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Financial Summit: J.R. Briggs & Dave Briggs
Dave and J.R. Briggs speak on stewardship of finances.
Dave Briggs currently serves as the stewardship director at Central Christian Church of Arizona. Previously he served in a similar role at Willowcreek Church and prior to that was a finance manager for GE for 27 years. He has developed numerous financial seminars and classes and regularly speaks at churches and conferences around the country. Dave and his wife Debbie had two sons attend Taylor and served for three years on the Taylor Parents’ Cabinet.
J.R. Briggs wears a variety of ministry hats. On a local level, he serves as one of the pastors of The Renew Community. He is also the Founder and Director of Kairos Partnerships and Director of Leadership and Congregation Formation for the Ecclesia Network. He is a life coach, consultant, frequent speaker, and author of seven books. He and his wife Megan, along with their two sons Carter and Bennett, live in the Philadelphia area
Microstructural and metabolic changes in the brains of concussed athletes
Les commotions cérébrales ont longtemps été considérées comme une blessure ne comportant que peu ou pas de conséquences. Cependant, la mise à la retraite forcée de plusieurs athlètes de haut niveau, liée au fait d'avoir subi des commotions cérébrales multiples, a porté cette question au premier plan de la culture scientifique et sportive. Malgré la sensibilisation croissante du public et la compréhension scientifique accrue des commotions cérébrales, il reste encore beaucoup d’inconnus au sujet de ces blessures. En effet, il est difficile de comprendre comment cette atteinte peut avoir des effets si profonds malgré le fait qu’elle n’entraîne apparemment pas de conséquences physiques apparentes lorsque les techniques traditionnelles d’imagerie cérébrale sont utilisées.
Les techniques de neuroimagerie fonctionnelle ont cependant contribué à répondre aux nombreuses questions entourant les conséquences des commotions cérébrales ainsi qu'à accroître la compréhension générale de la physiopathologie de commotions cérébrales. Bien que les techniques de base telles que l'imagerie structurelle comme les scans TC et IRM soient incapables de détecter des changements structurels dans la grande majorité des cas (Ellemberg, Henry, Macciocchi, Guskiewicz, & Broglio, 2009; Johnston, Ptito, Chankowsky, & Chen, 2001), d'autres techniques plus précises et plus sensibles ont été en mesure de détecter avec succès des changements dans le cerveau commotionné. Des études d’IRM fonctionelle ont entre autres établi une solide relation entre les altérations fonctionnelles et les symptômes post-commotionels (Chen, Johnston, Collie, McCrory, & Ptito, 2007; Chen et al., 2004; Chen, Johnston, Petrides, & Ptito, 2008; Fazio, Lovell, Pardini, & Collins, 2007). Les mesures électrophysiologiques telles que les potentiels évoqués cognitifs (ERP) (Gaetz, Goodman, & Weinberg, 2000; Gaetz & Weinberg, 2000; Theriault, De Beaumont, Gosselin, Filipinni, & Lassonde, 2009; Theriault, De Beaumont, Tremblay, Lassonde, & Jolicoeur, 2010) et la stimulation magnétique transcrânienne ou SMT (De Beaumont, Brisson, Lassonde, & Jolicoeur, 2007; De Beaumont, Lassonde, Leclerc, & Theoret, 2007; De Beaumont et al., 2009) ont systématiquement démontré des altérations fonctionnelles chez les athlètes commotionnés. Cependant, très peu de recherches ont tenté d'explorer davantage certaines conséquences spécifiques des commotions cérébrales, entre autres sur les plans structural et métabolique.
La première étude de cette thèse a évalué les changements structurels chez les athlètes commotionnés à l’aide de l'imagerie en tenseur de diffusion (DTI) qui mesure la diffusion de l'eau dans la matière blanche, permettant ainsi de visualiser des altérations des fibres nerveuses. Nous avons comparé les athlètes commotionnés à des athlètes de contrôle non-commotionnés quelques jours après la commotion et de nouveau six mois plus tard. Nos résultats indiquent un patron constant de diffusion accrue le long des voies cortico-spinales et dans la partie du corps calleux reliant les régions motrices. De plus, ces changements étaient encore présents six mois après la commotion, ce qui suggère que les effets de la commotion cérébrale persistent bien après la phase aiguë.
Les deuxième et troisième études ont employé la spectroscopie par résonance magnétique afin d'étudier les changements neurométaboliques qui se produisent dans le cerveau commotionné. La première de ces études a évalué les changements neurométaboliques, les aspects neuropsychologiques, et la symptomatologie dans la phase aiguë post-commotion. Bien que les tests neuropsychologiques aient été incapables de démontrer des différences entre les athlètes commotionnés et non-commotionnés, des altérations neurométaboliques ont été notées dans le cortex préfrontal dorsolatéral ainsi que dans le cortex moteur primaire, lesquelles se sont avérées corréler avec les symptômes rapportés. La deuxième de ces études a comparé les changements neurométaboliques immédiatement après une commotion cérébrale et de nouveau six mois après l’atteinte. Les résultats ont démontré des altérations dans le cortex préfrontal dorsolatéral et moteur primaire dans la phase aiguë post-traumatique, mais seules les altérations du cortex moteur primaire ont persisté six mois après la commotion.
Ces résultats indiquent que les commotions cérébrales peuvent affecter les propriétés physiques du cerveau, spécialement au niveau moteur. Il importe donc de mener davantage de recherches afin de mieux caractériser les effets moteurs des commotions cérébrales sur le plan fonctionnel.Concussions had long been considered an injury of little to no consequence. However, the forced retirement of several high profile athletes due to the impact of having suffered multiple concussions has pushed the issue to the forefront of scientific and sports culture alike. Despite the growing public awareness and the ever-expanding scientific understanding of concussions there is still much that remains unknown about these injuries. Indeed, understanding how an injury can have such profound effects, though mostly transient, without any apparent physical consequence continues to confound how concussions are conceptualized in research.
Neuroimaging techniques have helped answer many of the questions surrounding the physical consequences of concussions on the brain as well as increasing the general understanding of the pathophysiology of concussions. While basic structural imaging techniques such as CT scans and MRI are unable to detect any structural changes in the vast majority of cases (Ellemberg, et al., 2009; Johnston, et al., 2001), other more precise and sensitive techniques have been able to successfully detect changes in the concussed brain. Functional MRI studies have further established a strong relationship between functional alterations and post-concussion symptoms (Chen, et al., 2007; Chen, et al., 2004; Chen, et al., 2008; Fazio, et al., 2007). Electrophysiological measures such as ERP (Gaetz, et al., 2000; Gaetz & Weinberg, 2000; Theriault, et al., 2009; Theriault, et al., 2010) and TMS (De Beaumont, Brisson, et al., 2007; De Beaumont, Lassonde, et al., 2007; De Beaumont, et al., 2009) have consistently demonstrated alterations in concussed athletes. However, there has been very little research that has attempted to further explore the specific structural and metabolic aspects of concussion.
The first study assessed structural changes in concussed athletes using diffusion tensor imaging which measures water diffusion in white matter. We compared concussed athletes with non-concussed control athletes in the days immediately after injury and again six months later. Our results indicated a consistent pattern of increased diffusion along neural tracts of the cortical spinal tract and in the corpus callosum underlying motor cortex. Furthermore, these changes were still present six months after injury suggesting that the effects of concussion are persistent past the acute phase.
The second and third studies employed magnetic resonance spectroscopy as a means of investigating the neurometabolic changes that occur in the concussed brain. The first of these studies investigated the neurometabolic changes, neuropsychological aspects, and symptomatology in the acute post-injury phase. While neuropsychological testing was unable to show differences between concussed and non-concussed athletes, neurometabolic alterations were noted in the dorsal lateral prefrontal cortex as well as in primary motor cortex which correlated with reported symptoms. The second study investigated neurometabolic changes immediately after concussion and again six months after injury. Results indicated alterations in the dorsolateral prefrontal and primary motor cortices in the acute post-injury phase, but only those in primary motor cortex persisted to the six month time point
Microstructural and metabolic changes in the brains of concussed athletes
Les commotions cérébrales ont longtemps été considérées comme une blessure ne comportant que peu ou pas de conséquences. Cependant, la mise à la retraite forcée de plusieurs athlètes de haut niveau, liée au fait d'avoir subi des commotions cérébrales multiples, a porté cette question au premier plan de la culture scientifique et sportive. Malgré la sensibilisation croissante du public et la compréhension scientifique accrue des commotions cérébrales, il reste encore beaucoup d’inconnus au sujet de ces blessures. En effet, il est difficile de comprendre comment cette atteinte peut avoir des effets si profonds malgré le fait qu’elle n’entraîne apparemment pas de conséquences physiques apparentes lorsque les techniques traditionnelles d’imagerie cérébrale sont utilisées.
Les techniques de neuroimagerie fonctionnelle ont cependant contribué à répondre aux nombreuses questions entourant les conséquences des commotions cérébrales ainsi qu'à accroître la compréhension générale de la physiopathologie de commotions cérébrales. Bien que les techniques de base telles que l'imagerie structurelle comme les scans TC et IRM soient incapables de détecter des changements structurels dans la grande majorité des cas (Ellemberg, Henry, Macciocchi, Guskiewicz, & Broglio, 2009; Johnston, Ptito, Chankowsky, & Chen, 2001), d'autres techniques plus précises et plus sensibles ont été en mesure de détecter avec succès des changements dans le cerveau commotionné. Des études d’IRM fonctionelle ont entre autres établi une solide relation entre les altérations fonctionnelles et les symptômes post-commotionels (Chen, Johnston, Collie, McCrory, & Ptito, 2007; Chen et al., 2004; Chen, Johnston, Petrides, & Ptito, 2008; Fazio, Lovell, Pardini, & Collins, 2007). Les mesures électrophysiologiques telles que les potentiels évoqués cognitifs (ERP) (Gaetz, Goodman, & Weinberg, 2000; Gaetz & Weinberg, 2000; Theriault, De Beaumont, Gosselin, Filipinni, & Lassonde, 2009; Theriault, De Beaumont, Tremblay, Lassonde, & Jolicoeur, 2010) et la stimulation magnétique transcrânienne ou SMT (De Beaumont, Brisson, Lassonde, & Jolicoeur, 2007; De Beaumont, Lassonde, Leclerc, & Theoret, 2007; De Beaumont et al., 2009) ont systématiquement démontré des altérations fonctionnelles chez les athlètes commotionnés. Cependant, très peu de recherches ont tenté d'explorer davantage certaines conséquences spécifiques des commotions cérébrales, entre autres sur les plans structural et métabolique.
La première étude de cette thèse a évalué les changements structurels chez les athlètes commotionnés à l’aide de l'imagerie en tenseur de diffusion (DTI) qui mesure la diffusion de l'eau dans la matière blanche, permettant ainsi de visualiser des altérations des fibres nerveuses. Nous avons comparé les athlètes commotionnés à des athlètes de contrôle non-commotionnés quelques jours après la commotion et de nouveau six mois plus tard. Nos résultats indiquent un patron constant de diffusion accrue le long des voies cortico-spinales et dans la partie du corps calleux reliant les régions motrices. De plus, ces changements étaient encore présents six mois après la commotion, ce qui suggère que les effets de la commotion cérébrale persistent bien après la phase aiguë.
Les deuxième et troisième études ont employé la spectroscopie par résonance magnétique afin d'étudier les changements neurométaboliques qui se produisent dans le cerveau commotionné. La première de ces études a évalué les changements neurométaboliques, les aspects neuropsychologiques, et la symptomatologie dans la phase aiguë post-commotion. Bien que les tests neuropsychologiques aient été incapables de démontrer des différences entre les athlètes commotionnés et non-commotionnés, des altérations neurométaboliques ont été notées dans le cortex préfrontal dorsolatéral ainsi que dans le cortex moteur primaire, lesquelles se sont avérées corréler avec les symptômes rapportés. La deuxième de ces études a comparé les changements neurométaboliques immédiatement après une commotion cérébrale et de nouveau six mois après l’atteinte. Les résultats ont démontré des altérations dans le cortex préfrontal dorsolatéral et moteur primaire dans la phase aiguë post-traumatique, mais seules les altérations du cortex moteur primaire ont persisté six mois après la commotion.
Ces résultats indiquent que les commotions cérébrales peuvent affecter les propriétés physiques du cerveau, spécialement au niveau moteur. Il importe donc de mener davantage de recherches afin de mieux caractériser les effets moteurs des commotions cérébrales sur le plan fonctionnel.Concussions had long been considered an injury of little to no consequence. However, the forced retirement of several high profile athletes due to the impact of having suffered multiple concussions has pushed the issue to the forefront of scientific and sports culture alike. Despite the growing public awareness and the ever-expanding scientific understanding of concussions there is still much that remains unknown about these injuries. Indeed, understanding how an injury can have such profound effects, though mostly transient, without any apparent physical consequence continues to confound how concussions are conceptualized in research.
Neuroimaging techniques have helped answer many of the questions surrounding the physical consequences of concussions on the brain as well as increasing the general understanding of the pathophysiology of concussions. While basic structural imaging techniques such as CT scans and MRI are unable to detect any structural changes in the vast majority of cases (Ellemberg, et al., 2009; Johnston, et al., 2001), other more precise and sensitive techniques have been able to successfully detect changes in the concussed brain. Functional MRI studies have further established a strong relationship between functional alterations and post-concussion symptoms (Chen, et al., 2007; Chen, et al., 2004; Chen, et al., 2008; Fazio, et al., 2007). Electrophysiological measures such as ERP (Gaetz, et al., 2000; Gaetz & Weinberg, 2000; Theriault, et al., 2009; Theriault, et al., 2010) and TMS (De Beaumont, Brisson, et al., 2007; De Beaumont, Lassonde, et al., 2007; De Beaumont, et al., 2009) have consistently demonstrated alterations in concussed athletes. However, there has been very little research that has attempted to further explore the specific structural and metabolic aspects of concussion.
The first study assessed structural changes in concussed athletes using diffusion tensor imaging which measures water diffusion in white matter. We compared concussed athletes with non-concussed control athletes in the days immediately after injury and again six months later. Our results indicated a consistent pattern of increased diffusion along neural tracts of the cortical spinal tract and in the corpus callosum underlying motor cortex. Furthermore, these changes were still present six months after injury suggesting that the effects of concussion are persistent past the acute phase.
The second and third studies employed magnetic resonance spectroscopy as a means of investigating the neurometabolic changes that occur in the concussed brain. The first of these studies investigated the neurometabolic changes, neuropsychological aspects, and symptomatology in the acute post-injury phase. While neuropsychological testing was unable to show differences between concussed and non-concussed athletes, neurometabolic alterations were noted in the dorsal lateral prefrontal cortex as well as in primary motor cortex which correlated with reported symptoms. The second study investigated neurometabolic changes immediately after concussion and again six months after injury. Results indicated alterations in the dorsolateral prefrontal and primary motor cortices in the acute post-injury phase, but only those in primary motor cortex persisted to the six month time point
Les effets de la règle de la mise en échec sur les fonctions exécutives et l’état psychoaffectif de jeunes hockeyeurs au cours d’une saison
Les athlètes issus des sports de contact sont initiés à différents impacts à un jeune âge. Alors que les commotions cérébrales semblent représenter un fléau pouvant affecter les fonctions cognitives à long terme, le rôle des impacts sous-commotions dans la possible neurodégénérescence du cerveau est négligé. Ces impacts sous-commotions sont répertoriés à une vélocité moindre et ne déclencheraient pas la cascade métabolique associée aux signes et symptômes d’une commotion cérébrale. Les impacts sous-commotions sont caractéristiques des sports comme le hockey, le football américain ou le soccer et ils se produisent à une plus grande fréquence que les commotions cérébrales. Ainsi, le cerveau absorbe ces impacts à profusion au cours d’une saison, voire d’une carrière. Au hockey, l’initiation à ces impacts se produit à l’adolescence avec la mise en échec. Les fonctions exécutives, responsables des tâches de planification, d’inhibition et de mémoire de travail, finissent de se développer vers la fin de l’adolescence. De plus, ces fonctions semblent être altérées à long terme à la suite d’une commotion cérébrale. À cet égard, l’objectif du projet était d’explorer les effets des impacts sous-commotions sur les fonctions exécutives ainsi que sur l’état psychoaffectif chez des hockeyeurs adolescents pratiquant différents types de mise en échec. Trente-huit participants âgés de 12 et 17 ans ont été recrutés. Ces participants ont été séparés selon le type de mise en échec pratiqué durant la saison, soit le contact physique (CP), la mise en échec progressive (MEP) ou la mise en échec complète (MEC). Leurs fonctions exécutives ont été évaluées à l’aide d’un paradigme forme-couleur de la tâche d’alternance. L’état psychoaffectif a été évalué à partir de questionnaires autoadministrés. Puis, le protocole s’est déroulé au début et à la fin de la saison de hockey. Une ANCOVA 3 × 2 × 2 n’a révélé aucune interaction, ni d’effet, entre le type de mise en échec pratiqué (CP; MEP; MEC), le fait d’avoir un historique de commotions cérébrales (HCC; sans HCC) et le temps durant la saison (Pré; Post) sur les résultats à la tâche d’alternance et les scores aux questionnaires psychoaffectifs. Ces résultats suggèrent que le type de mise en échec pratiqué, au cours d’une saison, ne serait pas suffisant pour affecter les fonctions exécutives et l’aspect psychoaffectif des adolescents.Athletes from contact sports are introduced to repetitive subconcussive impacts at a young age. Although concussions represent a major concern in public health as they can alter cognitive functions, little is known about subconcussive impacts and the role they might have in the hypothetical neurodegenerescence of the brain. Subconcussive impacts are registered at a smaller velocity than concussive impacts and therefore are not associated with concussion-related sign or symptoms. However, these impacts occur at a higher frequency as they are part of contact sports like hockey, American football and soccer. The brain receives multiple subconcussive impacts during a season or an entire career. Adolescent hockey players are introduced to body checking at the age of 13-14 years old and brain functions like executive functions are not completely developed until the end of adolescence. Also, executive functions are responsible for task planning, inhibition and working memory. Moreover, these functions seem to be afflicted in the long term after one or multiple concussions. The purpose of this project was to explore the effects of subconcussive impacts on executive functions and the psycho-affective state of adolescent hockey players competing with different types of body checking rules. Thirty-eight participants were recruited from the age of 12 to 17 years. They were grouped according to the type of body checking rules they played with during the season, which were physical contact (PC), restrictive body checking (RBC) and full body checking (FBC). Executive functions were assessed using a colour-shape paradigm of the switch task. Psycho-affective state was assessed with self-reported questionnaires. Participants completed this protocol at the beginning and the end of their hockey season. A 3 × 2 × 2 ANCOVA did not reveal any interaction, nor main effect of the type of body checking (PC; RBC; FBC), history of concussion (HOC; no HOC) and time of the season (Pre; Post) on the results of the switch task and the self-reported questionnaires. Therefore, this suggests that the rule of body checking is not sufficient to cause any alteration of executive functions or any change in the psycho-affective state of adolescent hockey players
Méta-analyse sur les effets cognitifs à long terme des commotions cérébrales chez des athlètes adultes
Essai doctoral présenté à la Faculté des Arts et des sciences en vue de l’obtention du grade de Doctorat en Psychologie clinique (D. Psy) Option neuropsychologie cliniqueContexte théorique : Certaines études suggèrent que les athlètes avec un historique de commotions cérébrales (CC) présentent des symptômes cognitifs à long terme au niveau de la vitesse de traitement de l’information, des fonctions attentionnelles, exécutives et de la mémoire épisodique. Cependant, il existe un manque de consensus sur leur présence.
Méthode : Sept bases de données ont été consultées pour sélectionner des études investiguant l’effet à long terme des CC en comparant des athlètes adultes avec et sans CC, à l’aide de mesures neuropsychologiques. L’évaluation neuropsychologique devait avoir lieu au moins deux mois après la dernière CC.
Résultats : Les lignes directrices de Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses (PRISMA) ont été utilisées. La performance des athlètes avec un historique de CC différaient significativement de celle du groupe témoin sur l’encodage d’informations visuelles en mémoire. Cette différence représentait une petite à moyenne taille d’effet (Hedge’s g =—0,44, p = 0,02). De plus, bien que non significatives, de petites tailles d’effet ont également été trouvées au niveau de l’attention sélective focale et de la génération et la régulation de stratégies. Les tests neuropsychologiques n’ont pas détecté de différences entre les groupes sur les autres domaines cognitifs.
Conclusion : La plupart des athlètes subissant une CC récupèrent généralement rapidement un niveau de fonctionnement cognitif adéquat. Néanmoins, nous ne pouvons pas exclure la possibilité qu’il existe un affaiblissement cognitif à long terme pour une minorité d’individus. Finalement, cette méta-analyse souligne certaines limites méthodologiques de la littérature et
oriente les recherches futures pour mieux comprendre les potentiels symptômes cognitifs à long terme.Background: Research suggests that athletes with a history of concussion (HOC) may present
long-term cognitive impairments in processing speed, attention, executive functions (EFs), and
episodic memory. However, there is still a lack of consensus regarding the presence of these
persisting impairments.
Methods: This study undertook a literature search of seven databases for studies investigating
the long-term impact of concussions in college-aged (18–35 years) athletes with a HOC,
compared to a control group without a HOC, using neuropsychological measures. The
assessment had to be completed at least two months after the last sport-related concussion.
Results: We conducted a meta-analysis according to Preferred Reporting Items for Systematic
Reviews and Meta-Analyses guidelines (PRISMA). The results support the observation that
relative to the control group without HOC, those with HOC are associated with statistically
significant, small to medium effect-sized impairment in visual learning memory (Hedge’s g =
- 0.44, p = 0.02). Moreover, although not significant, small effect sizes were also found in
focal selective attention and EFs strategy generation and regulation. Neuropsychological
measures did not detect differences between the groups on the other cognitive domains
studied.
Conclusion: It is important to bear in mind that most individuals who sustain sports
concussion experience a relatively quick recovery from their injury. Nevertheless, we cannot
reject the possibility of long-term cognitive impairment for a minority of athletes with HOC.
Thus, this meta-analysis highlights some methodological limitations of the concussion
iv
literature, and as such, directs future research to better understand potential long-term
cognitive impairments
Combinaison de l’évaluation cognitive et d’un effort physique aérobie pour évaluer la disposition au retour au jeu de l’athlète ayant subi une commotion cérébrale
Un grand défi des cliniciens dans le domaine des commotions cérébrales est de déterminer le moment où l’athlète est prêt à retourner au jeu. Pour guider cette décision, plusieurs ont recours à l’évaluation cognitive pour accompagner l’évaluation des symptômes de l’athlète. Toutefois, plusieurs études appuient la nécessité de développer des tâches cognitives plus raffinées avec des propriétés psychométriques adéquates. Par ailleurs, une étude récente montre que des déficits cognitifs sont exacerbés par l’exercice physique chez 27,7 % des athlètes ayant reçu l’autorisation médicale de retourner au jeu et montrant des résultats normaux à l’état de repos, suggérant une récupération incomplète. Le but de cette thèse consiste en l’élaboration d’un outil, valide et accessible, pour évaluer la disposition d’un athlète à retourner au jeu à la suite d’une commotion, ainsi que pour évaluer les déficits à long terme (c.-à-d., plus de six mois) associés à la blessure. Cet outil comprend un protocole d’exercice standardisé (20 minutes à 80 % de la fréquence maximale théorique sur vélo) et une tâche cognitive, appelée la tâche d’alternance. Dans l’article I, nous avons examiné les propriétés psychométriques de la tâche cognitive. Les résultats suggèrent que la tâche d’alternance est une mesure valide des fonctions exécutives et montre une bonne fidélité test-retest. Ils indiquent aussi que les coûts d’alternance, traditionnellement calculés pour isoler les différentes composantes des fonctions exécutives, ne montrent pas d’aussi bonnes propriétés psychométriques que les variables primaires (vitesse de réaction, précision des réponses et score d’efficacité inverse). Dans l’article II, nous avons mesuré l’effet de pratique associé à la passation répétée de la tâche à des intervalles de 48 heures, dans le but de répliquer l’administration en série de cette tâche lors du suivi post-commotion. Les résultats indiquent que la performance s’améliore durant les trois premières passations de la tâche et que l’utilisation d’une version alternative ne permet pas d’éliminer l’effet de pratique. Dans l’article III, nous avons déterminé que notre outil détenait la capacité de détecter des déficits cognitifs chez des athlètes ayant réussi le protocole de retour au jeu de Zurich. Spécifiquement, notre outil a permis de créer trois sous-groupes : 80 % des athlètes qui ne montrent aucun déficit ; 20 % des athlètes qui montrent des déficits cognitifs au repos sur la tâche d’alternance ; 10 % des athlètes qui montrent des déficits seulement après l’exercice. Ainsi, lorsqu’utilisés ensemble, la tâche d’alternance et le protocole d’exercice permettent de détecter des déficits chez jusqu’à 30 % des athlètes, qui sont pourtant considérés comme rétablis. Dans l’article IV, nous avons montré que notre outil peut détecter les déficits persistants associés à la commotion. Alors qu’au repos aucun déficit n’est observé, l’évaluation post-exercice révèle des déficits chez 20 % des athlètes avec un historique de commotions. En somme, nos résultats soutiennent l’utilisation de notre outil pour l’évaluation du retour au jeu. Les résultats de cette thèse réaffirment la nécessité de changer la norme pour l’évaluation de la commotion. Sur la base des résultats actuels, l’utilisation de tâches cognitives valides et sensibles aux effets de la commotion au-delà de la phase symptomatique, associée à un protocole d’exercice, devrait devenir l’étalon-or.Concussion is especially hard to detect because clinicians must rely on self-reported symptoms to diagnose the injury and to determine when an athlete is ready to safely return to play (RTP). To guide the latter decision, many use cognitive testing. However, several studies indicate the need to develop more refined cognitive tasks, with better psychometric properties than those currently used to assess concussion. Another option would be to perform the psychometric validation of experimental tasks frequently used in research settings. Further, a recent study suggests that physical exercise can reveal deficits that were not perceptible at rest in one in four athletes, thus indicating incomplete recovery in a significant minority of the concussed athletes. Accordingly, this dissertation aimed to develop a valid and easily accessible tool to assess the readiness of recently concussed athletes to safely return to play, as well as to assess deficits in the protracted phase of the recovery. The tool includes a standardized exercise protocol (20-min on an ergocycle at 80% theoretical maximum heart rate) and a cognitive task (color-shape switch task). In the first manuscript, we examined the construct validity and the test-retest reliability of the switch task. The results suggest that the switch task is a valid measure of executive functions that shows an adequate test-retest reliability. The results also suggest that the switch costs, which are traditionally computed to isolate the different components of executive functions, do not show as good psychometric properties as primary variables do (i.e., reaction time, accuracy, and inverse efficiency score). In the second manuscript, we measured the practice effect associated with serial administration of the switch task. The results indicate that the performance improves during the first three assessments when the task is completed every 48 hours. Also, they do not support the use of alternative versions of the task in order to eliminate the practice effect as it is still present. In the third manuscript, we determined that our tool has the requisite sensitivity for detecting cognitive deficits in recently concussed athletes who had successfully completed the RTP protocol. Specifically, our tool detected deficits in 20% of athletes when the switch task is completed at rest and in an additional 10% when it is completed post-exercise. Thus, our tool can detect deficits in up to 30% of athletes who had received their medical clearance to RTP. In the 4th manuscript, we showed that our tool can detect persistent deficits stemming from sports concussion. The post-exercise testing showed deficits in 20% of athletes, deficits that were not detected at rest. Thus, the use of an acute bout of aerobic exercise may increase the sensitivity of the cognitive testing. The results herein support the use of the switch task, before and after an acute bout of exercise of moderate intensity. Moreover, they reaffirm the necessity to change the standard for assessing sports concussion. Indeed, based on the current results, the use of valid and reliable cognitive tasks, sensitive to the effects of concussion beyond the symptomatic phase, in combination with an exercise protocol, should become the gold standard
L’utilisation d’une double tâche cognitive et motrice afin de déceler les impacts persistants des commotions cérébrales sur le système nerveux autonome des athlètes
Le présent mémoire avait pour objectif d’explorer la réponse du système nerveux autonome d’athlètes asymptomatiques ayant subi une commotion cérébrale dans la dernière année à la suite d’une double tâche complexe. La variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), un biomarqueur inférant la régulation autonome, a été mesurée chez 34 athlètes (16 ayant subi une commotion, 18 contrôles) âgés de 17 à 24 ans, environ 5,4 mois (± 2 mois) après leur dernière commotion cérébrale. Les mesures ont été prises au repos, après une tâche cognitive (tâche switch), d’une double tâche complexe ainsi qu’après cette même double tâche précédée de 20 minutes d’effort aérobie. Nous avons émis l’hypothèse que les athlètes commotionnés présenteraient une activité parasympathique réduite après la double tâche, mais que l’effort aérobie ne parviendrait pas nécessairement à créer d’effet supplémentaire. Les résultats indiquent une augmentation significative des valeurs de l’écart type des intervalles NN (un marqueur global de la VFC) à la suite de la tâche switch en comparaison au repos (p = 0,014) seulement chez les athlètes commotionnés. Cette augmentation suggère que la tâche cognitive pourrait stimuler les régions frontales et favoriser la réponse parasympathique, reflétée par l’augmentation de la VFC. Étonnamment, l’effet de la tâche switch disparaît lorsque combiné à la tâche motrice avec ou sans l’effort aérobie préalable. La tâche switch semble suffisamment exigeante pour révéler des altérations autonomes qui, lorsqu’associées à la VFC, pourraient constituer un outil clinique pertinent pour évaluer l’état de préparation des athlètes à reprendre le sport et les études.The purpose of this master’s thesis was to examine the autonomic response of asymptomatic athletes who had sustained a concussion within the past year following a complex dual-task protocol. Heart rate variability (HRV), a biomarker of autonomic regulation, was measured in 34 athletes (16 concussed, 18 controls) aged between 17 and 24, approximately 5.4 months (± 2 months) after their last concussion. Measurements were conducted at rest, after a cognitive task (switch task), following a dual task combining cognitive and motor components, and after the same dual task preceded by 20 minutes of aerobic exercise. We hypothesized that concussed athletes would demonstrate reduced parasympathetic activity following the dual-task protocol, but the aerobic session wouldn’t necessarily create an additional effect. Analysis revealed a significant increase in a global marker of HRV (i.e., the standard deviation of NN intervals (SDNN)) after the switch task compared to rest (p = 0.014), observed exclusively in concussed athletes. This suggests that cognitive tasks may stimulate frontal regions and enhance parasympathetic response, as reflected by increased HRV. Surprisingly, this effect disappeared during the subsequent dual-task conditions whether it was preceded by the aerobic session or not. The switch task appears sufficiently demanding to uncover subtle autonomic alterations. Therefore, the switch task in combination with HRV analysis might serve as a clinically relevant tool to assess athletes’ readiness to return to play
L'impact de la commotion cérébrale d'origine sportive sur la capacité d'imagerie mentale visuelle d'athlètes
Les études sont mitigées sur les séquelles cognitives des commotions cérébrales, certaines suggèrent qu’elles se résorbent rapidement tandis que d’autres indiquent qu’elles persistent dans le temps. Par contre, aucunes données n’existent pour indiquer si une tâche cognitive comme l’imagerie mentale visuelle fait ressortir des séquelles à la suite d’une commotion cérébrale. Ainsi, la présente étude a pour objet d’évaluer l’effet des commotions cérébrales d’origine sportive sur la capacité d’imagerie mentale visuelle d’objets et d’imagerie spatiale des athlètes. Afin de répondre à cet objectif, nous comparons les capacités d’imagerie mentale chez des joueurs de football masculins de calibre universitaire sans historique répertorié de commotions cérébrales (n=15) et chez un second groupe d’athlète ayant été victime d’au moins une commotion cérébrale (n=15). Notre hypothèse est que les athlètes non-commotionnés ont une meilleure imagerie mentale que les athlètes commotionnés. Les résultats infirment notre hypothèse. Les athlètes commotionnés performent aussi bien que les athlètes non-commotionnés aux trois tests suivants : Paper Folding Test (PFT), Visual Object Identification Task (VOIT) et Vividness of Visual Imagery Questionnaire (VVIQ). De plus, ni le nombre de commotions cérébrales ni le temps écoulé depuis la dernière commotion cérébrale n’influent sur la performance des athlètes commotionnés.The research is mitigated on the cognitive after-effects of a concussion. Some studies suggest the effects disappear rapidly whereas others observe a continuation in their manifestation. However, no research has been done to indicate whether a cognitive task like mental imagery brings out these effects following a concussion. This study will evaluate the effects of sport-related concussions on object and spatial visual mental imagery of athletes. To achieve this goal, we compare the mental imagery capacity between two groups of male football athletes of University level. The first group (n=15) with no history of concussions and the second group (n=15) with one or more concussions. We hypothesize that the non-concussed athletes visualize better than the concussed athletes. Our results invalidate our hypothesis. Both groups have similar results on the three following measures: Paper Folding Test (PFT), Visual Object Identification Task (VOIT) and Vividness of Visual Imagery Questionnaire (VVIQ). Furthermore, the quantity of concussions and the time past since the last concussion seems to have no impact on the visual mental imagery performance of concussed athletes
Évaluation de l’effet des commotions cérébrales sur les processus de régulation des émotions et la réactivité émotionnelle des combattants sportifs
Au cours des dernières années, les commotions cérébrales d’origine sportive (CCOS) dans les sports de combat ont suscité un intérêt croissant de la part du public et de la communauté scientifique en raison de leur fréquence ainsi que de leurs conséquences parfois dramatiques et saisissant. Bien que ce genre de blessure affecte presque toutes les régions du cerveau, certaines régions semblent plus vulnérables que d’autres et plus souvent affectées. En étudiant ces régions, certains chercheurs ont remarqué que les CCOS ont un impact principalement sur les mêmes régions du cerveau que celles impliquées dans la régulation des émotions (RÉ) et la réactivité émotionnelle (RéaÉ). Étant donné leur rôle dans l’affect d’une personne, il est possible que les processus de RÉ et de la RéaÉ jouent un rôle dans l’apparition de symptômes psychologiques. Des dysfonctionnements dans les processus de régulation des émotions et les processus de réactivité émotionnelle peuvent même être au cœur du développement et du maintien de nombreux troubles mentaux tels que les troubles de l’humeur, la labilité émotionnelle, l’anxiété et la dépression. Afin de favoriser le dépistage précoce des troubles émotionnels post-CCOS, d’optimiser les stratégies thérapeutiques, et réduire les risques de troubles émotionnels à long terme ainsi que d’améliorer la prise en charge de ces troubles le cas échéant, il est crucial de mieux comprendre les altérations des processus de RÉ et de RéaÉ par les CCOS.
Dans ce contexte, cette thèse a comme objectif d’examiner les conséquences des CCOS sur les processus de RÉ et de la RéaÉ dans une population de combattants sportifs et d’artistes martiaux de plusieurs façons. Plus précisément, à l’aide de mesures subjectives (questionnaires) et objectives (mesures comportementales et physiologiques), nous vérifierons l’existence de perturbations des processus de RÉ et de RéaÉ puis nous mesurerons de façon objective ces perturbations lors de deux articles.
Le premier article de cette thèse a comme objectif d’identifier les différences entre les processus de RÉ d’athlètes en sports de combat ayant un antécédent de commotion cérébrale de ceux qui n’en ont pas subi. Les résultats indiquent que les athlètes de sports de combat développent une plus grande susceptibilité aux événements négatifs de la vie, ce qui pourrait potentiellement les amener à développer une aversion au risque. Ils ne semblent cependant pas conscients que leurs processus de RÉ fonctionnent différemment de ceux du groupe contrôle lorsqu’ils sont confrontés à des situations négatives.
Le deuxième article vise à mieux comprendre l’impact des commotions cérébrales sur les processus de RéaÉ d’athlètes en sports de combat. Les résultats indiquent que même si les athlètes ne rapportent pas de changements dans leurs RéaÉ, ils sont moins réactifs sur le plan physiologique dans certains contextes sociaux complexes un an après la blessure.
Mises ensemble, nos études sur les processus de RÉ et de RéaÉ chez les combattants sportifs ayant subi des commotions cérébrales ont mis en évidence que même si l’expérience subjective des émotions chez ces athlètes est similaire à celle d’un groupe témoin, il y existe des différences dans les comportements et les réactions physiologiques émotionnelles à la suite de la blessure. Ces différences restent en dessous du seuil clinique, mais sont statistiquement visibles jusqu’à un an après la blessure.
Cette thèse démontre l’importance d’améliorer notre compréhension de l’impact des CCOS sur l’affect des individus, un aspect souvent négligé malgré son importance dans la qualité de vie des personnes touchées par une CCOS. Elle démontre aussi qu’il est crucial d’utiliser plusieurs angles de recherche lors de l’étude des altérations des processus de RÉ et de RéaÉ.
Cette thèse met aussi en évidence plusieurs pistes de recherche pour l’étude de l’impact des CCOS sur les processus affectifs. En effet, nos résultats illustrent l’importance d’étudier les processus affectifs dans leur ensemble, plutôt que de se concentrer sur des concepts individuels tels que l’humeur ou l’émotion. Ils montrent aussi qu’il faut que les futurs chercheurs fassent bien la distinction entre les différents concepts affectifs et les définissent de manière systématique. Enfin, cette thèse souligne que les études futures devraient plus souvent examiner les effets des commotions cérébrales dans des situations de la vie réelle et plus chargée en émotions. Ces études permettront en fin de compte d’en apprendre plus sur le fonctionnement des processus affectifs suivant une CCOS, ce qui permettrait d’optimiser les interventions cliniques et offrir des conditions favorables au rétablissement des athlètes et à leur épanouissement.In recent years, sports-related concussions (SRC) in combat sports have attracted increasing
interest from the public and the scientific community due to their frequency as well as their
sometimes dramatic and startling consequences. Although this type of injury affects almost all
regions of the brain, some regions seem to be more vulnerable than others and more often
affected. In studying these regions, some researchers have noted that SRCs impact primarily the
same brain regions involved in emotion regulation (ER) and emotional reactivity (REa). Given
their role in a person's affect, it is possible that both ER and REa processes play a role in the
development of psychological symptoms. Dysfunctions in emotion regulation and emotional
reactivity processes may even be central to the development and maintenance of many mental
disorders such as mood disorders, emotional lability, anxiety and depression. In order to
promote early detection of post-SRC emotional disorders, to optimize therapeutic strategies, and
to reduce the risk of long-term emotional disorders as well as to improve the management of
these disorders when they occur, it is crucial to better understand the alterations of ER and REa
processes by SRC.
With this in mind, the purpose of this dissertation is to examine the impact of SRCs on ER and
REa processes in a population of sport fighters and martial artists in several ways. Specifically,
using subjective (questionnaires) and objective (behavioral and physiological measures)
measures, we will verify the existence of disruptions to the processes of ER and REa and then
objectively measure these disruptions in two papers.
The first paper in this thesis aims to identify differences in the ER processes of combat sports
athletes with a history of concussion and those without. The results indicate that combat sports
athletes develop a greater susceptibility to negative life events, which could potentially lead
them to develop risk aversion. However, they do not appear to be aware that their ER processes
function differently than those of the control group when faced with negative situations.
The second paper aimed to better understand the impact of concussions on the REa processes
of combat sport athletes. The results indicate that although athletes do not report changes in their
REa, they are less physiologically responsive in certain complex social contexts one year after
injury.
Taken together, our studies of ER and REa processes in concussed sport fighters have
highlighted that although the subjective experience of emotion in these athletes is similar to that
of a control group, there are differences in emotional behaviors and physiological responses
following injury. These differences remain below the clinical threshold, but are statistically
evident up to one year post-injury.
This thesis demonstrates the importance of improving our understanding of the impact of SRCs
on individual affect, an aspect that is often overlooked despite its importance in the quality of
life of those affected by an SRC. It also demonstrates that it is crucial to use multiple research
angles when studying alterations in the ER and REa processes. This thesis also highlights several avenues of research for studying the impact of SRC on
affective processes. Indeed, our results illustrate the importance of studying affective processes
as a whole, rather than focusing on individual concepts such as mood or emotion. They also
demonstrate the need for future researchers to clearly distinguish between different affective
concepts and define them in a systematic way. Finally, this thesis emphasizes that future studies
should more often examine the effects of concussions in real-life, more emotionally charged
situations. Ultimately, these studies will allow us to learn more about the functioning of affective
processes following SRC, which would allow us to optimize clinical interventions and provide
conditions that are conducive to athletes' recovery and development
Divulguer ou ne pas divulguer ? Telle est la question ! : théorie ancrée du processus décisionnel sous-jacent à la divulgation (ou non) des symptômes de commotions cérébrales chez les athlètes universitaires
En l’absence d’outils fiables et objectifs, le diagnostic et la prise en charge des commotions cérébrales chez les athlètes demeurent tributaires de la divulgation des symptômes par les athlètes eux-mêmes. Toutefois, plusieurs études suggèrent qu’une majorité des athlètes ne divulguent pas leurs symptômes de commotion cérébrale. Certaines rapportent des taux de non-divulgation aussi élevés que 80 %. Cette réalité est inquiétante puisque ces athlètes, s’ils ne sont pas retirés du jeu et adéquatement intégrés dans un protocole de gestion des commotions cérébrales, sont à risque de conséquences catastrophiques à court terme, tel le syndrome du second impact, ou de complications à long terme, tel un syndrome post-commotionnel. Afin d’améliorer le taux de divulgation et minimiser ces conséquences chez les athlètes, il est impératif de mieux cerner et comprendre les motivations justifiant leurs choix de comportements lorsqu’ils subissent une commotion cérébrale.
Ainsi, l’objectif de cette thèse est double. Tout d’abord, à l’aide d’entrevues semi-dirigées, elle vise à identifier les principaux facteurs intra et extra-personnels sous-jacents à la décision des athlètes de divulguer leur commotion cérébrale. Dans un deuxième temps, grâce à la théorie ancrée, cette thèse a pour but d’intégrer ces facteurs et de générer un modèle théorique explicatif qui pourra servir à prédire et influencer le comportement des athlètes en termes de divulgation des symptômes de commotions cérébrales.
Dans le premier article, nous présentons les principaux facteurs intra-personnels influençant le choix des athlètes de divulguer leurs symptômes de commotions cérébrales. Les données indiquent que plusieurs facteurs regroupés sous trois catégories influencent le processus décisionnel des athlètes : les attitudes et comportements, leurs connaissances des commotions cérébrales ainsi que la gravité subjective de la blessure.
Dans le deuxième article, nous présentons les principaux facteurs extra-personnels influençant le processus de divulgation regroupé en deux catégories : les influences socio-culturelles et les incitatifs contextuels. De plus, nous introduisons notre Théorie de la Divulgation des Commotions (TDC) qui incorpore les facteurs décrits dans les deux articles et est soutenue par la catégorie centrale : Craintes concurrentes. Cette dernière explique le choix des athlètes de divulguer leurs symptômes de commotion en termes de poids relatifs de deux peurs conflictuelles, mais concomitantes : l’aversion à la présence versus l’aversion à l’absence.
Cette thèse démontre l’importance d’étudier le processus de divulgation des commotions à l’aide d’approches qualitatives et d’investiguer systématiquement les facteurs intra- et extra-personnels. La TDC devrait servir à générer des hypothèses et à élaborer des interventions afin de promouvoir la divulgation des commotions cérébrales.
Aussi, nos résultats suggèrent des pistes afin d’améliorer les programmes d’éducation et autres interventions visant à prévenir les effets néfastes des commotions cérébrales. Ils suggèrent que ces interventions en prévention devraient être modifiées ou élaborées afin de générer un maximum d’aversion à la présence tout en minimisant l’aversion à la perte. Ainsi, l’élaboration d’interventions éducatives axées sur la compréhension des risques et conséquences sur la santé des athlètes, la pratique active de l’acte de divulgation et une participation plus active des athlètes à travers le protocole de gestion des commotions permettraient d’accroître le taux de divulgation en renversant le biais de non-divulgation et en répondant davantage au besoin d’autonomie des athlètes.Given the absence of reliable and objective tools, diagnostic and management of sport concussions relies heavily on symptom disclosure by athletes. However, scientific literature indicates that most athletes underreport their concussion symptoms. Some studies even suggest that the non-disclosure frequency could be as high as 80%. This is disquieting because if they are not withdrawn from physical activity and their injury properly managed, athletes with concussion symptoms are at high risk of catastrophic short-term consequences, such as sustaining a Second-Impact Syndrome, or long-term sequelae, such as Post-Concussion Syndrome. To minimize these types of events by improving concussion reporting, it is necessary to better understand the motivations underlying athletes’ reporting behavior when they sustain a sport concussion.
Therefore, this thesis has a dual objective. First, thanks to semi-structured interviews, it aims to identify the intra- and extra-personal factors underlying athletes’ decision to disclose concussion symptoms. Second, using Grounded Theory, its goal is to integrate the identified factors into an explanatory theoretical model that could help predict and influence concussion reporting behaviors by athletes.
In a first article, we present the major intra-personal influences guiding athletes’ concussion reporting behaviors. Data suggest that several factors grouped into three categories influence athletes’ decision-making process: Attitudes and Behaviors, Concussion Knowledge, Subjective Injury Severity.
In a second article, we present the major extra-personal factors influencing concussion disclosure, grouped under two categories: Socio-Cultural Pressures and Contextual Incentives. Also, we introduce our Concussion Disclosure Theory (CDT) which integrates all factors described in the two articles and centered around the core category: Competing fears. Our theory explains how athletes’ concussion reporting decision depends on the relative weight attributed to two conflicting, yet co-occurring, fears: presence aversion versus absence aversion.
This thesis highlights the benefits and necessity of using qualitative methods in the study of concussion disclosure and of the systematic investigation of both intra- and extra-personal determinants of the behavior. CDT should serve to generate novel hypotheses and guide the design of interventions aimed at promoting sport concussions disclosure.
Additionally, our results can serve as guides for improving concussion education and prevention interventions. They suggest that concussion education programs and other interventions aiming to improve concussion disclosure should be geared to towards generating more presence aversion while mitigating absence aversion. More specific education on risks of severe health consequences, practicing the behavior of disclosure as well as a more active participation of athletes throughout the concussion management protocol could increase prevalence of disclosure by reversing the non-disclosure bias and better responding to athletes’ need for autonomy
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