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    Quand la causative et la réflexive se rencontrent... Les différentes valeurs de la construction en se faire

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    La construction en se faire + infinitif ne s’analyse pas systématiquement comme l’association d’une structure causative où le verbe faire permettrait d’augmenter la valence du verbe et d’une structure pronominale dans laquelle la particule réfléchie aurait pour effet de réduire au contraire la valence verbale. En réalité, la situation est beaucoup plus complexe, car, si effectivement, sur le plan sémantico-syntaxique, la construction en se faire se laisse décrire en termes de causation réflexive dans de nombreux cas, elle peut parfois être décrite en termes de passivation. Tout d’abord, nous explorerons le passage de se faire à lecture causative vers une lecture dérivée passive. Nous verrons qu’à partir de la grammaticalisation de faire dans une structure causative, l’association avec la particule réflexive se, aboutit à une réanalyse où se faire devient auxiliaire de passivation. Ensuite, nous aborderons les différentes valeurs de se faire et en étudierons les particularités syntaxiques et sémantiques. Nous verrons notamment que la valeur passive de se faire la place d’une part en complémentarité avec le passif en être en raison de sa grande souplesse syntaxique, et d’autre part, la met en concurrence avec ce dernier. Ce passif concurrent remporte en outre un grand succès depuis le milieu du 20e siècle et constitue une construction très moderne ; la performance du passif en se faire étant notamment liée à : l’aspect de la construction, la manifestation du sens figuré du verbe à l’infinitif et l’implication du référent du sujet dans le procès

    La séquence en se faire à sujet inanimé

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    La séquence en se faire à sujet inanimé du type : Un bruit se fit entendre a été peu explorée dans la littérature, contrairement à la séquence en se faire à sujet animé comme : Jean s’est fait agresser par un passant à interprétation passive ou Jean s’est fait ramener par un taxi à interprétation causative. Ce manque d’attention est probablement lié à l’idée que cette séquence constitue avec le verbe à l’infinitif une séquence figée, notamment les tournures se faire entendre et se faire sentir. Toutefois, bien que ce type de séquence manifeste un certain degré de figement, son fonctionnement diathétique ne doit pas être occulté. En effet, elle comporte les caractéristiques d’une diathèse « spontanée » (Kokutani, 2005), qui est décrite comme une diathèse où l’événement signifié par le verbe se réalise de lui-même ou spontanément ou à cause de la nature du sujet. Afin d’éclairer son fonctionnement, nous analyserons son degré de figement, puis nous aborderons les particularités d’une diathèse spontanée, à savoir les spécificités du verbe à l’infinitif et le fonctionnement discursif de celle-ci

    Comment peut-on rendre les règles d'accord du participe passé cohérentes ?

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    International audienceCe travail porte sur les règles d'accord du participe passé en français et a pour objectif de remédier au caractère incohérent des règles d'accord du participe passé présentées dans les grammaires traditionnelles. En effet, de nombreux cas d'accord (ou de non-accord) y sont présentés comme des exceptions ou des cas particuliers, contribuant ainsi à rendre ces règles confuses et difficiles à comprendre pour les apprenants, alors qu'ils peuvent la plupart du temps découler d'une règle plus générale. Ainsi, nous proposerons deux règles générales et complémentaires qui permettent de résoudre tous les cas d'accord du participe passé. La première est d'ordre pragmatique : l'accord du participe passé se fait avec l'élément le plus topical, la seconde est d'ordre sémantico-syntaxique : l'accord du participe passé a lieu si ce dernier peut entrer dans une structure de prédication avec le sujet au moyen du verbe être

    La diathèse verbale dans trois langues romanes : vers une description dans le cadre de la Grammaire Fonctionnelle Discursive

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    This thesis aims to compare three Romance languages (French, Spanish and Italian) with respect to the phenomenon of diathesis. The goal is, on the one hand, to separate the properties of diathesis into the various linguistic levels of analysis (pragmatics, semantics, syntax) which the passive, impersonal, reflexive and causative constructions share; and on the other, to examine what is language-specific in the functioning of these languages and to reveal their possibilities and limits in terms of these phenomena. In addition to the implications which the results of the investigation have for the typology of Romance languages, this study aims at improving certain previous descriptions of diathetic constructions. Moreover, it enables to confirm the idea that language is a consistent system, insofar as similar pragmatics and semantics functions receive different morphosyntactical configurations according to the properties of each language. Finally, this work describes the characteristics of each construction in terms of the Functional Discourse Grammar model, since this constitutes an ideal framework due to the organization of its levels of linguistic description, namely: pragmatics > semantics > morphosyntax. In this perspective, the phenomenon of diathesis can be considered as an abstract choice by the speaker at the levels of pragmatics and semantics which has (concrete) consequences at the syntactic and morphological encoding levels.L'objectif de cette thèse est de confronter trois langues romanes : le français, l'espagnol et l'italien autour du phénomène de la diathèse, afin d'examiner d'une part les propriétés des diathèses à différents niveaux de description linguistique (pragmatique, sémantique, syntaxe), qui réunissent les constructions passive, impersonnelle, réflexive et causative ; d'autre part d'examiner les particularités de fonctionnement de ces langues et de mettre au jour leurs possibilités et leurs limites à travers ce phénomène. Cette étude a non seulement des implications au niveau de la typologie des langues romanes, mais elle a également l'ambition d'améliorer certaines descriptions existantes des constructions diathétiques. En outre, elle permet de confirmer l'idée que la langue est un système cohérent dans lequel tout se tient, dans la mesure où des fonctions pragmatico-sémantiques similaires reçoivent différentes configurations morphosyntaxiques, selon les propriétés de chaque langue. Finalement, ce travail décrit les caractéristiques de chaque construction en termes de la Grammaire Fonctionnelle Discursive, qui constitue un cadre tout à fait pertinent, en raison notamment de la structuration de ses niveaux de description linguistique, comme suit : pragmatique > sémantique > morphosyntaxe. Dans cette perspective, le phénomène de la diathèse a pu être envisagé comme un choix (abstrait) du locuteur aux niveaux pragmatique et sémantique, choix qui a des conséquences (concrètes) au niveau de l'encodage syntaxique et morphologique

    La métaphore en de dans Capitale de la douleur

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