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    Stock et flux. Une analyse des nouvelles pratiques de classement des biens culturels numériques

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    International audienceHow do individuals classify and organize digital cultural goods? Where physical goods are concerned, classifying DVDs, video games or CDs by size, format, genre, author, or order of consumption corresponds to forms of engagement that support the consumption of cultural goods and give them meaning. When it comes to digital goods and there is no longer any classification to be established by oneself, in what ways are the different levels of engagement manifested in practice? We draw on more than 60 semi-structured interviews and on data from a questionnaire administered to over 2,000 respondents using the quota method. The article shows how individuals set up attentional architectures to arrange cultural goods in stocks and flows. These practices are changing and are increasingly moving towards idiosyncratic forms of classification where the individual is the main criterion of classification practices. This is more a question of arranging digital goods according to the personal management of one’s consumption than according to institutional criteria (genre, date, alphabetical order).¿Cómo clasifican y organizan las personas los bienes culturales digitales? En el caso de los bienes físicos, la clasificación de DVD, videojuegos o CD por tamaño, soporte, género, autor y orden de consumo corresponde a formas de compromiso que apoyan el consumo de bienes culturales y les confieren sentido. En el caso de los bienes digitales y cuando ya no es necesario establecer una clasificación por uno mismo, ¿cómo se manifiestan los diferentes niveles de compromiso en la práctica? Nos basamos en más de sesenta entrevistas semiestructuradas y en los datos de un cuestionario administrado a más de 2000 encuestados mediante el método de cuotas. El artículo pone de relieve que las personas establecen arquitecturas atencionales para ordenar los bienes culturales en stocks y flujos. Estas prácticas están cambiando y se observa una adopción creciente de formas de clasificación idiosincrásicas en las que el individuo es el principal horizonte de las prácticas de clasificación. No se trata tanto de ordenar los bienes digitales según criterios institucionales (género, fecha, orden alfabético) como de acuerdo con la lógica de la gestión personal de su consumo.Comment les individus classent et organisent les biens culturels numériques ? Pour les biens physiques, classer ses DVD, ses jeux vidéo, ou ses CD par taille, support, genre, auteur, ordre de consommation correspond à des formes d’engagement qui viennent soutenir la consommation des biens culturels, lui donner du sens. Quand il s’agit des biens numériques et qu’il n’y a plus de classification à établir par soi-même, de quelles façons se manifestent les différents niveaux d’engagement dans la pratique ?Nous nous appuyons sur plus de 60 entretiens semi-directifs et sur les données issues d’un questionnaire administré auprès de plus de 2000 répondants par méthode des quotas. L’article montre comment les individus mettent en place des architectures attentionnelles pour ordonner les biens culturels en stock et en flux. Ces pratiques se transforment, et se déplacent de plus en plus vers des formes idiosyncrasiques de classement où l’individu est le principal horizon des pratiques de classification. Il s’agit moins d’ordonner les biens numériques selon des critères institutionnels (le genre, la date, l’ordre alphabétique) que selon des logiques de gestion personnelle de sa consommation

    L’expérience des biens culturels en régime numérique

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    This thesis focuses on the experience of cultural goods in a digital environment. Three issues are addressed here. First, the dematerialisation of media, which raises the question of the modalities of attachment to commodities. By seeking an "ideal of authenticity" and making their consumer experience unique, individuals regain the aura that has been lost with the digitisation of cultural goods. The approach to managing, ordering and classifying cultural goods has also changed, moving towards idiosyncratic patterns of classification. The second issue concerns the confrontation with the abundance of the cultural offer, which invites us to reflect upon the forms of exploration and selection of cultural goods, in particular the autonomous forms of discovery of online contents. The results show how digital technology allows a return to the "catch" mode and the use of serendipity. The final chapters deal with the topic of changes in consumption patterns, with first and foremost the forms of optimisation that digital technology allows by facilitating management between stock and flow. Finally, this work focuses on how individuals mobilise cultural property to put themselves in certain emotional and cognitive states, in particular through three regimes: escape, support and profitability. The research is based on two types of empirical material. On the one hand, 63 semi-directive interviews conducted at the respondents' homes, and diversified by age, gender, educational background, place of residence and PCS. On the other hand, a quantitative study by questionnaire structured by quota method. The data collected were subjected to multifactorial analysis (MCA) and classification (AHC).Cette thèse s’intéresse à l’expérience des biens culturels en régime numérique. Trois enjeux sont adressés. Premièrement la dématérialisation des supports qui pose la question des modalités d’attachement aux choses. Les individus retrouvent l’aura perdue avec la numérisation des biens culturels en cherchant un “idéal d’authenticité” et en singularisant leur expérience de consommation. Les façons de gérer, d’ordonner et de classer les biens ont également changé, se déplaçant vers des modes idiosyncrasiques de classement. Le deuxième enjeu concerne la confrontation à l’abondance de l’offre disponible qui invite à comprendre les formes d’exploration et de sélection des biens culturels, en particulier les formes autonomes de découverte des biens en ligne. Les résultats montrent comment le numérique permet un retour du mode de la “prise” et du recours à la sérendipité. Les derniers chapitres traitent la question des transformations des modalités de consommation, avec en premier lieu les formes d’optimisation que permet le numérique en facilitant la gestion entre le stock et le flux. Enfin, la thèse s’intéresse à la façon dont les individus mobilisent les biens culturels pour se mettre dans certains états émotionnels et cognitifs, au travers notamment de trois régimes : l’évasion, l’accompagnement et la rentabilité. Le terrain repose sur deux matériaux. D’une part, 63 entretiens semi-directifs menés aux domiciles des enquêtés, et diversifiés à la fois par âge, genre, niveau de diplôme, lieu de résidence et PCS. D’autre part, une étude quantitative par questionnaire structurée par méthode des quotas. Les données recueillies ont fait l’objet d’une analyse multifactorielle (ACM) et d’une classification (CAH)

    L’expérience culturelle en régime numérique. Explorer, ranger, consommer

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    International audienceQu'est-ce que le numérique a fait à nos pratiques culturelles, à nos usages de la musique, des films, des séries, des livres, des jeux vidéo ? Ce livre montre comment les utilisateurs ont bricolé leurs pratiques et expériences pour s'adapter à ces nouveaux supports, sans se débarrasser nécessairement des objets : comment ont-ils fait pour les choisir, les manipuler, les stocker, les acheter, s'en débarrasser, gérer la profusion… L'auteur s'appuie sur une très riche enquête par entretiens, qui permet d'entrer dans la finesse des cas individuels, et par questionnaires pour découvrir des pratiques disparates et comprendre trois étapes particulières : le rangement-classement, l'exploration et la consommation. L'approche, très novatrice, s'appuie sur la sociologie pragmatique, pour analyser les manipulations bricolées des utilisateurs. Au total, l'ouvrage redéfinit la notion même d'usage en montrant comment elle résulte à la fois des bricolages individuels, des cadrages par les dispositifs techniques, des interactions avec les proches

    L’expérience des biens culturels en régime numérique

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    This thesis focuses on the experience of cultural goods in a digital environment. Three issues are addressed here. First, the dematerialisation of media, which raises the question of the modalities of attachment to commodities. By seeking an "ideal of authenticity" and making their consumer experience unique, individuals regain the aura that has been lost with the digitisation of cultural goods. The approach to managing, ordering and classifying cultural goods has also changed, moving towards idiosyncratic patterns of classification. The second issue concerns the confrontation with the abundance of the cultural offer, which invites us to reflect upon the forms of exploration and selection of cultural goods, in particular the autonomous forms of discovery of online contents. The results show how digital technology allows a return to the "catch" mode and the use of serendipity. The final chapters deal with the topic of changes in consumption patterns, with first and foremost the forms of optimisation that digital technology allows by facilitating management between stock and flow. Finally, this work focuses on how individuals mobilise cultural property to put themselves in certain emotional and cognitive states, in particular through three regimes: escape, support and profitability. The research is based on two types of empirical material. On the one hand, 63 semi-directive interviews conducted at the respondents' homes, and diversified by age, gender, educational background, place of residence and PCS. On the other hand, a quantitative study by questionnaire structured by quota method. The data collected were subjected to multifactorial analysis (MCA) and classification (AHC).Cette thèse s’intéresse à l’expérience des biens culturels en régime numérique. Trois enjeux sont adressés. Premièrement la dématérialisation des supports qui pose la question des modalités d’attachement aux choses. Les individus retrouvent l’aura perdue avec la numérisation des biens culturels en cherchant un “idéal d’authenticité” et en singularisant leur expérience de consommation. Les façons de gérer, d’ordonner et de classer les biens ont également changé, se déplaçant vers des modes idiosyncrasiques de classement. Le deuxième enjeu concerne la confrontation à l’abondance de l’offre disponible qui invite à comprendre les formes d’exploration et de sélection des biens culturels, en particulier les formes autonomes de découverte des biens en ligne. Les résultats montrent comment le numérique permet un retour du mode de la “prise” et du recours à la sérendipité. Les derniers chapitres traitent la question des transformations des modalités de consommation, avec en premier lieu les formes d’optimisation que permet le numérique en facilitant la gestion entre le stock et le flux. Enfin, la thèse s’intéresse à la façon dont les individus mobilisent les biens culturels pour se mettre dans certains états émotionnels et cognitifs, au travers notamment de trois régimes : l’évasion, l’accompagnement et la rentabilité. Le terrain repose sur deux matériaux. D’une part, 63 entretiens semi-directifs menés aux domiciles des enquêtés, et diversifiés à la fois par âge, genre, niveau de diplôme, lieu de résidence et PCS. D’autre part, une étude quantitative par questionnaire structurée par méthode des quotas. Les données recueillies ont fait l’objet d’une analyse multifactorielle (ACM) et d’une classification (CAH)

    L’expérience des biens culturels en régime numérique

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    This thesis focuses on the experience of cultural goods in a digital environment. Three issues are addressed here. First, the dematerialisation of media, which raises the question of the modalities of attachment to commodities. By seeking an "ideal of authenticity" and making their consumer experience unique, individuals regain the aura that has been lost with the digitisation of cultural goods. The approach to managing, ordering and classifying cultural goods has also changed, moving towards idiosyncratic patterns of classification. The second issue concerns the confrontation with the abundance of the cultural offer, which invites us to reflect upon the forms of exploration and selection of cultural goods, in particular the autonomous forms of discovery of online contents. The results show how digital technology allows a return to the "catch" mode and the use of serendipity. The final chapters deal with the topic of changes in consumption patterns, with first and foremost the forms of optimisation that digital technology allows by facilitating management between stock and flow. Finally, this work focuses on how individuals mobilise cultural property to put themselves in certain emotional and cognitive states, in particular through three regimes: escape, support and profitability. The research is based on two types of empirical material. On the one hand, 63 semi-directive interviews conducted at the respondents' homes, and diversified by age, gender, educational background, place of residence and PCS. On the other hand, a quantitative study by questionnaire structured by quota method. The data collected were subjected to multifactorial analysis (MCA) and classification (AHC).Cette thèse s’intéresse à l’expérience des biens culturels en régime numérique. Trois enjeux sont adressés. Premièrement la dématérialisation des supports qui pose la question des modalités d’attachement aux choses. Les individus retrouvent l’aura perdue avec la numérisation des biens culturels en cherchant un “idéal d’authenticité” et en singularisant leur expérience de consommation. Les façons de gérer, d’ordonner et de classer les biens ont également changé, se déplaçant vers des modes idiosyncrasiques de classement. Le deuxième enjeu concerne la confrontation à l’abondance de l’offre disponible qui invite à comprendre les formes d’exploration et de sélection des biens culturels, en particulier les formes autonomes de découverte des biens en ligne. Les résultats montrent comment le numérique permet un retour du mode de la “prise” et du recours à la sérendipité. Les derniers chapitres traitent la question des transformations des modalités de consommation, avec en premier lieu les formes d’optimisation que permet le numérique en facilitant la gestion entre le stock et le flux. Enfin, la thèse s’intéresse à la façon dont les individus mobilisent les biens culturels pour se mettre dans certains états émotionnels et cognitifs, au travers notamment de trois régimes : l’évasion, l’accompagnement et la rentabilité. Le terrain repose sur deux matériaux. D’une part, 63 entretiens semi-directifs menés aux domiciles des enquêtés, et diversifiés à la fois par âge, genre, niveau de diplôme, lieu de résidence et PCS. D’autre part, une étude quantitative par questionnaire structurée par méthode des quotas. Les données recueillies ont fait l’objet d’une analyse multifactorielle (ACM) et d’une classification (CAH)

    L’expérience culturelle en régime numérique. Explorer, ranger, consommer

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    International audienceQu'est-ce que le numérique a fait à nos pratiques culturelles, à nos usages de la musique, des films, des séries, des livres, des jeux vidéo ? Ce livre montre comment les utilisateurs ont bricolé leurs pratiques et expériences pour s'adapter à ces nouveaux supports, sans se débarrasser nécessairement des objets : comment ont-ils fait pour les choisir, les manipuler, les stocker, les acheter, s'en débarrasser, gérer la profusion… L'auteur s'appuie sur une très riche enquête par entretiens, qui permet d'entrer dans la finesse des cas individuels, et par questionnaires pour découvrir des pratiques disparates et comprendre trois étapes particulières : le rangement-classement, l'exploration et la consommation. L'approche, très novatrice, s'appuie sur la sociologie pragmatique, pour analyser les manipulations bricolées des utilisateurs. Au total, l'ouvrage redéfinit la notion même d'usage en montrant comment elle résulte à la fois des bricolages individuels, des cadrages par les dispositifs techniques, des interactions avec les proches

    The experience of cultural goods in digital era

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    Cette thèse s’intéresse à l’expérience des biens culturels en régime numérique. Trois enjeux sont adressés. Premièrement la dématérialisation des supports qui pose la question des modalités d’attachement aux choses. Les individus retrouvent l’aura perdue avec la numérisation des biens culturels en cherchant un “idéal d’authenticité” et en singularisant leur expérience de consommation. Les façons de gérer, d’ordonner et de classer les biens ont également changé, se déplaçant vers des modes idiosyncrasiques de classement. Le deuxième enjeu concerne la confrontation à l’abondance de l’offre disponible qui invite à comprendre les formes d’exploration et de sélection des biens culturels, en particulier les formes autonomes de découverte des biens en ligne. Les résultats montrent comment le numérique permet un retour du mode de la “prise” et du recours à la sérendipité. Les derniers chapitres traitent la question des transformations des modalités de consommation, avec en premier lieu les formes d’optimisation que permet le numérique en facilitant la gestion entre le stock et le flux. Enfin, la thèse s’intéresse à la façon dont les individus mobilisent les biens culturels pour se mettre dans certains états émotionnels et cognitifs, au travers notamment de trois régimes : l’évasion, l’accompagnement et la rentabilité. Le terrain repose sur deux matériaux. D’une part, 63 entretiens semi-directifs menés aux domiciles des enquêtés, et diversifiés à la fois par âge, genre, niveau de diplôme, lieu de résidence et PCS. D’autre part, une étude quantitative par questionnaire structurée par méthode des quotas. Les données recueillies ont fait l’objet d’une analyse multifactorielle (ACM) et d’une classification (CAH).This thesis focuses on the experience of cultural goods in a digital environment. Three issues are addressed here. First, the dematerialisation of media, which raises the question of the modalities of attachment to commodities. By seeking an "ideal of authenticity" and making their consumer experience unique, individuals regain the aura that has been lost with the digitisation of cultural goods. The approach to managing, ordering and classifying cultural goods has also changed, moving towards idiosyncratic patterns of classification. The second issue concerns the confrontation with the abundance of the cultural offer, which invites us to reflect upon the forms of exploration and selection of cultural goods, in particular the autonomous forms of discovery of online contents. The results show how digital technology allows a return to the "catch" mode and the use of serendipity. The final chapters deal with the topic of changes in consumption patterns, with first and foremost the forms of optimisation that digital technology allows by facilitating management between stock and flow. Finally, this work focuses on how individuals mobilise cultural property to put themselves in certain emotional and cognitive states, in particular through three regimes: escape, support and profitability. The research is based on two types of empirical material. On the one hand, 63 semi-directive interviews conducted at the respondents' homes, and diversified by age, gender, educational background, place of residence and PCS. On the other hand, a quantitative study by questionnaire structured by quota method. The data collected were subjected to multifactorial analysis (MCA) and classification (AHC)

    Culture connectée, confiné·es sauvé·es

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    Propos recueillis par Salomé TissolongN°111 "Le meilleur canard confit"Chaque mois, un chercheur, une chercheuse, nous raconte sa thèse sans jargonner. Quentin Gilliotte analyse notre consommation de biens culturels numériques depuis que Netflix et Deezer sont accessibles en continu sur nos ordis et nos smartphones. Et combien, en ce temps de confinement, ils pourraient être un soutien de taille

    La persistance de l’attachement aux biens culturels physiques

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    À partir d'une soixantaine d'entretiens menés un peu partout en France et d'une enquête quantitative par méthode des quotas auprès de plus de 2000 répondants, l’article montre pourquoi il y a une « persistance » du recours aux biens culturels physiques (CD, DVD, vinyles, jeux vidéo en boite etc.). D’une part, ces supports physiques présentent des avantages « pratiques », faisant qu’ils sont pour beaucoup d’enquêtés plus faciles à mobiliser au quotidien, pour les reconsommer, les avoir à portée de main, mais également pour les faire circuler. D’autre part, ces biens présentent également un certain nombre de contraintes faites vertus, qui viennent alimenter le plaisir et permettent de recréer de la rareté, de la singularité dans l’expérience de consommation. Cette singularisation passe en priorité par un rapport sensible aux biens culturels (par le toucher, l’odeur, la place prise au sein de l’espace domestique) et par des formes de ritualisation des moments d’acquisition et de consommation.Drawing on sixty interviews conducted around France, and a quantitative quota-based study with 2000 respondents, this article shows why there is a “persisting” use of physical cultural goods (CDs, DVDs, vinyl records, boxed video games, etc.). On the one hand, these physical goods have “practical” advantages which mean they are easier for many respondents to use and re-use on an everyday basis, to have nearby, and to share with others. On the other, these goods entail constraints that have been made virtues, and which contribute to the pleasure of their use, recreating the rarity and singularity in the consumer experience. This singularity is primarily based in a sensory relationship to cultural goods (through smell, touch, place in domestic space) and through forms of ritual associated with moments of acquisition or consumption

    Culture connectée, confiné·es sauvé·es

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    Propos recueillis par Salomé TissolongN°111 "Le meilleur canard confit"Chaque mois, un chercheur, une chercheuse, nous raconte sa thèse sans jargonner. Quentin Gilliotte analyse notre consommation de biens culturels numériques depuis que Netflix et Deezer sont accessibles en continu sur nos ordis et nos smartphones. Et combien, en ce temps de confinement, ils pourraient être un soutien de taille
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