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La Versilia di Giampaolo Simi: ricostruzione del parlato, lessico locale e rielaborazioni editoriali
Il contributo esamina gli aspetti linguistici della caratterizzazione locale nei romanzi noir di Giampaolo Simi, ambientati in buona parte in Versilia
L'emersione del noir
Il contributo presenta la diffusione del termine "noir" per indicare un nuovo genere letterario nel mercato editoriale italiano all'inizio degli anni Novant
"Eco-fabula": Writing and reading as Forays into history
Inge Lanslots’ ‘Eco-fabula’: Writing and Reading as Forays into History (pp. 52-67) deals with the blurred border between fictional and historical discourses in Eco’s semiotic narrative, unveiling a winding network of
intertextual references and possible worlds for the reader to identify.
(p. 9)status: Publishe
comment (re)traduire le sociolecte du Peuple de l'Abîme
Le 31 juillet 1902, l’écrivain américain Jack London s’embarque pour Liverpool à bord du R.M.S. Majestic ; il arrive à Londres le 6 août. London s’installe à Stepney, quartier de l’East End à Londres, et, afin de pouvoir se mêler aux pauvres de l’East End en gommant le plus possible la différence de statut social entre eux et lui, il décide de se faire passer pour un marin américain échoué à Londres, troquant ses vêtements habituels contre des guenilles achetées à un fripier. Il passe sept semaines à Londres et, à la fin du mois de septembre, quand prend fin l’expérience, il a déjà entièrement rédigé le manuscrit de The People of the Abyss (Le Peuple de l’Abîme). Le livre paraît en octobre 1903 dans une édition illustrée par des photographies de l’auteur.Le Peuple de l’Abîme est ainsi à la fois un récit autobiographique et une enquête sociologique. C’est le premier livre consacré à la classe ouvrière et à la pauvreté écrit par un homme qui, s’il en était sorti, en avait néanmoins une connaissance intime et personnelle. Il se distingue donc du « tourisme des bas-fonds » en vogue à l’époque, pratiqué à partir des années 1820 en Angleterre et qui faisait dire à Maupassant, dans les années 1880, que sévissait une véritable « bas-fondmanie ». Si London n’est pas le premier à enquêter sur la pauvreté à Londres, l’une des réussites du livre tient à ce qu’il alterne, au fil des chapitres, des tableaux de type panoramique, nourris de données statistiques et de considérations d’ordre général, et des portraits resserrés sur quelques individus, au côté desquels London chemine, dort ou mange. Il cherche ainsi à tirer de l’anonymat et de l’oubli ces « vies minuscules » auxquelles il rend par là même une forme d’hommage.Cette communication s’intéresse aux enjeux spécifiques à la traduction de ce reportage, que j’ai retraduit en français pour l’édition de la Bibliothèque de la Pléiade (Gallimard) parue en octobre 2016. London y recrée un univers linguistique spécifique, caractérisé par les tournures syntaxiques et le lexique propres au cockney de l’époque, mais aussi par des variations dialectales. Il donne ainsi littéralement voix aux habitants de l’East End, d’ordinaire réduits au silence. Les passages dialogués lui permettent de donner à entendre à son lectorat américain l’idiolecte des bas-fonds londoniens. Sa démarche s’apparente ainsi à celle d’un Aristide Bruant, qui restitue, dans Les Bas-fonds de Paris, une saga populaire parue en fascicules entre 1892 et 1902, l’argot des quartiers pauvres et des milieux interlopes de Paris, dont la richesse le fascinait tant qu’il lui avait consacré un dictionnaire, l’Argot au XXe siècle – Dictionnaire français-argot, écrit en collaboration avec Léon de Bercy et qui avait paru en 1901. Sans aller, quant à lui, jusqu’à tirer un dictionnaire de sa plongée dans les bas-fonds londoniens, London se fait volontiers traducteur, de son côté, insérant, ici ou là, dans des incises parenthétiques ou à la faveur de relatives à visée explicative, les équivalents en anglais standard ou en américain des termes utilisés par ses compagnons. Tandis qu’il paraît difficile de trouver une stratégie d’équivalence stricte et spécifique pour rendre compte des écarts existant entre les argots ou variations vernaculaires de l’anglais britannique et de l’anglais américain, on voit comment le traducteur du début du 21ème siècle peut notamment se nourrir d’Aristide Bruant ou encore de Jehan Rictus (« Les soliloques du pauvre »), les contemporains de London, pour recréer cette langue argotique en français. En dehors de l’argot, on aborde également les problèmes posés par la traduction du jargon des métiers ou encore des références culturelles et historiques qui émaillent ce texte et exigent des recherches poussées et l’exploitation de diverses ressources (dictionnaires, glossaires, encyclopédies, témoignages d’époque, etc.). Comme The People of the Abyss est disponible en français dans cinq autres traductions (deux d’entre elles constituant des versions révisées de la première traduction, qui date de 1926), il est par ailleurs intéressant de confronter les choix opérés par les différents traducteurs pour restituer cette plongée d’un Américain dans ce que William Booth, fondateur de l’Armée du Salut, avait nommé « Darkest England » – la confrontation des divers titres français donnés à l’œuvre au fil du temps (Le peuple de l’abîme, Le Peuple d’en bas, Dans les bas-fonds de Londres, Le Peuple de l’Abîme) constituant un premier terrain de recherches fertile
Going Beyond Counting First Authors in Author Co-citation Analysis
The present study examines one of the fundamental aspects of author co-citation analysis (ACA) - the way co-citation
counts are defined. Co-citation counting provides the data on which all subsequent statistical analyses and mappings
are based, and we compare ACA results based on two different types of co-citation counting - the traditional type that
only counts the first one among a cited work's authors on the one hand and a non-traditional type that takes into
account the first 5 authors of a cited work on the other hand. Results indicate that the picture produced through this non-traditional author co-citation counting contains more coherent author groups and is therefore considerably clearer. However, this picture represents fewer specialties in the research field being studied than that produced through the traditional first-author co-citation counting when the same number of top-ranked authors is selected and analyzed. Reasons for these effects are discussed
8. Beasts, Goblins, and Other Chameleonic Creatures: Anna Maria Ortese’s “Real Children of the Universe”
'Crime fiction' all'italiana
Recensione di: Barbara Pezzotti, The Importance of Place in Contemporary Italian Crime Fiction. A Bloody Journey, Lanham (Maryland), Fairleigh Dickinson University Press, 2012, 213 p., ISBN: 9781611475531, € 44,77 (hardback)
Gli ingranaggi della memoria del G8 2001 in <i>Carlo Giuliani. Il ribelle di Genova</i>
Il presente contributo propone l’analisi di Carlo Giuliani. Il ribelle di Genova di Francesco Barilli e Manuel De Carli (2011), che a dieci anni di distanza rielabora la memoria degli eventi del G8 2001 tramite quella della figura di Carlo Giuliani. Carlo Giuliani. Il ribelle di Genova, edito da BeccoGiallo, vuole essere una contronarrazione alla versione ufficiale dei fatti inscrivendosi nel sottogenere del docunovel, nel senso che si presenta come una narrazione grafica che si serve delle modalità di rappresentazione tipiche del documentario e della finzione. L’analisi del docunovel partirà dalla rappresentazione della figura di Carlo Giuliani la cui morte viene descritta come un evento tragico e traumatico tipico dell’ingiustizia che caratterizza la storia italiana contemporanea, ma che poi viene collegata ad altri eventi storici altrettanto traumatici. Si metteranno in rilievo le specificità contenutistiche e le strategie narratologiche del docunovel, ma anche l’importanza del fitto apparato paratestuale che iscrive la morte di Giuliani in un contesto storico prettamente italiano. La contestualizzazione porterà anche al confronto di Carlo Giuliani. Il ribelle di Genova con altre narrazioni fumettistiche nella misura in cui tutte sembrano rifarsi alla stessa iconografia. L’analisi del docunovel farà emergere le peculiarità del discorso commemorativo evocato dalla scomparsa di Carlo Giuliani e gli eventuali effetti performativi sul lettore. </jats:p
Variations on the Author
“Variations on the Author” discusses two of Eduardo Coutinho’s recent films (Um Dia na Vida, from 2010, and Últimas Conversas, posthumously released in 2015) and their contribution to the general question of documentary authorship. The director’s filmography is characterized by a consistent yet self-effacing form of authorial self-inscription: Coutinho often features as an interviewer that rather than express opinions propels discourses; an interviewer that is good at listening. This mode of self-inscription characterizes him as an author who is not expressive but who is nonetheless markedly present on the screen. In Um Dia na Vida, however, Coutinho is completely absent form the image, while Últimas Conversas, on the contrary, includes a confessional prologue that moves the director from the margins to the center of his films. This article examines the ways in which these works stand out in the filmography of a director who offers new insights into the notion of cinematic authorship
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