34 research outputs found
La Grotte Cosquer (Cap Morgiou, Marseille)
ABSTRACT In 1991 a huge chamber with numerous paintings and engravings was discovered by a professional deep-sea diver after a long (175 m) passage that sloped up from a narrow (1.30 m high) entrance situated 37 m under present sea-level. The art was preserved because the chamber happened to be high up enough not to have been flooded, but large numbers of paintings and engravings were most probably destroyed in the passage and in the lower part of the chamber. Many other caves along that coast disappeared under the sea after the end of the Pleistocene with the rise of the water, but it is the first time ever that rock art was discovered under such circumstances. The first question to address was that of the art's authenticity. On-the-spot observations and various analyses (pollen, charcoal, 14C dating) leave no room for any doubt. A 18,440 bp date ( ± 440, Ly- 5558) was obtained from charcoal lying on the ground. The 17 samples of charcoal determined belonged to Pinus silvestris and Pinus nigra, whereas the Pine of Alep, the only species now represented in the area, was absent. Two preliminary pollen analyses pointed to a Wiirm landscape, with very few trees, among which Betula. At least half the paintings are covered with patches of bright white calcite, of a type which, according to geologists, takes a very long time in depositing. Most of the engravings are distinctly weathered and patina- ted. However, the art's authenticity was challenged by a few, from the photographs published in the newspapers. Their arguments are discussed in this study. So far, 44 animals (21 engraved, 23 painted) and 26 negative hands, most of them with incomplete fingers, have been found. Horses are dominant (14), followed by bisons and ibex in equal numbers (7), then by chamois (5); there also are 1 red deer, 1 feline, 3 penguins, 2 seals and 2 possible megaceros, as well as 2 indeterminate quadrupeds. Many signs, among which long barbed lines superimposed on various animals, were observed. In addition, the walls of the chamber are covered with innumerable fine engravings and finger tracings that have not so far been studied. The present count of animals, hands and signs is therefore highly provisional. The superimpositions point to two possible periods, the earlier with the negative hands and the finger tracings, the later with the painted and engraved animals and the fine engravings. From the conventions used, the second period is probably contemporary with Ebbou (Ardèche), or the Late Solutrean of Parpalló (Spain), maybe a bit later as some details have their counterpart in Lascaux. This art should be situated within a period estimated between 17,000 and 20,000 bp. Even though the cave art cannot yet be studied as it should and it will be years before it is, the importance of this discovery is obvious: it is located in the Provence where no Paleolithic rock art had ever been found before; the art exhibits various characteristics that may bear witness to outside influences or may be original and have spread from there (Lascaux; Ebbou and other "mediterranean" caves; Gargas for the hands); finally, as is often the case with major art caves, it shows some distinct original features (for example, the sea animals, some signs, etc.).Clottes Jean, Beltrán A., Courtin Jean, Cosquer Henri. La Grotte Cosquer (Cap Morgiou, Marseille). In: Bulletin de la Société préhistorique française, tome 89, n°4, 1992. pp. 98-128
Jean Clottes et Jean Courtin La grotte Cosquer, peintures et gravures de la caverne engloutie
Delporte Henri. Jean Clottes et Jean Courtin La grotte Cosquer, peintures et gravures de la caverne engloutie. In: Bulletin de la Société préhistorique française, tome 91, n°3, 1994. pp. 173-174
Réponse à D. Vialou
Clottes Jean, Beltran Antonio, Courtin Jean, Cosquer Henri. Réponse à D. Vialou. In: Bulletin de la Société préhistorique française, tome 89, n°8, 1992. pp. 229-230
Nouvelles recherches a la Grotte Cosquer (Marseille)
En juillet 1991, un plongeur sous-marin, HENRI COSQUER, découvrit des peintures et des gravures dans une grotte sous la mer près deMarseille, au Cap Morgiou. En 1991, 1992 et 1994, des séries de plongées furent organisées par le Ministère de la Culture, avec la participation de JEAN COURTIN, préhistorien et plongeur. D’autres recherches furent reprises dernièrement, en 2002 et 2003, par les cosignataires de l’article.La localisation extraordinaire de l’entrée de cette caverne est due à la montée du niveau de la mer après la fin de la dernière glaciation. Au maximum glaciaire, il y a 20.000 ans, la mer se trouvait 130 mètres plus bas qu’actuellement et la ligne de rivage était à 5 kilomètres de là.Les parois de toutes les galeries et salles submergées ont été corrodées et aucune peinture ni gravure n’y subsistent. L’art découvert se trouve dans des salles supérieures restées hors d’eau. Environ 177 figures d’animaux ont été répertoriées, ainsi que 216 signes géométriques de formes diverses, 65 mains négatives, et l’image d’un homme tué. Les sols sont jonchés de charbons, restes de torches ou de feux allumés pour obtenir le charbon nécessaire aux dessins. Les gens n’habitaient pas dans ces lieux retirés. Ils les utilisèrent pour leurs cérémonies mais également pour obtenir le mondmilch raclé sur les parois et des fragments de concrétions, qui servirent probablement comme « médecines ».Les 27 dates obtenues par la méthode du radiocarbone ont montré que la caverne avait été fréquentée pendant deux périodes principales, d’abord aux alentours de 26 à 27.000 ans avant le présent, puis il y a 19.000 ans environ.La grotte Cosquer, dont plus des trois-quarts de l’art furent sans doute détruits par son ennoiement, est une découverte majeure, par sa localisation en Provence, par les activités dont elle fut le théâtre, et par l’abondance du bestiaire, des mains et des signes représentés, ainsi que par la présence d’animaux rares (phoques, saïga, élan) ou uniques (pingouins)
La grotte Cosquer et les sites paléolithiques du littoral marseillais (entre Carry-le-Rouet et Cassis)
The painted Cosquer cave was discovered in September 1991 by a professional diver, Henri Cosquer. The cave is located off Cap Morgiou (Marseilles, France) in «Massif des Calanques». ¹⁴C (tandetron) datings of charcoal from paintings suggest two main occupation periods of : 17 000/ 20 000 B.P. (solutrean) and 26 000/ 29 000 B.P. (gravettian) (Clottes, Courtin and al., 1992b).
The modern sea (resulting of eustatism and possible but not prooved neotectonic) level in the cave certainly represents a maximum because prehistoric paintings have been erased above.
The coastal paleolithic settlement around Cosquer Cave (between the cities of Carry le Rouet and Cassis) seems actually very scarcely represented but continuous from older paleolithic to neolithic as it is prooved by exhaustive listing of the knowed paleolithic sites. Paleogeography and human settlement during the last glaciation are discussed.Suite aux expertises d' authentification, la première étude scientifique de la grotte Cosquer (Cap Morgiou, Marseille, France) a eu lieu au printemps 1992 ; elle a été suivie d' une seconde mission à l'automne 1994 (les deux opérations ont bénéficié du soutien logistique du personnel du D.R.A.S.M et du navire l'Archéonaute). L'authenticité a été confirmée par des observations in situ et par de nombreuses datations absolues réalisées directement sur les peintures et aussi sur les charbons trouvés au sol (Clottes, Courtin et al., 1992b).
L' importance géologique du site est également considérable puisque qu'il prouve, sans l'ombre d'un doute, que pour la zone des Calanques, le niveau de la mer n'a jamais dépassé, lors de la déglaciation, le niveau qu'il atteint actuellement (compte tenu de possibles mouvements néotectoniques).
Nous dressons ici, après un bref aperçu sur l'art rupestre de la grotte Cosquer, (données 1992 et 1994), un inventaire des sites paléolithiques littoraux entre Carry- le-Rouet et Cassis, pour proposer une synthèse sur le peuplement paléolithique du littoral de la Basse Provence.Collina-Girard Jacques. La grotte Cosquer et les sites paléolithiques du littoral marseillais (entre Carry-le-Rouet et Cassis). In: Méditerranée, tome 82, 3-4-1995. Les origines de Marseille. Environnement et archéologie, sous la direction de Christophe Morhange . pp. 7-19
La grotte Cosquer à Marseille : outils et méthodes numériques pour un objet d’étude complexe et difficilement accessible
National audienceDécouverte probablement au milieu des années 1980, la grotte Cosquer a été déclarée par son inventeur, Henri Cosquer, en septembre 1991. L’accès est aujourd’hui submergé en raison de la remontée du niveau marin depuis la fin du Pléistocène. Situé sur la commune de Marseille, le site a été classée au titre des Monuments historiques le 2 septembre 1992. Il s’agit d’un des sites majeurs à dispositifs pariétaux du Paléolithique supérieur européen en raison de la richesse, de la diversité et de l’originalité des manifestations graphiques pariétales. En l’état actuel des connaissances, le cadre chronologique des fréquentations humaines a été appréhendé par une quarantaine de datations radiocarbones. Ces mesures radiocarbones fournissent un premier cadre chronologique qui s’échelonne sur près de 11 millénaires (entre 27 000 et 16 000 BP non cal.). Comme plusieurs grottes ornées du Paléolithique supérieur, la grotte Cosquer témoigne ainsi d’un palimpseste de comportements, de gestes artistiques, techniques, fruit des multiples sociétés humaines venues y laisser leurs traces.On décompte aujourd’hui plusieurs centaines d’entités graphiques peintes et gravées, zoomorphes (chevaux, bouquetins, bisons et de cervidés) et anthropiques avec de nombreuses empreintes de mains. Si la représentation d’espèces marines reste minime sur les parois de la cavité (env. 3% du total des entités), elle marque néanmoins une originalités de ce site dont le littoral se situait, au plus près, à environ 6 km de distance lors du dernier maximum glaciaire. Les données archéologiques des parois et des sols de la grotte Cosquer sont les seuls à ce jour qui permettent d’offrir le potentiel d’analyse pour une confrontation technique, iconographique et anthropologique des schèmes symboliques et des traditions techniques des sociétés humaines paléolithiques de l’Europe atlantique et méditerranéenne. Pour aider à la préparation des travaux et pour enregistrer et croiser les résultats des différents champs scientifiques réunis dans l’équipe scientifique Cosquer (archéologues, géomorphologues, hydrogéologie,...), nous combinons modèle 3D de la grotte et bases de données géospatiale d’enregistrement scientifique. Le texte proposé ici sera pour nous l’occasion de présenter les données, les difficultés rencontrées dans le traitement des données numériques, ainsi que les choix de logiciels mis en œuvre pour ce projet.. Enfin, nous aborderons les écueils rencontrés et quelques pistes de réflexions envisagées pour les dépasser. Cette étude a bénéficié du soutien et des discussions dans le cadre du travail de recherche pluridisciplinaire de l’équipe Grotte Cosquer dirigée par C. Montoya (PCR 2022-2023)
La grotte Cosquer à Marseille : outils et méthodes numériques pour un objet d’étude complexe et difficilement accessible
National audienceDécouverte probablement au milieu des années 1980, la grotte Cosquer a été déclarée par son inventeur, Henri Cosquer, en septembre 1991. L’accès est aujourd’hui submergé en raison de la remontée du niveau marin depuis la fin du Pléistocène. Situé sur la commune de Marseille, le site a été classée au titre des Monuments historiques le 2 septembre 1992. Il s’agit d’un des sites majeurs à dispositifs pariétaux du Paléolithique supérieur européen en raison de la richesse, de la diversité et de l’originalité des manifestations graphiques pariétales. En l’état actuel des connaissances, le cadre chronologique des fréquentations humaines a été appréhendé par une quarantaine de datations radiocarbones. Ces mesures radiocarbones fournissent un premier cadre chronologique qui s’échelonne sur près de 11 millénaires (entre 27 000 et 16 000 BP non cal.). Comme plusieurs grottes ornées du Paléolithique supérieur, la grotte Cosquer témoigne ainsi d’un palimpseste de comportements, de gestes artistiques, techniques, fruit des multiples sociétés humaines venues y laisser leurs traces.On décompte aujourd’hui plusieurs centaines d’entités graphiques peintes et gravées, zoomorphes (chevaux, bouquetins, bisons et de cervidés) et anthropiques avec de nombreuses empreintes de mains. Si la représentation d’espèces marines reste minime sur les parois de la cavité (env. 3% du total des entités), elle marque néanmoins une originalités de ce site dont le littoral se situait, au plus près, à environ 6 km de distance lors du dernier maximum glaciaire. Les données archéologiques des parois et des sols de la grotte Cosquer sont les seuls à ce jour qui permettent d’offrir le potentiel d’analyse pour une confrontation technique, iconographique et anthropologique des schèmes symboliques et des traditions techniques des sociétés humaines paléolithiques de l’Europe atlantique et méditerranéenne. Pour aider à la préparation des travaux et pour enregistrer et croiser les résultats des différents champs scientifiques réunis dans l’équipe scientifique Cosquer (archéologues, géomorphologues, hydrogéologie,...), nous combinons modèle 3D de la grotte et bases de données géospatiale d’enregistrement scientifique. Le texte proposé ici sera pour nous l’occasion de présenter les données, les difficultés rencontrées dans le traitement des données numériques, ainsi que les choix de logiciels mis en œuvre pour ce projet.. Enfin, nous aborderons les écueils rencontrés et quelques pistes de réflexions envisagées pour les dépasser. Cette étude a bénéficié du soutien et des discussions dans le cadre du travail de recherche pluridisciplinaire de l’équipe Grotte Cosquer dirigée par C. Montoya (PCR 2022-2023)
La grotte Cosquer à Marseille : outils et méthodes numériques pour un objet d’étude complexe et difficilement accessible
National audienceDécouverte probablement au milieu des années 1980, la grotte Cosquer a été déclarée par son inventeur, Henri Cosquer, en septembre 1991. L’accès est aujourd’hui submergé en raison de la remontée du niveau marin depuis la fin du Pléistocène. Situé sur la commune de Marseille, le site a été classée au titre des Monuments historiques le 2 septembre 1992. Il s’agit d’un des sites majeurs à dispositifs pariétaux du Paléolithique supérieur européen en raison de la richesse, de la diversité et de l’originalité des manifestations graphiques pariétales. En l’état actuel des connaissances, le cadre chronologique des fréquentations humaines a été appréhendé par une quarantaine de datations radiocarbones. Ces mesures radiocarbones fournissent un premier cadre chronologique qui s’échelonne sur près de 11 millénaires (entre 27 000 et 16 000 BP non cal.). Comme plusieurs grottes ornées du Paléolithique supérieur, la grotte Cosquer témoigne ainsi d’un palimpseste de comportements, de gestes artistiques, techniques, fruit des multiples sociétés humaines venues y laisser leurs traces.On décompte aujourd’hui plusieurs centaines d’entités graphiques peintes et gravées, zoomorphes (chevaux, bouquetins, bisons et de cervidés) et anthropiques avec de nombreuses empreintes de mains. Si la représentation d’espèces marines reste minime sur les parois de la cavité (env. 3% du total des entités), elle marque néanmoins une originalités de ce site dont le littoral se situait, au plus près, à environ 6 km de distance lors du dernier maximum glaciaire. Les données archéologiques des parois et des sols de la grotte Cosquer sont les seuls à ce jour qui permettent d’offrir le potentiel d’analyse pour une confrontation technique, iconographique et anthropologique des schèmes symboliques et des traditions techniques des sociétés humaines paléolithiques de l’Europe atlantique et méditerranéenne. Pour aider à la préparation des travaux et pour enregistrer et croiser les résultats des différents champs scientifiques réunis dans l’équipe scientifique Cosquer (archéologues, géomorphologues, hydrogéologie,...), nous combinons modèle 3D de la grotte et bases de données géospatiale d’enregistrement scientifique. Le texte proposé ici sera pour nous l’occasion de présenter les données, les difficultés rencontrées dans le traitement des données numériques, ainsi que les choix de logiciels mis en œuvre pour ce projet.. Enfin, nous aborderons les écueils rencontrés et quelques pistes de réflexions envisagées pour les dépasser. Cette étude a bénéficié du soutien et des discussions dans le cadre du travail de recherche pluridisciplinaire de l’équipe Grotte Cosquer dirigée par C. Montoya (PCR 2022-2023)
The Cosquer cave became sub-marine: a new Lascaux
Henri Cosquer a donné son nom à la grotte, près de Marseille, devenue sous-marine, qu’il a découverte et explorée au péril de sa vie : la seule, sans doute, ornée de peintures et gravures paléolithiques, en majorité découvertes le 9 juillet 1991. A été établie, par les Laboratoires C.N.R.S./C.E.A. une ancienneté record de l’art humain : entre 26 000 et 28 000 ans pour les mains négatives; par ailleurs, entre 18000 et 19000 pour les animaux peints et gravés. L’étude visée ici, est l’analyse des images d’animaux. Son bilan des espèces est confronté à un bilan pour tout l’art paléolithique. Ont été comptés 45 mains et une centaine d’animaux. Généralement fréquents et présents ici sont : chevaux, bisons, bouquetins, un cerf. Exceptionnels, voire exclusifs sont ici les chamois, et phoques, 3 pingouins. Cette nouvelle grotte ornée est essentielle, aussi inattendue que de style classique. C’est un domaine d’études uniques.Henri Cosquer has given his name to the cave near Marseille, become submarine : the only one, it seems, with paleolithical painting and engraving, much discovered the 9 th of July 1991. Were established by C.N.R.S./C.E.A. laboratories results for the ancientry. It is extreme for negative hands : between 26 000 and 28000 BP, and between 18000 and 19000 BP for painted an engraved animals. The present study is the analysis of representations of animals. It’s balance of species is compared with a balance for all Paleolithic art. Han been counted 45 hand and one hundred of animals. The species generally frequent or habitual here : horses, bisons, wild goat, one stag. Exceptionnal, and may be exclusive are here shamoys and phocas, 3 pinguins. This new cave of paleolithical animal art is essential, so unexpected than of classical style. Here is the field of singular studies
L'évolution de la propriété intellectuelle vue par cinq de ses praticiens
International audienceLe 20e anniversaire de notre chère revue est une bonne occasion de réfléchir à l’évolution de notre matière en interrogeant sur ce point cinq amis, tous praticiens bien connus et reconnus, un magistrat, Madame Marie Courboulay, ancienne présidente qui a marqué « notre » 3e chambre du Tribunal de Paris, une universitaire, Madame le professeur Pascale Tréfigny, un avocat, Maître Thierry Mollet-Viéville, une CPI, Madame Guylène Kiesel Le Cosquer et un juriste d’entreprise, Monsieur José Monteiro, et je les remercie tous sincèrement d’avoir bien voulu se plier aussi bien à l’exercice
