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Choisir un accent en classe d’anglais : que disent les textes officiels ?
International audienceL’anglais est une langue mondiale. Aux quatre coins du monde, elle permet à des millions de personnes, qu’elle soit langue maternelle, seconde ou étrangère, de communiquer entre elles. Par la diversité de ses locuteurs, elle esquisse les pas énergiques d’une valse linguistique et pare sa mélopée de sonorités variées : accents américain, londonien, écossais, indien – voire amalgamé – irisent la langue anglaise de leurs spécificités. Ainsi proposons-nous d’examiner la place que l’Éducation nationale accorde aux accents dans les textes officiels à l’heure où l’anglais conforte son trône de lingua franca, et de déterminer s’il existe des directives quant aux accents à privilégier ou à éviter. En effet, aucune ressource synoptique n’existe à ce jour en ce qui concerne le statut des accents en classe d’anglais, notamment parce que l’abondance de textes officiels rend difficile la recherche et le recensement d’informations spécifiques sur des sujets aussi précis que la compétence sociophonologique. En ce sens, cet article a pour objectif de combler cette lacune en rassemblant en un seul lieu les documents institutionnels qui abordent les accents dans l’enseignement de l’anglais, d’en dresser un panorama clair et concis, et d’en proposer une analyse didactique. Il pourra, par conséquent, servir de document de référence pour les étudiants et la communauté enseignante. La majorité des programmes étant communs à toutes les langues vivantes, les enseignants d’autres langues pourront également lire cet article avec fruit, mutatis mutandis. Dans un premier temps, nous présenterons quelques ressources sur les accents du monde anglophone pour aider les lecteurs souhaitant consolider leurs connaissances sur le sujet. Ensuite, une analyse de la place des accents dans chaque document institutionnel, et pour tous les niveaux d'enseignement, sera proposée. Enfin, une dernière partie abordera la question de l’accent des enseignants dans leur pratique pédagogique
Cours de préparation à la question de phonologie du CAPES d'anglais
[[[REMARQUE : Cet ouvrage est uniquement accessible aux inscrits à la formation CAPES du CNED. Pour tous les autres, le manuel « Réussir l’épreuve de phonologie à l’agrégation externe d’anglais » (rédigé en français) offre une préparation complète pour réussir la question de phonologie du CAPES avec toutes les leçons nécessaires ainsi que des exercices entièrement corrigés.]]] La phonologie a fait son entrée à la session 2022 du CAPES externe d’anglais. Avant cette date, elle n'y faisait l’objet d’aucune évaluation spécifique. Son intégration au concours souligne l’importance de la prononciation dans l’enseignement-apprentissage de l’anglais, où la présence d’un objectif phonologique est par ailleurs obligatoire dans toute séquence pédagogique.Ce cours a pour but de vous préparer à la question de phonologie 2a de l’épreuve disciplinaire appliquée (EDA), seconde épreuve d’admissibilité du CAPES externe d’anglais. Il couvre les 5 domaines susceptibles de tomber au concours : l'accentuation, la graphématique, l'intonation, les processus phonétiques, et les différences entre l'accent américain et britannique « standards », sans oublier la maîtrise de l'alphabet phonétique international (API). Ces 5 domaines sont présents dans les programmes scolaires en vigueur et, par conséquent, essentiels à l'enseignement-apprentissage de l'anglais.Puisque les réponses à la question de phonologie sont à rédiger en français, le cours a été intégralement élaboré en français pour que vous puissiez acquérir la métalangue nécessaire – non seulement pour le CAPES, mais aussi pour votre pratique en classe (lors d’activités de Pratique Raisonnée de la Langue, PRL, par exemple).Conçu de manière progressive, il s'adresse à tous les candidats, même les moins à l’aise avec la phonologie, et aborde de façon claire et compréhensible les divers phénomènes à l'œuvre ainsi que les règles qui en découlent. L'objectif : que vous décrochiez le maximum de points à cette question tout en acquérant des connaissances utiles et transférables à votre pratique de classe.Enfin, pour donner un aspect plus « humain » au cours, la rédaction a été délibérément voulue « oralisée », comme si l’enseignant vous accompagnait chapitre par chapitre. Il est pensé pour être lu de manière continue, du début à la fin, tout en vous laissant la possibilité de vous rendre directement au chapitre de votre choix
Password, please! – Jeu de cartes phonétique
International audienceBefore entering the classroom, each pupil must correctly pronounce the password written phonetically on the card. If they struggle, a drawing is provided on the back of the card to help them find the word. Here we go
An accent franca for a lingua franca? Chosen standards for EFL teaching and learning in the French education system
International audienceSince the democratisation of the internet, it has never been as easy as it now is for French learners of English to access radio, videos, films, and series from all over the Anglosphere. This ever-growing influence of English therefore prompted the French Secretary of State for Education to commission a report that brought forth many changes in the teaching of English (Manes & Taylor, 2018). The report, entitled Daring to Express the New World, assesses the ubiquity of the English language on the world stage and draws up guidelines on how it should be linguistically tackled in class.The topic of this paper addresses an under-researched area of the French education system, namely that of the standard accent(s), if any, that ought to be taught in English classes as recommended in the national curriculum, and while bearing in mind that English is now being widely used as a global lingua franca. To provide a comprehensive analysis of the status of the English accents in the French education system, I triangulated the entire institutional sphere, encompassing both the learner and the teacher realms, as well as the EFL resources developed by the institution. I analysed materials ranging from primary and secondary national curricula through French learner-oriented phonetics textbooks to examiners’ reports of competitive exams for teaching English, as well as the findings of the report commissioned by the Department for Education (Ministère de l’Éducation nationale, 2018-2023). Textual, visual, and aural formats were analysed by frequency of occurrence of keywords using combined searchable text files or by manual examination.Results revealed a lack of explicit pronunciation instructions about the standard accent that should be taught and spoken in English class inasmuch as the current modern languages curricula are largely drawn from the latest version of the CEFR (Conseil de l’Europe, 2021). This revision abandoned the nativeness principle in favour of the more New World-ready intelligibility principle, according to which accentedness of L2 speech is no longer frowned upon. As for the teachers, any accent can be used as long as it is both consistent and spoken in English-speaking countries or regions. However, although explicit instructions are not given, implicit references to SSBE –and to British culture in general– are widespread and these can impact the teaching of English and learner’s linguistic representations. Overall, the results confirm that the British accent stands firm as the ‘legacy variety’, inconspicuously entrenched in the French education system despite English being considered a lingua franca therein
« Oser dire le nouveau monde » : l’enseignement-apprentissage des accents en classe d’anglais à l’aune du plan langues vivantes
International audienceLe rôle qu’occupe de nos jours la langue anglaise sur la scène mondiale est considérable. En témoignent, par exemple, le maintien de l’anglais comme langue de travail des institutions de l’Union européenne malgré le retrait du Royaume-Uni de l’entité politico-économique, ou encore les succès retentissants que rencontrent les films et séries anglophones, rendus possibles grâce à la démocratisation de l’internet à très haut débit. Par voie de conséquence, de nombreux accents se coudoient désormais dans un monde de plus en plus interconnecté, des traditionnels acrolectes britannique et américain aux accents australien ou brummie, en passant par l’anglais amalgamé voire international. Ainsi nous a-t-il semblé opportun de vérifier si ces nouveaux enjeux variétaux avaient été pris en compte par l’institution et inscrits en conséquence dans les documents officiels à l’aune du plan langue vivante articulé autour de la devise « Oser dire le nouveau monde ». Pour ce faire, nous avons passé en revue l'ensemble de la sphère institutionnelle afin d’analyser les textes en vigueur qui encadrent l’enseignement-apprentissage de l’anglais aujourd’hui. D’une part, nous avons étudié le domaine de l’apprenant à travers les programmes, examens, cadres et attestations directement impliqués dans l’apprentissage de l’anglais. D’autre part, le domaine de l’enseignant, lui, a été examiné à travers les derniers manuels, guides, concours et certifications complémentaires à l’œuvre dans la formation professorale. Il ressort de cette analyse que les documents institutionnels ne se risquent pas à prescrire explicitement une variété d’anglais, hormis dans les sections internationales (SI). Cela s'explique en partie parce qu’ils s’adossent au Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR), dans lequel la maîtrise d’un accent spécifique est reléguée au rang de savoir cosmétique depuis que la maîtrise phonologique du locuteur natif n’est plus l’objectif visé : seule la sensibilisation aux variétés d’anglais est désormais préconisée. Enfin, si l’accent américain, que d’aucuns qualifiaient naguère d’antimodèle de prononciation, semble aujourd’hui jouir du même statut acrolectal que celui de son homologue britannique, il n'en va pas de même pour les accents du Commonwealth, et moins encore pour l’anglais « international »
« Parler comme un bourgeois de Londres », « Éviter l’anglais des faubourgs » : les variétés à admettre et transmettre d’après les documents institutionnels du XIXe siècle à nos jours
International audienceGarant oral du patrimoine dialectal, l’accent est l’habit de la voix. C’est lui qui scelle d’un cachet authentique la personnalité des mots prononcés. Sitôt cultivé, il confère à son locuteur une identité socioculturelle capable de lui ouvrir le champ des possibles ou de le condamner aux préjugés invétérés. Ainsi prendre l’accent de la capitale auréolerait-il quiconque d’un prestige immédiat ; celui des faubourgs, d’un rude cilice. Le choix de l’accent, élément constitutif de la transmission orale, est par conséquent déterminant. Dans le système éducatif français, c’est l’accent britannique (Standard Southern British English, SSBE) qui s'est aujourd’hui imposé comme variété de référence, tant dans l’enseignement primaire, secondaire ou supérieur. Pour comprendre les raisons de cette prédominance, il s'est avéré nécessaire d’étudier la question sous un angle historique, notamment à travers les recommandations que nous ont transmises les documents institutionnels afin d'évaluer leur contribution à cette culture de l’accent britannique.Nous nous sommes plongés dans les archives institutionnelles et avons effectué le dépouillement systématique de chacun des programmes d’anglais de collège et lycée parus à ce jour (de 1829 à aujourd’hui), de toutes les notes et circulaires afférentes, de tous les rapports de jury des concours du CAPES et de l’agrégation existants (de 1842 à aujourd’hui), de la totalité des numéros des deux premières revues sur l’enseignement de l’anglais (de 1884 à aujourd’hui) et d’un très grand nombre de manuels de phonologie anglaise (de 1740 à aujourd’hui). Toutes les références, indications, recommandations et prescriptions variétales y ont été relevées.Il ressort de cette étude que les documents officiels se sont sentis investis d’une mission prescriptive, en se bornant initialement à la simple opposition entre l'accent de la capitale et les accents faubouriens quand l’américain n’était encore que balbutiant. Les rapports de jury du CAPES et de l’agrégation d’anglais, dont l’amitié pour l’accent oxonien est pendant longtemps à peine dissimulée, affichent, à partir de la fin du XXe siècle, une apparente neutralité à la seule condition que la cohérence soit respectée. Les programmes du secondaire, plus neutres, ne se sont presque jamais risqués à imposer une variété d’anglais et indiquent même certaines évolutions : « L’on ne saurait non plus occulter le poids de la culture américaine dans un processus de transmission parallèle » (programmes de seconde, 2002). Quant aux manuels de phonologie anglaise, l’accent britannique y a été – et y est toujours – la variété de référence pour la quasi-totalité d’entre eux.Ces observations nous amènent à la conclusion que les documents institutionnels ont contribué, au moins partiellement, à la prédominance actuelle de l’accent britannique standard dans le système éducatif français. Il s’agira, pour la suite de nos recherches, de vérifier si la prédominance de l’accent britannique dans le système éducatif français affecte l’accent des apprenants et si elle rend plus facile la compréhension orale d’un accent britannique par rapport aux autres variétés
Enseigner la prononciation de l'anglais dans le deuxième quart du XXIe siècle : regards croisés sur les nouveaux programmes, les réalités sociophonologiques et les perceptions des futurs enseignants
International audienceLors de la Journée mondiale des enseignant(e)s, le 5 octobre 2023, Gabriel ATTAL, alors ministre de l'Éducation nationale, annonce la mise en œuvre d'un « Choc des savoirs ». L'une de ses mesures phare concerne la réécriture complète des programmes de langues vivantes étrangères et régionales de la classe de sixième à la classe de terminale, dont les premières applications sont prévues à la rentrée 2025. Nous présenterons, analyserons et de commenterons les attendus phonologiques qui figurent dans ces nouveaux textes officiels, en portant une attention particulière à leur progression verticale et à leur articulation entre les différents niveaux d'enseignement.Dans un deuxième temps, nous examinerons l'adéquation entre ces nouveaux programmes et la réalité de la phonologie de l'anglais dans le monde aujourd'hui. Notre analyse portera sur l'évolution des systèmes phonologiques de l'anglais britannique et américain, mais également sur la phonologie d’autres variétés. En effet, la langue anglaise est aujourd’hui caractérisée par une forme de « glocalisation » : elle a acquis le statut de langue mondiale, avec plus de locuteurs qui l’utilisent comme Lx que comme L1, tout en permettant l'expression d'identités plus locales à travers l'émergence de nouvelles variétés fondées sur des processus identitaires et l'endonormativité. Ainsi l'anglais comme lingua franca et les variétés du cercle extérieur sont-ils devenus incontournables dans un contexte d'apprentissage informel de l'anglais en ligne (AIAL), où nos apprenants sont constamment exposés à ces différentes formes d'anglais via les médias et Internet.Dans ce contexte, nous examinerons, comme troisième axe de notre étude, le rapport qu'entretiennent les futurs enseignants d'anglais avec les accents anglophones. Issus de la Génération Z et exposés quotidiennement à diverses variétés d'anglais, ils commenceront leur carrière en appliquant en partie ces futurs programmes. Notre enquête, menée auprès de 156 d’entre eux, permettra de mesurer l’adéquation entre leurs représentations des accents et les recommandations institutionnelles, au prisme des réalités sociophonologiques de l’anglais aujourd’hui
Enseigner la prononciation de l'anglais en 2025 : tensions entre les prescriptions institutionnelles, les réalités sociolinguistiques et les perceptions des futurs enseignants
International audienc
Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
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