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    Attentes des seniors en matière d’habitat dans les bourgs et petites villes d’Auvergne: Quels enseignements pour les aménageurs et bailleurs sociaux ?

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    International audienceLes bourgs et petites villes sont mis en avant par les politiques publiques comme étant favorables au « bien vieillir », en raison de leurs spécificités en matière de centralité, de proximité et de cadre de vie. Les recherches scientifiques ont déjà mis en avant que les bourgs et petites villes peuvent être attractifs pour des seniors vivant en milieu rural, dans le cadre de mobilités résidentielles (Paumelle, 2023 ; Aouici et Nowik 2021). Concernés par le vieillissement de leur population, ces territoires tentent de répondre aux besoins spécifiques des personnes âgées, par la création de commerces et services à la population, par la diversification des formules d’habitats destinées aux seniors notamment. Cette communication propose d'interroger les attentes des seniors qui vivent en milieu rural, d’un point de vue de l’habitat et de l’environnement de vie. L’une des hypothèses est que les personnes âgées vivant dans ces espaces faiblement peuplés pourraient être intéressées pour habiter en centre-bourg. Face à l’isolement géographique et aux situations de pauvreté vécues par de nombreux seniors en milieu rural (Pagès, 2016), l'habitat locatif social adapté au vieillissement, pourrait être une réponse attractive dans les choix résidentiels des seniors.La méthodologie de recherches mixe une approche quantitative et qualitative. Elle s'appuie dans un premier temps sur une enquête qualitative réalisée au sein de six communes, mobilisant des observations sur place et des entretiens avec des acteurs locaux comme les aides à domicile, les CCAS, les élus ou maires, les bailleurs sociaux en charge des opérations de logements et certains habitants et habitantes. Pour deux cas d'études, cette approche qualitative a été complétée par la distribution de questionnaires portant sur les attentes des seniors en matière d’habitat et d’environnement de vie. L'étude, réalisée dans le cadre d'une thèse Cifre, souligne que les seniors aspirent surtout à vieillir dans leur domicile ordinaire, même s’ils rencontrent des difficultés. L’habitat social adapté pour les seniors en centre-bourg est vu comme une offre désirable pour certaines personnes âgées, notamment en raison de son coût, et parce qu’elle ne renvoie pas aux codes de l’institution, comme pourrait renvoyer l'Ehpad. Pour autant, la projection dans cette offre d’habitat est difficile pour des seniors qui anticipent peu leur vieillissement

    Le rôle des bailleurs sociaux et aménageurs dans la fabrique de petites villes et bourgs inclusifs à l’aune de la crise environnementale.

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    International audienceLa prise en compte de l’avancée en âge constitue un enjeu de taille pour l’aménagement des bourgs ruraux et petites villes. Particulièrement, l’accompagnement du parcours résidentiel des séniors est une préoccupation grandissante dans les territoires ruraux. Pour cause, les logements existants sont souvent anciens et peu adaptés aux besoins des populations âgées. La vétusté de l’habitat, le manque d’isolation thermique et/ou d’accessibilité, l’éloignement par rapport aux principaux services et commerces, peuvent renforcer les situations de précarité et d’isolement vécues par les retraités. Parallèlement, le contexte climatique met en avant l’urgence de repenser nos modes d’habiter et d’aménager le territoire. Avec son objectif de Zéro Artificialisation Nette, la loi Climat et Résilience vise à limiter drastiquement l’urbanisation de nouveaux espaces, afin de lutter contre le dérèglement climatique. Or les besoins en logements demeurent aujourd’hui importants, et les populations mal-logées sont de plus en plus nombreuses en France. La transition démographique en cours souligne les besoins croissants en terme de logements adaptés pour des seniors encore autonomes, mais pouvant être confrontés à des fragilités (A. Labit, 2017 ; Argoud, 2014 ; Nowik, 2014). Dès lors, comment concilier la nécessité de proposer des logements adaptés à l’avancée en âge dans les petites villes et bourgs ruraux, avec les enjeux environnementaux actuels ? Nous émettons l’hypothèse que des formes d’habitats plus denses, davantage partagés, ou en réhabilitation, peuvent répondre conjointement aux enjeux de la transition démographique et écologique. L’implication des habitants à différentes phases du projet peut aussi favoriser l’émergence de liens de solidarité ou le partage d’espaces, essentiels en temps de crises (A.Keller, 2020). Enfin, les bailleurs sociaux et aménageurs semblent avoir un rôle important dans la fabrique de territoires ruraux plus inclusifs et solidaires (S.Guérin, 2022).Pour explorer ces hypothèses, nous reviendrons sur des enquêtes de terrains menées dans le cadre d’une thèse en Cifre avec la Société d’Economie Mixte assemblia, un bailleur social et aménageur clermontois. Il s’agira de mettre en lumière le lien entre les différents acteurs et politiques publiques gravitant autour de l’offre d’habitat inclusif dans le contexte des petites villes et centres bourgs, à partir de cinq cas d’études concrets. Plus spécifiquement, nous reviendrons sur une démarche expérimentale mise en place avec la SEM assemblia, visant à proposer aux collectivités rurales un aménagement plus inclusif, tout en s’inscrivant dans une dynamique écologiquement et socialement vertueuse

    Attentes des seniors en matière d’habitat dans les bourgs et petites villes d’Auvergne: Quels enseignements pour les aménageurs et bailleurs sociaux ?

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    International audienceLes bourgs et petites villes sont mis en avant par les politiques publiques comme étant favorables au « bien vieillir », en raison de leurs spécificités en matière de centralité, de proximité et de cadre de vie. Les recherches scientifiques ont déjà mis en avant que les bourgs et petites villes peuvent être attractifs pour des seniors vivant en milieu rural, dans le cadre de mobilités résidentielles (Paumelle, 2023 ; Aouici et Nowik 2021). Concernés par le vieillissement de leur population, ces territoires tentent de répondre aux besoins spécifiques des personnes âgées, par la création de commerces et services à la population, par la diversification des formules d’habitats destinées aux seniors notamment. Cette communication propose d'interroger les attentes des seniors qui vivent en milieu rural, d’un point de vue de l’habitat et de l’environnement de vie. L’une des hypothèses est que les personnes âgées vivant dans ces espaces faiblement peuplés pourraient être intéressées pour habiter en centre-bourg. Face à l’isolement géographique et aux situations de pauvreté vécues par de nombreux seniors en milieu rural (Pagès, 2016), l'habitat locatif social adapté au vieillissement, pourrait être une réponse attractive dans les choix résidentiels des seniors.La méthodologie de recherches mixe une approche quantitative et qualitative. Elle s'appuie dans un premier temps sur une enquête qualitative réalisée au sein de six communes, mobilisant des observations sur place et des entretiens avec des acteurs locaux comme les aides à domicile, les CCAS, les élus ou maires, les bailleurs sociaux en charge des opérations de logements et certains habitants et habitantes. Pour deux cas d'études, cette approche qualitative a été complétée par la distribution de questionnaires portant sur les attentes des seniors en matière d’habitat et d’environnement de vie. L'étude, réalisée dans le cadre d'une thèse Cifre, souligne que les seniors aspirent surtout à vieillir dans leur domicile ordinaire, même s’ils rencontrent des difficultés. L’habitat social adapté pour les seniors en centre-bourg est vu comme une offre désirable pour certaines personnes âgées, notamment en raison de son coût, et parce qu’elle ne renvoie pas aux codes de l’institution, comme pourrait renvoyer l'Ehpad. Pour autant, la projection dans cette offre d’habitat est difficile pour des seniors qui anticipent peu leur vieillissement

    Enquêter sur l’espace vécu à l’aune du grand âge: de l’intérêt des méthodes mixtes

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    International audienceCette communication présentera des résultats d’enquêtes de terrain menée dans le cadre d’une thèse en contrat Cifre, portant sur le rôle des bailleurs sociaux et aménageurs dans l’adaptation des bourgs et petites villes à l’avancée en âge. Après avoir présenté rapidement le contexte de la thèse et les terrains d’études, il s’agira de revenir sur la méthodologie et les enjeux que celle-ci a soulevé. Plus précisément, je reviendrai sur la tension entre l’anecdotique et la montée en généralité, en interrogant les manières de prendre en compte la pluralité des situations de vieillissement et de rapport à l’espace dans l’urbanisme et la conception de logements adaptés pour les personnes âgées autonomes. L’une des pistes peut être de mixer l’analyse quantitative et qualitative : le quanti permettant de donner des ordres de grandeur quand à un phénomène, et le quanti de l’illustrer plus en profondeur, et d’en faire sortir des enjeux plus précis. Je propose de revenir également sur certaines limites rencontrées à l’usage de l’entretien semi-directif, lorsque l’on interroge une personne âgée sur les difficultés qu’elle rencontre dans les espaces qu’elle fréquente au quotidien. L’une des perspectives, qui a été expérimentée dans cette thèse, pourrait être la réalisation d’entretiens en marchant ou à partir de supports graphiques

    Changer de logement à l’âge de la retraite : le choix de l’habitat social adapté pour les seniors

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    International audienceCette communication porte sur les recompositions qui arrivent à l’âge de la retraite, en matière de changement de domicile. En particulier, il s'agit d'interroger les motifs qui peuvent conduire les personnes âgées à choisir l’habitat social adapté pour les seniors dans le cadre d'une mobilité résidentielle. Ces réflexions s’inscrivent dans la continuité des recherches menées par Vincent Caradec, Laurent Nowik ou Alain Thalineau, sur les mobilités résidentielles au grand âge.La méthodologie de recherches s'appuie sur des entretiens menés auprès de personnes de 60 ans et plus vivant en milieu rural : 26 entretiens auprès de personnes âgées vivant à domicile, dont certaines aspirent à changer de logements, et 13 avec des personnes qui habitent dans un logement social adapté pour les seniors.Pour la majorité des locataires interrogés, la mobilité résidentielle vers une offre d’habitat social adapté à l'avancée en âge a été choisie, pour des raisons économiques, de rapprochement familial ou suite à des soucis de santé. Ces raisons sont par ailleurs souvent multifactorielles. Concernant les locataires pour qui la mobilité a été subie, la principale raison évoquée est le motif économique

    Le rôle des bailleurs sociaux et aménageurs dans la fabrique de petites villes et bourgs inclusifs à l’aune de la crise environnementale.

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    International audienceLa prise en compte de l’avancée en âge constitue un enjeu de taille pour l’aménagement des bourgs ruraux et petites villes. Particulièrement, l’accompagnement du parcours résidentiel des séniors est une préoccupation grandissante dans les territoires ruraux. Pour cause, les logements existants sont souvent anciens et peu adaptés aux besoins des populations âgées. La vétusté de l’habitat, le manque d’isolation thermique et/ou d’accessibilité, l’éloignement par rapport aux principaux services et commerces, peuvent renforcer les situations de précarité et d’isolement vécues par les retraités. Parallèlement, le contexte climatique met en avant l’urgence de repenser nos modes d’habiter et d’aménager le territoire. Avec son objectif de Zéro Artificialisation Nette, la loi Climat et Résilience vise à limiter drastiquement l’urbanisation de nouveaux espaces, afin de lutter contre le dérèglement climatique. Or les besoins en logements demeurent aujourd’hui importants, et les populations mal-logées sont de plus en plus nombreuses en France. La transition démographique en cours souligne les besoins croissants en terme de logements adaptés pour des seniors encore autonomes, mais pouvant être confrontés à des fragilités (A. Labit, 2017 ; Argoud, 2014 ; Nowik, 2014). Dès lors, comment concilier la nécessité de proposer des logements adaptés à l’avancée en âge dans les petites villes et bourgs ruraux, avec les enjeux environnementaux actuels ? Nous émettons l’hypothèse que des formes d’habitats plus denses, davantage partagés, ou en réhabilitation, peuvent répondre conjointement aux enjeux de la transition démographique et écologique. L’implication des habitants à différentes phases du projet peut aussi favoriser l’émergence de liens de solidarité ou le partage d’espaces, essentiels en temps de crises (A.Keller, 2020). Enfin, les bailleurs sociaux et aménageurs semblent avoir un rôle important dans la fabrique de territoires ruraux plus inclusifs et solidaires (S.Guérin, 2022).Pour explorer ces hypothèses, nous reviendrons sur des enquêtes de terrains menées dans le cadre d’une thèse en Cifre avec la Société d’Economie Mixte assemblia, un bailleur social et aménageur clermontois. Il s’agira de mettre en lumière le lien entre les différents acteurs et politiques publiques gravitant autour de l’offre d’habitat inclusif dans le contexte des petites villes et centres bourgs, à partir de cinq cas d’études concrets. Plus spécifiquement, nous reviendrons sur une démarche expérimentale mise en place avec la SEM assemblia, visant à proposer aux collectivités rurales un aménagement plus inclusif, tout en s’inscrivant dans une dynamique écologiquement et socialement vertueuse

    Changer de logement à l’âge de la retraite : le choix de l’habitat social adapté pour les seniors

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    International audienceCette communication porte sur les recompositions qui arrivent à l’âge de la retraite, en matière de changement de domicile. En particulier, il s'agit d'interroger les motifs qui peuvent conduire les personnes âgées à choisir l’habitat social adapté pour les seniors dans le cadre d'une mobilité résidentielle. Ces réflexions s’inscrivent dans la continuité des recherches menées par Vincent Caradec, Laurent Nowik ou Alain Thalineau, sur les mobilités résidentielles au grand âge.La méthodologie de recherches s'appuie sur des entretiens menés auprès de personnes de 60 ans et plus vivant en milieu rural : 26 entretiens auprès de personnes âgées vivant à domicile, dont certaines aspirent à changer de logements, et 13 avec des personnes qui habitent dans un logement social adapté pour les seniors.Pour la majorité des locataires interrogés, la mobilité résidentielle vers une offre d’habitat social adapté à l'avancée en âge a été choisie, pour des raisons économiques, de rapprochement familial ou suite à des soucis de santé. Ces raisons sont par ailleurs souvent multifactorielles. Concernant les locataires pour qui la mobilité a été subie, la principale raison évoquée est le motif économique

    Enquêter sur l’espace vécu à l’aune du grand âge: de l’intérêt des méthodes mixtes

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    International audienceCette communication présentera des résultats d’enquêtes de terrain menée dans le cadre d’une thèse en contrat Cifre, portant sur le rôle des bailleurs sociaux et aménageurs dans l’adaptation des bourgs et petites villes à l’avancée en âge. Après avoir présenté rapidement le contexte de la thèse et les terrains d’études, il s’agira de revenir sur la méthodologie et les enjeux que celle-ci a soulevé. Plus précisément, je reviendrai sur la tension entre l’anecdotique et la montée en généralité, en interrogant les manières de prendre en compte la pluralité des situations de vieillissement et de rapport à l’espace dans l’urbanisme et la conception de logements adaptés pour les personnes âgées autonomes. L’une des pistes peut être de mixer l’analyse quantitative et qualitative : le quanti permettant de donner des ordres de grandeur quand à un phénomène, et le quanti de l’illustrer plus en profondeur, et d’en faire sortir des enjeux plus précis. Je propose de revenir également sur certaines limites rencontrées à l’usage de l’entretien semi-directif, lorsque l’on interroge une personne âgée sur les difficultés qu’elle rencontre dans les espaces qu’elle fréquente au quotidien. L’une des perspectives, qui a été expérimentée dans cette thèse, pourrait être la réalisation d’entretiens en marchant ou à partir de supports graphiques

    Changer de logement à l’âge de la retraite : le choix de l’habitat social adapté pour les seniors

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    International audienceCette communication porte sur les recompositions qui arrivent à l’âge de la retraite, en matière de changement de domicile. En particulier, il s'agit d'interroger les motifs qui peuvent conduire les personnes âgées à choisir l’habitat social adapté pour les seniors dans le cadre d'une mobilité résidentielle. Ces réflexions s’inscrivent dans la continuité des recherches menées par Vincent Caradec, Laurent Nowik ou Alain Thalineau, sur les mobilités résidentielles au grand âge.La méthodologie de recherches s'appuie sur des entretiens menés auprès de personnes de 60 ans et plus vivant en milieu rural : 26 entretiens auprès de personnes âgées vivant à domicile, dont certaines aspirent à changer de logements, et 13 avec des personnes qui habitent dans un logement social adapté pour les seniors.Pour la majorité des locataires interrogés, la mobilité résidentielle vers une offre d’habitat social adapté à l'avancée en âge a été choisie, pour des raisons économiques, de rapprochement familial ou suite à des soucis de santé. Ces raisons sont par ailleurs souvent multifactorielles. Concernant les locataires pour qui la mobilité a été subie, la principale raison évoquée est le motif économique

    Le rôle des bailleurs sociaux et aménageurs dans la fabrique de petites villes et bourgs inclusifs à l’aune de la crise environnementale.

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    International audienceLa prise en compte de l’avancée en âge constitue un enjeu de taille pour l’aménagement des bourgs ruraux et petites villes. Particulièrement, l’accompagnement du parcours résidentiel des séniors est une préoccupation grandissante dans les territoires ruraux. Pour cause, les logements existants sont souvent anciens et peu adaptés aux besoins des populations âgées. La vétusté de l’habitat, le manque d’isolation thermique et/ou d’accessibilité, l’éloignement par rapport aux principaux services et commerces, peuvent renforcer les situations de précarité et d’isolement vécues par les retraités. Parallèlement, le contexte climatique met en avant l’urgence de repenser nos modes d’habiter et d’aménager le territoire. Avec son objectif de Zéro Artificialisation Nette, la loi Climat et Résilience vise à limiter drastiquement l’urbanisation de nouveaux espaces, afin de lutter contre le dérèglement climatique. Or les besoins en logements demeurent aujourd’hui importants, et les populations mal-logées sont de plus en plus nombreuses en France. La transition démographique en cours souligne les besoins croissants en terme de logements adaptés pour des seniors encore autonomes, mais pouvant être confrontés à des fragilités (A. Labit, 2017 ; Argoud, 2014 ; Nowik, 2014). Dès lors, comment concilier la nécessité de proposer des logements adaptés à l’avancée en âge dans les petites villes et bourgs ruraux, avec les enjeux environnementaux actuels ? Nous émettons l’hypothèse que des formes d’habitats plus denses, davantage partagés, ou en réhabilitation, peuvent répondre conjointement aux enjeux de la transition démographique et écologique. L’implication des habitants à différentes phases du projet peut aussi favoriser l’émergence de liens de solidarité ou le partage d’espaces, essentiels en temps de crises (A.Keller, 2020). Enfin, les bailleurs sociaux et aménageurs semblent avoir un rôle important dans la fabrique de territoires ruraux plus inclusifs et solidaires (S.Guérin, 2022).Pour explorer ces hypothèses, nous reviendrons sur des enquêtes de terrains menées dans le cadre d’une thèse en Cifre avec la Société d’Economie Mixte assemblia, un bailleur social et aménageur clermontois. Il s’agira de mettre en lumière le lien entre les différents acteurs et politiques publiques gravitant autour de l’offre d’habitat inclusif dans le contexte des petites villes et centres bourgs, à partir de cinq cas d’études concrets. Plus spécifiquement, nous reviendrons sur une démarche expérimentale mise en place avec la SEM assemblia, visant à proposer aux collectivités rurales un aménagement plus inclusif, tout en s’inscrivant dans une dynamique écologiquement et socialement vertueuse
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