma-ngála ne peut non plus provenir du nom mongálá signifiant le bras de rivière. Il s’agit de deux racines complètement différentes et avec les tons différents en bobangi; et enfin, (iii) la désignation de la langue avec le préfixe li- (li-ngála) ne pourrait être une invention des missionnaires catholiques, car la langue ou jargon s’appelait déjà soit, le bobangi, le mangala ou le lingala avant la colonisation. Ce travail s’appuie sur la sociolinguistique historique ainsi que la grammaire du bobangi et du lingala pour expliquer l’origine et la signification du glossonyme. Il rend compte de comment les Africains nommaient cette langue avant les divers glossonymes proposés par les Européens.In diesem Artikel wird argumentiert, dass die Namen Lingála oder Mangála, die als Glossonyme verwendet werden, Kurzformen oder elliptische Ausdrücke von mangála má libɔkɔ, oder manchmal lingála lí mabɔkɔ sind, die in Bobangi „die Sprache der Märkte“ bedeuten. Die Namen Lingála oder Mangála bedeuten an sich „Sprache“ oder „Jargon“ und libɔkɔ bedeutet „großer Markt“. In der vorliegenden Arbeit werden die Grenzen alternativer Hypothesen aufgezeigt, die in der Literatur vorgeschlagen wurden, nämlich (i) dass das Glossonym Lingala vom Ethnonym Bangala abstammen könnte (falsch, da das Volk der Bangála nie existiert hat), (ii) dass die Namen li-ngála/ma-ngála vom Substantiv mongálá abstammen, das „der Arm des Flusses“ bedeutet: mongálá und ma-ngála enthalten in Bobangi zwei völlig unterschiedliche Wurzeln mit unterschiedlichen Tönen, oder schließlich (iii) dass die Bezeichnung der Sprache mit der Vorsilbe li- (li-ngála) eine Erfindung katholischer Missionare war: Das kann nicht sein, denn die betreffende Sprache oder der betreffende Jargon wurde bereits vor der Kolonisierung entweder Bobangi, Mangala oder Lingala genannt. Diese Arbeit stützt sich auf die historische Soziolinguistik sowie die Grammatik von Bobangi und Lingala, um den Ursprung und die Bedeutung des Glossonyms zu erklären. Es wird dargelegt, wie die Afrikaner diese Sprache genannt haben, bevor die Europäer verschiedene Glossonyme dafür erarbeitet haben.This article argues that the names Lingála or Mangála, used as glossonyms, are short-forms or elliptical expressions of mangála má libɔkɔ, or sometimes lingála lí mabɔkɔ, which mean ‘the language of markets’ in Bobangi. The names Lingála or Mangála, in themselves, mean ‘language’ or ‘jargon’ and libɔkɔ means ‘big market’. The present work establishes the limits of alternative hypotheses that have been suggested in the literature, namely (i) that the glossonym Lingala may come from the ethnonym Bangala: erroneous because the Bangála people never existed), (ii) that the names li-ngála/ma-ngála come from the noun mongálá meaning ‘the arm of the river’: mongálá and ma-ngála contain two completely different roots and with different tones in Bobangi, or finally (iii) that the designation of the language with the prefix li- (li-ngála) was an invention of Catholic missionaries: this cannot be, because the language or jargon in question was already called either Bobangi, Mangala or Lingala before colonization. This work draws on historical sociolinguistics as well as the grammar of Bobangi and Lingala to explain the origin and meaning of the glossonym. It gives an account of how Africans named this language before the various glossonyms proposed by Europeans

    Le statut phonologique des groupes NC en bobangi/mangala

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    Avec ce mémoire, nous sommes donnés comme objectif de pouvoir contribuer au débat sur un sujet qui toujours été d’actualité dans le monde linguistique, à savoir le phénomène des groupes nasale-occlusive dans les langues bantoues. S’agissant d’un phénomène unique dans cette famille de langues qui n’admet pas de groupes consonantiques, diverses opinions ont été données dans la littérature scientifique. Certains ont proposé que ces groupes NC communément appelés consonnes prénasalisées doivent être analysés comme étant des consonnes uniques à cause leurs qualités physico-phonétiques. Pour d’autres, il faut les séparer en deux camps, ceux d’origines bimorphèmiques qui ne doivent pas être analysés comme des phonèmes dans la langue, et ceux qui ne dérivent pas de la morphologie doivent eux être analysés comme des phonèmes. Il y’a aussi une autre voie qui propose que comme dans certaines langues, ces groupes NC ne se trouvent uniquement à l’initial des mots, le N doit être analysé comme un préfixe et le C comme faisant partie de la racine, de ce fait, il va falloir alors analyser toutes les suites NC comme étant aussi dérivés par la morphologie, donc, ne doivent pas être des consonnes complexes uniques. Il y’a aussi des agnostiques qui refusent de se prononcer clairement dans ce débat et qui proposent seulement de nommer ces consonnes prénasalisées par le terme ‘NC bantou’. Toutes ces analyses antérieures ne nous ont pas donné de réponses satisfaisantes, c’est la raison pour laquelle, nous proposons une analyse dans la théorie CVCV qui démontre au travers leurs comportements phonologiques l’existence de deux catégories de NC dans une même langue. Cette différence de comportement qui se démontre lors des opérations de préfixation nous permet d’affirmer qu’en bobangi/mangala, il existe des NC qui sont phonologiquement des séquences codaattaques et d’autres des consonnes complexes. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : phonologie, phonétique, morphologie, prénasalisation, bantoue, fortition, bobangi, lingal
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