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État des lieux de la science participative sur les algues et proposition de voies d'utilisation et de valorisation des données intrantes
Les algues sont extrêmement difficiles, voire impossibles, à identifier sur la base de caractères morphologiques ce qui compromet leur étude dans le cadre de la science participative. L’objectif de cet essai est de proposer des pistes pour surmonter ce verrou afin d’acquérir et de valoriser des données citoyennes sur les algues dans des domaines d'étude de la diversité spécifique et fonctionnelle.
À cette fin, un état des lieux des programmes de science participative est réalisé. Il considère à la fois les programmes portant sur les algues, aux échelles nationale (française) et internationale, les programmes visant le milieu marin et pouvant intégrer la collecte de données sur les algues, ainsi que des programmes s’inscrivant dans d’autres domaines, mais dont le concept pourrait être transféré ou adapté à la phycologie. Par ailleurs, des outils et réseaux pouvant soutenir la collecte et l’exploitation des données sur les algues sont également recensés. Une première série de recommandations est émise à partir des leviers et freins mis en évidence. Ensuite, différentes voies potentielles pour la valorisation et l’utilisation des données sur les algues, inspirées de la base de données réalisée, sont proposées et décrites. Une évaluation multicritères permet de discriminer leurs perspectives d'application et d’identifier les projets à prioriser. Enfin, les cinq voies sélectionnées à l’issu de l’analyse sont décrites en terme de modalités de mises en œuvre, et des recommandations générales finalisent l’essai.
Les principales conclusions de cette évaluation explicitent qu'il est, dans l'immédiat, préférable d'opter pour des voies d'utilisation et de valorisation des données existantes sur les algues en créant, entre autres, des relais français de programmes de science participative internationaux fonctionnels et populaires. Néanmoins, des voies innovantes avec une application inédite sur les algues ont également été proposées et restent très pertinentes, malgré un classement en « non prioritaires » à l'issue de l'analyse multicritères, du fait des moyens matériels, humains, temporels et/ou financiers nécessaires. Ainsi, les voies proposées concernent l'exploitation des photographies, mais également des intrants de données alternatives, ce qui permet une diversification dans la collecte pour les participants. De nombreuses pistes sont donc envisageables pour surmonter la difficulté d'identification des espèces d'algues et promouvoir l'exploitation des données de science participative dans différents domaines de la recherche sur les algues. Cependant, la communication auprès de la société est primordiale en amont afin d'informer et de sensibiliser le public sur les algues et rendre cet objet d'étude attrayant pour solliciter une participation citoyenne propice à de telles initiatives
État des lieux de la science participative sur les algues et proposition de voies d'utilisation et de valorisation des données intrantes
Les algues sont extrêmement difficiles, voire impossibles, à identifier sur la base de caractères morphologiques ce qui compromet leur étude dans le cadre de la science participative. L’objectif de cet essai est de proposer des pistes pour surmonter ce verrou afin d’acquérir et de valoriser des données citoyennes sur les algues dans des domaines d'étude de la diversité spécifique et fonctionnelle. À cette fin, un état des lieux des programmes de science participative est réalisé. Il considère à la fois les programmes portant sur les algues, aux échelles nationale (française et internationale, les programmes visant le milieu marin et pouvant intégrer la collecte de données sur les algues, ainsi que des programmes s’inscrivant dans d’autres domaines, mais dont le concept pourrait être transféré ou adapté à la phycologie. Par ailleurs, des outils et réseaux pouvant soutenir la collecte et l’exploitation des données sur les algues sont également recensés. Une première série de recommandations est émise à partir des leviers et freins mis en évidence. Ensuite, différentes voies potentielles pour la valorisation et l’utilisation des données sur les algues, inspirées de la base de données réalisée, sont proposées et décrites. Une évaluation multicritères permet de discriminer leurs perspectives d'application et d’identifier les projets à prioriser. Enfin, les cinq voies sélectionnées à l’issu de l’analyse sont décrites en terme de modalités de mises en œuvre, et des recommandations générales finalisent l’essai. Les principales conclusions de cette évaluation explicitent qu'il est, dans l'immédiat, préférable d'opter pour des voies d'utilisation et de valorisation des données existantes sur les algues en créant, entre autres, des relais français de programmes de science participative internationaux fonctionnels et populaires. Néanmoins, des voies innovantes avec une application inédite sur les algues ont également été proposées et restent très pertinentes, malgré un classement en « non prioritaires » à l'issue de l'analyse multicritères, du fait des moyens matériels, humains, temporels et/ou financiers nécessaires. Ainsi, les voies proposées concernent l'exploitation des photographies, mais également des intrants de données alternatives, ce qui permet une diversification dans la collecte pour les participants. De nombreuses pistes sont donc envisageables pour surmonter la difficulté d'identification des espèces d'algues et promouvoir l'exploitation des données de science participative dans différents domaines de la recherche sur les algues. Cependant, la communication auprès de la société est primordiale en amont afin d'informer et de sensibiliser le public sur les algues et rendre cet objet d'étude attrayant pour solliciter une participation citoyenne propice à de telles initiatives
Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
Chapitre IV - Les grands défis pour l'humanité et la planète - Que reste-t-il à découvrir au XXIe siècle ?
International audienc
: Remise du rapport à Michel Guiraud, Direction générale déléguée aux collections du MNHN
Ce rapport sur la relation collection physique- collection numérique répond à une commande du Directeur Général Délégué aux collections par lettre de mission en date du 15 juin 2017. Les objectifs de ce rapport sont d’établir un état des lieux raisonné de la gestion des collections physiques et des collections numériques et de faire des propositions pour une cohabitation synergique de ces collections tant dans le périmètre de l’établissement que dans un contexte européen et international. Pour mener à bien cette analyse, une dizaine d’entretiens a été conduit entre septembre 2017 et mai 2018. L’exploitation des entretiens aboutit à un état des lieux contrasté avec le constat général qu’il existe au Muséum un savoir faire séculaire des dispositifs dédiés à la gestion des collections physiques, mais que malgré de vastes chantiers de numérisation des collections, le développement d’outils pour l'exploration et l'exploitation de ces collections numériques a été initié au Muséum mais demeure un enjeu majeur pour tirer pleinement profit de cette numérisation massive. Le rapport résume les principaux enseignements tirés de l’analyse :En particulier sur les collections physiques les détails complets des fonds ne sont que très partiellement informatisés et parfois même partiellement connus. Il semble donc impératif de maintenir un effort constant d’informatisation des collections. De plus, les collections d’objets physiques étant au cœur de l’établissement, il faut se méfier de ne pas tomber dans le travers du tout numérique et continuer à recoller et valoriser le fond patrimonial. Un système unifié pour accéder à l'information sur des spécimens partageant des relations biotiques mais conservés dans les différentes collections fait défaut et reste à inventer pour sortir d’une logique de silo et créer davantage de continuité entre les différents ensembles de collections. Un tel système devrait aussi favoriser les services d'accès à distance.Le Muséum assure le stockage des données des collections numériques en interne. Le stockage de ces donnés numériques est extrêmement couteux tant en infrastructures qu’en consommation énergétique ce qui questionne sur la pérennité de leur conservation dans des contextes budgétaires toujours tendus pour l’établissement. Le Muséum diffuse directement les données de collections numériques via le portail en ligne sur le site Web « Science » du MNHN. Malheureusement, les collections numériques du Muséum sont moins bien référencées dans les moteurs de recherche générique tel que Google- et via les portails internationaux de partage de données que celles d’autres institutions. Un meilleur référencement du fond devrait être réalisé pour qu’il soit davantage moissonné par les grands moteurs de recherche. En outre de cette diffusion directe, tout ou partie des données sont aussi diffusées via d’autres sites institutionnels dont le Muséum est partenaire (e.g. recolnat et le GBIF). Une mutualisation des efforts de diffusions et une stratégie commune pour augmenter la visibilité des données est une piste à envisager pour une meilleure accessibilité des données. Dans un souci de réduire la duplication des efforts entre les institutions d’Histoire naturelle, une mutualisation des outils à mettre en place permettrait une économie d’échelle mais aussi davantage d’harmonisation des pratiques. C’est dans cet esprit que le programme European Distributed System of Scientific Collections (DiSSCo) a été conçu. Si ce projet est financé, la participation du Muséum est une priorité. DiSSCo est une nouvelle initiative paneuropéenne d'infrastructure de recherche de 21 pays européens visant à positionner les collections européennes de sciences naturelles au centre de l'excellence scientifique axée sur les données et de l'innovation dans la recherche environnementale, le changement climatique, la sécurité alimentaire, la santé et la bioéconomie. Le consortium DiSSCo prévoie de déposer une demande de financement à l’appel à projet « socioeconomic and cultural transformations in the context of the fourth industrial revolution » dont la date butoir est le 14 mars 2019. Le rapport insiste sur les enjeux d’une science ouverte avec un libre accès aux données source (Open data) et la nécessité d’un renforcement de la conservation des données et de leur partage. Toutefois, l’ouverture des données impose une politique claire et transparente sur la qualité de la donnée. Les critères de la chartre de qualité devraient être davantage visible pour les utilisateurs des collections numériques. L’ouverture des données pose aussi la question de la propriété institutionnelle et intellectuelle des données. Les expéditions pour enrichir les collections physiques et les campagnes de numérisation pour enrichir les collections numériques sont largement subventionnées par des financements publics et du mécénat qui tous souhaitent être visibles. La traçabilité des financements et la propriété institutionnelle des collections tant physique que numérique semblent donc un enjeu majeur qui mériterait le développement d’outils pour en assurer la traçabilité. L’étude des interactions entre les collections physiques et les collections numériques devrait émerger comme un nouvel objet de recherche ainsi que l’exigence de repenser les interactions entre les données et les objets. Cette réflexion pourrait avoir lieu dans le cadre plus large des réflexions qui ont actuellement lieu dans l’établissement sur la nécessité d’un cadrage et d’une impulsion pour l’ensemble de l’établissement autour de la question de la révolution et des innovations numériques
: Remise du rapport à Michel Guiraud, Direction générale déléguée aux collections du MNHN
Ce rapport sur la relation collection physique- collection numérique répond à une commande du Directeur Général Délégué aux collections par lettre de mission en date du 15 juin 2017. Les objectifs de ce rapport sont d’établir un état des lieux raisonné de la gestion des collections physiques et des collections numériques et de faire des propositions pour une cohabitation synergique de ces collections tant dans le périmètre de l’établissement que dans un contexte européen et international. Pour mener à bien cette analyse, une dizaine d’entretiens a été conduit entre septembre 2017 et mai 2018. L’exploitation des entretiens aboutit à un état des lieux contrasté avec le constat général qu’il existe au Muséum un savoir faire séculaire des dispositifs dédiés à la gestion des collections physiques, mais que malgré de vastes chantiers de numérisation des collections, le développement d’outils pour l'exploration et l'exploitation de ces collections numériques a été initié au Muséum mais demeure un enjeu majeur pour tirer pleinement profit de cette numérisation massive. Le rapport résume les principaux enseignements tirés de l’analyse :En particulier sur les collections physiques les détails complets des fonds ne sont que très partiellement informatisés et parfois même partiellement connus. Il semble donc impératif de maintenir un effort constant d’informatisation des collections. De plus, les collections d’objets physiques étant au cœur de l’établissement, il faut se méfier de ne pas tomber dans le travers du tout numérique et continuer à recoller et valoriser le fond patrimonial. Un système unifié pour accéder à l'information sur des spécimens partageant des relations biotiques mais conservés dans les différentes collections fait défaut et reste à inventer pour sortir d’une logique de silo et créer davantage de continuité entre les différents ensembles de collections. Un tel système devrait aussi favoriser les services d'accès à distance.Le Muséum assure le stockage des données des collections numériques en interne. Le stockage de ces donnés numériques est extrêmement couteux tant en infrastructures qu’en consommation énergétique ce qui questionne sur la pérennité de leur conservation dans des contextes budgétaires toujours tendus pour l’établissement. Le Muséum diffuse directement les données de collections numériques via le portail en ligne sur le site Web « Science » du MNHN. Malheureusement, les collections numériques du Muséum sont moins bien référencées dans les moteurs de recherche générique tel que Google- et via les portails internationaux de partage de données que celles d’autres institutions. Un meilleur référencement du fond devrait être réalisé pour qu’il soit davantage moissonné par les grands moteurs de recherche. En outre de cette diffusion directe, tout ou partie des données sont aussi diffusées via d’autres sites institutionnels dont le Muséum est partenaire (e.g. recolnat et le GBIF). Une mutualisation des efforts de diffusions et une stratégie commune pour augmenter la visibilité des données est une piste à envisager pour une meilleure accessibilité des données. Dans un souci de réduire la duplication des efforts entre les institutions d’Histoire naturelle, une mutualisation des outils à mettre en place permettrait une économie d’échelle mais aussi davantage d’harmonisation des pratiques. C’est dans cet esprit que le programme European Distributed System of Scientific Collections (DiSSCo) a été conçu. Si ce projet est financé, la participation du Muséum est une priorité. DiSSCo est une nouvelle initiative paneuropéenne d'infrastructure de recherche de 21 pays européens visant à positionner les collections européennes de sciences naturelles au centre de l'excellence scientifique axée sur les données et de l'innovation dans la recherche environnementale, le changement climatique, la sécurité alimentaire, la santé et la bioéconomie. Le consortium DiSSCo prévoie de déposer une demande de financement à l’appel à projet « socioeconomic and cultural transformations in the context of the fourth industrial revolution » dont la date butoir est le 14 mars 2019. Le rapport insiste sur les enjeux d’une science ouverte avec un libre accès aux données source (Open data) et la nécessité d’un renforcement de la conservation des données et de leur partage. Toutefois, l’ouverture des données impose une politique claire et transparente sur la qualité de la donnée. Les critères de la chartre de qualité devraient être davantage visible pour les utilisateurs des collections numériques. L’ouverture des données pose aussi la question de la propriété institutionnelle et intellectuelle des données. Les expéditions pour enrichir les collections physiques et les campagnes de numérisation pour enrichir les collections numériques sont largement subventionnées par des financements publics et du mécénat qui tous souhaitent être visibles. La traçabilité des financements et la propriété institutionnelle des collections tant physique que numérique semblent donc un enjeu majeur qui mériterait le développement d’outils pour en assurer la traçabilité. L’étude des interactions entre les collections physiques et les collections numériques devrait émerger comme un nouvel objet de recherche ainsi que l’exigence de repenser les interactions entre les données et les objets. Cette réflexion pourrait avoir lieu dans le cadre plus large des réflexions qui ont actuellement lieu dans l’établissement sur la nécessité d’un cadrage et d’une impulsion pour l’ensemble de l’établissement autour de la question de la révolution et des innovations numériques
Variations on the Author
“Variations on the Author” discusses two of Eduardo Coutinho’s recent films (Um Dia na Vida, from 2010, and Últimas Conversas, posthumously released in 2015) and their contribution to the general question of documentary authorship. The director’s filmography is characterized by a consistent yet self-effacing form of authorial self-inscription: Coutinho often features as an interviewer that rather than express opinions propels discourses; an interviewer that is good at listening. This mode of self-inscription characterizes him as an author who is not expressive but who is nonetheless markedly present on the screen. In Um Dia na Vida, however, Coutinho is completely absent form the image, while Últimas Conversas, on the contrary, includes a confessional prologue that moves the director from the margins to the center of his films. This article examines the ways in which these works stand out in the filmography of a director who offers new insights into the notion of cinematic authorship
Advantages, limitations and challenges in developing dna-barcoding for algae
International audienc
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